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La puissance ne consiste pas à frapper fort ou souvent, mais à frapper juste. - Balzac.

Hey, Ahmet ! We did it ! - Robert Plant, durant le concert.

Oh, putain... - Anonyme.

CHAPITRE 1 : L'annonce faite au monde uni

Imaginez la stupeur et les tremblements, la joie et l'émotion aussi, des fans, quand l'annonce d'un concert de reformation de Led Zeppelin a été faite, pour la date du 10 décembre 2007 à l'O2 Stadium de Londres. Concert unique qui fut complet en un temps record et donné à l'occasion d'une soirée en hommage à Ahmet Ertegun, patron d'Atlantic Records, décédé un an auparavant. Atlantic Records, qui avait signé Led Zeppelin pour leur premier album, et qui hébergera leur propre label, Swan Song, crée en 1974. Ceux qui ont eu la chance d'assister au concert (journalistes couvrant l'évênement, stars invitées, spectateurs ayant été suffisamment rapides pour acheter une place, qui ne devait de plus pas être donnée, niveau tarif) en parleront comme d'un moment de grâce durant environ deux heures, le concert n'ayant pas duré aussi longtemps que ceux de l'Âge d'Or 1971/1975 (sans oublier les concerts de 1977, aussi très longs), qui duraient entre 2h30 et 3h, parfois même plus (les concerts de 1975 à Earls' Court, Londres, approchent des 4h). Mais les bestiaux ont pris de l'âge, et le temps n'est plus aux concerts-marathons, seul Springsteen en fait encore, mais lui, il est à part. 

En ces temps reculés, donc (oui, c'était le Moyen-Âge, on était après tout en 2007), le groupe, en la date du 12 septembre, annonce qu'il va se reformer, afin de participer donc à un concert collectif donné en hommage au défunt patron de leur maison de disques, Ahmet Ertegun, lequel n'était pas que le boss d'Atlantic Records, mais aussi un ami proche du groupe (et une personnalité que tous les groupes ou artistes ayant été signés sur Atlantic ont unanimement adoré, aussi bien Clapton qu'Aretha Franklin, Crosby, Stills & Nash ou les Rolling Stones, pas signés sur Atlantic, mais amis d'Ertegun ; c'est d'ailleurs au cours d'un concert des Stones, en coulisses, le concert du film Shine A Light de Scorsese, qu'Ertegun fera un malaise qui sera la cause, suite à des complications, de son décès). Cependant, cette annonce, relayée dans le monde, et qui suscitera un enthousiasme mondial, pose une question : qui sera à la batterie ? John Bonham, décédé depuis 1980, est en effet indisponible, toujours mort en 2007 (comme le disait Harrison à un journaliste qui lui demandait si les Beatles se reformeraient un jour : tant que Lennon s'évertue à être mort, pas question), le con. Alors ? Ben, ça sera Bonham quand même. Le fiston, Jason. Coup de génie absolu en même temps qu'hommage fait au paternel, il permet à Led Zeppelin reformer d'être, à jamais, qualifié de bande à Page, Plant, Jones & Bonham. 

20 millions de connexions au site internet qui vend les places, autant de demandes de tickets. Mais, le concert ayant lieu à l'O2 Stadium de Londres et pas au Maracana de Rio ou dans Central Park à Niourk (fans de SF, avez-vous saisi l'allusion ?), il n'y à que 20 000 places de disponibles. On imagine donc aisément le nombre de frustrés du bulbe (dont l'aimable, humble mais en même temps génial auteur de cette chronique) qui devront se la foutre sur l'oreille pour la fumer ultérieurement. Initialement prévu au 26 novembre, le plus grand évênement rock de l'histoire est finalement repoussé au 10 décembre pour laisser à Jimmy Page le temps de se remettre d'une fracture du doigt. 

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CHAPITRE 2 : And Then There Were Four

10 décembre 2007. 

Le concert en hommage à Ahmet Ertegun démarre par une première partie (oui, c'est pas original). On y entendra notamment Keith Emerson, Chris Squire (de Yes), Alan White (aussi) et Simon Kirke (Bad Company) jouer la Fanfare For The Common Man d'Aaron Copeland, ainsi que les Rhythm Kings de Bill Wyman (ex Caillou qui Roule) avec la participation de Paolo Nutini (au secours...), Paul Rodgers (Free, Bad Company) et Foreigner, enfin plutôt Mick Jones, le guitariste et fondateur de Foreigner. Autant d'artistes, de groupes, qui furent chez Atlantic, évidemment. Cette première partie n'a pas été commercialisée, et on s'en fout un peu. Les gens dans le stade étaient venus voir Led Zeppelin. Alors, la seconde partie démarre, et c'est Led Zeppelin. Un gros riff qui déboule, et qui va en surprendre plus d'un : Good Times, Bad Times. Il faut savoir que ce morceau, premier morceau du premier album (que le groupe ouvre le show avec est donc d'une logique imparable, l'air de dire tout a commencé ainsi), n'a pour ainsi dire jamais été interprété live. Enfin, au cours des premiers concerts (ceux de 1969 entre le premier et le deuxième album, comme celui de l'Olympia à Paris situé en bonus sur la réédition du premier album), si, mais en couplé avec Communication Breakdown, et le groupe se contentait de jouer le riff de Good Times, Bad Times, essentiellement.

Première constatation en écoutant ce premier morceau du concert (concert qui, en 2012, sortira, sous le titre Celebration Day, en double CD + double DVD - le second DVD contient des répétitions du groupe -, coffret triple vinyle, et sortira rapidement en salles, aussi) : le son est monstrueux. La guitare est tuante, la section rythmique est monumentale. En fait, c'est tellement puissant que, sur ce premier morceau, le son est un peu écrasant, surtout pour la voix. Y'à de l'écho, cho, cho, cho... Ca s'améliore nettement ensuite. Et puis, ce son de guitare est tellement monstrueux, tellement heavy, qu'il ravage tout et ne permet pas de se préoccuper du reste. Le morceau suivant, Ramble On, est lui aussi un puceau en terme de prestation scénique, je n'ose imaginer ce que les spectateurs ont ressenti dans le stade en entendant, de suite, deux morceaux qui n'avaient encore jamais été interprétés live. J'ai ressenti la même chose, en même temps, mais comme j'avais déjà le tracklisting sur le coffret vinyle (j'ai aussi acheté le CD/DVD), la surprise était en moins. 

Ce que j'ai ressenti ? Au choix : 

a) slip tendu à mort

b) joie extrême vanille/fraise (ou autre parfum, selon les stocks disponibles)

c) espoir (immédiatement vaincu par KO au premier round par la lecture du tracklisting) que le reste du concert serait entièrement constitué de morceaux jamais joués live

d) tout ça en même temps

d) indescriptible, en fin de compte

 

Ce Ramble On, qui s'achève sur le riff de What Is And What Should Never Be dans cette insensée version live, est un morceau vraiment excellent (et doté de paroles plus qu'aux trois-quarts inspirées par Tolkien, on y cite le Mordor et Gollum) dans sa version studio, issue de Led Zeppelin II (donc, le second morceau joué est tiré du second album, la logique est imparable, encore une fois), morceau quasiment acoustique de toute beauté (malgré un refrain électrique) et qui, ici, est en mode surmultipliée, clairement. La rythmique allume un incendie à chaque refrain. Ramble on, boum boum boum (batterie, tabassée, basse malmenée), la guitare envoie des riffs saignants dans la gueule des enceintes. Aucun répit. Le morceau cède la place à Black Dog, morceau qui, en live, était quasiment toujours accompagné d'une intro tirée soit de Out On The Tiles, soit (en 1977) de The Rover. Là, non. Dans le (relatif) silence, Plant braille son Hey hey, mama, said the way you move gonna make you sweat, gonna make you groove...TATATATATATATA, RATATATATATATA, TATATATATATA, TAAAAA, on en prend encrore une fois plein la gueule, mais c'est pas grave, on a payé pour ça, le groupe le sait, ils ont foutu les potards à 11 comme chez Spinal Tap et font fumer les amplis. Page a les cheveux blancs, mais semble plus jeune que de coutume, plus jeune que quand il jouait, en 1999, avec les Black Crowes et qu'il avait encore les cheveux aussi noirs que ses accompagnateurs de Corbeaux. Jones, lui, est le bassiste typique, monolithique, discret mais bien présent (selon les morceaux, il tiendra aussi le clavinet). Bonham junior rend sûrement fier son père, de là-haut. Plant, qui fait chanter la foule, ne voulait apparemment plus entendre parler de Led Zeppelin (en 2020 plus que jamais), mais il s'éclate comme un ballon de baudruche face à une boîte de punaises, le petit salopiaud.

CHAPITRE 3 : La grosse viandasse arrive

Plant salue (il était temps), good evening. Un gros riff bien bluesy démarre. Comment le groupe aurait-il pu faire un concert sans interpréter ce morceau ? In My Time Of Dying, monstre sacré issu de Physical Graffiti, morceau studio le plus long du groupe (11 minutes ; autant ici, mais ce morceau n'a jamais été très étendu, en live, les versions duraient sensiblement aussi longtemps que l'original studio ; ça change de Dazed And Confused qui, en live, passait souvent la demi-heure, à une certaine époque...). Un blues terminal inspiré, comme tellement de morceaux de Led Zeppelin, de standards du blues. Souvent, le groupe oubliait de les créditer (souvent ? Tout le temps, en fait !), et ils obtinrent ainsi la chance d'avoir des soucis juridiques par la suite. Cette version live est la première grosse viande du concert, les trois premiers morceaux n'étaient que l'apéro, de quoi se sustenter avant le repas complet. Le morceau suit son court, imperturbablement, et quand le fameux passage Oh my Jesus, oh my Jesus déboule, à quelques minutes de la fin, au lieu d'entendre Plant brailler sa plainte, on l'entend la marmonner, la murmurer, calmement, comme résigné, avant d'exploser, en même temps qu'un retour de flammes du gros riff cyclique et principal du morceau. A ce moment précis, la rythmique, alors en mode pause café, reprend du service, et l'effet est saisissant. Le morceau se termine, les 11 minutes ont l'air d'avoir duré 11 secondes, et dans l'intervalle avant le morceau suivant, Plant va faire durcir le slibard de tout le monde en une phrase : This is the first adventure of this song in public.

Bref, encore t'une fois un morceau jamais joué live, bordel de zut !

********************INTERMEDE********************

A quel morceau vous pensez, les mecs ? Carouselambra ? Hey Hey What Can I Do ? The Rover ? For Your Life ? Tea For One ? In The Light ? Four Sticks ?

****************FIN DE L'INTERMEDE****************

You said I was the only /With my lemon in your hand /Exhibition is your habit /Emotion second hand... For Your Life, bordel de merde, For Your Life... Morceau issu de Presence (1976), morceau qui parle de came, morceau tétanisant, lourd comme une bouteille de butane (merci Francis, mais celle-là, j'y aurais tôt ou tard pensé tout seul), un des meilleurs morceaux de cet album étrange, parfois mal-aimé et en tout cas enregistré dans des conditions tellement difficiles, dans un contexte tellement dur, qu'il en force le respect et oblige de relativiser sur la présence de trucs, dessus, tels que Candy Store Rock. Mais For Your Life, c'est clairement un des joyaux oubliés du groupe. Cette version est clairement la meilleure qu'ils aient jamais faite, vu que c'est la première et la seule (oui, elle était facile, celle-là, mais j'assume), mais pour être vraiment sérieux, elle est géniale, on ne saurait dire le contraire. Plant semble content de la chanter. Le groupe, de la jouer. Et moi, de l'entendre, ça, c'est sûr. On passe au morceau suivant, annoncé par Plant comme étant la version zeppelinienne du Terraplane Blues de Robert Johnson. Tiens, ils officialisent enfin le fait que ça soit une adaptation d'un vieux blues ? Trampled Under Foot. Jones lâche sa basse, file au clavinet, indissociable de cette chanson monstrueuse issue de Physical Graffiti. Décidément, mon slip tient tout seul. Et c'est pas Nobody's Fault But Mine, qui suit, qui va changer les choses. Ce blues terminal, encore un, un des meilleurs morceaux de Presence, a toujours été magistralement interprété en concert (tournées 1977 et 1980), cette version, dure comme une baffe par Teddy Riner (ce son qui sort des amplis, bordel à cul !), est encore une fois ahurissante.

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CHAPITRE 4 : Pas de quartier

On dit que les grandes douleurs sont muettes, ce n'est clairement pas le cas des bonheurs, parce que la petite clameur qui retentit au début du morceau suivant veut tout dire. Oui, le groupe interprète No Quarter. Ce morceau légendaire de 1973 pouvait atteindre 30 minutes au cours de la tournée 1977 (et quand même 20 minutes en 1975, et 13 en 1973...la version studio en dure 7 !), ici elle en dure presque 10, ce qui est dans la limite du total raisonnable. Evidemment, John Paul Jones est de retour derrière les claviers à la place de la basse (qui, dans le boucan ambiant, ne se fait pas trop regretter quand elle n'est pas jouée), ce morceau était son principal showcase à l'époque, et si les improvisations lyriques de la grande époque sont désormais révolues, No Quarter reste tout de même son grand moment durant ce live. C'est avec ce morceau que se termine le premier CD, et le second démarre par l'intouchable, l'inoubliable Since I've Been Loving You, morceau gigantesque de 1970 que le groupe, incroyable mais vrai, enregistrera live en studio, à l'époque (mis à part les inévitables overdubs ultérieurs). Cette version est à tomber par terre en braillant "C'est la faute à Voltaire". Comment ce groupe a-t-il pu ne pas retenter l'expérience du concert de reformation pendant aussi longtemps (on va essayer d'oublier le concert de 1985, avec Phil Collins à la batterie, au cours du Live Aid) ? Et surtout, surtout, comment Plant peut-il dire qu'il ne veut plus le refaire, alors que ça crêve les yeux, les oreilles et le nombril qu'il s'éclate comme une enfoirée de bête en chantant ces morceaux ? On passe à Dazed And Confused. J'imagine que dans le stade, les gens ont commencé à se dire ça y est, le concert est fini, ils vont la faire tenir 30 minutes comme avant et ça sera le clou du spectacle. Non, cette version dure 11 minutes, c'est le plus long du show avec In My Time Of  Dying. Le temps des concerts à rallonge qui duraient 3 heures et avec seulement 10 titres d'interprétés est définitivement révolu. De toute façon, le groupe n'aurait pas pu tenir la cadence. C'est clairement une bonne interprétation, celle de l'O2, mais on sent quand même que, dans le passage de l'archet, ici réduit à sa plus simple expression, Page fatigue un peu. Il le fait, mais assez lentement. Mollement. Petit coup de mou ? Passager, alors, très passager, car le reste  du morceau dépote le Flanby, I wanna make love to you, woman, twenty-five hours a day... 

Quoi pour la suite ? Petite mélodie de guitare, orgue en nappes vaporeuses (pour jouer la partie de flûte de la version studio), c'est évidemment Stairway To Heaven. Il paraît que Plant n'en pouvait plus, de cette putain de chanson de mariage (ses propres termes), et qu'il ne voulait pas trop la jouer au cours du concert, en fait. Mais imagine-t-on un concert de Led Zeppelin sans Stairway To Heaven ? Imagine-t-on un concert de Johnny sans Gabrielle ? Un de Dylan sans Blowin' In The Wind ? OK, on est d'accord. Je ne sais pas pour vous, mais j'ai toujours trouvé que la version live de The Song Remains The Same (1973, mais sorti en 1976) était moyenne, Page s'emberlificotait un peu les doigts au début du solo, on entendait un gros drone de riff sans notes, un gros pain bien épais, avant de vraiment jouer le solo. Les autres versions live présentes sur les albums officiels (BBC Sessions, How The West Was Won, le DVD Led Zeppelin de 2003) sont meilleures, et pas mal de versions présentes sur les bootlegs que j'ai pu écouter (et aborder ici il y à quelques années), et notamment les versions de 1977, sont exceptionnelles. Celle de 2007 est sensiblement proche de la version studio, le solo y est reproduit quasiment note pour note, sans impro, sans dérivation. Certains seront déçus, mais moi, j'étais content que le groupe ait décidé de jouer la carte du back to the basics. Pas de fioritures, pas d'improvisation, juste le morceau, dans une version certes assez sage, mais des plus touchantes. Le morceau se finit, applaudissements pendant environ deux semaines, puis Plant lève la tête vers le ciel, et dit Hey, Ahmet ! We did it ! Emu, qu'il était, le gars, on le serait à moins. The Song Remains The Same (sans, hélas, The Rain Song pour l'accompagner, mais on s'en remettra) et Misty Mountain Hop continuent le joyeux voyage dans le temps, 1973, 1971, deux morceau légendaires, sautillants, qui ne préparent pas au cataclysme de ce qui suit. Plant : j'ai entendu que ce soir, il y avait des gens en provenance de 50 pays différents. Voici le cinquante-et-unième... Kashmir. Jason Bonham, ici, tutoie le Très-Haut comme feu son papounet le faisait à l'époque sur ce même morceau (même si j'ai toujours trouvé que les versions live de ce morceau, pour les entendre il faut se tourner vers les bootlegs, étaient toujours un peu fadasses, à cause des claviers, qui sonnent moins bien que sur la version studio). Pendant 9 minutes, on est embarqué en plein Orient, et on n'a qu'une seule envie, que ce voyage ne s'arrête jamais. 

Epilogue : Lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely...tiiiiiiime...

Après ce tel monstre, il est temps de conclure. Quoi de mieux que Whole Lotta Love ? Foin des version de 15/25 minutes de l'époque 1971/73, et on oubliera les versions épouvantablement rikiki (souvent moins de 2 minutes !!) de 1975 et 1977. La version présente ici n'offre aucun medley de vieux rock'n'rolls, c'est juste le morceau, dans une version un peu plus longue que la version studio, sans plus, et c'est très bien ainsi. Ce morceau, qui n'a jamais été un de mes préférés du groupe (mais la version originale est à tomber, il faut le dire et le redire), est ici très bien interprété, on sent que le groupe commence à fatiguer un peu (hé ! Si on met de côté le batteur, qui en aurait bien repris quelques tranches une fois le concert achevé - en coulisses, il a fondu en larmes en se rendant compte que c'était fini, et qu'il avait participé à l'histoire du rock - et est assez jeune, les autres trahissent tout de même leur âge), mais ils ont encore la patate pour livrer un ultime morceau, Rock And Roll. Ce morceau a souvent servi d'ouverture de concert (1973, 1975), parfois de clôture aussi (1972, 1977), c'est un morceau qui fout une pêche d'enfer. On sent l'émotion, quand Plant nous envoie, dans le final, son ultime It's been a long time, a long time, a lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely, lonely...tiiiiiiime... Merci à tous, c'est fini. Heureusement que le concert est sorti en CD, vinyle et DVD, afin qu'on puisse se le retaper souvent. Si j'avais assisté au show à l'O2 Stadium et que celui-ci n'était, ensuite, jamais sorti dans le commerce, je n'aurais eu qu'une seule crainte : en oublier ne serait-ce qu'une seule seconde. 

FACE A

Good Times, Bad Times

Ramble On

Black Dog

FACE B

In My Time Of Dying

For Your Life

FACE C

Trampled Under Foot

Nobody's Fault But Mine

No Quarter

FACE D

Since I've Been Loving You

Dazed And Confused

FACE E

Stairway To Heaven

The Song Remains The Same

Misty Mountain Hop

FACE F

Kashmir

Whole Lotta Love

Rock And Roll

DVD

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