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Après Pink Floyd, place à Led Zeppelin pour une nouvelle liste des 10 meilleurs morceaux !

62295603_pStairway To Heaven (1971) : Un pur sommet, 8 minutes de majestuosité absolue... Une des chansons les plus diffusées à la radio, dans le monde entier (aux USA, elle fut pendant longtemps la N°1, même). Le groupe refusera toujours de la sortir en single, en même temps, il aurait fallu la raccourcir ou la couper en deux pour les faces, ce qui, dans les deux cas, aurait été un massacre... Une chanson juste parfaite (quel solo final ! Les paroles !). On imagine la tête de ceux qui l'écoutent pour la première fois. Leur stupéfaction. Ceux-là, je les envie toujours !

62295953_pAchilles Last Stand (1976) : 10 minutes de tuerie ouvrant ce disque très sous-estimé, Presence. Un solo de guitare certes rempli d'overdubs (c'est le morceau du groupe qui en contient le plus), mais totalement bluffant. S'il n'y avait pas Stairway To Heaven, Achilles Last Stand, avec ses paroles cryptiques (de quoi parle le morceau ?) et ce solo, serait le plus grand morceau de Led Zeppelin. Plant, alors coincé dans un fauteuil roulant suite à un accident de voiture (il a enregistré l'album dans un état physique abimé et moralement très déprimé, loin de sa femme, hospitalisée suite à cet accident, et hospitalisée dans un autre pays que celui où fut enregistré l'album), Plant, donc, est juste incroyable. Un morceau dantesque !

62295877_pKashmir (1975) : Que dire ? La face B (et donc le premier disque) de Physical Graffiti s'achève en fanfare sur les 8,30 minutes très symphoniques et orientales/arabisantes de Kashmir, morceau inspiré par les voyages de Plant au Maroc. Quasiment 20 ans plus tard, Page et Plant en livreront, sur Unledded - No Quarter, une version de 12 minutes absolument immense, meilleure que l'originale, avec un orchestre symphonique égyptien, mais en attendant, ce morceau dont la base a servi au rappeur P. Diddy pour son Come With Me (musique de Godzilla et de Télé-Foot par la suite) de merde, ce morceau, donc, est une tuerie. Peu ou pas de guitare (ça ne s'entend pas trop, en tout cas), mais une mélodie immense.

62295791_pNo Quarter (1973) : Essentiellement composé par John Paul Jones (basse, claviers), ce morceau est une réussite majeure, 7 minutes assez oppressantes parlant de Vikings. Le chant de Plant est bidouillé par un vocoder, le solo de guitare est remarquable, l'ambiance est sépulcrale, glauque, venteuse, les paroles sont magnifiques, l'intro à base de claviers est tétanisante... Clairement le sommet d'un album fantastique et très aventureux (Houses Of The Holy) ! Un album pas parfait (deux chansons très mineures), mais un des plus attachants et courageux du groupe !

62295784_pSince I've Been Loving You (1970) : Encore une fois, que dire ? Le meilleur blues jamais enregistré par le groupe, tout simplement. Intro pompée aux Yardbirds (New York City Blues, riff trouvé par Jeff Beck ; Jimmy Page aussi a fait partie des Yardbirds, et piquera pas mal de trucs à Beck). Interprétation de folie, solo d'enfer, durée idéale (7,25 minutes), ce morceau, l'un des rares morceaux électriques d'un troisième album très acoustique, est une beauté absolue, sur laquelle le temps ne peut rien faire. C'est immortel, comme les neuf autres grands morceaux de la liste !

75159289_pWhen The Levee Breaks (1971) : Inspiré (très légèrement !) d'un vieux blues de Memphis Minnie, ce morceau achève à la perfection le quatrième album sans titre, avec 7 minutes de splendeur musicale très blues. Une conclusion dévastatrice, entre l'harmonica (de Plant), le riff de guitare, ce final pendant lequel on a l'impression que tous les instruments tournent autour de la guitare et de Plant... 7 minutes qui passent comme si le morceau n'en durait que la moitié du quart du tiers. When The Levee Breaks est probablement la meilleure conclusion d'album de Led Zeppelin, rien que ça ! C'était le morceau préféré de Page sur l'album, en tout cas, celui qu'il considérait comme le meilleur de l'album. L'album contient tout de même aussi The Battle Of Evermore, Black Dog, Rock And Roll et Stairway To Heaven, et est le meilleur du groupe, un vrai sommet !

62295759_pHow Many More Times (1969) : Le blues final du premier album. Une sorte de mélange de plusieurs anciens morceaux de blues, un morceau qui plagie 'involontairement' des classiques (même les fans les plus absolus du groupe reconnaissent que Led Zep a souvent, trop souvent, plagié de vieilles chansons en 'oubliant' de créditer leurs auteurs, ça leur vaudra des emmerdes), mais il n'en demeure pas moins ultra jouissif, notamment dans son final dévastateur. Une des meilleures conclusions d'albums du groupe avec When The Levee Breaks et Tea For One. Terrible. A noter que le morceau dure 8,30 minutes, mais que sur le vinyle, il était crédité à 5 minutes de moins, afin d'inciter les radios à diffuser le morceau (vu que pas mal de morceaux de l'album atteignent 6 minutes, ce qui, pour un passage radio, est long) ! Je ne sais pas si ça a été fait, car, faux minutage ou pas, il suffit d'écouter le morceau une fois et de regarder la taille qu'il prend sur les sillons du 33-tours pour se rendre compte qu'il dure bien plus que 3,30 minutes ! Morceau tuant, sinon.

62295953_pTea For One (1976) : Blues terminal de 9,20 minutes achevant Presence sur une note très triste, mélancolique, dépressive même. Le groupe ne le jouera jamais live. En partie parce que ce morceau, ils le reconnaîtront, est un autoplagiat de Since I've Been Loving You, en version sombre. C'est vrai que Tea For One lui ressemble pas mal dans un sens. Sinon, le morceau est déchirant, Plant l'a écrit en pensant à sa femme, qui lui manque, elle est hospitalisée, loin de lui, suite à l'accident de voiture, il déprime... Le chant est dépressif, la guitare écorchée vive est magnifique et très noire, l'ambiance est très allume-gaz... On sent vraiment la douleur, la déprime, la tristesse, durant les quasiment 10 minutes de ce chef d'oeuvre oublié et méconnu.

62295877_pTen Years Gone (1975) : Physical Graffiti, c'est le kouglof de Led Zeppelin : leur unique double album studio, on y trouve de tout, des chansons inédites de l'époque, des chansons rescapées de sessions précédentes où elles avaient été écartées... Ten Years Gone est sur la face C (elle l'achève, même), et c'est la plus zeppelinienne de cette face C, sinon, assez originale (un acoustique instrumental, un long morceau progressif, une incartada pop hawaïenne). Un morceau touchant, mélancolique, sur lequel Jimmy Page livre une prestation juste éblouissante, sans doute même sa plus belle de tout l'album. 6,30 minutes de bonheur.

62295767_pThank You (1969) : Une pure splendeur achevant la première face de Led Zeppelin II. Avec un final inoubliable (et une fausse fin : alors que le morceau semble se finir en fade, il reprend pour quelques secondes, après une paire de secondes de silence). Une chanson très douce, apaisante, apaisée, que Page & Plant reprendront en 1994 sur le sublime Unledded - No Quarter. Pour moi, la plus belle d'un très heavy deuxième album !