Q1

Queen est un groupe important pour moi : le premier dont je sois tombé fan, j'avais 12 ans, et ça a duré jusqu'à mes 17 ans. Après, je vais dire que le découverte, successive, durant ces années, de groupes tels que Led Zeppelin, AC/DC, les Stones, les Beatles, Pink Floyd...a fait que j'ai progressivement laissé tombé la Reine, dont certains albums ont mis du temps à trouver une place dans mon coeur, par ailleurs (Sheer Heart Attack, que je réaborderai sans doute un jour pas trop lointain, a mis du temps, beaucoup de temps avant de s'imposer ; quand on l'écoute à 13 ans, ça peut faire mal). Il y à cependant quatre albums que je n'ai jamais cessé d'écouter (en fait, cinq, en rajoutant, justement, Sheer Heart Attack) : Queen II et les trois, successifs, sortis entre 1975 et 1977. A Night At The Opera est le premier, News Of The World le troisième, et quant au deuxième, c'est celui-ci, A Day At The Races, qui a toujours été, je pense, mon grand préféré du groupe. Oui, mon préféré, devant A Night At The Opera, donc, lequel est, cependant, leur meilleur opus, sans aucun doute. Ce dernier, sorti en 1975, écrin de Bohemian Rhapsody, Love Of My Life, The Prophet's Song et 39, était sorti sous une pochette classieuse représentant le logo du groupe en forme de blason inspiré par celui des armoiries royales du Royaume-Uni, et représentant les signes zodiacaux des membres du groupe.

Q2

L'album suivant, sorti en 1976, c'est A Day At The Races, donc. Comme le précédent, il tire son nom d'un film des Marx Brothers. La pochette, on le voit ci-dessus, est similaire, en fond noir (un code de couleurs en inverse total avec le titre : le blanc pour 'night', le noir pour 'day'), mais en version, disons, un peu moins chiadée, un peu grossière. Musicalement, il n'y à pas beaucoup de différences, en revanche : toujours enregistré sans le moinde synthétiseur, ce qui est fièrement proclamé dans les crédits de la pochette, A Day At The Races offre 44 minutes de glam-rock teinté de hard et de classicisme. Il paraît que le groupe aurait croisé les Sex Pistols en studio, durant l'enregistrement (ou bien est-ce l'enregistrement de l'album suivant ?), et que la rencontre entre Freddie Mercury et Sid Vicious aurait été étonnante, mélange entre mépris et amusement, Mercury aurait appelé le jeune crétin punk Sid Ferocious... Il est cependant inutile de préciser que le punk-rock alors naissant (l'album est sorti en fin d'année 1976, a été fait durant la seconde moitié de l'année) ne se fait absolument pas sentir ici, contrairement à l'album suivant, sur lequel Sheer Heart Attack sonne très speedé. A Day At The Races, qui a la difficile tâche de succéder au triomphal A Night At The Opera, s'ouvre et se ferme sur une mélodie cyclique d'une minute, à l'harmonium, assez étrange. Puis le riff mortel de Tie Your Mother Down déboule, et ensuite, les 10 morceaux vont nous proposer presque autant de styles différents. Hard-rock avec Tie Your Mother Down et White Man (un morceau sur le sort des Indiens d'Amérique), ballade avec You And I et You Take My Breath Away, valse déglinguée (ça commence et se finit en valse, mais vire au hard-rock en sn milieu) avec The Millionaire Waltz, gospel avec Somebody To Love, rétro avec Good Old-Fashioned Lover Boy (sur lequel Mike Stone, ingénieur du son, se fait entendre le temps d'une phrase), la seule chanson de l'album que je n'ai jamais pu encadrer, au passage...

Q3

Brian May nous offre une chanson (qu'il interprète, je veux dire ; sinon, en terme d'écriture, il en signe quatre ici, dont Teo Torriatte (Let Us Cling Together), hommage aux premiers fans nippons, en partie interprétée dans la langue de Kurosawa, et qui achève parfaitement l'album ; il signe aussi Tie Your Mother Down et White Man), Long Away, qui est une de ses plus belles, si ce n'est sa plus belle ; Roger Taylor, le batteur, avait l'habitude de chanter un titre par album aussi, et ici, c'est Drowse, morceau curieux, mais qui a toujous été un de mes préférés de l'album, j'assume ne vous en faites pas. John Deacon, le bassiste, n'a jamais rien chanté (si, sur scène, on le voyait avec un micro, pour les choeurs, celui-ci était souvent non-branché), mais a toujours signé de belles chansons, et ici, c'est You And I. Frédo le Mercure, lui, nous offre Somebody To Love, The Millionaire Waltz, You Take My Breath Away (et cette chanson rétro que je n'aime pas et que je ne veux plus citer), trois merveilles classieuses bien dans son style. Vocalement, il est en forme olympique, You Take My Breath Away est peut-être sa plus belle performance vocale, avec Bohemian Rhapsody, enfin, selon moi. A Day At The Races, magnifiquement produit par le groupe lui-même, est une incontestable réussite qui entérine (de campagne) le triomphe du précédent album. La tournée sera triomphale. L'album suivant offrira We Are The Champions et We Will Rock You excusez du très peu... Queen n'est, en 1976, vraiment pas près d'abdiquer, les errances de Flash Gordon et Hot Space sont encore loin...si elles avaient pu s'éloigner encore un peu plus, mais c'est une autre histoire !

FACE A

Tie Your Mother Down

You Take My Breath Away

Long Away

The Millionaire Waltz

You And I

FACE B

Somebody To Love

White Man

Good Old-Fashioned Lover Boy

Drowse

Teo Torriatte (Let Us Cling Together)