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Eté 2006. Laurent Voulzy surprend tout le monde en sortant un album… à peine deux ans après le précédent ! Bon, OK, le précédent était un live, ça ne compte donc qu’à moitié… Mais le précédent opus studio, lui, datait de 2001, soit 5 ans plus tôt, et non pas 9 ou 10 comme ce fut le cas pour les précédents. Ce nouvel album studio, son cinquième, s’appelle La Septième Vague, et il est assez particulier. Et décevant, aussi. C’est avec un gros pincement au cœur grenadine que je me vois obligé de filer l'équivalent, sur ce blog (vu qu'il n'y à pas de système de notation ici) de 3 étoiles à cet album, soit la plus mauvaise note que je ne donnerai jamais à un disque de Lolo Star, mais, franchement, donner un équivalent de 4 étoiles à ce disque, soit la même note que je donne pour les albums Le Cœur Grenadine et Recollection 77 me semble, aussi, assez exagéré, car La Septième Vague leur est vraiment inférieur.

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Long de 69 minutes, La Septième Vague est en effet un disque entièrement constitué de reprises de chansons dites estivales, francophones ou anglophones. On a, en septième position, un morceau du nom de La Septième Vague, et qui n’est pas une reprise, mais ce morceau instrumental ne dure que 33 secondes et est constituée que de bruit de ressac ! Sinon, l’album aligne 18 titres, et 18 reprises (la dernière plage audio, longue de 11,30 minutes, contient, après Light My Fire, un morceau caché, reprise de Duel Au Soleil d’Etienne Daho). Quelques duos (Yesterday Once More des Carpenters avec Lénou, fille de Nana Mouskouri ; All I Have To Do Is Dream des Everly Brothers avec Andrea Corr, des Corrs ; The 59th Street Bride Song (Feelin’ Groovy) de Simon & Garfunkel avec son vieux pote Alain Souchon, c’est d’ailleurs la première fois que les deux chantent ensemble sur un morceau présent sur un disque de l’un d’entre eux), mais peu au final. Le disque a été produit par Voulzy et Franck Eulry (qui deviendra un fidèle collaborateur de Lolo).

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Dos de CD

Chansons estivales au programme, donc, et d’ailleurs le disque (qui marchera fort) sera lancé, tout du long de l’été 2006, par Derniers Baisers, reprise d’un des tubes des Chats Sauvages qui sera immortalisé par C. Jérôme. Une reprise correcte, suave, douce, un peu mièvre, d’ailleurs. C’est d’ailleurs ce qu’on peut dire, en gros, de La Septième Vague : l’album s’écoute facilement, est agréable, en musique de fond c’est impeccable, pour se détendre aussi, mais que c’est gentillet ! On est contents d’entendre The Captain Of Her Heart (reprise de Double, c’est un gros tube à la base), Yesterday Once More (un gros tube des Carpenters), Santiano (d’Hugues Aufray, évidemment), Smooth Operator (de Sade), et on a aussi Le Piano De La Plage (Trenet), La Madrague (Bardot), Everybody’s Got To Learn Sometimes (The Korgis), A Bicyclette (Montand), Here, There And Everywhere (Beatles)…Cachée (derrière), on a aussi une belle reprise de Duel Au Soleil, donc, dont j’ai parlé au début, et que j’aime beaucoup. On est donc content d’entendre toutes ces belles chansons, dans l’ensemble bien reprises par Lolo, mais que c’est gentillet, mièvre, smooth

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Un disque de reprises, c’est de toute façon très souvent un exercice périlleux et considéré comme fainéant : il faut parvenir à insuffler une âme, un style à ces reprises pour réussis son coup. Bowie, avec Pin Ups, a réussi à reprendre des chansons de rock sixties en glam-rock, Peter Gabriel et Patti Smith, respectivement avec Scratch My Back et Twelve, étaient très bons aussi, mais les Guns’n’Roses ont foiré leur The Spaghetti Incident ? et ne parlons pas de George Michael (Songs From The Last Century), Joe Cocker (Heart & Soul) et John Lennon (Rock’n’Roll)… Laurent Voulzy, lui, n’a pas vraiment raté le coche, mais c’est dommage d’avoir fait un disque aussi mièvre et surtout commercial, bassement commercial. Faire un disque de reprises, c’est bien. Mais le concept est un peu frustrant ici. Si à la rigueur toutes les chansons avaient été des duos, je ne dis pas, ça aurait sans aucun doute été plus intéressant, mais au final, La Septième Vague n’est qu’un disque moyen, sympa, agréable à écouter, mais pas de quoi faire sauter une braguette de sapeur-pompier libidineux non plus. La déception, même si elle n’est pas totale, de la discographie voulzyienne. Même en ratant un disque, il parvient à le rendre sympathique et plusqu’écoutable, alors quand même, chapeau !

Do You Wanna Dance ?

La Madrague

Oh Lori

Smooth Operator

Everybody's Got To Learn Sometime

All I Have To Do Is Dream

La Septième Vague

A Bicyclette

Here, There And Everywhere

Clair

Derniers Baisers

The 59th Street Bridge Song (Feelin' Groovy)

Yesterday Once More

Le Piano De La Plage

The Shadow Of Your Smile

The Captain Of Her Heart

Santiano

Light My Fire

Duel Au Soleil (morceau caché)