A la suite de l'article de Clash, je me permets de complèter cette initiative avec d'autres artistes...

Paul Weller :

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22 Dreams(2008) : Alors que le Modfather semblait ronronner entre albums cool mais bateaux (As Is Now) et projets inutiles (Studio 150), il a fini par se secouer et renouer avec le goût de l’aventure. Le résultat : ce 22 Dreams magistral, patchwork onirique et touffu de 22 (original, non ?) morceaux de grande classe. Du rock-soul à fond de cale (le morceau-titre), des errances psychés (Echoes Round The Sun ), des ballades à tomber (Night Lights), un hommage à Alice Coltrane… L’année de ses 50 ans, Weller venait de se réinventer encore une fois à l’âge où tant capitalisent sur leurs acquis…

 

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Studio 150 (2004) : C’est pas que c’est mauvais… Mais franchement, des reprises convenues comme celles-là (Neil Young, Dylan, ce genre d’obscurités…), on peut très bien s’en passer ! Exercice de style qui laisse l’auditeur vaguement assoupi, et qui prend finalement la poussière sur son étagère.

 

 

Alice In Chains :

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Dirt (1992) : La lutte a été acharnée avec l’éponyme de 95, difficile de laisser l’un ou l’autre sur le carreau. Mais finalement, mon choix se porte sur Dirt et sa foultitude de classiques toxiques. Staley vomit sa haine de sa condition de toxico le long de 13 plages glauques, secondé comme un chef par un Jerry Cantrell souverain, et qui rapporte d’étranges bulletins du front vietnamien (Rooster). Vingt ans, et pas une ride.

 

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Facelift (1990) : débuts discographiques mitigés pour les 4 de Seattle… Des classiques (Love Hate Love, Man In The Box, Sea Of Sorrow, We Die Young), mais aussi des choses absolument quelconques et sans intérêt aucun (Put You Down, Real Thing, Sunshine…). La deuxième partie de l’album se traine en longueur, et fracasse la bonne impression générale. De l’importance du track-listing pour un album…

 

Alice Cooper :

Alice Cooper - Killer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Killer (1971) :  Rien à jeter ici ! Une bande-son horrifique et foutrement rock n’ roll torchée par un gang de vauriens accros aux blondes et à la bière. Des hymnes hard-pop inusables (Under My Wheels, Be My Lover), suites hallucinées (le fabuleux Halo Of Flies), marches funebres (le morceau-titre), tout y est parfait ! Bon, je concède que Yeah Yeah Yeah est légèrement en deçà… Loin de l’image de gugusse que certains intellos de la cause rock lui ont donné, Vincent Furnier faisait du divertissement, mais du bon ! Pas de tromperie sur la marchandise…

 

Alice Cooper - Raise Your Fist and Yell

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Raise Your Fist And Yell (1987) : La mode était au hard-FM, et aux guitaristes en skai… Cooper a suivi la tendance pour ne pas sombrer. Bien lui en a pris, il est toujours là. Mais on passera sous silence ce qu’il a du faire pour durer le long de ces années, ça vaudra mieux…

 

Arcade Fire :

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The Suburbs (2010) : il y a eu match avec Funeral, vous vous doutez bien. Mais cette baffe reçue alors que le groupe était attendu comme le loup blanc par des critiques rocks alléchés par l’odeur du sang est l’album de la maturité. Win Butler chante de mieux en mieux, les chansons de haut calibre s’enchainent, grand disque !

 

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Neon Bible (2007) : Suivre Funeral était périlleux. Fatalement, Neon Bible a déçu. Mais le pire, c’est qu’il est bon, cet album !

 

The White Stripes :

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White Blood Cells (2001) : l’album qui a révélé les Stripes au public rock européen. Jack White est en état de grâce et enfile les classiques comme papa dans maman (Dead Leaves And The Dirty Ground, Hotel Yorba, The Union Forever, Fell In Love With A Girl, We’re Going To Be Friends…). Meg tape sur ses fûts en dodelinant de la tête, et approuve la demarche d’un sourire mutin. Un grand groupe est né.

 

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Icky Thump(2007) : Après le déconcertant mais passionnant Get Behind Me Satan de 2005 et l’intermède Raconteurs, Jack White décide de rebrancher sa guitare et de revenir sur le sentier rock. Mais l’album est inégal, alternant tueries frénétiques (le rodéo mariachi de Conquest,  le martial morceau-titre),et rocks un peu bourrins… Une fin en eau de boudin, sans être honteuse pour autant.

 

Queens Of The Stone Age :

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Rated R (2000) : Injustement dans l’ombre de son imposant successeur, cet album est pourtant magnifique. Josh Homme s’émancipe définitivement du stoner, et affirme son statut de rocker majeur de la décennie à venir. In The Fade (avec Mark Lanegan), The Lost Art Of  Keeping A Secret, Better Living Through Chemistry sont des splendeurs, et Nick Olivieri invente son personnage de gueulard bon teint (sauf sur le divin Auto Pilot).

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Era Vulgaris (2007) : c’est bon, mais ce n’est pas grand. Le groupe (enfin, Homme, qui se comporte de plus en plus comme le despote éclairé du groupe) nous avait habitué à mieux. Le 1er single (Sick Sick Sick) est nul, le deuxième (3’s and 7’s) fait à peine mieux, Battery Acid fait pitié… Heureusement, Suture Up Your Future, la céleste Into The Hollow, le tordu I’m Designer rattrapent l’affaire.

 

The Jam :

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Setting Sons (1979) : Private Hell, The Eton Rifles, Thick as Thieves… je continue ? Vous devriez déjà être parti acheter le disque… Weller atteint le stade où il peut se mesurer à ses glorieux ainés Townshend et Davies. Un symbole national est en train de grandir…

 

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The Gift (1982) : Album courageux et démonté par une frange non-négligeable du public. Weller veut se rapprocher de l’idéal moderniste dans son acception la plus puriste : fini la pop sixties rutilante et chromée, place à la néo-soul et aux inflexions plus noires. Mais grösse problem : la section rythmique Buckler-Foxton était à l’aise sur le répertoire antérieur, mais elle groove comme une boite de biscuits bretons… Weller ne mettra pas longtemps à cerner le bouzin, et pliera les gaules au sommet de leur gloire.

 

The Black Keys :

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Brothers (2010) : l’album de la reconnaissance grand public, chaleureux et accessible, loin du rock caverneux de leurs débuts.  Un tube (Tighten Up), et quelques classiques en devenir (Howlin’ For You, Next Girl, Everlasting Light). Plus marqué par la soul que par le blues de leurs premiers pas, l’album recèle une perle absolue : cette reprise démentielle et tire-larmes du Never Give You Up de Jerry Butler.

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Magic Potion (2006) : pas mauvais, juste passable. Pas grand-chose à dire à son propos…

 

Dandy Warhols :

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Welcome To The Monkey House (2003) : Suicide commercial ! Quelle idée que de se mettre au son eighties quand votre public attend de vous une pop psyché envapée… But atteint : l’album se vendra comme  des jambonneaux à la sortie de la mosquée de Kaboul. Et pourtant… un groupe capable de pondre des choses aussi addictives et parfaites que We Used To Be Friends, You Were The Last High (avec Evan Dando) méritait mieux que ça. Certains groupes moins doués ramasseront la mise avec peu ou prou la même recette (pourquoi je pense aux immondes Killers ?)

 

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Earth To The Dandy Warhols (2008) : la Pologne, no shit ! “"And Then I Dreamt of Yes" , "Wasp in the Lotus" , "Mis Amigos" , "The Legend of the Last of the Outlaw Truckers AKA the Ballad of Sheriff Shorty", "Valerie Yum", "Musee du Nougat" , vous avez envie d’entendre des chansons avec des titres pareils, vous ? Pour rigoler encore plus, Mark Knopfler (?????!!!!!!#####) intervient sur un titre… Ne touchez pas à la drogue, kids !

 

Dr John :

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Gumbo (1971) : un album de reprises, ok ! Mais quelle maestria, quel groove, quelle musicalité ! A partir d’un matériau usé jusqu’à la moelle (les classiques de la Nouvelle-Orléans genre Iko Iko, Junco Partner, voyez le topo ?), Dr John signe un album proche de la perfection. Un de mes 20 disques pour l’île déserte, je ne plaisante pas !

 

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Tango Palace (1979) : le disco est passé par là, et Dr John cède à la tentation d’en utiliser les codes : grosses basses quasi funk-fusion, batterie four on the floor… Or, la force du Docteur est de sonner hors du temps en utilisant la simplicité comme règle numéro 1. Là, c’est raté ! Le premier titre s’appelle ironiquement « Keep That Music Simple », ahem… Album inutile et oublié à juste titre.

 

Foo Fighters :

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Foo Fighters (1995) : coup d’essai et coup de maître ! Une petite perle de pop-punk ultra-vitaminée avec de vraies bonnes chansons : This Is A Call, I’ll Stick Around, For All The Cows… S’il ne vous en faut qu’un, ce sera celui-là !

 

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One By One (2002) : carton commercial, mais franchement le groupe est en perte de vitesse… L’ambiance du groupe était quasiment au split, et ça se sent. All My Life et Times Like These seront des tubes, mais le vrai coup de génie de l’album s’appelle Low, viscéral et menaçant.

 

Fountains Of Wayne :

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Welcome Interstate Managers (2003) : groupe sous-estimé, et perçu comme un peu con-con. Ce qui est une injustice dégueulasse, ces mecs font juste de la power-pop comme des chefs. Leur seul tort est de ne pas chiquer à l’artiste maudit. Dans leur discographie peu fournie (5 albums en 16 ans, pas des flèches !), celui-ci est le plus consistant et contient leur seul gros tube, ce rigolard et culotté Stacy’s Mom au clip bandulatoire, avec la sublime Rachel Hunter dans le rôle de l’objet de fantasmes. Deux ou trois titres qui alourdissent un peu l’ensemble (presque une heure, il aurait gagné en efficacité avec 10 minutes de moins), mais le bon y est très bon : Mexican Wine, Bright Future In Sales, No Better Place, Valley Winter Song… A redécouvrir d’urgence !

 

FOW

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Traffic And Weather (2007) : par défaut, je le qualifie de moins bon. Mais ce n’est pas infamant !

 

The Strokes :

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Is This It (2001) : album d’une importance capitale, qui a remis le rock au goût du jour, et qui a relancé le culte de l’apparence chez des jeunes qui s’habillaient comme des sacs grunge, hip-hop ou techno. Les chansons ? Elles sont OK dans l’ensemble : The Modern Age, New York City Cops, Hard To Explain, Last Nite sont de petites bombinettes qui sonnent toujours aussi fraiches dix ans après leur sortie. Album générationnel qui devrait gagner sa place dans l’histoire.

 

The-Strokes-Angles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Angles (2011) : aussi dégueu que sa pochette ! Les héros sont fatigués...

 

Johnny Cash :

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The Man Comes Around (2002) : On a rarement occasion d’entendre album aussi intense, poignant. Le morceau-titre est un chef d’oeuvre écrit par un bonhomme malade et veuf de 70 piges à l’article de la mort, et ça fout la chair de poule. Les reprises de Hurt et In My Life sont définitives, tout est parfait. Tant de beauté dans la noirceur… Et comment ne pas craquer en entendant le We’ll Meet Again final ?

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The Christmas Spirit (1963) : Messieurs les artistes, vos disques de Noel, vous pouvez vous les foutre au...

 

Dans un premier temps, j'en reste là !