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Avec son nom qui cite FFF, cette liste propose le meilleur et le pire de chaque groupe et/ou artiste abordé. Le meilleur album de Queen et leur pire, idem pour Dylan, Bowie, les Stones, etc... Artistes internationaux ou français, tous genres et toutes époques confondu(e)s ! Liste par ordre alphabétique, et on abordera toujours le meilleur album avant de parler du pire, pour chaque artiste ou groupe abordé ! Je préciserai quand l'album que je classe en 'pire' n'est au final pas si mauvais que ça, mais juste inférieur au reste de la discographie du groupe/artiste (par exemple, les Doors ou Voulzy). Ce ne sera pas la grosse majorité, cependant : le disque classé en 'pire', ici, sera bien souvent vraiment mauvais !

AC/DC :

ACDC 1Back In Black (1980) : En deuil, les Australiens livrent leur sommet. Un des plus gros best-sellers de l'histoire du rock, qui plus est. Essentiel.

ACDC 2Blow Up Your Video (1988) : Je ne sauve que Heatseeker et la très sympathique pochette montrant Angus sortir d'une TV, guitare en pogne. Le reste ? Comme Leslie Barsonsec (internaute chroniqueur intermittent du blog) l'a dit en commentaires lorsque ce disque fut abordé ici autrefois, le groupe est dans le creux de la vague et peinait à remplir ses salles de concert à l'époque. On pige pourquoi...

Aerosmith :

AEROSMITH 1Rocks (1976) : Le sommet du groupe. Un de leurs albums les plus courts (34 minutes), mais rien à jeter. Le groupe devient totalement monstrueux dès Rocks, ils commencent à remplir les stades... La machine est lancée.

AEROSMITH 2Just Push Play (2001) : De la pochette aux chansons, rien à sauver ici. Une purge innommable, et pourtant, les Duponts Volants ont parfois fait assez merdique auparavant, de Night In The Ruts à Nine Lives en passant par Rock In A Hard Place. Mais là, c'est le pire du pire du groupe !

Jean-Louis Aubert :

AUBERT 1H (1992) : Je ne suis pas fanatique d'Aubert en solo (avec Téléphone, en revanche...), mais quand c'est bon, il faut le dire, et H est plus que bon, c'est même remarquable. Clairement son meilleur.

AUBERT 2Stockholm (1997) : En revanche, là, c'est tout sauf convaincant, malgré une ou deux bonnes chansons. Aubert à son nadir, qui accouche ici d'un disque foutraque, fait dans la douleur qui plus est (j'exagère un peu ; mais mine de rien, Aubert a du refaire ce disque, paroles et musiques, après s'être fait voler le carnet de notes qui contenait les partitions, à Stockholm). Un ratage.

The Band :

THE BAND 1Music From Big Pink (1968) : Le premier album d'un groupe est parfois le meilleur. C'est le cas pour cet ancien backing-band de Dylan, composé quasiment que de Canadiens (sauf le batteur, Levon Helm, qui est Américain). La suite sera parfois aussi bonne (The Band, Stage Fright), mais ce premier opus à la pochette peinte par Dylan (hélas, car il n'est pas aussi bon peintre qu'auteur/chanteur), bide à sa sortie mais objet de culte pour certains artistes tels que Clapton, Harrison et McCartney (et ce, dès la sortie de l'album), ce premier opus est vraiment leur meilleur.

THE BAND 2Islands (1977) : Le chant du cygne du Groupe. Pas nul à chier, mais franchement pas un bon disque. On sent un gros relâchement sur ce dernier opus studio. Un an plus tard, le groupe, aidé de nombreux invités et filmés par Scorsese, fera un immense concert d'adieu (The Last Waltz). Mais pas de nouvel album studio. Dommage. Ou tant mieux, vu le niveau de cet Islands.

Alain Bashung :

BASHUNG 1Play Blessures (1982) : Mon album français préféré, un de mes albums de chevet, et le meilleur de l'Alsacien. Sonorités robotiques, froides, industrielles, cold-wave et textes de Gainsbourg, Play Blessures sera un four à sa sortie, mais est depuis considéré comme un des chefs d'oeuvre français, musicalement parlant. Anthologique.

BASHUNG 2Romans-Photos (1977) : Après une dizaine d'années de singles sans succès (sortis sous son vrai nom, Alain Baschung, avec un 'c'), Bashung, déjà aidé de Boris Bergman (mais aussi d'Alain Tardieu), et avec un certain Balavoine dans les choeurs, sort son premier opus studio. Qu'il n'a jamais voulu éditer en CD (sauf une chanson en bonus d'un autre album), en ayant honte. Uniquement disponible en vinyle d'occasion et en CD dans le coffret posthume intégrale de 2009, Romans-Photos est une merde, n'ayons pas peur des mots. Bashung avait raison d'en avoir honte.

The Beatles :

BEATLES 1The Beatles (1968) : Tout à été dit sur ce disque : sur-rempli, auberge espagnole, quelques une des pires chansons du groupe, un melting-pot ahurissant et invraisemblable, le  début de la fin pour le groupe (album écrit et enregistré quasiment chacun de son côté)... Mais ne nions pas l'évidence : ce Double Blanc anthologique est, pour l'éternité des siècles, le classique absolu du groupe, leur sommet.

BEATLES 2Please Please Me (1963) : Album important, car le premier du groupe de rock le plus important de l'histoire (selon pas mal de monde). Ce qui ne l'empêche pas d'être médiocre, malgré de bonnes chansons (peu nombreuses). Fadasse premier album, à posséder uniquement parce que Beatles.

Beck :

BECK 1Odelay (1996) : Je ne suis pas fan du tout de Beck Hansen (alias Beck tout court), mais franchement, ce disque, son premier succès, est une bombe artisanale assez dingue mélangeant habilement les genres : rock, hip/hop, world, folk...Bizarre et ahurissant !

BECK 2Midnite Vultures (1999) : Sexxx Laws sera un tube, et est efficace. Le reste est franchement moyen, malgré une ou deux chansons correctes. Dans l'ensemble, aussi raté que sa pochette (et l'intérieur est encore pire que l'extérieur).

Black Sabbath :

BLACK SABBATH 1Sabbath Bloody Sabbath (1973) : Album plus subtil que sa pochette et son titre (et le groupe !) ne le laissent supposer. Un disque parfois assez progressif, d'ailleurs Rick Wakeman, claviériste de Yes, joue sur un titre (et des synthés se font entendre sur la face B, mais ils sont joués par le groupe). Un disque majeur de heavy metal et le meilleur du groupe. Bien meilleur que le plus connu Paranoid !

BLACK SABBATH 2Never Say Die ! (1978) : Dernier album du groupe avec Ozzy Osbourne (avant un retour en 1998, retour live). Rien que la pochette donne le ton, ça pue tellement la merde que le masque est conseillé. Franchement, ça ferait passer le précédent (le médiocrissime Technical Ecstasy) pour un chef d'oeuvre.

Blue Öyster Cult :

BOC 1Tyranny & Mutation (1973) : Hypnotique et oppressant comme sa pochette. Le maillon central de la trilogie noir & blanc (les trois premiers albums du groupe), et donc le deuxième album du BÖC, est leur meilleur. Une face 'rouge', une face 'noire'. Une face heavy, une face plus classic rock. L'ensemble percute comme poing dans la gueule.

BOC 2Club Ninja (1986) : Rien à sauver, de la pochette aux morceaux en passant par le titre de l'album. Le BÖC au fond du puits, pourtant souvent sans fin, de la nullité.

Blur :

BLUR 1Parklife (1994) : A l'époque, Blur et Oasis sont en guéguerre, c'est à qui sera le meilleur groupe britannique. On peut voir la pochette comme une allusion à ça, le chien noir serait Oasis, et l'autre, Blur. Niveau singles, Oasis gagne (malgré Girls & Boys de Blur), mais niveau album, Blur, en 1994, est le meilleur. Parklife est leur sommet absolu. 1994 est l'année Blur...

BLUR 2The Great Escape (1995) : ...mais 1995 sera l'année Oasis (voir plus bas pour leur album) ! Si Blur marche assez bien avec leurs singles, niveau album, ils perdent leur position de leader avec ce follow-up de Parklife, qui offre certes de bons trucs (The Universal, Country House, Entertain Me, et une reprise de leur hit To The End, en duo avec Françoise Hardy), mais est trop long, boursouflé, prétentieux, et vraiment plus qu'inégal. La magie de Parklife n'opère plus.

David Bowie :

BOWIE 1Station To Station (1976) : Oui, je sais, j'aurais pu choisir d'autres albums encore (Hunky Dory, par exemple), mais j'avoue, c'est un choix personnel, même si Station To Station est vraiment anthologique. Rien à jeter sur ce disque cocaïné, paranoïaque (la coke rend parano), empli de soul... Un sommet absolu. Seulement 6 titres, mais puuuutain !

BOWIE 2Never Let Me Down (1987) : Bowie estimera ce disque (et le précédent, Tonight de 1984) comme de la merde, son nadir musical, des albums atroces. Bref, il les renie. Il a raison. Deux bonnes chansons : la chanson-titre et Time Will Crawl. Et encore, 'bonnes', je suis gentil, disons qu'elles sont écoutables.

Jacques Brel :

BREL 1Les Marquises (1977) : Le chant du cygne, le final, le baroud d'honneur. Un mourra 6 mois plus tard (après la sortie de l'album) de son cancer. Le grand Jacques au sommet, malgré une ou deux chansons un peu moyennes (Le Lion et la musique des F...). Mais ce dernier album est magistral, très sombre (on y parle souvent de la mort), et rempli de merveilles.

BREL 2Jacques Brel Chante Ses Chansons (1954) : Pas nul au sens propre du terme, mais ce premier album de Brel est son moins fort. Brel se cherche, ça se sent, aucun classique ici, rien de marquant... Assez plat, quoi, et ça me ronge de dire ça, car Brel, j'adore, et jusqu'à l'écoute de ce disque, je pensais qu'il n'avait rien loupé !

Tim Buckley :

BUCKLEY 1Starsailor (1970) : Difficile d'accès, complexe, avant-gardiste, cet album qui n'existe plus en CD depuis 1989 (problèmes de droits) comme Blue Afternoon est un régal. Attention, c'est VRAIMENT difficile d'accès, très space, mais c'est aussi son meilleur album, avec sa plus connue, Song To The Siren (qui, elle, est facile d'accès). On peut le trouver facilement en vinyle neuf (sur le Net), si vous avez une platine, profitez de l'occasion !

BUCKLEY 2Look At The Fool (1974) : Buckley Sr mourra moins d'un an plus tard, overdose. Il était dans un état proche de l'Ohio au moment d'enregistrer ce disque, son neuvième, et son dernier. Une merde absolue de folk/funk sexuel, interprété par un Timmy B à côté de ses pompes (vocalement parlant, quelle catastrophe...). Rien à sauver, rien, déjà que le précédent (Sefronia) était mauvais...

The Byrds :

BYRDS 1Dr. Byrds & Mr. Hyde (1969) : Peu connu, ce disque des Oyseaux, leur plus long à l'époque (34 minutes, c'est peu, cependant, mais par rapport aux 28/30 minutes des autres albums...), est une réussite. Chose alors unique, le chant est intégralement assuré par Roger McGuinn (unique membre original du groupe présent sur le disque, d'ailleurs). Un mélange de rock et de country/folk assez imparable, un disque aussi schizo que son titre et sa pochette rétrofuturistes (notez la double typographie dans le titre, futuriste/robotique et western). A écouter d'urgence !

BYRDS 2Ballad Of Easy Rider (1970) : Quelle déception. Ce n'est pas la bande-son du film de Dennis Hopper, même si la chanson-titre y fait allusion. C'est d'ailleurs la seule chanson à peu près valable de ce ratage d'une médiocrité affligeante.

Francis Cabrel :

CABREL 1Samedi Soir Sur La Terre (1994) : Le disque de la maturité pour Cabrel, après un Sarbacane (1989) déjà remarquable. Disque parfait, tout à déjà été dit à son sujet, 10 chansons, 5 tubes, 10 merveilles, que dire de plus ? Premier album de Cabrel à sortir sous une pochette en forme de livre, un bel objet par ailleurs. Un des premiers albums français à sortir sous un boîtier aussi beau et original.

CABREL 2Les Beaux Dégâts (2004) : Pas nul, mais clairement en-dessous des précédents (et du suivant). Trop long (quasiment une heure, pas mal de titres sont trop longs aussi), peu de chansons marquantes, Les Beaux Dégâts est un Cabrel mineur. Déjà que le précédent, Hors-Saison de 1999, était une déception après le chef d'oeuvre Samedi Soir Sur La Terre... Bref, ce Cabrel de 2004 plaira sans doute aux fans, mais il reste, pour moi, le moins convaincant, malgré Qu'est-Ce Que T'En Dis ?...

Leonard Cohen :

LEO COHEN 1Songs Of Love And Hate (1971) : Une face 'hate', une face 'love', avec des chansons qui se relient entre elles (chaque chanson de la face A a sa correspondante sur la face B). Des morceaux anthologiques (Avalanche, Joan Of Arc, Last Year's Man, Dress Rehearsal Rag), une interprétation parfaite (malgré que Cohen possède une voix neurasthénique capable de rendre celle de Delerm très virevoltante en comparaison)... Un disque majeur.

LEO COHEN 2Death Of A Ladies' Man (1977) : La catastrophe. Déjà, les chansons sont bien souvent mauvaises (Don't Get Home With Your Hard-On, que l'on traduira par 'Ne rentre pas à la maison avec une bandaison' pour que ça rime), mais c'est surtout la production qui est nulle. Phil Spector est derrière tout ça. Lui qui possède un sens inné du gros son a totalement foiré son coup en proposant à Cohen de produire un de ses disques. Cohen s'en voudra toute sa vie (il s'en veut, donc, encore) d'avoir accepté. C'est un ratage, une rencontre totalement ratée entre un folkeux et le spécialiste du wall of sound, comme si, de nos jours, Timbaland produisait Michel Sardou...

Phil Collins :

PHIL 1...But Seriously (1989) : Rempli de hits, cet album de 1989 est clairement le meilleur de Philou, malgré la réussite de Face Value (1981, son premier opus solo). Participation amicale de Stevie Winwood, Eric Clapton, David Crosby sur certains titres, et classiques que le chanteur interprètera toujours sur scène, ...But Seriously est, dans le genre, une réussite ! Oui, c'est de la pop commerciale, et alors ? J'aime, et je n'ai pas honte de le dire !

PHIL 2Dance Into The Light (1997) : J'ai beau aimer Collins, je regrette, mais celui-ci, cet album, est vraiment affligeant. Désolé, je ne vois rien d'autre à dire, c'est nullissime du début à la fin, même les 'classiques' (la chanson-titre, Wear My Hat) sont mauvais !

Cream :

CREAM 1Wheels Of Fire  (1968) : Double album. Le disque 1 est studio, et est excellent, même si le son est un peu daté aujourd'hui (surtout pour la batterie). Le disque 2 est live, et est encore meilleur (et le son est meilleur aussi). Dans l'ensemble, le sommet de la courte (4 albums studio officiels) de Cream et un des meilleurs albums de rock des années 60.

CREAM 2Goodbye (1969) : 30 petites minutes constituées de 20 minutes de live et de 10 petites minutes d'inédits studio, pour marquer le coup et annoncer la fin du groupe. Les titres live sont très bons, et Badge, un des titres studio, assure à fond, mais les deux autres inédits sont mauvais, et dans l'ensemble, Goodbye sonne aussi fainéant que possible. Pas nul à chier, mais le groupe aurait pu essayer de faire mieux que ça.

The Cure :

CURE 1Pornography (1982) : Une réussite absolue, majeure, 8 morceaux tétanisants écrits et composés par un Robert Smith en sale état (alcool, came, dépression) mais au sommet de son art. Le groupe se séparera pendant quelques mois suite à ce disque, comme en état de choc. Un son violent, malsain, tribal, angoissant pour un voyage sans retour dans la folie, la mort, le glauque, ce disque incroyable est un des plus flippants, si ce n'est le plus flippant, de l'histoire du rock. On s'étonnera beaucoup de son titre choc, pour l'anecdote... The Cure au sommet, il leur faudra attendre 7 ans (en 1989) pour retrouver un tel niveau avec Disintegration, lequel est quand même moins jusqu'auboutiste.

CURE 2Wild Mood Swings (1996) : Un ratage absolu, trop long, rempli de chansons fadasses et vraiment ratées, seule Mint Car, à la rigueur, est sauvable (et encore, je suis gentil). De la pochette aux morceaux, Wild Mood Swings est un carnage. Heureusement, l'album suivant (Bloodflowers) sera un bon rétablissement de qualité.

Etienne Daho :

DAHO 1Paris Ailleurs (1991) : Le sommet. Court (38 minutes seulement) mais totalement parfait, Paris Ailleurs marque une sorte de renaissance pour un Daho jusque là très pop/new-wave. Là, ça devient plus rock/chanson, le Daho de maintenant, moins de claviers et d'atmosphères synthétiques. Une production parfaite, des chansons remarquables...

DAHO 2Mythomane (1981) : Premier opus, le plus court (32 minutes environ), et le plus faible. Rien n'est qualifiable de classique daholien ici, il faudra attendrel'album suivant, deux/trois ans plus tard, pour ça. En attendant, ce premier opus de Daho est son plus faible, un de ses rarissimes mauvais albums avec Eden de 1996.

Miles Davis :

MILES 1Bitches Brew (1970) : Double album tout simplement anthologique. Le sommet de Miles Davis, et un des albums les plus majeurs de l'histoire du jazz. Mon album préféré de tous les temps, probablement.

MILES 2You're Under Arrest (1985) : On peut vraiment se demander pourquoi Miles est allé se fourrer dans telle chiure... Pour payer ses doses ?

Deep Purple :

DEEP 1In Rock (1970) : Sous la pochette d'album la plus mégalomaniaque de l'histoire, un des meilleurs, des tous meilleurs albums de hard-rock qui soient. Pure perfection dans le genre.

DEEP 2Who Do We Think We Are (1973) : Même équipe que pour In Rock, Fireball et Machine Head (et le Made In Japan, évidemment). Mais, hélas, on sent un gros relâchement, une fatigue (d'ailleurs, après ce disque, Deep Purple se séparera du chanteur Ian Gillan et du bassiste Roger Glover, qui seront remplacés par David Coverdale et Glenn Hughes). Woman From Tokyo est très bonne, mais le reste est vraiment mauvais. Un des albums les moins connus du Pourpre, et on comprend pourquoi en l'écoutant.

Def Leppard :

DEF 1Hysteria (1987) : Une production démentielle de Robert John 'Mutt' Lange, des chansons puissantes, des hits en pagaille, ce disque est un classique du hard-rock, et même du hard-FM. Le genre d'album qui plaira aux anti-hard-rock, tant la musique est pop et accessible. Un album assez jouissif, rempli d'excellentes chansons comme Hysteria, Women, Love And Affection ou Armageddon It.

DEF 2Adrenalize (1992) : La recette magique de Hysteria, sans le panache et la réussite. Tous les morceaux se ressemblent... La suite de leur discographie ne sera pas meilleure, loin de là, mais Adrenalize est leur premier mauvais disque, et, dans un sens, le catalyseur de toute la future merde que Def Leppard fera ensuite.

Dire Straits :

DIRE 1Love Over Gold (1982) : Seulement 5 titres, mais rien à jeter, même si un morceau est nettement en-dessous des 4 autres, mais rien de grave. Une production d'enfer, des guitares en folie, des classiques absolus... Le disque de la maturité pour le groupe !

DIRE 2Making Movies (1980) : Une production à la Springsteen, une ambiance très ricaine, le groupe a tout fait pour conquérir le marché U.S. et le résultat est là, un disque certes bon (la face A est sublime, Hand In Hand sur la seconde aussi, ce qui fait 4 bonnes chansons sur les 7 de l'album), mais sans âme, sans personnalité. Et on a aussi des chansons pas terribles dessus (Les Boys, Solid Rock). Le groupe a réussi son pari (gagner le marché ricain) mais y a perdu l'originalité et la franchise des deux premiers albums. Heureusement, l'album suivant (ci-dessus !) rétablira les choses.

The Doobie Brothers :

DOOBIES 1What Were Once Vices Are Now Habits (1974) : Contrairement à ce que la pochette le laisse penser, ce n'est pas un live. En revanche, c'est un des meilleurs albums du groupe (l'album précédent, The Captain And Me, est au moins aussi bon), et aussi un disque assez généreux par rapport aux autres : c'est le plus long, avec 45 minutes. D'excellentes chansons comme Another Park, Another Sunday ou Spirit en font un régal de pop/rock tendance country/folk.

DOOBIES 2One Step Closer (1980) : La fin. Après ce disque, les Doobies se sépareront pendant de longues années. On comprend pourquoi, comment continuer après pareille merde ? Le disque contient 9 titres, aucun n'est retenable. Rien qu'à regarder leurs tronches sur la pochette, on sent qu'ils en ont marre, quelque part, certains semblent très tristes, comme Pat Simmons (cinquième à partir de la gauche), quasiment le seul membre d'origine en 1980. Michael McDonald (deuxième à partir de la droite), lui, claviériste/chanteur ayant pris le pouvoir dès son arrivée en 1976 et ayant entraîné un revirement de style (de country/folk à jazz/pop), semble, lui, assez content de lui, le con...

The Doors :

DOORS 1L.A. Woman (1971) : Le chant du cygne pour Morrison. On connaît la suite, après l'enregistrement, Jim se barre pour la France, Paris, et à l'heure actuelle, il y est toujours (faut dire ce qui est, les morts ne bougent pas trop...). Sinon, cet album, le plus long du groupe pour les disques studio (48 minutes, soit nettement plus que les autres), est une perfection de pur rock. Morrison y chante comme jamais. Des classiques à la pelleteuse. Rien à jeter. Dommage que ça soit le dernier avec lui...

DOORS 2Other Voices (1971) : Pas nul, hein, mais si on le compare à l'ensemble des précédents albums, et même au suivant et dernier (Full Circle), ce premier opus des Portes après le décès de Morrison est clairement le moins épatant du lot. Mais ceux qui pensent que les deux albums du groupe faits après la mort de Jim sont mauvais ne les ont pas écoutés, en tout cas ! Le suivant est supérieur quand même.

Dr. Feelgood :

DR FEELGOOD 1Malpractice (1975) : Encore meilleur que Down By The Jetty (le précédent), ce deuxième cru du Docteur J'mesensbien est une totale réussite de pub-rock bluesy bien nerveux. Le chant de Lee Brilleaux est parfait, la guitare de Wilko Johnson (cet allumé toujours vêtu de noir, au regard fou) est impeccable... Un disque remarquable, leur meilleur.

DR FEELGOOD 2Be Seeing You (1977) : Wilko n'est plus dans le groupe. Forcément, ça manque. Lee Brilleaux est toujours là, OK, mais le principal artisan du son du groupe parti, la musique devient totalement inintéressante, banale... Aucun classique ici, c'est lourdingue, faiblard, ça semble avoir été enregistré dans un pub entre deux pintes... Un ratage. Ce fut mon premier album du groupe, ça a failli être le dernier...

Jacques Dutronc :

DUTRONC 1Jacques Dutronc (Et Moi, Et Moi, Et Moi) (1967) : Un nombre hallucinant de classiques ici, pour ce premier album tout ce qu'il y à de plus mythique, un des meilleurs albums français qui soient. Le genre d'album contre lequel le temps ne peut rien. Faut dire que Les Playboys, La Compapade, La Fille Du Père Noël, Les Cactus, Et Moi, Et Moi, Et Moi ou Mini, Mini, Mini, c'est du lourd !

DUTRONC 2Jacques Dutronc 1972 (1972) : Rien à dire, rien à faire, Dutronc a certes fait de grands disques, mis il aura au moins raté un album. Ce cru de 1972 est vraiment mauvais...

Bob Dylan :

DYLAN 1Blonde On Blonde (1966) : Le premier double album de l'histoire (en concurrence avec Freak Out ! de Zappa et ses Mères de l'Invention, enregistré AVANT le Dylan, mais sorti APRES, la même année). 14 morceaux grandioses, dont Visions Of Johanna, les 11 minutes (toute la dernière face) de Sad Eyed Lady Of The Lowlands, ou bien encore I Want You... Le maillon final de la trilogie électrique est juste parfait.

DYLAN 2Knocked Out Loaded (1986) : 20 ans après Blonde On Blonde, Dylan livre son pire opus, même si d'autres de la même période (Empire Burlesque, Good As I Been To You, Shot Of Love) sont également à fuir. Mais celui-ci n'a vraiment rien, rien, RIEN pour lui.

Eagles :

EAGLES 1Hotel California (1976) : Le classique absolu des Aigles, leur sommet, un disque parfait, une pure perfection de pop/rock racée aux accents countrysants. Je me suis toujours demandé si Bernie Leadon, qui était un des guitaristes du groupe et est parti avant l'enregistrement de l'album, n'a jamais regretté d'être parti des Eagles avant leur avênement commercial avec ce disque...

EAGLES 2The Long Run (1979) : Le groupe mettra trois ans à se remettre du succès d'Hotel California. S'ils s'en sont remis. Et c'est pour signer ce disque qu'ils reviennent. Gros succès commercial (le simple nom Eagles suffisait), mais ratage artistique que ce The Long Run, qui contient deux bonnes chansons (la chanson-titre et In The City) pour un océan de médiocrité pop. La recette n'a pas fonctionné du tout ici. Les quelques rares albums que le groupe fera ensuite ne sont pas extraordinaires, mais sont quand même meilleurs.

Emerson, Lake & Palmer :

ELP 1Brain Salad Surgery (1973) : Sous une pochette signée Giger (et qui s'ouvrait verticalement au centre du crâne, en deux volets), un disque majeur du rock progressif et le sommet du groupe le plus grandiloquent et mal-aimé de l'histoire (à cause de plusieurs facteurs : ils font du prog, ils sont trois musiciens très talentueux et prétentieux, et aimaient faire des morceaux de plusieurs dizaines de minutes avec moult soli de claviers, notamment). Mention spéciale à Karn Evil 9, 30 minutes (en 4 sous-parties) ahurissantes occupant toute la face B et la fin de la face A. Et sur le live de 1974, tout le dernier disque vinyle !

ELP 2Love Beach (1978) : Rien que la pochette suffit à décrire l'ampleur du carnage. Non, ce n'est pas les Bee Gees. Mon Dieu.

Serge Gainsbourg :

GAINSBOURG 1Histoire De Melody Nelson (1971) : Que dire qui n'a déjà été dit cent milliards de fois ?

GAINSBOURG 2You're Under Arrest (1987) : Encore un disque qui s'appelle You're Under Arrest et qui, comme celui de Miles Davis sorti deux ans plus tôt, aurait mieux fait de ne pas être fait. C'est le dernier de Gainsbourg. Si Love On The Beat, le précédent, est appréciable à condition de mettre de côté les précédents albums de Serge, celui-ci, malgré Aux Enfants De La Chance et Mon Légionnaire (reprise de Piaf), est à fuir.

Genesis :

GENESIS 1Selling England By The Pound (1973) : Un pur régal de rock progressif. The Cinema Show, Firth Of Fifth, After The Ordeal, Dancing With The Moonlit Knight, quasiment tout est génial ici. Quasiment tout, car les 12 minutes de The Battle Of Epping Forest sont clairement le maillon faible ici. Le reste est vraiment sensationnel.

GENESIS 2...And Then There Were Three... (1978) : Pas nul, mais moyen, médiocre même. Le cul entre deux chaises, entre le rock progressif et la future pop FM que le groupe fera dès 1980 et l'album suivant (le remarquable Duke). Ce premier opus fait à trois (d'où le titre) est trop long, 54 minutes, et rempli de chansons sans grand intérêt, mais on a aussi des merveilles. Mine de rien, il est un peu ennuyeux, ce disque...

Guns'n'Roses :

GNR 1Chinese Democracy (2008) : 15 ans après l'album situé juste en-dessous, le groupe, qui se résume désormais au chanteur Axl Rose seulement (ce qui fait que l'usage du nom Guns'n'Roses est sujet à polémique), sort enfin Chinese Democracy, après des années d'attente, l'Arlésienne du rock. Le bilan ? Disque très mal-aimé, à cause de cette attente qui a lassé tout le monde. Mais, musicalement, les 74 minutes de l'album sont tuantes, un régal de rock à tendance hard (mais moins heavy qu'on pourrait le croire), produit à la perfection, avec 14 chansons mémorables. Clairement le meilleur album du 'groupe', et un des meilleurs albums de l'histoire. Non, je ne plaisante pas ! Faut dire que beaucoup de gens l'ont assassiné, ce disque, sans même l'avoir écouté...

GNR 2The Spaghetti Incident ? (1993) : Un disque de reprises de chansons punk et hard. Peu de bonnes choses ici (la reprise du Hair Of The Dog de Nazareth et du You Can't Put Your Arms Around A Memory de Johnny Thunders, par Duff McKagan, sont excellentes). Un disque très fainéant, surtout après les deux Use Your Illusion. Pendant 15 ans, ça sera le dernier album du groupe. Dans un sens, c'est toujours le cas.

Johnny Hallyday :

HALLYDAY 1Rivière...Ouvre Ton Lit (1969) : Une tuerie absolue qui a surpris son monde en 1969. Avecla participation amicale de Jimmy Page et Steve Marriott sur certains titres, ce disque enregistré à Londres est une bombe de hard-rock, oui, de hard-rock à la Led Zeppelin ou Humble Pie (d'ailleurs, ce sont les groupes des deux musiciens cités). 36 minutes tétanisantes qui plairont à tous les fans de rock, quel que soit leur opinion sur Hallyday. Bref, il vous FAUT ce disque !

HALLYDAY 2Ca Ne Finira Jamais (2008) : Faudra bien que ça s'arrête un jour, Jean-Philippe. Penses-y sérieusement. Nous, on y pense depuis la fin des années 80, tu sais...

Jacques Higelin :

HIGELIN 1Alertez Les Bébés ! (1976) : Pure perfection de rock français (Le Minimum !!), avec des chansons folk/acoustique aussi, et un long morceau-titre enregistré avec le Hige' seul au piano, 10 minutes tétanisantes... L'album est parfait, que dire de plus ? Le sommet d'Higelin, qui a pourtant fait bien d'autres excellentissimes albums.

HIGELIN 2 (1985) : Pas nul du tout, ce , mais nettement inférieur aux précédents, malgré de bonnes chansons. Un disque, surtout, trop long (une heure) et trop dans l'air de son époque, il a pris un bon coup dans l'aile...

Iron Maiden :

IRON MAIDEN 1The Final Frontier (2010) : Dernier opus en date, leur plus long (10 titres pour 76 minutes, ces titres sont, donc, longs !), leur plus progressif, leur plus complexe, à écouter plusieurs fois, attentivement... Un de leurs meilleurs, si ce n'est LE meilleur, mais pas le plus facile d'accès, c'est, en tout cas, leur meilleur depuis Seventh Son Of A Seventh Son (1988), et il est encore supérieur. Steve Harris (basse, leader du groupe) a une fois dit qu'Iron Maiden cesserait son activité une fois 15 albums studio faits, et ceci est leur quinzième. Si c'est bel et bien le dernier (j'ose espérer que non), au moins ils ont fini en beauté !

IRON MAIDEN 2Virtual XI (1998) : Deuxième et dernier album fait avec Blaze Bayley au chant. Bruce Dickinson, leur chnteur attitré de 1982 à 1992, reviendra un an plus tard est se trouve toujours dans le groupe. Si le style Bayley fonctionnait plutôt bien sur The X Factor (album précédent), ça ne marche plus trop sur Virtual XI, album foutraque qui est à la fois la bande-son d'un jeu vidéo (Ed Hunter, avec Eddie, la mascotte du groupe, en héros) et un disque normal. Peu de bonnes chansons, on a quand même The Clansman et The Educated Fool, mais c'est tout.

Michael Jackson :

JACKSON 1Thriller (1982) : Un sommet de pop/funk qui traumatisera les charts et les gens en 1982 et beyond. Un chef d'oeuvre, même si P.Y.T. (Pretty Young Thing) m'énerve pas mal désormais. Ce fut mon premier CD, je l'ai toujours. J'ai grandi avec ce disque, je ne cesserai jamais de l'adorer.

JACKSON 2Michael (2011) : Oui, je sais : ce disque est sorti un an après la mort de Bambi. C'est un disque posthume fait par la Jackson Family pour engranger un peu de pognon supplémentaire. Polémique autour de certains titres, qui ne seraient pas vraiment/totalement chantés par Jackson (Breaking News). Mais peu importe, dans un sens, car ce disque posthume (ce premier disque posthume, selon la famille) est un ratage qui fait honte aux albums sortis du vivant de Bambi, dont certains (Invicible) ne sont pourtant pas terribles.

King Crimson :

kCRIMSON 1Starless And Bible Black (1974) : Une bombe malsaine, un disque enregistré live en grande partie (applaudissements virés), un album glauque et sinistre, empli de sonorités agressives et angoissantes (la guitare de Fripp, le violon de Cross, la basse de Wetton), quasi intégralement instrumental. Morceaux légendaires (Fracture, Lament, The Night Watch, The Mincer) pour un disque à réserver aux amateurs de sensations musicales fortes. 46 minutes infernales et, en même temps, magnifiques.

kCRIMSON 2The ConstruKction Of Light (2000) : Rien à faire, mais je n'arrive pas avec ce disque, je le hais, vraiment, malgré un ou deux bons passages (le morceau-titre et Larks' Tongues In Aspic IV). Trop long, trop bruyant (cacophonique, les sonorités heavy/industrielles sont insupportables), avec des morceaux ratés (ProzaKc Blues, FraKctured - une reprise inutile de Fracture de 1974 -, The World's My Oyster Soup Kitchen Floor Wax Museum...)... Une merde de la part de Crimso. Vraiment dommage.

The Kinks :

KINKS 1The Kinks Are The Village Green Preservation Society (1968) : Album conceptuel qui sera un bide à sa sortie, mais est devenu culte par la suite. Le sommet des Kinks, groupe dont je ne suis pas fan du tout, mais ici, c'est vraiment bon. 15 titres, 15 parfaites petites balles pop psychédéliques, avec notamment Johnny ThunderPicture Book, Animal Farm ou Do You Remember Walter. Un régal, même si le dernier titre ne me plaît pas du tout.

KINKS 2Preservation Act 2 (1974) : Le deuxième volet, double (simple CD), d'un diptyque conacré à une sorte de suite de l'album de 1968 abordé juste au-dessus. Le premier volet, de 1974 aussi, était simple, et un peu meilleur, sans être très bon. Cet 'acte 2' est, lui, juste abominable, rien, strictement rien à sauver. Un double projet mégalomaniaque orchestré par un Ray Davies un peu beaucoup à côté de ses pompes et devenu mégalo/parano/dingo à en crever. Nul.

Kiss :

KISS 1Kiss (1974) : Rempli de classiques, ce premier opus des rigolos de Kiss est bel et bien leur meilleur, tout compte fait, devant Destroyer de 1976, que j'ai failli mettre dans la liste à sa place. Mais ce premier album éponyme est une bombe de hard-rock pur et dur, avec Cold Gin, Strutter, Deuce, Black Diamond (et son final anthologique au ralenti), Firehouse... Juste génial !

KISS 2Music From 'The Elder' (1981) : Gene Simmons (basse, chant) dira de ce disque (qui aurait du être la musique d'un film qui ne se fera pas, à ma connaissance) qu'il aurait été la cause de suicides chez les fans de Kiss. Un peu exagéré, mais c'est pour dire à quel point il trouve (ils, en fait, le groupe et les fans !) l'album à chier. A noter, un morceau fait en duo avec Lou Reed. 30 ans avant sa collaboration foirée avec un autre groupe de hard (Metallica, pour Lulu), Lou Reed s'acoquine déjà avec des métalleux, et le résultat, pour une chanson seulement (avec Metallica, c'est tout un double CD !), A World Without Heroes, est abominable. Tout le disque, en fait (le premier du groupe sans les tronches de Kiss sur la pochette, au fait) !

Lenny Kravitz :

KRAVITZ 1Are You Gonna Go My Way ? (1993) : Pour moi, le meilleur de Lenny K. Rien que pour sa chanson-titre qui chique au Hendrix. A noter, il me semble que la nana sur la pochette serait Vanessa Paradis, qui était avec lui à l'époque, mais c'est un détail. L'album, sinon, est très très réussi, pas parfait, aucun album de Kravitz ne l'est. Mais il assure vraiment !!

KRAVITZ 2Baptism (2004) : En revanche, Baptism n'assure pas une broque. Lenny Kravitz aura au moins fait un mauvais album (Circus n'est pas top non plus, ainsi que 5), et je pèse mes mots...

Led Zeppelin :

LZ 1Led Zeppelin 'IV' (1971) : Le sommet de Led Zeppelin, et pas seulement parce qu'il contient Stairway To Heaven. Rien à jeter ici sur ce disque sans titre (quatre symboles en guise de titre), un album parfait, qui fera date dans l'histoire du rock.

LZ 2CODA (1982) : Un disque qui, en fait, ne compte pas vraiment : un disque de chutes de studio fait deux ans après la fin de Led Zeppelin (suite au décès de leur batteur en 1980). Mais quasiment tout, ici, est au mieux médiocre, au pire nullissime. A la rigueur, je sauve les deux titres live présents sur la face A... CODA achève bien mal la discographie studio officielle du groupe !

John Lennon :

LENNON 1John Lennon/Plastic Ono Band (1970) : Premier vrai disque solo de Lennon après trois albums expérimentaux avec Yoko (et un live cacophonique à Toronto). Une totale réussite, un disque intimiste, considéré comme inaudible à sa sortie en raison de sa production très back to the bone (et pourtant signée Spector) et de son aspect introspectif, intimiste et brut de pomme. Des merveilles absolues comme God, Mother, Working Class Hero, Remember, Love (que Lennon ne voudra pas sortir en single, elle ne sortira sous ce format qu'après sa mort) ou Isolation. En fait, tout est immense ici. Parallèlement, Yoko sortira son premier vrai disque solo, sous une pochette identique mis à part la position du couple (Yoko dans les bras de John et non l'inverse) et le verso, qui la montre enfant au lieu d'une photo de John enfant, évidemment ; ah oui, les chansons aussi seront différentes, oeuf corse, la comparaison entre les deux albums estampillés Plastic Ono Band n'est pas à l'avantage de Yoko...

LENNON 2Rock'n'Roll (1975) : Un disque entièrement constitué de reprises de standards de rock'n'roll. Les disques de reprises sont souvent décevants, à l'exception de quelques rares (Pin Ups de Bowie, Twelve de Patti Smith, Garage Inc. de Metallica). Celui-ci ne fait pas exception. Alors en plein lost weekend (une période troublée pour lui, seul, en partance, temporairement séparé de Yoko), Lennon foire son coup avec ce disque de commande. A oublier.

Louise Attaque :

LA 1Louise Attaque (1997) : Une totale réussite que ce premier album, le plus court des trois du groupe (38 minutes contre respectivement 47 et 61 minutes pour les deux suivants), le plus concis, le plus brut, le plus efficace, celui qui offre le plus de hits, aussi. Un album comptant parmi les plus grandes réussites françaises des années 90.

LA 2A Plus Tard Crocodile (2005) : 61 minutes pour ce troisième et à ce jour dernier opus de la bande à Roussel. Pas nul à chier, mais clairement le moins bon, avec trop de chansons (18), trop de trucs inutiles. Malgré cela, de bons trucs, de temps en temps (Si L'On Marchait Jusqu'A Demain), mais dans l'ensemble, ce troisième Louise Attaque est raté.

Lynyrd Skynyrd :

LYNYRD 1(Pronounced 'Leh-nerd Skin-nerd') (1973) : Rien de négatif à dire, ce premier album de Lynyrd Skynyrd, qui offre en plus le mode d'emploi de la prononciation du nom du groupe dans son titre (sympa), est une pure tuerie de rock sudiste à tendance hard. Des classiques en pagaille, et notamment les immenses Simple Man et Free Bird. Un sommet du genre.

LYNYRD 2Gimme Back My Bullets (1976) : Après trois albums franchement excellents, et avant un ultime album très réussi et sorti au moment de  l'accident d'avion de 1977 ayant décimé le groupe, les Skynyrds sortent ce disque franchement insipide, sans éclat, sans grand intérêt, malgré une ou deux bonnes chansons comme Double Trouble. Clairement leur album le moins percutant.

The Mahavishnu Orchestra :

MAHAVISHNU 1Birds Of Fire (1972) : Un régal absolu de jazz/rock instrumental, avec des musiciens de grand talent (Billy Cobham : batterie, John McLaughlin : guitare...). Une ambiance mystique hare krishna par moments, et de grandes envolées guitaristiques pour ce deuxième opus du Mahavishnu Orchestra de McLaughlin. Le sommet du groupe.

MAHAVISHNU 2Apocalypse (1974) : Pas nul, mais trop long (plus de 50 minutes pour 5 titres dont un de 20 minutes), une sorte de Atom Heart Mother pour le Mahavishnu, sans l'impact. Trop long et surchargé, mais il y à de bons moments. Mine de rien, des albums du groupe original, c'est tout de même le moins fort.

Bob Marley & The Wailers :

MARLEY 1Exodus (1977) : Exilé volontaire dans la grande Babylone (comprendre : Londres), Marley livre son album le plus abouti avec Exodus. Un chef d'oeuvre constitué d'une face engagée (la première) et d'une face plus légère, pop et courte (ben, forcément, l'autre). Morceaux de choix (Exodus, Jamming, One Love/People Get Ready, Natural Mystic), production parfaite, ce disque est le sommet absolu du reggae et le meilleur de Marley, devant Survival et Catch A Fire.

MARLEY 2Kaya (1978) : Une sorte de suite à Exodus, enregistré aussi à Londres, avec en partie des morceaux issus des sessions du précédent album, et n'ayant pas été retenus à l'époque. Kaya ('herbe' en jamaïcain), avec son gros pétard représenté au verso et ses quelques classiques (Is This Love, Sun Is Shining, Time Will Tell), n'est malheureusement pas un grand cru, malgré ces chansons. Une belle déception après tant de grands disques !

Metallica :

METALLICA 1Master Of Puppets (1986) : Une bombe de thrash-metal. Un disque un peu long (54 minutes pour seulement 8 titres, trois atteignent 8 minutes, aucun ne fait moins de 5 minutes, en fait !), mais parfait mis à part ça. Que de classiques ici, la chanson-titre, Orion, Welcome Home (Sanitarium), Leper Messiah... Le dernier album du groupe avec le bassiste Cliff Burton, qui décèdera dans un accident à la con peu après la sortie du disque...

METALLICA 2St. Anger (2003) : Quelle merde. Je me souviens, au moment de la sortie de l'album, avoir vu, dans le métro, une publicité avec l'affiche de l'album, et m'être dit qu'une telle pochette ne donnait pas envie. Je me doutais un peu, connement, en jugeant l'album d'après sa pochette, que St. Anger ne devait pas être terrible. Il est pire que pas terrible, en fait : tout simplement calamiteux !

Muse :

MUSE 1Origin Of Symmetry (2001) : Il ne faut retenir qu'un seul disque de Muse, et c'est ce disque qui m'a toujours fait penser au O.K. Computer de Radiohead, en moins abouti, mais tout de même, c'est un excellent album. Oui, je n'ai pas honte de le dire, j'aime vraiment Origin Of Symmetry, le sommet de Muse, leur seul disque vraiment écoutable et recommandable !

MUSE 2The Resistance (2009) : Oui, j'ai aimé Muse, à l'époque de Black Holes And Revelations (2005), l'album précédent celui-ci, qui est le dernier à ce jour. Mais heureusement, je suis guéri, grâce à cet album conceptuel férocement raté. Allez, assez parlé.

Oasis :

OASIS 1(What's The Story) Morning Glory ? (1995) : Le sommet de la bande aux frangins ennemis, et ce n'est que leur deuxième album. Faisant bien la nique à Blur, Oasis livre ici un robinet à tubes surpuissant, un disque majeur et parfait, même si Cast No Shadow m'énerve un peu parfois. L'aboutissement absolu d'Oasis, ils ne feront jamais mieux.

OASIS 2Standing On The Shoulders Of Giants (1999) : Mon premier Oasis, ça a failli être le dernier. J'adore l'instrumental d'ouverture Fuckin' In The Bushes, mais à part ça...

Pearl Jam :

PJ 1Vitalogy (1994) : Sous un boîtier original en forme de livre (un pastiche du Vitalogy, un livre ancien de savoir-vivre et d'éducation pour les jeunes hommes et les jeunes femmes), Vitalogy est un chef d'oeuvre de grunge. Not For You, Nothingman, Corduroy, Better Man, Last Exit, Tremor Christ, Immortality sont autant d'excellentes chansons. Après, oui, Bugs, Pry, To et Aye Davanita sont bizarres et pas terribles, mais ils sont minorité ici. Un grand disque de grunge, bien sombre et glauque.

PJ 2Yield (1998) : Pour moi, n'importe quel album de Pearl Jam datant d'après Vitalogy aurait pu convenir, mais Yield est sans doute leur premier disque pourri de chez pourri. La suite sera souvent pourrave aussi (Backspacer, Binaural), mais celui-ci est leur premier carnage, et donc, il mérite d'être dans la liste.

Pink Floyd :

PF 1Ummagumma (1969) : Pour moi, le sommet. Je sais que les fans de The Dark Side Of The Moon, de Meddle, de Wish You Were Here ou de The Piper At The Gates Of Dawn vont gueuler, mais je maintiens ce que j'ai toujours dit, Ummagumma, disque complexe, expérimental, le plus recherché du groupe, est leur sommet. Un disque live dont le seul défaut est sa prise de son assez moyenne, et un disque studio constitué de quatre oeuvrettes composées en solo par chacun des quatre membres du Floyd. Il faut s'accrocher et prendre patience, mais le coeur d'Ummagumma, une fois atteint, ne vous lâchera dès lors plus. Le plus captivant, dans un sens, des albums du groupe, dans leur Âge d'Or (1968/1975).

PF 2A Momentary Lapse Of Reason (1987) : Pas nul, mais un disque commercial à donf', et aussi éloigné du style floydien que faire se peut. Perso, je trouve le suivant, The Division Bell, cent fois plus abouti et intéressant ! Roger Waters, qui ne faisait plus partie du groupe à l'époque, en parlera comme d'un faux assez bien réalisé, et il n'a pas tort. Plus un disque solo de Gilmour, avec plein d'invités, qu'autre chose (du Floyd, il n'y à plus que deux membres là, vu que Wright est ici comme invité et pas comme membre officiel). De bonnes, voire de très bonnes chansons, mais dans l'ensemble, un disque fade, sans âme, et clairement leur maillon faible. Mais ça a permis au groupe de se 'relever', alors...

The Police :

POLICE 1Synchronicity (1983) : Le dernier opus. Le disque pop des flicards, un disque parfait, rempli de hits (toute la face B, environ), et enregistré dans la douleur et la rancoeur par un groupe qui ne se supportait plus (chacun des trois a enregistré séparément, dans divers studios, et s'envoyaient les résultats par téléphone, ne se rencontrant quasiment plus, pour éviter les clashs). A l'arrivée, un disque majeur des années 80, tout simplement. Et le chant du cygne de Police. Comme ils le diront par la suite, ça semblait alors impossible de refaire un disque après, vu les tensions qui existaient à l'époque entre eux (et qui perdurent un peu de nos jours, d'ailleurs) !

POLICE 2Outlandos D'Amour (1978) : Oui, je sais, ce disque est très bon, et même très très bon. Ben alors, pourquoi le mettre à cette place ? Parce que je trouve que, comparé aux suivants du groupe, ce premier opus, le disque punk de The Police, est moins parfait. Les autres (même Zenyatta Mondatta) sont encore meilleurs, voilà tout ! Ce qui n'enlève rien à ce premier effort, donc, s'il est placé là, c'est par défaut !

Michel Polnareff :

POLNAREFF 1Polnareff's (1971) : Malgré un ou deux titres un peu mineurs sur la face B, ce disque de Polnareff, son troisième, est clairement son meilleur, déjà que les deux premiers étaient bluffants. Un disque dans le style du Histoire De Melody Nelson de Gainsbourg, de la même année, assez symphonique (mais pas conceptuel). Polnareff, au départ, voulait placer des instrumentaux entre chaque morceau, mais au final, seul trois instrumentaux ont survécu (pour 11 titres au total, en les comptant). Un disque majeur.

POLNAREFF 2Incognito (1985) : Un des disques de son retour. A l'époque, Polnareff est en France, incognito ou presque. Ce disque, boycotté par la FNAC et divers autres grands magasins en raison d'une brouille entre ces distributeurs et le management de Polnareff, sera un bide commercial, et restera, justement, incognito, comme son titre le présageait involontairement. Même sans la fâcherie et le boycott, ça n'aurait pas été un succès : trop de synthés, de programmations agressives, ça sonne bien dans son époque, trop, même...bref, ça a vieilli, en mal. Kâma-Sûtra, que Polnareff enregistrera 5 ans plus tard, aveugle, dans une suite du Royal Monceau (où il restera cloîtré volontairement pendant plus de 800 jours avant d'être opéré et de recouvrer la vue), son dernier à ce jour, est nettement meilleur.

Iggy Pop :

IGGY 1Lust For Life (1977) : A Berlin (-Ouest) avec Bowie, Iggy Pop accouche de la suite de The Idiot. Un disque incroyable, cold-wave, rock et punk, avec un nombre effarant de classiques, The Passenger, Tonight, la chanson-titre, Turn Blue (dont les paroles assez space ne sont pas dans le livret, contrairement aux autres), Fall In Love With Me... Sous le regard débonnaire (mais un peu fou-fou quand même) de l'Iguane sur la pochette, un disque essentiel. Le meilleur de l'artiste !

IGGY 2Instinct (1988) : Déjà que Soldier et Blah Blah Blah n'étaient pas bons... Mais là, c'est la loose, totalement. Un disque de hard-rock pur et dur, bourrin au possible, sorti sous une pochette bien criarde, qui devait sans doute sembler à la mode et jolie en 1988 mais est aujourd'hui tellement moche qu'elle rendrait aveugle si on la regarderait trop longtemps. Par la suite, Beat 'Em Up et Préliminaires ne seront pas top aussi, mais Instinct est vraiment le pire du pire du pire d'Iggy Pop. Heureusement, Brick By Brick et American Caesar le feront un peu revenir à un bon niveau...

Prince :

PRINCE 1Sign 'O' The Times (1987) : Double album essentiel pour tout fan de Prince (ou juste si vous aimez bien). Une collection de chansons mémorables, énergiques (Hot Thing, It) ou plus suaves (Adore, Forever In My Life), des tubes (U Got The Look, la chanson-titre)... Seul regret, pour un double, c'est un poil court (80 minutes), vu la qualité ! Prince au sommet.

PRINCE 2Emancipation (1996) : Trop, c'est trop. On a de bons trucs ici, mais Emancipation offre 3 disques (évidemment, des CDs) remplis à la gueule, plus de 3 heures de musique, et croyez-moi, dans le pire des cas, deux disques moins remplis auraient suffi à conserver le meilleur de l'album. C'est l'auberge espagnole, le Double Blanc (en fait, Triple Orange, ah ah ah) de Prince, qui a succombé à la tentation de trop en faire. Bilan, pas vraiment un succès commercial et artistique... Prince est à l'époque dans sa période 'Love Symbol' et refusait alors le nom de Prince...

Queen :

QUEEN 1A Night At The Opera (1974) : Rien à dire, ce disque est un sommet de glam-rock à tendance hard (par moments). Queen à son sommet, 12 morceaux le plus souvent anthologiques (Bohemian Rhapsody, The Prophet's Song, Love Of My Life, You're My Best Friend, '39, Death On Two Legs...), sous une pochette magnifique. Un des albums les plus majeurs des années 70.

QUEEN 2'Flash Gordon' Soundtrack (1980) : Le film est un nanar aux effets spéciaux bien datés (ils semblaient déjà mal foutus en 1980...), mais que j'aime regarder de temps en temps en plaisir coupable. La musique ? Allons, n'en parlons pas, s'il vous plaît, je vais être vulgaire, sinon... Et puis, cette manie qu'ils ont eu, les gars de Queen, de caser des extraits de dialogues et d'effets sonores du film dans les morceaux, ça rend le tout encore plus cacophonique et foutraque... 35 minutes en Enfer musical.

Bonus Queen :

QUEEN +The Cosmos Rocks (2008) : Unique album studio de Queen + Paul Rodgers (dans le rôle de Mercury), après un live sorti deux ans plus tôt. C'est calamiteux.

Radiohead :

RADIOHEAD 1O.K. Computer (1997) : Tout a déjà été dit cent fois sur ce disque. Musicalement parfait, c'est un régal de rock à tendance progressive et psychédélique, Radiohead deviennent ici les Pink Floyd des années 90/2000, c'est leur sommet, devant In Rainbows, Kid A et The Bends. Anthologique.

RADIOHEAD 2The King Of Limbs (2011) : Immense déception, faisant de ce disque le plus mauvais Radiohead, devant Pablo Honey (le premier album), qui n'était pourtant pas extraordinaire. Tout comme In Rainbows, il est d'abord sorti en version téléchargeable avant de sortir en CD. Un disque heureusement court (37 minutes), car qu'est-ce qu'on s'emmerde...

Lou Reed :

LOU REED 1Berlin (1973) : Disque conceptuel, film pour les oreilles qui sera un bide à sa sortie, disque glauquissime produit par Bob Ezrin (le contraste entre la noirceur des textes et la grandiloquence des arrangements rend le tout encore plus insensé), Berlin est le sommet de Lou Reed. Un disque noir comme l'encre, un chef d'oeuvre de décadence et de sinistre, qui impose définitivement Lou comme un songwriter d'exception, même si, en 1973, à peu près tout le monde sera contre lui et ce disque qui sera acclamé sur le tard. Immense et essentiel.

LOU REED 2Mistrial (1986) : Là, en revanche, c'est calamiteux, et pourtant, Lou a fait quelques disques merdiques, comme Growing Up In Public, Legendary Hearts ou Rock'n'Roll Heart (même si ce dernier passe encore comparé aux autres et à Mistrial). C'est juste abominable. De toute façon, 1986 est, pour les légendes du rock (Bowie, Iggy, Lou, Rolling Stones...), une année difficile.

R.E.M. :

REM 1Lifes Rich Pageant (1986) : De tous les albums de la première période de R.E.M. (la période I.R.S., de 1983 à 1988), c'est indéniablement, devant Murmur, le meilleur. Avec son titre qui reprend une citation du film Quand L'Inspecteur S'Emmêle de Blake Edwards, Lifes Rich Pageant est un régal de pop/rock à tendance arty/new-wave. La bande à Michael Stipe est en grande forme ici. Dommage que ça ne soit pas plus connu...

REM 2Reveal (2001) : Imitation Of Life est une sublime chanson, mais le reste est une grosse déception, surtout après tant d'excellents albums (Green, Out Of Time, Automatic For The People, Monster, New Adventures In Hi-Fi). Et par la suite, R.E.M. ne livrera plus de disques aussi moyens, médiocres même, que ce Reveal à oublier.

Renaud :

RENAUD 1Mistral Gagnant (1985) : Tout simplement génial. Un disque inquiet, selon Renaud, et en effet, l'album offre plusieurs chansons assez tristes, engagées, mélancoliques, cernées à chaque fois par des chansons plus légères, et parfois même bien délirantes. Un melting-pot réussi, 41 minutes trop courtes et superbement bien foutues, le meilleur de Renaud, juste devant Morgane De Toi... (son précédent album).

RENAUD 2Rouge Sang (2006) : J'ai d'abord commencé par vraiment l'aimer, ce double album (double dans son édition collector que je possède). Mais après deux autres écoutes, l'évidence se fait, Renaud est ici à son plus mal, entre chansons abordant pour beaucoup son amour nouveau (et depuis caduc) et chansons faussement engagées et assez ridicules. Non, vraiment, Rouge Sang, c'est le pire de Renaud, même vocalement parlant ! L'album suivant, Molly Malone - Ballade Irlandaise, sera vocalement calamiteux, mais plus appréciable et réussi quand même.

The Rolling Stones :

STONES 1Exile On Main St. (1972) : Double album (depuis simple CD de 67 minutes) totalement anthologique, enregistré dans une villa de la Côte d'Azur, à Villefranche/Mer, en été 1971, par des Stones totalement stone, justement. Un régal qui mélange les genres (rock, blues, bluegrass, country, gospel, boogie, folk) et s'impose vraiment comme le magnum opus du groupe. Production raw, un peu brouillonne, mais vu les conditions d'enregistrement, ça se comprend et s'excuse totalement. Ca en ajoute même au charme.

STONES 2Emotional Rescue (1980) : Pour moi, le plus mauvais album du groupe. A sa sortie, c'est le premier réellement mauvais (malgré une ou deux bonnes chansons). Par la suite, il y aura d'autres albums fadasses (Undercover, Dirty Work, Bridges To Babylon), mais Emotional Rescue est encore moins bon, selon moi. Vraiment, c'est la loose, ce disque ! Pourtant, Dance (Pt 1) est correcte.

Roxy Music :

ROXY 1Country Life (1974) : De tous les disques du groupe faits après le départ d'Eno (soit, dès le troisième album, et celui-ci est le quatrième), c'est le meilleur. Sorti, de plus sous une pochette mythique et provocante, Country Life est un régal de glam-rock arty, rempli de chefs d'oeuvre (The Thrill Of It All, Bitter-Sweet, Prairie Rose...). Majestueux.

ROXY 2Flesh + Blood (1980) : Après un Manifesto décevant en 1979, qui marquait le retour du groupe après trois/quatre ans de silence, Roxy Music sort son pire album en 1980. Pas grand chose à sauver, sauf la production glam classieuse et une reprise sympa de In The Midnight Hour. Le reste ? Heureusement, deux ans plus tard, Avalon, le dernier opus, sera une totale réussite...

Santana :

SANTANA 1Caravanserai (1972) : 52 minutes qui nous font voyager dans le désert du Sahara, de nuit, avec les Touaregs (pourtant, rien dans le disque n'est réellement conceptuel, à part l'ambiance). Que dire de plus ? Cet album de fusion jazz/rock/latino/world music est un régal absolu. Un disque parfait.

SANTANA 2All That I Am (2005) : Calamiteux. Et pourtant, le padre Carlos a sorti bien des chiures (Shaman, Zebop !, Inner Secrets) par le passé. Mais là, non, désolé...Non, quoi. Non.

Scorpions :

SCORPIONS 1Taken By Force (1977) : Le chef d'oeuvre de la première période (la meilleure), le dernier album avec Ulrich 'Uli Jon' Roth (guitare), qui partira après la tournée japonaise immortalisée par Tokyo Tapes (1978). Un classique du hard-rock que ce disque, sorti à la base sous une pochette censurée (deux enfants jouant à la guerre dans un décor de cimetière militaire), remplacée, en CD, par ce noir affligeant et ces photos individuelles. Sinon, présence de nombreux classiques ici. Génial.

SCORPIONS 2Face The Heat (1993) : Un ou deux tubes, mais dans l'ensemble, une belle, bonne, grosse déception que ce disque, bien produit, assez heavy, mais peu marquant. Plus bourrins que de coutume, les Scorpions ne sont pas au meilleur de leur forme ici...

Simple Minds :

MINDS 1Empires And Dance (1980) : Un chef d'oeuvre de new-wave arty et expérimentale, un disque sombre, saisissant, complexe, pas de place pour la pop ici. Celebrate est martial, I Travel est anthologique, This Fear Of Gods et Constantinople Line sont grandioses, Today I Died Again est envoûtant. Rien que la pochette (une vue de l'Acropole avec une statue de colonel, buste datant sans aucun doute de la troublée période de la dictature militaire que la Grèce a connue dans les années 60) en dit long sur le côté austère et nihiliste de l'album. Peu connu, hélas, mais clairement le meilleur des Minds. D'avant le succès avec les tubes pop/new-wave.

MINDS 2Real Life (1991) : Après un Street Fighting Years génial, et avant un Good News From The Next World peu connu, mais très très réussi, les Minds sortent un disque au final assez peu intéressant, un album passe-partout qui ne remportera pas énormément de succès, et ne s'impose vraiment pas, à moins d'être fan absolu de la bande à Jim Kerr. On passe, donc.

Patti Smith :

PATTI 1Easter (1978) : Horses (1975), le premier opus, est tout aussi bon, mais ce troisième album est à mes yeux et mes oreilles le plus réussi. Très rock, avec la présence de Because The Night, Rock'n'Roll Nigger, 'Til Victory et Privilege (Set Me Free), ce disque sorti après une petite pause dans la carrière de Patti (suite à un accident de scène ayant entraîné une convalescence) est un triomphe artistique absolu.

PATTI 2Peace And Noise (1997) : Pas mauvais en tant que tel, mais clairement le disque le moins percutant de Patti Smith. Il ne m'a jamais vraiment branché, ce Peace And Noise...

Bruce Springsteen :

BRUCE 1Darkness On The Edge Of Town (1978) : Une réussite incontestable, sorte de Born To Run (1975) épuré. Un disque intimiste et désabusé, rempli de grandes chansons comme Badlands, Candy's Room, Something In The Night, Adam Raised A Cain... Un chef d'oeuvre absolu de rock, le meilleur du Boss, qui n'a pourtant, entre 1973 et 1984, sorti que des réussites. C'est dire.

BRUCE 2Human Touch (1992) : La même année (ou un an après, je ne sais plus trop), le Boss sortira aussi Lucky Town, un disque sorti sous une pochette similaire (pour le graphisme) et qui sera constitué de quelques morceaux issus des sessions de Human Touch. Un disque plus court et plus réussi, pas excellent non plus. Human Touch, lui, qui décevra tout le monde à sa sortie (l'autre aussi !), est clairement le nadir de Springsteen, on en vient à se demander ce qui a poussé le Boss a enregistrer pareille nullité. Vraiment, je n'exagère pas, c'est nul, musicalement, et même visuellement (le graphisme donne lieu à penser que c'est un disque fait par un amateur)...

Steely Dan :

STEELY 1The Royal Scam (1976) : Pour moi, le meilleur, juste devant AJA et Pretzel Logic, qui sont eux aussi quintessentiels, d'ailleurs. C'est aussi mon préféré. Premier album résolument jazzy du groupe, et leur cinquième, The Royal Scam est leur album le plus cynique, aussi. 9 titres, dont Haitian Divorce, la chanson-titre, Kid Charlemagne, The Fez, Sign In Stranger... Un régal absolu pendant 41 minutes.

STEELY 2Two Against Nature (2000) : Même remarque que pour les Doors, The Police ou Dire Straits : ce disque n'est pas nul du tout, mais comparé aux précédents (le précédent direct date de 20 ans auparavant, d'ailleurs !) et au suivant (de 2003, le dernier à ce jour), ce huitième cru de Steely Dan n'est pas extraordinaire. On a de bons trucs, et le fait de réécouter Becker et Fagen après 20 ans de silence radio (les deux s'étaient fâchés, il me semble, aussi) est déjà, en soi, quelque chose de bien appréciable. Mais on préfèrera les précédents albums.

The Stooges :

STOOGES 1Raw Power (1973) : Produit par Bowie (le mixage ne plaira pas à Iggy, qui le refera en 1997 pour une réédition CD rendant enfin à l'album toute sa gloire destroy), c'est le meilleur album des Stooges, rebaés ici Iggy & The Stooges, d'ailleurs (ce qui ne plaira pas aux Stooges, Iggy excepté). Une bombe quasi punk, un disque féroce, court (33 minutes) et ultra violent et bourrin, un chef d'oeuvre absolu et culte.

STOOGES 2The Weirdness (2007) : Pourquoi revenir, les gars ? Hein, pourquoi ?

Hubert-Félix Thiéfaine :

HFT 1Alambic/Sortie-Sud (1984) : 7 titres, 7 monuments. Thiéfaine, victime d'un accident de moto, a le bras dans le plâtre, et le moral à zéro, il ne peut plus composer. Il écrit les 7 morceaux (pour 34 minutes, album le plus court d'HFT) et laisse à son pote Claude Mairet le soin de composer, ce qui explique que le disque est crédité aux deux, officiellement. Le résultat, un pur chef d'oeuvre de cold-wave glauque à la Play Blessures (Bashung), un disque parlant de mort, de sexe, de came, de tise, de dépression... Le meilleur de Thiéfaine, le plus radical... Le plus personnel...

HFT 2Météo Für Nada (1986) : J'ai essayé, mais si on excepte le premier et le dernier titre, je n'aime rien ici. HFT se lance dans la pop/new-wave, le résultat est le plus souvent désastreux, entre la production affligeante et les chansons insupportables (Zone Chaude, Môme, Precox Ejaculator...). Pour tout dire, l'album suivant, Eros Über Alles, du même genre, m'est plus appréciable, et pourtant, il sent pas bon, lui aussi !

Thin Lizzy :

THIN 1Jailbreak (1976) : Début de l'Âge d'Or du groupe. Un disque trop court (36 minutes), mais majeur, avec des classiques du groupe, The Boys Are Back In Town, Emerald, Jailbreak, Cowboy Song, Warriors... Essentiel pour tout fan de hard-rock qui se respecte.

THIN 2Chinatown (1980) : Le premier album réellement mauvais de Thin Lizzy. Par la suite, il y en aura encore un de pas terrible, mais Chinatown mérite vraiment d'être classé comme 'le pire' du groupe irlandais, car qu'est-ce qu'on se fait chier ! C'est sans surprise. L'Âge d'Or du groupe est révolu.

Toto :

TOTO 1Kingdom Of Desire (1992) : Jeff Porcaro (batteur) est mort, overdose. Le groupe, meurtri, lui dédie ce disque, le dernier qu'il a enregistré (il est mort après l'enregistrement, avant la sortie). Entièrement chanté par le guitariste Steve Lukather, le disque est très rock, limite heavy par moments, et offre de vraies merveilles, comme la chanson-titre, Wings Of Time, Don't Chain My Heart, 2 Hearts ou Gypsy Train. Peu de succès à sa sortie (sauf le single Don't Chain My Heart), mais probablement, très probablement même, le meilleur de Toto, le plus rock aussi. Le plus à même de plaire aux anti-Toto, d'ailleurs !

TOTO 2Through The Looking Glass (2002) : Entièrement constitué de reprises, ce disque est une insulte à la face de tous les fans de Toto. Je n'en dirai pas plus, car c'est si pourri que ça ne mérite que du mépris.

T-Rex :

T REX 1Electric Warrior (1971) : Une claque dans le genre glam-rock. Un disque parfait, le revirement glam-rock de T-Rex après des albums de folk sortis sous le nom de Tyrannosaurus Rex. Mambo Sun, Get It On, Cosmic Dancer, Rip-Off (au son curieusement inférieur, en qualité, que pour les 10 autres morceaux...), The Motivator ou Planet Queen sont autant de chefs d'oeuvre du genre. Production réussie de Tony Visconti, pochette grandiose d'Hipgnosis, Electric Warrior est une tuerie.

T REX 2Bolan's Zip Gun (1975) : Après quelques albums parfois méconnus et étranges, mais pas ratés du tout (Zinc Alloy And The Hidden Riders Of Tomorrow, Tanx), T-Rex, en réalité essentiellement Marc Bolan (chant, guitare) livre ce Bolan's Zip Gun très fadasse. Méconnu (pléonasme), cet album ne plaira, à la rigueur, qu'aux fans absolus de T-Rex, qui pardonneront sa faiblesse. Sinon, sans grand intérêt...

U2 :

U2 1The Joshua Tree (1987) : U2 à son zénith. Produits par Eno et Daniel Lanois, les Irlandais de Bono et The Edge livrent le disque de la maturité, un album grandiose, LE disque à posséder du groupe, même si on ne l'aime pas (le groupe). Un album puissant et en même temps fragile, engagé, rempli de grandes chansons, dont trois gros tubes placés en ouverture. U2 ne s'en remettra jamais. Nous non plus.

U2 2Pop (1997) : Après un Zooropa cyberpunk en 1993 (un disque mineur, mais appréciable de temps à autre), U2 continue dans sa lancée avec Pop, encore plus cyberpunk et industriel, technoïde, et surtout, dance. Brian Eno, qui produisait ou coproduisait tous les U2 depuis 1984 (à l'exception de Rattle And Hum), se barre, ne voulant pas produire un disque de disco/eurodance. Il devait sentir que le disque serait de la merde. Et c'est de la merde, autant se dire les choses en face ! U2 à son nadir.

Van Der Graaf Generator :

VDGG 1Godbluff (1975) : Une claque dans la gueule. 4 morceaux (pour 37 minutes), 4 triomphes, notamment The Sleepwalkers et Arrow. Le chant de Peter Hammill (sa voix a été comparée à la guitare d'Hendrix) est tétanisant, le groupe livre ici une performance hallucinante et hallucinée, pour son premier disque métallique, un revirement aussi réussi que celui de King Crimson en 1973/1975. Godbluff est clairement le meilleur de Van Der Graaf Generator. Une bombe de rock progressif et expérimental.

VDGG 2World Record (1976) : Le dernier volet de la trilogie Godbluff/Still Life/World Record. Le plus long, le moins bon, un eu ennuyeux par moments. Ps mauvais, mais on sent une vraie chute de qualité, une baisse de niveau. Plus court, l'album aurait été plus intéressant et réussi, il dure quand même plus de 50 minutes pour 5 titres !!

Van Halen :

VAN HALEN 1Van Halen (1978) : Ca reste clairement leur meilleur album. Et c'est leur premier. Avec ce premier opus éponyme, Van Halen s'impose directement comme un groupe de hard-rock sur lequel il faudra compter. Notez que je n'ai jamais été fan du groupe, en fait, mais ce premier opus, la vache, c'est une pure réussite !

VAN HALEN 21984 (1984) : La suite sera pitoyable elle aussi, mais 1984, dernier album avec David Lee Roth (chant) pendant un bon moment, est le premier à être vraiment honteux. Trop de synthés, et malgré un Jump sympa, le reste sonne creux, sans âme, sans intérêt. 33 minutes (en plus ! Les albums du groupe sont souvent courts) très ratées. Plus que les moins bons Van Halen sortis précédemment (Diver Down).

The Velvet Underground :

VU 1The Velvet Underground & Nico (1967) : Un album majeur, sous sa pochette warholienne et bananière. 11 morceaux (dont trois chantés par Nico, qui devait à la base tout chanter, selon les souhaits de Warhol, mais Lou Reed refusera), 11 sommets. Classiques à la pelle, ambiance glauque et décadente, interprétation marquante, ce disque est une tuerie de rock psychédélique. La naissance d'une légende du rock.

VU 2The Velvet Underground (1969) : Pas mauvais, je sais, mais de tous les albums du Velvet, c'est celui que je trouve le moins percutant, malgré de très bonnes chansons. Oui, je sais, en 1973, le groupe, alors uniquement constitué du bassiste/chanteur Doug Yule, sortira Squeeze, un disque très mal aimé et jamais édité en CD, mais Squeeze ne compte pas, Yule lui-même ne voulait pas le sortir sous l'appelation Velvet Underground. Et il n'est pas mauvais, d'ailleurs. Ce disque de 1969, le premier avec Yule, n'est pas non plus mauvais, mais je ne l'aime pas vraiment, voilà !

Laurent Voulzy :

VOULZY 1Caché Derrière (1992) : Lys & Love, son dernier en date, est à égalité le meilleur de Lolo avec ce disque, son troisième, et son premier en 9 ans (et il remettra 9 ans avant d'en refaire un, en 2001). Une réussite quasi totale, malgré un morceau un peu fadasse, Ta Plage Beach Boy. Le reste est tout simplement divin dans le genre. Voulzy, quoi (et Souchon pour les textes) !

VOULZY 2La Septième Vague (2006) : Soyons honnêtes, ce disque n'est pas mauvais. C'est juste qu'il est inférieur en terme de qualité aux autres albums de Lolo. Un disque entièrement constitué de reprises de chansons estivales, de slows, francophones ou anglophones. Dans le genre, c'est commercial, parfois soupe, mais globalement assez sympathique. Mineur, certes, mais pas honteux, même si Voulzy a fait mieux avec tous ses autres albums !

The Who :

WHO 1Who's Next (1971) : Le sommet des Qui, un disque fait pourtant à la va-vite après que le groupe se soit rendu compte que leur projet conceptuel Lifehouse ne fonctionnait pas, n'était pas cohérent et réussi. Ils ont pris les meilleurs morceaux, y ont rajouté un titre en plus (My Wife) et ont fait ce disque sorti sous une très amusante pochette. Le groupe a toujours considéré ce disque majeur comme un ratage, à cause de sa gestation douloureuse, mais c'est bel et bien leur sommet.

WHO 2It's Hard (1982) : En revanche, ce disque, un des derniers albums du groupe, un des quelques faits après la mort de leur batteur fou Keith Moon, est vraiment une bonne grosse chiure de mouche comme on en fait que rarement. A fuir !!

Neil Young :

NEIL 1Tonight's The Night (1975) : L'album préféré de Neil Young et de la majorité des fans et critiques. 45 minutes (tout rond) de folk et de rock très sombre, l'album ayant été fait après la mort par overdose de deux relations du Loner. Un disque très sombre, dépressif, glauque, noir comme sa pochette. Le Loner chante parfois faux (il était bourré pendant l'enregistrement, c'est notoirement connu), mais avec une sincérité qui force le respect. Un chef d'oeuvre.

NEIL 2Everybody's Rockin' (1983) : Durée très fainéante, mais aussi très appréciable (vu le niveau de ratage de l'album) pour ce disque de rockabilly : 25 minutes à tout sauter ! Un disque minable, aucun autre mot ne convient. Le Loner a fait des chiures, celle-là est digne de votre pire cauchemar musical.

Frank Zappa :

ZAPPA 1Hot Rats (1969) : Le deuxième album solo de Zappa (après Lumpy Gravy) est aussi son meilleur, ce qui ne signifie pas que par la suite, ça ne soit pas bon, au contraire ! Mais là, c'est juste parfait du début à la fin...La perfection se passe de commentaires.

ZAPPA 2Ship Arriving Too Late To Save A Drowning Witch (1982) : J'ai envie de dire que ce disque possède une pochette à la hauteur de son contenu. Oui, la pochette est moche. Le titre de l'album est con comme la Lune. Le duo (Valley Girl) avec Moon Unitt (fille de Zappa) est nul. Tout est nul. Pauvre Zappa.

ZZ Top :

ZZ 1Degüello (1979) : Un régal de country/boogie/rock, un disque encore une fois trop court (34 minutes), mais parfait dans son genre. Le premier album du groupe en trois ans de repos (leur précédent, Tejas, date de 1976), et ils sont revenus avec des cuivres, joués par eux-mêmes, et le début des vraies barbes. Un album renversant avec notamment Cheap Sunglasses et I'm Bad, I'm Nationwide. A noter, leur ultime grand album...

ZZ 2Mescalero (2003) : Je n'ai même pas envie de savoir si c'est leur dernier album à ce jour (je crois que oui, mais je n'en suis pas sûr). Rien qu'une seule écoute m'a donné envie de gerber. Oui, c'est mauvais à ce point-là, et pourtant, les ZZ Top ont livré par le passé quelques atrocités comme XXX, Afterburner ou Recycler...