the_artist_9992_north_400x

Césars du meilleur réalisateur, meilleure actrice, meilleure musique, meilleurs décors, meilleur film... Golden Globes du meilleur acteur dans une comédie ou film musical, meilleure musique, meilleur film de comédie ou musical... Prix d'interprétation masculine à Cannes, plus la Palme Dog pour le chien Huggy... Meilleur film, meilleur réalisateur aux New York Film Critics Circle Award... BAFTA du meilleur acteur, meilleur réalisateur, meilleur film, meilleure musique de film, meilleure photographie... Oscars du meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleure musique de film, meilleurs costumes, meilleur acteur... Et il y en à d'autres. Plus les nominations, qui sont déjà une partie de la victoire. Rien à dire, The Artist de Michel Hazanavicius est un triomphe. Commercial, artistique, populaire. Le film, muet, en noir & blanc, est une réussite absolue. Un film tel que The Artist, sans paroles, devait avant tout posséder une bande-son à la hauteur. C'est un fait, la musique du film, essentiellement signée Ludovic Bource, est une réussite, elle aussi. On a ici 24 morceaux, pour un CD presque rempli à fond. Quasiment tout est signé Bource, excepté un morceau de Duke Ellington (Jubilee Stomp), un d'Alberto Ginastera (Estancia Op.8), un de Rose Murphy (Pennies From Heaven) et un de Red Nichols & His Five Pennies (Imagination).

ludovic-bource-afp

Ludovic Bource et son nouvel ami, le petit Oscar

Faire du neuf avec du vieux, tel était le challenge donné à Bource, qui n'en est pas à sa première collaboration avec Hazanavicius (les deux OSS 117, notamment). Le film se passe dans les années 20/30, il fallait donc faire de la musique ancienne, mais sans puiser dans les vieux morceaux. La musique du film s'inspire d'anciens morceaux, essentiellement symphoniques, mais ce ne sont pas des reprises. Enregistrées à Bruxelles par des orchestres jazz et philharmonique, la bande-son de The Artist est un complément indissociable du film. C'est un des éléments les plus importants du film avec la photographie (qui donne vraiment l'impression que le film date de l'époque où il se passe) et les acteurs (Dujardin mérite ses récompenses, Bérénice Béjo aurait du en avoir plus). Pas de paroles, donc tout passe par la musique. Bien que souvent très courts, les 24 morceaux sont superbes. Difficile, voire impossible, d'en citer un, c'est l'ensemble qui vaut le coup.

the-artist

 Alors, certes, on peut reprocher au disque d'être trop long (il l'est, même si, musicalement, c'est réussi), ainsi qu'à pas mal de morceaux de se ressembler. Le problème des musiques de films, c'est que ça fonctionne souvent nettement moins bien quand on l'écoute comme ça, plutôt que quand on l'écoute en regardant le film (quand on voit le film, donc), à moins d'avoir des bandes-sons vraiment puissantes, comme les musiques des films de Kubrick, ou celle d'Apocalypse Now, par exemple, le genre de bande originale qui parvient à faire son effet même sans l'image avec. Celle de The Artist est sublime, elle fonctionne mieux avec le film que séparément, mais elle est ultra conseillée aux amateurs de bandes-sons. Dans le genre, c'est donc une incontestable réussite qui mérite ses récompenses (le film et son équipe aussi) !

The Artist Overture

1927 A Russian Affair

George Valentin

Pretty Peppy

At The Kinograph Studios

Fantaisie D'Amour

Waltz For Peppy

Estancia Op. 8 (Danzas Del Ballet : II. Danza Del Trigo)

Imagination

Silent Rumble

1929

In The Stairs

Jubilee Stomp

Comme Une Rosée De Larmes

The Sound Of Tears

Pennies From Heaven

1931

Jungle Bar

L'Ombre Des Flammes

Happy Ending...

Charming Blackmail

Ghostes From The Past

My Suicide (Dedicated To 03/29/1967)

Peppy And George