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Sorti en 1997, Stockholm est un album de Jean-Louis Aubert. C'est un disque totalement à part dans la discographie solo de l'ex-leader de Téléphone, carrière solo lancée en 1987. Stockholm, qui fête donc les 10 ans de la carrière d'Aubert, est un disque enregistré, ou plutôt, conçu, dans la douleur. Aubert, selon la petite histoire de la genèse de l'album (un album qui, en un peu moins d'une heure, aligne 13 titres plus un instrumental de 13 secondes sans titre - il est crédité par le petit logo du recto de pochette - en ouverture), se serait fait, un jour, voler son carnet de notes avec les chansons, les mélodies, etc, bref, tout ce dont il avait besoin pour enregistrer l'album. Il est alors parti en Suède, à Stockholm, afin de se ressourcer, et de tout recommencer. L'album a été enregistré dans plusieurs studios (à Stockholm, mais aussi à Paris), avec plusieurs producteurs (enfin, c'est Aubert qui produit le disque, mais l'album a été enregistré par plusieurs personnes différentes, en fonction des studios). Au final, c'est notamment Raphaël, le futur chanteur de Caravane, qui a mixé l'album.

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Un album assez varié, étonnant, décalé, à part dans la discographie d'Aubert, un disque qui mise avant tout sur les recherches musicales (rien qu'en regardant la pochette, on sait que Stockholm sera à part et assez innovant : on a l'impression, sur la pochette, qu'Aubert se trouve dans un laboratoire...), un album qui sonne parfois comme du Prodigy, du Primal Scream à la française, et en nettement moins bon. Comme du Beck (Hansen, pas Jeff), ou du Blur période 13. Pas rock, mais assez proto-technoïde, Stockholm ne contient au final que peu de bonnes chansons : Le Jour Se Lève Encore sera un tube (et une chanson au final assez basique, classique, par rapport au reste de l'album, enfin, à sa majorité), la chanson-titre, assez bourrine, est pas mal, Océan aussi, ainsi que Abandonne-Toi, mais au final, l'album déçoit énormément, est longuet, inégal... Si vous avez aimé ce qu'Aubert a fait avec Téléphone ou avec ses albums Plâtre Et Ciment et H, alors vous serez immanquablement déçu avec ce disque. Et si vous n'aimez pas Aubert en général, en solo ou avec son groupe (perso, avec Téléphone, j'adore, mais en solo, j'ai du mal, beaucoup de mal), alors, aucun risque d'apprécier, à moins d'être maso.

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Au bout du compte, Stockholm, quatrième opus solo de Jean-Louis Aubert, est un ratage, donc. Dommage, car Aubert en a chié pour le faire, entre coups du sort (vol de ses notes, il a du tout refaire) et incertitudes quant au résultat final (quand on expérimente, quand on se lance dans l'innovation, c'est pile ou face). Pas ou peu de tubes, un disque boursouflé et longuet, trop recherché par moments pour vraiment plaire (sauf si on aime ce genre de musique électro), l'album, très méconnu, est en quelque sorte à oublier. Aubert fera vraiment mieux par la suite, même si ce n'est pas non plus du grand rock français (Comme Un Accord, Roc Eclair).

[sans titre]

Stockholm

Océan

Le Jour Se Lève Encore

La P'tite Semaine

Vivant Poème

Abandonne-Toi

Je Crois En Tout, Je N'Croix En Rien

Le Milieu

La Suite

Tombe De Haut

Fais Ton Voyage

Baltic