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Attention, album mémorable en vue (je précise que, pour l'agencement des faces, je ne suis sûr de rien, n'ayant pas le vinyle ; il est même plusque probable que l'album initial de 1964 ne contienne pas 15 titres, mais moins, c'était courant à l'époque). Olympia 1964 est, comme son nom l'indique, un album live, enregistré les 16 et 17 octobre 1964 dans la grande salle de l'Olympia, à Paris, et c'est, aussi et surtout, un album de Jacques Brel, le Grand Jacques, comme on l'appelle affectueusement et respectueusement. Grand par la taille (c'était une perche), grand par le coeur, car il se livrait tout entier sur ses chansons et devait sans aucun doute être un homme d'une grande gentillesse et générosité (ça se sent), et grand, surtout, par le talent, un des plus grands chanteurs au monde (Bowie, immense fan, dira de lui que c'est amusant de constater que le plus grand chanteur en français est belge !). Long de 48 minutes, Olympia 1964 offre 15 titres, tous merveilleux, et est aussi connu sous le titre Enregistrement Public : Olympia 1964.

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Visuel de la réédition CD de 1988, l'ancienne

Que dire face à ce live fantastique ? Olympia 1964, avec Brel, Gérard Jouannest (son vieux complice de toujours) et un orchestre dirigé par François Rauber, offre donc une ribambelle de grandes chansons, les classiques absolus, intouchables, de Brel. Interprétation époustouflante, fulgurante, de Jacques Brel, qui fait de chacun de ces morceaux un moment magique, drôle (Le Tango Funèbre, Les Bourgeois, Mathilde), tendre (Les Bonbons, Les Vieux), lyrique (Amsterdam, Le Plat Pays) ou triste (Jef, Le Plat Pays aussi). Que dire face à ce Jef qui a totalement influencé le Manu de Renaud (même sujet, sauf que là, ce sont deux clochards paumés et pas deux loubards), qui filerait des larmes à un canapé convertible ? Que dire face à ces Bourgeois impayables, Les bourgeois, c'est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient..., et que dire face à Les Toros, Au Suivant, Madeleine ou Les Jardins Du Casino ? Et surtout, surtout, Le Plat Pays, description lyrique, triste, juste et empesée de sa Belgique, ou bien encore le grand, l'immense Amsterdam (que Bowie, vu qu'on parlait de lui plus haut, reprendra très bien), et qui ouvre le bal avec force et puissance ?

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Rien à jeter sur Olympia 1964, un des meilleurs albums de Jacques Brel et un des meilleurs albums de chanson française (francophone vu la nationalité de Brel). L'ouragan que tout Paris attendait, tel est ce que Jacques Chancel, dans un article de journal de l'époque, disait à propos de ces concerts mythiques d'octobre 1964 que Brel a immortalisés ici avec ce live qui fait définitivement partie des meilleurs live au monde, hé oui, carrément. L'album fait même partie de la longue liste, en fait un livre, intitulée 1001 albums à écouter avant de mourir, livre par ailleurs anglophone (traduit en français, je l'ai) et ne contenant quasiment aucun album francophone. Vous dire donc si Olympia 1964, avec ses interprétations éblouissantes de quelques unes des plus grandes chansons de Brel, vous dire donc si cet album assure et est à écouter à tout prix !

FACE A

Amsterdam

Les Timides

Le Dernier Repas

Les Jardins Du Casino

Les Vieux

Les Toros

Le Tango Funèbre

FACE B

Le Plat Pays

Les Bonbons

Mathilde

Les Bigotes

Les Bourgeois

Jef

Au Suivant

Madeleine