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Pour ce 190ème Track-by-track, j'ai décidé de vous offrir un article assez particulier, sur un album assez particulier : Metal Machine Music de Lou Reed, sorti en 1975, à l'époque double album (depuis simple CD de 64 minutes) de quatre titres de 16 minutes. Un disque qui scandalisera, les retours magasin avec remboursement seront légion. Mais un disque légendaire, aussi, avec des notes de pochtte qui mettaient directement les choses au clair, dès le départ (Lou dit que la majorité des gens, et il ne peut pas les blamer pour ça, n'aimeront pas du tout ce disque), que voici décortiqué, morceau par morceau (non, ne vous barrez pas, je déconne) :

Metal Machine Music #1 : Kkkkrrrrrriiiiiooooouuuiiikkkkkkrrrrrrfrkkkrttrrroooxxxddoooooorrrrrrrkkkrrrkkkkkkkkkkkffffffffhhhhhzzzzzrrrtkkkkkkkkkkkkk...

Metal Machine Music #2 : Kkkkrrrrrriiiiiooooouuuiiikkkkkkrrrrrrfrkkkrttrrroooxxxddoooooorrrrrrrkkkrrrkkkkkkkkkkkffffffffhhhhhzzzzzrrrtkkkkkkkkkkkkk...

Metal Machine Music #3 : Kkkkrrrrrriiiiiooooouuuiiikkkkkkrrrrrrfrkkkrttrrroooxxxddoooooorrrrrrrkkkrrrkkkkkkkkkkkffffffffhhhhhzzzzzrrrtkkkkkkkkkkkkk...

Metal Machine Music #4 : Kkkkrrrrrriiiiiooooouuuiiikkkkkkrrrrrrfrkkkrttrrroooxxxddoooooorrrrrrrkkkrrrkkkkkkkkkkkffffffffhhhhhzzzzzrrrtkkkkkkkkkkkkk...

Au final, un seul mot convient : zarb'. Metal Machine Music, c'est donc 64 minutes de bruit blanc, de larsen, de feedback de guitare électrique. Comment Lou a fait ce disque ? Oh, il a du brancher sa guitare sur un ampli, faire du feedback, enregistrer, et partir boire un coup pendant un peu plus d'une heure, les mecs, pas plus compliqué que ça. A la fois oeuvre d'art contemporaine underground et foutage de gueule (même si ce disque est plus une ode  la liberté musicale, RCA l'ayant laissé faire ce disque, après tout), cet album sortira, aussi étonnant que ça puisse paraître, même si RCA, la maison de disques de Lou, ordonnera à Lou de ne plus jamais refaire ça, et même si Lou partira de RCA en 1976 après un Coney Island Baby monumental et très soft. Un disque tel que celui-là, plus personne ne pourrait le refaire de nos jours, on le devine aisément. On adore ou on déteste, mais on ne reste pas indifférent à ce disque inécoutable (je l'ai cependant écouté deux fois en entier depuis les 8 ans que je le possède) et qui a, qu'on le veuille ou non, marqué l'histoire de la musique (n'est-ce pas les prémices de la techno et de l'indus, à la Aphex Twin ou Autechre ?)...