Voici une liste des meilleurs (pour moi) albums de post-punk : new-wave et cold-wave, avec un tout petit peu (deux albums) d'électro. Amateurs de post-punk, vous serez comblés ! Par ordre chronologique :

46229660_pIggy Pop : The Idiot (1977) : Enregistré à Hérouville, en même temps que le disque suivant dans la liste, et qui est tout aussi important que The Idiot pour le son post-punk. Première vraie oeuvre solo de l'Iguane, et sans aucun doute sa meilleure, produit par Bowie, l'album contient de pures merveilles, parfois sombres comme un tunnel dans la nuit (Mass Production, Sister Midnight). Et un tube, que Bowie reprendra : China Girl. Immense. Dernier disque écouté par Ian Curtis avant son suicide par pendaison...

42529731_pDavid Bowie : Low (1977) : Expérimental, de premier volet de la trilogie berlinoise, ou trilogie Eno (car Brian Eno collabore aux trois volets et les a enregistrés avec Bowie) a été enregistré à Hérouville (seul le deuxième volet de la trilogie, plus bas dans la liste, a été fait à Berlin). Franchement fantastique, avec sa face A constituée de petites chansonnettes à moitié démos et avec sa face B constituée de quatre instrumentaux glaçants (Warszawa). Vous cherchez le meilleur de Bowie ? Ne cherchez plus.

47206969_pSuicide : Suicide (1977) : 32 minutes en Enfer. Littéralement. Chant déglingué, fantômatique, hystérique, d'Alan Vega, un malade qui tapait sur le public pour l'empêcher de sortir de la salle, ou pour se défendre des coups qu'il recevait d'eux ; et la musique...une boîte à rythmes et un clavier pourri (volontairement) joués par Martin Rev, caché derrière de grosses lunettes de ski. Minimaliste, choquant, effrayant (Frankie Teardrop...je le certifie, tous ceux qui écoutent ce morceau pour la première fois en tremblent, et les fois suivantes ne sont guère plus apaisées). Le groupe préféré de Christophe, de Springsteen aussi (en tout cas, un des préférés de ces deux artistes si différents, mais s'étant tous deux inspirés de Suicide parfois). Un groupe, également, aussi adulé que haï dans le monde du rock, mais un des plus essentiels.

42624981_pDavid Bowie : "Heroes" (1977) : Enregistré à Berlin, face au Mur de la honte (le studio le collait). Un disque froid, rempli d'air glacial, d'instrumentaux flippants (Sense Of Doubt) ou enivrants (Moss Garden), et de chansons imparables (la chanson-titre, Blackout). Malgré un Sons Of The Silent Age nul, ce disque assure totalement. Encore un sommet de la collaboration Bowie/Eno (et Robert Fripp, aussi).

47130024_pWire : Pink Flag (1977) : Là, c'est du lourd : 35 minutes...21 titres ! Le plus long n'atteint pas 4 minutes (Strange)... C'est à la fois punk et new-wave, avec un chanteur (Colin Newman) qui, par la suite, collaborera, sur Novice, avec Alain Bashung, en 1989. L'album est assez barré, on sent une cohérence dans l'incohérence apparente de l'album, dans son chaos (ça va très vite !). Un disque essentiel, le meilleur de Wire (bien que Chairs Missing soit également à écouter).

42629898_pElvis Costello : This Year's Model (1978) : Le disque punk d'Elvis Costello, et son deuxième. Court mais admirable, l'album montre le binoclard en rogne contre tout et n'importe quoi (prix du loyer, came, filles, mode, société, gouvernement...). Sous une pochette volontairement rétro se cache un disque faussement joyeux (mélodies parfois guillerettes, comme Lip Service, Living In Paradise), et vraiment hargneux.

Magazine___Real_LifeMagazine : Real Life (1978) : Avec au chant un certain Howard Devoto, ex du groupe de punk-rock The Buzzcocks, Magazine frappe un grand coup avec ce premier album très expérimental, dans la lignée de Devo, Pere Ubu ou PiL. Un disque fédérateur pour tout un mouvement. Difficile d'accès, mais franchement remarquable !

42334363_pPublic Image Limited (PiL) : Public Image (First Issue) (1978) : Totalement barge (d'ailleurs, Theme, 9 minutes de boucan infernal et en même temps magnifique, sera utilisé dans les asiles, par les psys, pour prouver à leurs patients suicidaires qu'ils ne sont pas seuls à souffrir, pour les aider à remonter la pente). Aussi punk qu'expérimental, le premier album du deuxième groupe de John Lydon (alias Johnny Rotten) après les Sex Pistols est une réussite absolue. Totalement délirant parfois (Fodderstompf), et purement jubilatoire (Public Image, Low Life, Religion II). Ils feront encore plus fort un an plus tard.

50655477_pPere Ubu : The Modern Dance (1978) : C'est tellement expérimental qu'à côté, Trout Mask Replica de Captain Beefheart (pas dans la liste, car datant de 1969, autrement dit, pas post-punk du tout !) ressemble à du Phil Collins sous Valium. C'est totalement givré (Sentimental Journey, qui n'a de sentimental que son titre), et par moments, notamment lors de la première écoute, assez inécoutable. Il faut de la patience pour en venir à bout, mais une fois apprivoisé, l'album est un petit diamant.

51664452_pDevo : Q : Are We Not Men ? - A : We Are Devo (1978) :  Les fous de Devo, avec leurs tenues invraisemblables sur scène. Je ne suis pas fan du groupe (qui est un des plus cultes de sa génération), mais il faut bien reconnaître que ce disque au titre à rallonge et une pure réussite post-punk. Bien barré !

44714206_pKraftwerk : The Man Machine (1978) : Electro plus que new-wave, mais c'est une réussite incontestable, le sommet des Allemands de Kraftwerk. De The Robots au tube The Model en passant par Spacelab et Neon Lights, c'est 36 magistrales minutes. Ja tvoï sluga, ja tvoï rabotnik...

52553293_pSiouxsie & The Banshees : The Scream (1978) : Certes, la voix de Siouxsie Sioux est parfois horripilante, certes le remastering de l'album est raté (le son est tel qu'il est difficile d'écouter l'album aujourd'hui, mieux vaut avoir le vinyle). Certes, Hong Kong Garden, immense chanson, n'est pas sur le disque (sauf en CD, bonus-track, ah ah). Mais sinon, que dire ? Remarquable (Jigsaw Feeling, Carcass).

49916986_pMarianne Faithfull : Broken English (1979) : La dame à la voix grinçante nous livre ici son sommet, un disque rock, puissant, rempli de sonorités new-wave (Broken English, The Ballad Of Lucy Jordan). Reprise immense, meilleure que l'original, du Working Class Hero de Lennon. Un Guilt parfait, un Why D'Ya Do It scandaleux et sexuel...Un disque court (37 minutes), mais fondamental.

47632267_pJoy Division : Unknown Pleasures (1979) : Les connaisseurs savent bien ce que ce disque, le premier du groupe (ils en ont fait deux) et le seul sorti du vivant de Ian Curtis, vaut. Il est tout simplement immense. Parfois assez remuant (Shadowplay, meilleure chanson de l'album, She's Lost Control), parfois plus lourd (Day Of The Lords, New Dawn Fades), cet album est froid comme la pierre, et totalement réussi.

42469163_pPublic Image Limited (PiL) : Metal Box (1979) : Triple album à sa sortie (il ne dure que 60 minutes, donc les trois disques vinyle étaient constitués de sillons très étendus...), vendu dans un boîtier rond en métal, d'où le titre, cet album est une pure merveille expérimentale (Chant, Radio 4), avec des envolées rock incroyables (Albatross, Swan Lake). Grandiose, mais glacial, limite flippant.

17_Stranglers___The_Rave_1The Stranglers : The Raven (1979) : Je ne suis pas particulièrement fan des Etrangleurs, mais ce disque, leur deuxième, est probablement leur sommet. La chanson-titre, Duchess, Dead Loss Angeles, autant de grandes chansons, pour un disque aujourd'hui très méconnu (hélas), et faisant partie des joyaux du genre. Immense !

49432305_pTalking Heads : Fear Of Music (1979) : Produit par Brian Eno, avec la participation de Robert fripp sur I Zimbra. Ce disque, sous sa pochette froide, sombre et métallique, est tout simplement le sommet des Heads. Drugs, Cities, I Zimbra, Air, Mind, Heaven, autant de merveilles absolues, tribales ou expérimentales, rock ou pop. Un album tout simplement parfait, aucune mauvaise chanson, production d'enfer, interprétations de folie...

42563364_pGang Of Four : Entertainment ! (1979) : Ces Anglais gauchistes, très engagés (textes hautement virulents) ont influencé R.E.M., U2, les Red Hot Chili Peppers, Nirvana, j'en passe. Malgré un côté très engagé à l'extrême-gauche (rien que la pochette rouge, avec ses dessins situationnistes, donne le ton) qui, aujourd'hui, m'épuise (ça donne parfois l'effet d'écouter un discours politique gauchiste à la Krivine/Besançenot/Laguillier sur fond musical), l'album est remarquable. Surtout la face A et, sur la B, At Home He's A Tourist.

51779102_pXTC : Drums And Wires (1979) : Très pop parfois (Making Plans For Nigel, un tube pour XTC, tube mineur mais tube quand même), cet album à la pochette hideuse comme un cul de babouin irradié est une réussite, agrémentée de trois titres en plus sur le CD, passant de 12 à 15 titres. Parfois un peu longuet, il faut le reconnaître, et je ne sais pas si c'est le sommet d'XTC (se prononce 'ecstasy') car je ne connais que cet album. Mais ce qui est sûr, c'est que Drums And Wires a fait date dans le post-punk !

53243566_pBlondie : Parallel Lines (1979) : Le meilleur de Blondie, un disque à la fois rock (Hanging On The Telephone), pop (Sunday Girl), punk (One Way Or Another), disco (Heart Of Glass), planant (Fade Away And Radiate avec Robert Fripp). Un joyau absolu, même si I'm Gonna Love You Too est assez mauvaise. Grand disque !

51669967_pYoung Marble Giants : Colossal Youth (1980) :  15 sommets minimalistes de la part d'un groupe que l'on peut voir comme la réponse anglaise et apaisante aux Américains de Suicide. Un disque unique, le seul des YMG, et un album tout simplement indispensable et culte. Fantastique.

42851627_pJoy Division : Closer (1980) : Rien à dire, de Atrocity Exhibition à Decades, ce dernier cru du groupe, sorti après le suicide de son chanteur, est immense. Un disque impressionnant, littéralement.

50258111_pSimple Minds : Empires And Dance (1980) : Le disque ultime des Minds pour moi. I Travel, This Fear Of Gods, Celebrate, Twist/Run/Repulsion, Constantinople Line sont juste immenses. Sous sa pochette dictatoriale, un disque qui l'est tout autant, un sommet oppressant, mais contenant quelques bribes du futur du groupe (I Travel). Remarquable !

50419247_pTalking Heads : Remain In Light (1980) : Pas aussi immense que Fear Of Music, mais ce dernier Heads produit par Eno (Adrian Belew participe à l'enregistrement aux guitares : The Great Curve) est juste immense, de Listening Wind à Born Under Punches (The Heat Goes On). Admirable.

42152821_pThe Cure : Seventeen Seconds (1980) : 35 minutes glaçantes, mais le groupe fera encore plus sombre et jusqu'auboutiste par la suite. Un disque contenant un gros tube (A Forest) et quelques pépites aujourd'hui encore inoubliables (la chanson-titre). Magnifique.

51704646_pMarquis De Sade : Rue De Siam (1981) : LE disque de new-wave et de cold-wave français. Rien à jeter, un disque puissant, glauque, chanté principalement en anglais, et qui deale avec tous les sujets tabous possibles : came, maladie, guerre, folie, oppression, sadisme SM, sexe, cruauté, violence, suicide, dictature...Un grand chef d'oeuvre à la pochette oppressante, un sommet de rock français (un groupe originaire de Rennes, le nom du disque est tiré d'un quartier chaud de la ville).

frontKing Crimson : Discipline (1981) : Le retour du Roi après 7 ans d'absence, et sous un line-up de folie (Fripp, Belew, Levin, Bruford). Premier volet d'une trilogie pop progressive, un disque court (37 minutes) et totalement maîtrisé, aux influences très Talking Heads (vocalement aussi). Magistral.

56381081_pThe Gun Club : Fire Of Love (1981) : Du blues-rock à la sauce psychopathe, un disque violent, sanguinolent et jouissif de bout en bout. Jeffrey Lee Pierce y chante comme un damné (Preaching The Blues).

42324018_pThe Cure : Faith (1981) : Encore plus sombre que le précédent, un disque inoubliable avec, entre autres, The Drowning Man ou Other Voices. Un disque mal aimé à sa sortie, et on se demande bien pourquoi, tant il est admirable...

49135442_pAlain Bashung : Play Blessures (1982) : Le sommet de Bashung selon moi, et mon disque français préféré. Quasi entièrement écrit par un certain Serge Gainsbourg (un illustre inconnu qui ne perçera jamais...je déconne, évidemment !), ce disque dépressif est un diamant brut influencé par Suicide, Kraftwerk, The Cure et Bauhaus. Immense. Et bide à sa sortie, la France n'était pas prête à entendre ça (l'album est, depuis, totalement réhabilité, heureusement).

50383323_pThe Church : The Blurred Crusade (1982) : De la pop aux accents parfois new-wave, par un groupe australien aujourd'hui un peu oublié. Le chanteur possède une voix parfois soûlante, mais les chansons sont magnifiques (Fields Of Mars). Magnifique !

42399404_pThe Cure : Pornography (1982) : Âmes sensibles, s'abstenir : ce disque, le meilleur du groupe, est leur plus sombre, et le plus sombre jamais enregistré, une descente aux Enfers en mode musical. Depressif, violent, sanglant, glauque, totalement réussi, ce disque est un joyau brut et oppressant.

52109150_pThe Gun Club : Miami (1982) : Tout aussi réussi que Fire Of Love (certains, même, le trouvent meilleur, et je ne suis pas loin de penser la même chose), ce deuxième disque du Gun Club assure, encore une fois, totalement. Du blues destroy aux accents punk !

52149416_pWall Of Voodoo : Call Of The West (1982) : De la new-wave mélangée, parfois, à de la country, pour un disque remarquable. Si la voix de Stanard Ridgeway est soûlante parfois, les classiques abondent : Tomorrow, Lost Weekend, Factory, la chanson-titre...Un grand disque oublié.

52516405_pJad Wio : Contact (1982) : De la new-wave sexuellement chargée (en perversions...), un disque glauque et difficile, mais, en même temps, totalement parfait, bien qu'un petit peu daté (3615 Mad Sex). Groupe méconnu et un peu beaucoup inégal, mais Contact est excellent.

51456866_pIndochine : Le Péril Jaune (1983) : Oui, je sais, Indochine. Je chie sur ce groupe. Mais pas sur ce disque, leur premier album long-format (et deuxième disque tout court), contenant des titres aussi parfaits que Kao Bang ou La Sécheresse Du Mékong. Une sorte d'album-concept sur l'Asie, sorti sous une pochette assez moche, mais, franchement, ce disque est bon, chose unique pour le groupe. S'il n'en fallait qu'un d'eux...

EAB_Porcupine_albumcoverEcho & The Bunnymen : Porcupine (1983) : Sans doute le sommet d'un groupe que j'avoue ne pas adorer (juste que je reconnais leur talent). 45 sublimes minutes, de Clay à la chanson-titre en passant par God Will Be Gods et My White Devil. Avec, en plus, une assez jolie pochette. Ce disque est un des sommets de 1983 !

42327427_pSimple Minds : New Gold Dream ('81/'82/'83/'84) (1983) : Un des sommets des Minds, un disque fort, puissant, mais desservi par une pochette rigoureusement abominable. Sinon, un amoncellement de tubes pour, au final, un disque comptant parmi les meilleurs de la new-wave commerciale et dansante. Immense !

pleasuredomeFrankie Goes To Hollywood : Welcome To The PleasureDome (1984) : 64 minutes (double vinyle à sa sortie) totalement pharaoniques, une production à la Cecil B. DeMille, des tubes (Relax, Two Tribes, The Power Of Love, les presque 14 minutes de la chanson-titre)... Un disque certes très marqué par son temps (1984), mais franchement remarquable, malgré des bouche-trous. Avec les Smiths, l'archétype du groupe gay !

49567961_pNick Cave & The Bad Seeds : From Her To Eternity (1984) : Bordélique (la reprise chaotique du Avalanche de Leonard Cohen !), agrémenté de plusieurs titres en CD, cet album est dur d'accès, mais très réussi (Cabin Fever ! ou Well Of Misery). Pas le meilleur de Cave selon moi, Murder Ballads de 1996 est meilleur, mais Murder Ballads n'est pas post-punk, enfin, pas vraiment, donc j'ai préféré mettre ce premier disque de l'Australien dans la liste. Remarquable.

49370379_pCertain General : November's Heat (1984) : Groupe new-yorkais dont ce premier album, totalement magistral (de la cold-wave flippante, glaciale, qui rappelle le meilleur des Cure période 1980/82), ne sortira, à l'époque, qu'en...France, sur un label français au nom charmant (L'Invitation Au Suicide), et ne sera édité en CD qu'en 1999 pour la première fois. Un disque tout simplement crucial, encensé à l'époque en France, passé inaperçu dans son propre pays. Rien que Service et The Shang suffisent à faire de ce disque un classique.

49259427_pHubert-Félix Thiéfaine : Alambic/Sortie Sud (1984) : Quand HFT, immobilisé en partie par un accident de moto, ne peut plus composer, il délègue à Claude Mairet le soin des mélodies, et pour la peine, crédite Mairet en collaborateur sur la pochette. Ca en dit long sur la mentalité très ouverte du Jurassien, non ? L'album est froid, court (34 minutes, 7 titres), très glauque parfois, l'album est le plus à part de Thiéfaine, assez controversé chez les fans, et, franchement, son meilleur. Un des trois disques de cold-wave française qui assure totalement, les deux autres ont déjà été abordés dans cette liste.

62482635Talk Talk : The Colour Of Spring (1986) : Life's What You Make It, Chameleon, Time It's Time, I Don't Believe You...Pour certains, le sommet du groupe. Je préfère leur album de 1988 (plus bas dans la liste), plus abouti, mais en attendant, celui-ci assure totalement aussi. Immense.

42572693_pThe Smiths : The Queen Is Dead (1986) : Certes, la voix de Morrissey peut parfois gêner (il en fait trop, des fois, et on l'imagine le plat de la main sur le front, yeux fermés, tête inclinée en arrière, l'air de dire 'oh my God' en chantant de la sorte), mais le fait est là : sur les 10 titres de ce court (37 minutes) album, au moins la moitié est constituée de chefs d'oeuvre tels I Know It's Over, Cemetery Gates ou la chanson-titre. Inoubliable, malgré un Vicar In A Tutu ridicule.

61182537_pDepeche Mode : Music For The Masses (1987) : De l'électro-rock plutôt qu'autre chose, mais un disque qui a quand même sa place ici, enfin je pense. Rien que pour Never Let Me Down Again, cet album a sa place dans les meilleurs albums de la décennie 80. Excellentissime.

53707243_pTalk Talk : Spirit Of Eden (1988) :  Pour moi le sommet d'un groupe trop souvent cantonné à ses tubes (aucun ne se trouve ici), mais qui a franchement sorti des albums imparables (et ils en ont fait, aussi, très peu, des albums). Celui-ci est à la fois long et court (seulement 6 titres, mais plus de 40 minutes), et fonctionne comme un tout, de Eden à Inheritance, en passant par Desire. Un chef d'oeuvre.

62326207The Cure : Disintegration (1989) : 72 minutes au Paradis (mais c'est quand même assez glauque, le Paradis selon The Cure !), un disque froid, planant, parfois brutal (Disintegration, Fascination Street), parfois mélancolique (Plainsong), toujours magnifique (Pictures Of You). Certes, c'est long, mais c'est aussi, et surtout, immense.

49603657_pAlain Bashung : Novice (1989) : Un disque froid et calculé, enregistré avec un nombre effarrant de guests : Colin Newman (Wire), Dave Ball (Soft Cell), Jean-Marie Aerts, Phil Manzanera (Roxy Music), Blixa Bargeld (Einsturzende Nauboten, Nick Cave & The Bad Seeds)... Un album qui passera totalement inaperçu, sera un bide, mais est un des sommets de Bashung. Un disque maudit, à redécouvrir d'urgence !

51154698_pThe Cure : Bloodflowers (2000) : C'est donc en l'an 2000 que le dernier sommet post-punk sortira, et c'est aussi le dernier grand cru de The Cure. De la chanson-titre, aussi envoûtante que tout Disintegration, à Watching Me Fall, en passant par 39 et Maybe Someday, tout assure ici, durant 58 magnifiques et mélancoliques (et parfois violentes) minutes. Grandiose.