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Place à la discographie, très réussie vous allez le constater, du groupe de Jim Kerr, un des plus emblématiques des années 80, et dont le nom vient d'une chanson de David Bowie (The Jean Genie) !

50344755_pLife In A Day (1979) : Très art-rock, le début de la carrière des Minds est peu connu, sauf des fans évidemment. Ce premier album, de durée classique (43 minutes, mais un des titres fait 8 minutes, Pleasantly Disturbed), est une petite réussite de new-wave, mais pas très commercial. D'excellentes chansons, comme Murder Story, Life In A Day ou Wasteland. La suite sera cependant supérieure, même si ça reste de qualité.

50154265_pReal To Real Cacophony (1979) : La réédition CD de cet album s'appelle Reel To Real Cacophony, ce qui est une erreur, le vrai titre est Real To Real Cacophony (l'erreur est dans le premier mot du titre). Sous sa pochette sobre se cache un disque expérimental, difficile d'accès, un excellent album contenant quelques morceaux instrumentaux (Film Theme, Cacophony, Veldt) et des morceaux assez étranges (Naked Eye). Un bide à sa sortie, même le single Changeling ne marchera pas, mais l'album est excellent, bien que particulier. A conseiller uniquement aux fans de new-wave expérimentale et aux fans du groupe.

50258111_pEmpires And Dance (1980) : Le meilleur de la première période (new-wave complexe) du groupe, 46 magistrales minutes sous une pochette nettement plus belle que les autres pochettes d'albums du groupe. Un disque fort, puissant, parfois oppressant (Capital City,This Fear Of Gods, Twist/Run/Repulsion), avec deux singles (Celebrate,I Travel) absolument immenses, mais qui ne marcheront pas à la sortie du disque (le disque aussi ne marchera pas fort). En gros, ce disque est un des trois sommets des Minds, et je serais tenté de le placer en première position, parce que, vraiment, c'est un disque incroyable.

50418658_pSons And Fascination (1981) : Les Minds commencent leur période pop, le succès commence, progressivement, à venir. Cet album et le suivant sont sortis tous deux en 1981, et existent, désormais, en CD, réunis sur une seule galette de 79 minutes (44 minutes pour le premier album, 35 pour le second), intitulée logiquement Sons And Fascination/Sister Feelings Call, et utilisant la pochette du premier album (le meilleur des deux) en visuel. Avec la présence de Love Song (unique chanson de la période 1979/1981 jouée sur le double live sorti en 1987), de Boys From Brazil (inspiré du roman et du film du même nom)et de This Earth That You Walk Upon, ce disque est une vraie réussite.

50418752_pSister Feelings Call (1981) : Sorti en 1981 en même temps que le précédent, ce disque court (35 minutes) est légèrement moins réussi que le premier, mais cependant très très réussi. Il n'existe en CD que couplé, sur un seul disque de 79 minutes, avec Sons And Fascination, et pas séparément. Un très bon complément au précédent album, d'excellentes chansons ici (Sound In 70 Cities, Theme From Great Cities, League Of Nations).

42327427_pNew Gold Dream ('81/'82/'83/'84)(1982) : Immense album de new-wave, 46 magnifiques minutes. Le seul défaut de ce disque, c'est sa pochette, tout simplement immonde (les Minds n'ont pas eu de bol avec leurs artworks, en même temps). Mais musicalement, entre les tubes (I Promised You A Miracle, Someone, Somewhere, In Summertime, la chanson-titre et Glittering Prize) et les classiques (Big Sleep,Hunter And The Huntedavec la participation de Herbie Hancock,l'instrumental Somebody Up There Like You), ce disque assure à 1000%, et est, selon moi, le troisième meilleur du groupe (derrière Empires And Dance et un certain disque de 1989). Puissant, et probablement le meilleur album de new-wave pop jamais fait.

47320834_pSparkle In The Rain (1984) : Encore une pochette de merde, mais un disque très réussi. Produit par Steve Lillywhite, ce disque contient de pures merveilles (l'instrumental Shake Off The Ghosts, la reprise du Street Hassle de Lou Reed - deux fois moins courte que la version louridienne - ouEast At Easter), ainsi que les tubesUp On The Catwalk et Waterfront. Et ce grandiose Speed Your Love To Me. Quelques titres moins immenses sur la face B (White Hot Day, The Kick Inside Of Me), mais rien de grave. Moins immense que le précédent et le suivant, ce disque reste hautement fréquentable, une réussite de plus.

47348225_pOnce Upon A Time (1985) : Là, c'est simple, on a, en terme de triomphe commercial et de rapport qualité/prix en nombre de tubes, l'équivalent, pour les Minds, du Thriller de Michael Jackson ou du Born In The U.S.A.de Springsteen. 8 chansons (pour 40 minutes), 8 merveilles, et sur ces 8 chansons, 6 sont des tubes. Rien que ça ! Oh Jungleland, All The Things She SaidGhostdancing, Alive And Kicking, Sanctify Yourself, la chanson-titre, et, pour les deux chansons non tubesques, c'est immense aussi : I Wish You Were Here et Come A Long Way sont juste grandioses. Bref, un disque inoubliable, leur quatrième sommet selon moi (au fait, le cinquième, pour moi, est Real To Real Cacophony, voilà, c'est dit, vous avez, avec leur album studio suivant, mon Top 5). 

47377936_pLive - In The City Of Light (1987) : Un double live (double CD de 81 minutes environ) absolument parfait, même si le long medley Love Song/Sun City/Dance To The Music, contenant à moitié une chanson de 1981, une reprise de Sly & The Family Stone et une chanson engagée de Steven Van Zandt (Sun City) me plaît nettement moins que le reste. Mais le reste, justement, est immense. Tout le concert est parisien (Zénith) sauf Someone, Somewhere, In Summertime qui a été enregistré à un live australien. Le son est remarquable, les classiques abondent, c'est un vrai best-of live du groupe, même si seule la période 1982/1985 (exception faite de Love Song) est abordée. Mais bon, c'est pas grave, car musicalement, ce live,  c'est Byzance.

45961074_pStreet Fighting Years (1989) : Une heure de musique, le premier album studio des Minds sorti directement en CD, formaté pour ce nouveau support. Présence du tube Mandela Day (leur dernier tube FM), mais aussi de la reprise immense (même si l'original est supérieur quand même) du Biko de Peter Gabriel...On a aussi Belfast Child, This Is Your Land avec une participation vocale de Lou Reed, la chanson-titre, Wall Of Love, et l'immense Soul Crying Out, qui vous chavire, vous retourne à chaque écoute. Peu de morceaux énergiques (Take A Step Back), mais un grand disque d'engagement, de mélancolie, d'ambiances, de mélodies. Le deuxième meilleur du groupe, un disque...envoûtant !

166520_1_fReal Life (1991) : Moins réussi que tout ce que le groupe a sorti auparavant, ce disque est quand même assez sympathique, on a de bonnes chansons (Real Life, Ghostrider, Let There Be Love). Bon, dans l'ensemble, le groupe a nettement fait mieux, et fera mieux, notamment avec le suivant.

good_news_from_the_next_world_CD_zGood News From The Next World (1995) : Moyennement accueilli à sa sortie, succès modéré pour un disque court (48 minutes seulement, alors qu'un CD peut accueillir bien plus), contenant 9 chansons, dont deux hits : Hypnotised et She's A River. Certes, des chansons sont trop longues (toutes font, au moins, 5 minutes, les deux plus longues en font 6), mais dans l'ensemble, ce disque, bien que surproduit et assez riche musicalement (trop riche), est remarquable, largement meilleur que Real Life. Un petit joyau oublié et méconnu !

Simple_Minds___Neapolis_frontNéapolis (1998) : Plus réussi que les deux précédents, Néapolis, avec la chanson Glitterball (qui a servi à la promotion de l'album), est très rock. Je me souviens d'un passage TV du groupe, interprétant cette chanson (et un de leurs anciens tubes), je crois que c'était chez Foucault, ou Drucker, mais plus chez Foucault, il me semble. Leur, probablement, dernier passage TV en France ! L'album est très sympathique, pas parfait (aucun des albums des Minds depuis 1991 ne l'est), mais franchement, c'est bon. Retour de deux anciens membres du groupe, Mel Gaynor (batteur) et Derek Forbes (bassiste).

simple_minds_real_live_91Real Live 91 (1998) : Un live assez correct, court (même pas 50 minutes, seulement 8 titres) contenant 6 titres issus de la période 1982/1989 et deux, seulement, de Real Life, alors que le live date de la tournée promotionnelle de ce disque. Mais, bon, pour le plaisir d'entendre, en live, King Is White And In The Crowd, Belfast Child ou Big Sleep (trois anciens titres), on se tait et on savoure.

Simple_Minds___Neon_Lights_frontNeon Lights (2001) : Un album uniquement constitué de reprises, et la plupart sont remarquables, comme Dancing Barefoot (de Patti Smith), Neon Lights (de Kraftwerk), For Your Pleasure (Roxy Music), Love Will Tears Us Apart (Joy Division) ou Hello I Love You (The Doors). Dans l'ensemble, c'est un excellent disque de reprises, pas le meilleur qui soit, ni le meilleur album du groupe (en tant que disque de reprises, il est à part), mais c'est à écouter. Il est, cependant, globalement peu apprécié, hélas...

SimpleMindsCryCry (2002) : Album oublié, aucun succès à sa sortie (je l'ai découvert bien plus tard, ignorant, jusqu'à ce que je l'écoute, son existence ! En 2002, tout le monde l'a zappé). Clairement pas le meilleur disque du groupe, mais franchement, il y à de bons trucs ici. Comme la chanson-titre, Disconnected ou Slave Nation. Allez, c'est pas mal.

secretsOur Secrets Are The Same (1999/2004) : Enregistré en 1999, il devait sortir en 2000, mais est sorti en 2004. Il se trouve officiellement dans le box-set Silver Box, regroupant des enregistrements live inédits, des démos de studio...en 5 CDs, et autant d'heures d'écoute. Un album assez moyen, pour tout dire. J'ignore s'il existe séparément du coffret (que je ne possède pas).

bSNIPP4HnV050912Black & White 050505 (2005) : Enfin ! Le plus réussi album des Minds depuis 1989, même s'il ne surclasse pas Street Fighting Years. Un disque superbe, du niveau de Sparkle In The Rain en gros, et un disque très court (41 minutes). De remarquables chansons ici, comme Underneath The Ice ou Stay Visible. Hautement conseillé ! 

imagesCAJELNREGraffiti Soul (2009) : Et le dernier opus studio des Minds à cette heure, commercialisé, dans son édition collector, avec un disque de reprises (Searching For The Lost Boys) assez sympathique. Graffiti Soul, lui, est excellent, pas autant que le précédent, mais, franchement, il n'y à pas de quoi se plaindre et ergoter, c'est une réussite de plus après quelques albums assez passables. A écouter ! Et sur le disque de reprises, on trouve, notamment, Rockin' In The Free World (Neil Young), Teardrop (Massive Attack) et Christine (Siouxsie & The Banshees).