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Et on passe à la discographie studio et live, officielle uniquement, de la Génèse !

Genesis_From_Genesis2_Revelation1969From Genesis To Revelation (1970) : Les débuts, pas spécialement réussis, d'un groupe issu de la jonction de deux groupes fondés dans une université anglaise, par des étudiants de cette université (bien entendu, Peter Gabriel, Tony Banks, Mike Rutherford, Anthony Phillips). Production assez moyenne, l'album est, de plus, pompeux, prétentieux...Néanmoins, ce sont les débuts, et ils sont à écouter si on est fan de Genesis. Mais quasiment rien de ce qui fera la force des albums suivants n'est là, sauf le talent des musiciens et de Gabriel (chant).

43554655_pTrespass (1970) : Inspiré par le In The Court Of The Crimson King de King Crimson (la pochette de l'album de Crimso était au mur du studio, pour rappeler l'influence du disque aux musiciens), le premier vrai disque de Genesis. Pas parfait, mais de grands morceaux : The Knife, Visions Of Angels, Dusk, White Mountain. Le tout, sur 6 morceaux en tout, 42 minutes. Trespass est ce que l'on appelle vulgairement un classique, en gros, mais il n'a jamais été un de mes préférés du groupe. Pochette sublime et à double tranchant (jeu de mots, mais regarder au dos, vous pigerez mieux) !

43021699_pNursery Cryme (1971) : Un de mes préférés. Production nettement meilleure, présence de classiques absolus (The Musical Box, The Fountain Of Salmacis). Je n'aime pas The Return Of The Giant Hogweed, sauf sa fin, mais l'album, dans sa globalité, bien que trop court (39 minutes), assure totalement. En bref, tout simplement un des sommets du groupe. Et arrivée de Phil Collins (batterie) et Steve Hackett (guitare).

42958615_pFoxtrot (1972) : Aaah, Supper's Ready, 23 minutes, toute (ou presque, car il y à aussi un morceau de 1,40 minute, Horizons, instrumental) la face B ! Superbe morceau-fleuve, cultissime, emblématique du groupe et du rock progressif. La pochette (superbe) y fait allusion (les paroles). Autres grands moments sur ce disque mythique, Watcher Of The Skies, Can-Utility And The Coastliners...Mais tout est bon ici, durant 52 inoubliables minutes.

42274025_pGenesis Live (1973) : Production de merde (et encore, il y à pire, en terme de live : Earthbound de King Crimson), album non désiré par le groupe et contenant, selon Tony Banks, la pire version de The Return Of The Giant Hogweed jamais jouée par Genesis en concert... Album qui aurait du être double, avec Supper's Ready dessus (la photo de pochette a été prise en live pendant une interprétation de ce long morceau, d'ailleurs : c'est le costume de scène de la partie Apocalypse In 9/8), mais, au final, Genesis Live, unique live officiel de Genesis de la période Peter Gabriel, est simple (il dure 47 minutes). J'adore ce live, par ailleurs, qui est assez sous-estimé. Il semblerait qu'il ait existé, en Hollande, une édition double vinyle, rarissime, de cet album...

43215532_pSelling England By The Pound (1973) : 54 minutes, 8 morceaux, dont deux de 11 minutes, sur la même face en plus. Dommage que le plus long titre, ici, The Battle Of Epping Forest, soit aussi médiocre (longuet, surtout). En dehors de ça, l'album est irrésistiblement magnifique, avec Firth Of Fifth, The Cinema Show (autre titre de 11 minutes), Dancing With The Moonlit Knight, After The Ordeal...Une pure merveille progressive contenant le premier single du groupe à marcher, I Know What I Like (In Your Wardrobe). Le sommet de la première période.  

42988493_pThe Lamb Lies Down On Broadway (1974) : Double (toujours en CD) album qui fut mon premer Genesis. J'ai mis du temps à aimer cet album conceptuel racontant l'histoire d'un jeune loubard new-yorkais d'origine portoricaine, Rael, qui part dans les bas-fonds souterrains de la ville pour retrouver John, son frère, disparu. Dernier album avec Peter Gabriel, c'est un authentique sommet, riche en merveilles (it, Carpet Crawlers, la chanson-titre, The Lamia) et sur lequel Brian Eno a collaboré, apportant sa touche si personnelle, l'Enossification, sur des instrumentaux (Silent Sorrow In Empty Boats, par exemple, est du pur Eno). Théâtral, cultissime et indispensable. Un peu trop 'arbre cachant la forêt', ceci dit.

42891815_pA Trick Of The Tail (1976) : Inoubliable album, un des fleurons du rock progressif, qui marque les débuts de chanteur/leader de Phil Collins. Que des merveilles ici, notamment Entangled, Mad Man Moon, Dance On A Volcano et Ripples. Un disque féérique, enchanteur, riche en ambiances, avec des paroles sublimes. Un des sommets du groupe.

42361366_pWind & Wuthering (1977) : Mon album préféré de Genesis, et celui que je considère comme étant leur sommet absolu. Un disque froid, hivernal, automnal, le pendant glacial de A Trick Of The Tail (et sa pochette solaire, estivale, chaude). Une pure magnificence, avec One For The Vine, Blood On The Rooftops, la suite finale'Unquiet Slumbers For The Sleepers.../...In That Quiet Earth'/Afterglow... Indispensable, tout simplement !

42565699_pSeconds Out (1977) : Double live (toujours en CD), et le meilleur live du groupe. Avec une version remarquable de Supper's Ready, de 24 minutes, avec aussi Dance On A Volcano, Afterglow, The Carpet Crawlers, Firth Of Fifth...Le son est impeccable, certains ont même critiqué l'album d'avoir un son trop parfait, le comble ! Bref, indispensable, encore une fois. La période 1976/1977 est ma préférée du groupe. 

43165866_p...And Then There Were Three... (1978) : Bof...Steve Hackett est parti, ne restent plus que Collins, Rutherford et Banks. En live, Chester Thompson (batterie) et Darryl Stuermer (guitare, basse) accompagneront le groupe (ça sera toujours le cas, y compris lors de la reformation et pour la carrière solo de Philou). L'album est trop long (54 minutes), mais contient de bons trucs : Many Too Many, Undertow, Snowbound. Mais trop de chansons mièvres ou inégales, surtout. Nettement inférieur à TOUS les précédents opus. Je préfère même Abacab à ce disque. Et pourtant, Abacab n'est pas du tout grandiose...

42186533_pDuke (1980) : Radicalement meilleur que le précédent, voici le sommet de Genesis pour les années 80, et meme leur ultime chef d'oeuvre absolu. Rien à jeter, même si Cul De Sac est assez spéciale et nécessite plusieurs écoutes. Mais devant des merveilles telles que Heathaze, Misunderstanding, Turn It On Again, Duchess ou Please Don't Ask, le silence se fait. Duke est un sommet de pop progressive, 55 immenses minutes.

43292466_pAbacab (1981) : La dégringolade, enfin, a little bit la dégringolade mais not too much la dégringolade non plus. Parce que la chanson-titre, Dodo/Lurker, Keep It Dark et Man On The Corner sont juste remarquables. Le reste l'est nettement moins (enfin, Me And Sarah Jane et No Reply At All ont de très bons moments, mais Who Dunnit ? et Another Record puent du derche, vraiment, comme la pochette enfantine et immonde). Un disque mineur, leur moins bon avec ...And Then There Were Three..., mais je le préfère à ce dernier.

42470530_pThree Sides Live (1982) : Double live (toujours en CD) un peu spécial, car il n'y avait, dans la version de base, que trois faces de live, la dernière face étant constituée de morceaux studio rares (Paperlate, par exemple). Désormais, le CD propose, à la place, des titres joués live en 1976 (One For The Vine, notamment). Donc ce Three Sides Live est un Four Sides Live désormais. La version originale anglaise, en CD, existe, mais est difficile à trouver. Les titres studio étant moyens, et les titres live qui les remplacent étant bons, autant ne pas se casser le cul à la trouver (ou alors, pas cher). Sinon, un bon live, bien que faisant partie de la tournée Abacab.

45745329_pGenesis (1983) : Pop, nettement plus que les précédents (qui l'étaient déjà pas mal), ce disque contient des chefs d'oeuvres (la face A), mais aussi des chansons pas terribles (Takin' It All Too Hard, Just A Job To Do) en face B. Mais rien que pour Mama et la suite Home By The Sea/Second Home By The Sea, ce disque est à écouter, même s'il est définitivement trop pop et quasiment mineur dans la discographie de Genesis (il est meilleur que Abacab, ceci dit).

45705781_pInvisible Touch (1986) : Comme le suivant, c'est très proche des productions solo de Phil Collins, et, donc, très pop, trop pop. Mais sous sa pochette immonde et son côté pop se cache un disque très réussi, mal aimé, contenant plus de merveilles que de ratages. Une seule chanson n'est pas top, Anything She Does. Le reste, franchement, j'adore. Donc, si vous aimez la pop/rock un peu progressive (mais pas trop), vous devriez l'écouter, et l'aimer !

46036197_pWe Can't Dance (1991) : Dernier album studio du groupe avec Phil Collins. Très long (plus de 70 minutes), mais très réussi, malgré une ou deux chansons pas terribles (Tell Me Why, Never A Time). Des tubes (I Can't Dance, No Son Of Mine, Jesus He Knows Me, Hold On My Heart), des merveilles (Driving The Last Spike, Fading Lights, deux puretés de 10 minutes). Un très bon cru, très pop/rock dans l'âme.

46231804_pThe Way We Walk 1 : The Shorts (1992) : Excellente production pour un album live consacré aux morceaux dits 'courts', les classiques et singles, joués pendant la tournée We Can't Dance. Excellent, les classiques sont là, bien interprétés. Une sorte de mini best-of live, en gros, et c'est très réussi, à écouter ! Je préfère le second volume, ceci dit.

46278418_pThe Way We Walk 2 : The Longs (1993) : Suite du précédent, ce deuxième volume est long, il ne contient que 6 titres (le plus court dure 6 minutes, c'est un double solo de batterie instrumental ; le plus long fait 20 minutes, c'est un medley des anciens classiques), pour 70 minutes, et se concentre donc sur les longs morceaux, tels Domino ou Home By The Sea/Second Home By The Sea. Remarquable.

53155004_pCalling All Stations (1997) : Genesis se reforme avec Tony Banks, Mike Rutherford...mais sans Phil Collins. Et ne parlons pas de Peter Gabriel, Steve Hackett ou Anthony Phillips. Dans le rôle du chanteur, Ray Wilson, de...Stilstkin, groupe de rock assez redoutable (comprendre : horrible), qui fait ce qu'il peu ici (la chanson-titre, Congo) mais, franchement, l'album est mauvais et n'a rien à voir avec le son Genesis. Le public ne s'y trompera pas : l'album fera un bide monumental, et Genesis se splitte encore. On ne le regrettera pas, pour une fois, car, mis à part la chanson-titre, c'est vraiment mauvais !

51557491_pLive Over Europe 2007 (2008) : Double album live illustrant la tournée "Turn It On Again" de la reformation du groupe période 1978/1991, Collins/Banks/Rutherford (j'ai assisté au concert du Parc Des Princes, duquel seuls Follow You Follow Me et Throwing It All Away sont issus). Très bons enregistrement, très bonnes versions, mais il convient mieux de voir le DVD When In Rome, qui propose le show romain (gratuit, ce concert) que ce double live qui n'est qu'une compilation, bien foutue mais tout de même, de la tournée européenne de Genesis. Un fan se doit de l'écouter, ceci dit.