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Brrr...il fait froid, d'un coup, non ? Normal, me direz-vous, voici un groupe faisant partie des empereurs de la cold-wave, The Cure ! Voici leur doscographie officielle, albums studio et lives.

 The_Cure_Three_Imaginary_B_334516Three Imaginary Boys (1979) : L'album au frigo est assez mythique pour le groupe. Mais de là à dire que c'est un grand disque, ça serait exagéré. De bonnes chansons (10.15 Saturday Night, la reprise du Foxy Lady de Hendrix, Meathook). A Noter, la fameuse Killing An Arab, inspirée par L'Etranger de Camus (un des livres de chevet de Robert Smith, leader du groupe), n'était pas sur l'album. En 1980, l'album, aux USA, sortira sous un autre titre (Boys Don't Cry), et là, on y trouvera cette fameuse chanson.

42152821_pSeventeen Seconds (1980) : Premier sommet pour The Cure, un disque court (35 minutes) mais quasiment parfait, seule M me fait aujourd'hui un petit peu chier parfois... Mais le reste assure totalement. Premier album de la trilogie dite 'glacée', trois albums allant progressivement dans le glauque. Seventeen Seconds reste assez light, comparé aux deux autres, et contient de vraies merveilles, comme la chanson-titre (cette ligne de guitare...), A Forest, Secrets, Three, Play For Today ou At Night. Indispensable. 

42324018_pFaith (1981) : Deuxième volet de la trilogie 'glacée', c'est un disque plus froid et sombre que le précédent, un peu plus long, mais pas trop (37 minutes), et quasiment parfait aussi (Doubt est pas franchement immense). Mon morceau préféré du groupe est là, c'est Other Voices, limite oppressant. All Cats Are Grey, The Drowning Man (ces paroles, glauquissimes), The Funeral Party, Faith, The Holy Hour...Rien à dire, de sa pochette (des ruines d'une abbaye, dans la brume) à ses chansons, ce disque, mis à part Doubt, est immense.

42399404_pPornography (1982) : Rien ne pouvait préparer au choc de ce disque, sorti l'année de ma naissance, 43 minutes de terreur musicale pure, glauque album à la pochette sang et noir, floue, incertaine et quelque peu oppressante. Au titre choquant, aussi. C'est le sommet du groupe, un groupe alors constitué de Smith, Simon Gallup et Laurence 'Lol' Tolhurst, line-up qui se séparera pendant quelques mois, suite à une engueulade consécutive, sans doute, à la trop grande tension engendrée par l'enregistrement (très drogué et alcoolisé) de l'album. 8 titres, 8 chefs d'oeuvres, surtout Cold, A Short Term Effect, Siamese Twins qui rend mal à l'aise, The Figurehead,A Strange Day, One Hundred Years, Pornography, The Hanging Garden. Oui, toutes les chansons, donc, sont indispensables ! Batterie tribale, violon agressif, son de guitare étrange et malsain, basse violée... Un choc absolu, qui rend mal à l'aise et qui chavire.

47430336_pJapanese Whispers (1983) : Un E.P., album court de 28 minutes, qui compte, sans compter, dans la discographie du groupe. The Cure commence à devenir pop (The Lovecats), et leur musique, forcément, en devient moins profonde, moins prenante...et, pour moi, moins intéressante. Un petit album peu utile et réussi. Assez parlé.

29ljivfoThe Top (1984) : Un disque pop, leur premier album de pop new-wave pure, finies les ambiances glauques. Que dire ? Ce n'est pas parce que c'est un disque pop, mais, franchement, The Top est une merde absolue, aucune bonne chanson mis à part, éventuellement, le single The Caterpillar. Ou bien, aussi, Shake Dog Shake...Arrivée, je crois, de Porl Thompson, futur membre à part entière, dans le groupe, lui qui avait signé la pochette de Faith, si je ne m'abuse. Il joue, ici, du saxophone, mais tiendra la guitare par la suite. 

3fr5gv6jConcert : The Cure Live (1984) : Enregistré pendant la tournée de The Top, on y trouve quelques chansons (Shake Dog Shake),un live assez moyen, malgré la présence de classiques tels Charlotte Sometimes, One Hundred Years, A Forest ou Killing An Arab. Dans l'ensemble, franchement moyen et assez peu connu de nos jours. Tant mieux.

61399102_pThe Head On The Door (1985) : Encore plus pop que The Top, moins réussi encore, avec le tube Close To Me que je n'ai jamais pu supporter (malgré un clip très bien foutu). J'aime, ceci dit, In Between Days, et A Night Like This et Push sont pas mal aussi, mais le reste est franchement pas terrible du tout, et l'album, en même pas 38 minutes, déçoit énormément, même si ce fut un hit à sa sortie (les tubes oblige).

61399522_pKiss Me, Kiss Me, Kiss Me (1987) : Double album (simple en CD, même s'il y à un deuxième disque de bonus, souvent) assez médiocre aussi, malgré Just Like Heaven, chansons qui, à la base, était, dans une version instrumentale, le générique de l'émission culte Les Enfants Du Rock. Peu de bonnes choses ici, un disque pop, trop pop, trop accessible, trop gentillet. A oublier !

50694556_pDisintegration (1989) : Enfin le retour des Cure à un grand niveau ! Presque aussi glacial que Pornography, cet album long (72 minutes, 12 titres) est un pur sommet à la fois enchanteur (des ambiances planantes) et terrifiant (des chansons bien froides, comme Prayers For Rain). Maintenant considéré comme le deuxième volet d'une trilogie constituée de Pornography et de Bloodflowers (2000),ce disque est indispensable, absolument indispensable. Je préfère Pornography, plus jusqu'auboutiste, mais Disintegration est magistral.

cure_entreatEntreat (1989) : Live de la tournée Disintegration, assez réussi. 8 titres, tous issus de l'album de 1989, tous dans ce très bonnes versions (Fascination Street, Pictures Of You, Last Dance). L'album est d'abord sorti uniquement en France, avant de connaître une sortie européenne. Les titres proviennent d'un concert de Wembley, en juillet 1989, et est probablement le meilleur live (en CD) de The Cure. Bref, à écouter !

The_20Cure_20__20WishWish (1992) : Encore une fois, les Cure déçoivent avec ce disque trop long (65 minutes) et rempli de chansons, au final, peu marquantes, malgré la présence de FridayI'm In Love, A Letter To Elise et High. Mais après une réussite telle que Disintegration (qui, plus long de sept minutes, est foutrement plus agréable et parait moins long et boursouflé que Wish), c'est peu dire que le groupe déçoit ici. Un disque totalement mineur.  

The_Cure_Show_469620Show (1993) : Un live de The Cure, de la tournée Wish (comme le suivant), contenant merveilles et ratages. En gros, un disque un peu surestimé, bonne production (Paris aussi), mais clairement pas ce que The Cure a fait de mieux, niveau live. De toute façon, pas un groupe ayant convaincu avec ses albums de concerts, comme chacun le sait.

cure_parisParis (1993) : Encore un live du groupe, de la tournée Wish (tout comme Show), et ici enregistré à Paris, comme son titre l'indique si bien. Mais comme je l'ai dit plus haut pour Show, The Cure n'a jamais vraiment sorti de bon disque live, etcet album, du même niveau que l'autre, ne convainc pas totalement. Dommage. Car il y à de bons passages.

51148821_pWild Mood Swings (1996) : Le ratage absolu des Cure, de la pochette aux chansons. Enfin, c'est vrai, Want est une excellente chanson, mais le reste (Mint Car,Gone !, This Is A Lie, Bare, Treasure, Round & Round & Round) est d'une platitude à faire pâlir tous les Marquis de Sade, à faire vieillir les putains de la rade, à faire crier grâce à tous les échos, à faire trembler les murs de Jéricho, et le premier qui me dit "je vais t'aimer" s'en prend une dans la gueule.

51154698_pBloodflowers (2000) : Dernier volet de la trilogie constituée de Pornography (album qui, déjà, achève une autre trilogie, 1980/1981/1982) et poursuivie par Disintegration. Un disque long, très long, mais parfait, très sombre, désespéré, glauque, même si, aussi, c'est le moins grandiose des trois (forcément). Mais pas de beaucoup. Il existe un DVD (Trilogy) de concert proposant l'intégralité de ces  trois albums, joués à la suite, et qui est immense. Les 65 minutes (à peu près, et pour 10 titres) de Bloodflowers sont vraiment magnifiques, avec notamment 39, Watching Me Fall, Bloodflowers, Maybe Someday... Leur dernier sommet absolu.

cure_thecureThe Cure (2004) : Retour après quatre ans de silence, avec un album éponyme à la pochette horrible et dessinée par Smith (comme le suivant, je crois - ne possédant les les disques, j'extrapole sans doute). Il y à de bons trucs, mais, dans l'ensemble, c'est un peu du niveau de Wish, autrement dit, pas nul, mais clairement pas parmi les meilleurs trucs du groupe. Beau succès à sa sortie, quand même.

stars_cure_thumb_500x500_647614:13 Dream (2008) : Et voici le dernier opus curien pour le moment, sorti il y à environ 2 ans et demi/3 ans, et clairement pas aussi bon que le précédent, qui n'était pas, lui non plus, un triomphe artistique (mais est plus qu'écoutable, n'exagérons rien). 4:13 Dream, lui, est un disque très décevant et plat, enfin selon mon humble avis. Les Cure de Disintegration et Faith sont loin !