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Après un quatrième album moyen et très décevant, sobrement intitulé N°4, Stone Temple Pilots (STP) n'est plus que l'ombre de lui-même. En effet, le groupe ne supporte plus les frasques à répétition de leur chanteur, Scott Weiland, sans cesse arrêté par la police, la plupart du temps pour possession de substances illicites. D'ailleurs, force est de constater que l'on connaît surtout STP pour les conneries de Scott Weiland plutôt que pour sa musique.
Et puisqu'il est question de musique, le groupe est de retour avec un cinquième opus, Shangri-La Dee Da (tu parles d'un titre à la noix !), sorti en 2001.

Ce sera également le dernier album du groupe... ou presque. Tout du moins, Shangri-La Dee Da signera une longue séparation pour le groupe. Toutefois, depuis quelques années, il existe une nouvelle mode dans le rock: le retour des anciens, mode à laquelle n'échappera pas STP.
Mieux encore, STP reviendra en sortant un nouvel album. Parfois, certains anciens groupes se reforment mais juste pour refaire quelques concerts. Sincèrement, à l'écoute de ce cinquième effort, on comprend mieux pourquoi le groupe a décidé de se séparer.

Shangri-La Dee Da est bel et bien le plus mauvais album de STP. En même temps, avec sa pochette orange très moche, montrant le visage d'une danseuse couvert de plumes, ça commence très mal. Shangri-La Dee Da est aussi le disque le plus calme et le plus apaisé du groupe.
En ce sens, Shangri-La Dee Da est aussi l'exact opposé de N°4, qui brillait surtout par son côté assez bourrin. En résumé, ceux qui aiment le côté énervé du groupe risquent d'être sacrément déçus par cette cinquième livraison.

Reste à savoir pourquoi le groupe a décidé de baisser la cadence. La réponse est simple: Scott Weiland vient d'être papa. Evidemment ravi de l'arrivée de son moutard braillard, ce dernier se découvre un côté doux, poète et romantique. En résulte Shangri-La Dee Da et tout un tas de morceaux complètement "nazebroques". Et ce ne sont pas les exemples qui manquent.
Allez, on commence par les morceaux calmes: Days of the Week, Hello it's late, Wonderful, A song for sleeping ou encore Long way home.

Cinq titres choisis au hasard, mais aussi cinq supplices musicaux pour l'auditeur. On est tout de même tenté de se dire: "Mais que s'est-il passé chez STP pour pondre une ineptie pareille ?". Hélas, du côté des morceaux un peu plus énervés, ce n'est pas beaucoup mieux: que ce soit, Regeneration ou encore Black Again, rien ne vient relever un tant soit peu le niveau.
En fait, c'est simple, le seul titre que j'aime vraiment bien se nomme Dumb Love, soit le tout premier morceau du disque. En résumé, Shangri-La Dee Da commence pourtant très bien.

Malheureusement, la suite est pour le moins très médiocre. Et dire qu'à la base, Scott Weiland avait pour projet de réaliser un double album... Robert DeLeo a bien fait de calmer ses ardeurs. Moralité de ce disque, certains affirment que c'est souvent l'arrivée d'une copine qui vient signer la fin d'un groupe. En vérité, il va falloir rajouter une seconde option, à savoir l'arrivée d'un gosse.
Shangri-La Dee Da est par ailleurs dédié au mouflet de Scott Weiland. Espérons que ce dernier n'aura jamais la mauvaise idée de lui faire écouter un disque pareil. 

Liste des titres:

Dumb love
Days of the week
Coma
Hollywood bitch
Wonderful
Black again
Hello it's late
Too cool Queenie
Regeneration
Bi-polar bear
Transmissions from a lonely room
A song for sleeping
Long way home