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Place aux Aigles, maintenant ! Petite discographie, mais pas inintéressante, loin de là !

46994302_pEagles (1972) : Contenant de vraies pépites (Witchy Woman, Take It Easy, Train Leaves Here This Morning co-écrit avec Gene Clark, Trying), ce premier opus éponyme est une petite merveille country/pop/rock. Le chant, partagé entre Don Henley (batteur), Glenn Frey (guitare), Randy Meisner (basse) et Bernie Leadon (guitare, banjo), est sublime.  

46994779_pDesperado (1973) : A nouveau une réussite, et même mieux, un album meilleur que le précédent. Un disque fortement sous influence country, comme sa pochette, représentant les Eagles en desperados de western, le prouve. De grandes chansons, encore une fois (Doolin'-Dalton, présent trois fois sur le disque : version classique, petite reprise courte et instrumentale, et reprise dans le morceau final le mélangeant avec le morceau-titre), Tequila Sunrise, Desperado ou Twenty-One. Un grand disque, mais aussi un disque court, 34 minutes. Mais rien à y jeter.

47028794_pOn The Border (1974) : Pochette immonde, mais album assez réussi, bien que moins incroyable que les précédents. Arrivée de Don Felder (guitare) dans le groupe, indiqué sur la pochette comme 'late arrival' (arrivé tardivement), ne jouant que sur deux titres ici et n'apparaissant pas sur les photos du poster qui était glissé dans la pochette. Encore une fois, des chansons remarquables (Already Gone, On The Border, Good Day In Hell, la reprise du Ol' 55 de Tom Waits, ou Midnight Flyer de Meisner), mais d'autres, aussi, moins épatantes (Is It True). Pas un disque inégal, car il y à plus de réussites que de chansons moyennes, mais leur moins bon à ce jour.

47098345_pOne Of These Nights (1975) : Le deuxième meilleur album du groupe derrière...leur album suivant ! Rien à jeter ici, tout est bon, grand, immense. Dernier album avec Bernie Leadon, qui nous offre la ballade finale I Wish You Peace (touchante) et l'instrumental grandiose Journey Of The Sorcerer, où son banjo étincelle de mille feux. Autres grands moments, After The Thrill Is GoneOne Of These Nights, Too Many Hands de Meisner ou le sublime et mélancolique Lyin' Eyes de Frey. A noter, Don Felder chante (et c'est une des rarissimes fois au sein du groupe, si ce n'est la seule) une chanson, Visions. Pas la meilleure de l'opus, mais quand même très bonne chanson. Un disque quasiment mythique, qui aurait pu être leur sommet. Ca devient plus pop, aussi, que country.

43211400_pHotel California (1976) : Tout simplement mythique, leur sommet, un disque inoubliable et indispensable à tout amateur de rock et de pop/rock. Album parfait, 9 immenses chansons (enfin...8 immenses chansons, car on y trouve aussi une reprise instrumentale, symphonique et courte de Wasted Time, qui est un des titres de l'album), dont les classiques Hotel California, Life In The Fast Lane et New Kid In Town. Mais aussi le Try And Love Again de Meisner (qui quittera le groupe après ce disque), le Pretty Maids All In A Row du nouvel arrivant Joe Walsh (guitare), le The Last Resort final dont la conclusion à base de moog me fera toujours dresser les poils sur le corps et picoter les yeux (quelle belle manière de finir un album), ou bien Wasted Time...Succès monstrueux, qui fera que les rockeurs chieront sur les Eagles, comme de bien entendu. Certes, c'est pop et commercial, mais c'est aussi totalement réussi. Un monument.

43031662_pThe Long Run (1979) : La pochette d'album la plus sobre du groupe. Qui cache, à l'intérieur, un disque très attendu (et craint : comment égaler ou même dépasser la réussite totale du précédent opus ?) par les fans du groupe. Un groupe qui s'est séparé de Randy Meisner et l'a remplacé par Timothy B. Schmit. Glenn Frey s'est coupé les cheveux (et ça lui va bien). Le groupe ne semble pas avoir pris la grosse tête. En revanche, nul doute que le succès monstrueux de Hotel California leur a scié le talent, car The Long Run ne contient que deux bonnes chansons : la chanson-titre et le In The City chanté par Joe Walsh. Le reste est très médiocre, voire même sauvagement nul à chier (mention spéciale du titre le plus riddikulus à The Greeks Don't Want No Freaks). Une pure merde que ce disque, leur pire à l'époque, et même à ce jour (car s'ils feront encore un album, et pas un très bon en plus, il ne sera pas aussi médiocre et méprisable que ce ramassis de pop sans envergure). Snif.

img_1_prEagles Live (1980) : Double album contenant trois chansons de The Long Run, mais surtout des classiques des anciens albums (Hotel California, Take It Easy, Wasted Time, Take It To The Limit ou Desperado). Dans l'ensemble, c'est plutôt correct, sans, toutefois, atteindre un niveau exceptionnel. Le groupe se séparera en juillet 1980, ce double album est sorti en novembre, soit, au moment de sa sortie, les Eagles étaient déjà splittés. Une sorte de testament live, en quelque sorte.

Eagles___Hell_Freezes_Over_frontHell Freezes Over (1994) : Album live de réunification du groupe, formation de The Long Run (Randy Meisner, soit n'a pas voulu, soit n'a pas pu y participer), contenant quelques nouveaux titres enregistrés en studio (notamment Get Over It, Love Will Keep Us Alive, en tout, une quinzaine de minutes sur les 72 de l'album - il y à quatre nouveaux titres). Ces quatre titres, les quatre premiers du CD, sont corrects. Les morceaux live sont nettement supérieurs (Tequila Sunrise, Hotel California, The Last Resort, Desperado). Un bon album live dans l'ensemble.

Eagles_Long_Road_Out_of_Eden_FrontalLong Road Out Of Eden (2007) : A ce jour, leur dernier opus studio, et leur premier en 28 ans (sauf si on considère les quatre titres studio de Hell Freezes Over de 1994) ! Et c'est un double album, leur unique double album studio. Assez décrié, l'album ne contient franchement pas que des merveilles, loin de là. Mais à côté de The Long Run, c'est cependant très sympathique, et si je ne l'ai pas apprécié en son temps (trop long, trop pop, inégal), j'aurais tendance à le réévaluer à la hausse ces derniers mois. Il y à vraiment de bons trucs (c'est, à propos, la formation The Long Run qui joue, sans Don Felder, qui s'est méchamment brouillé avec le groupe). Bref, à écouter.