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Après avoir proposé ici un rapide récapitulatif (il y à de celà quelques mois !) des discographies de groupes/artistes tels qu'Iron Maiden, Bob Dylan, Alain Bashung ou Steely Dan, place à un article assez imposant, au vu de la renommée et de la longévité du groupe : la discographie détaillée des Rolling Stones ! Cet article concerne les albums studio et live, mais pas les best-ofs et diverses compilations type Jump Back ou Big Hits. Mais les albums sortis aux USA uniquement sont présents, ce qui explique des doublons de pochettes.

The_Rolling_Stones___The_Rolling_StonesThe Rolling Stones (1964) : Premier opus. 33 minutes contenant de bonnes et de moins bonnes chansons. Dans l'ensemble, les Stones ne démarrent pas par un triomphe absolu, et ce disque est à conseiller avant toutes choses aux fans. Quasiment que des reprises.

Leslie : un enthousiasme débordant, un choix de chansons parfait, les Stones entrent par la très grande porte. Selon Keith R., "j'écoute toujours ce disque, l'enthousiasme qu'il contient me rend heureux !". Amen mec !

Albums_the_60s_677229_640_639England's Newest Hit Makers (1964) : C'est la version U.S. du premier opus, avec des titres un peu différents (Not Fade Away). Au final, aussi peu grandiose que l'album de base, on le devine aisément. Un beau doublon comme il était courant d'en avoir à l'époque. Si vous avez un des deux, pas la peine d'acheter l'autre.

Leslie : ben... même remarque que pour l'édition anglaise !

569012x5 (1964) :   Deuxième album ricain du groupe, assez réussi (Good Times, Bad Times), sans être un chef d'oeuvre. J'avoue ne pas l'avoir écouté très souvent...

Leslie : les Stones découvrent la Terre Promise ! et gravent de jolies versions d'"Around and Around", "Under the Boardwalk"... Un son chaud et rond qui fout la patate !

StonesN2The Rolling Stones N°2 (1965) : Même pochette que le précédent, mais rien à voir ou presque. C'est leur deuxième opus anglais, leur deuxième vrai album donc, et il est nettement meilleur que le premier. Le style stonien commence, nettement, à apparaître.

Leslie : comme Clash ! le style apparait, les compos Nanker-Phelge sont bonnes, "Empty Heart"...

IM_637_The_Rolling_StonesThe Rolling Stones Now ! (1965) : Troisième disque U.S., c'est un album réussi, mais qui se paie le luxe, encore une fois (évidemment), de faire doublon, désormais, et d'embrouiller les néophytes qui se documentent sur les albums du groupe. De bonnes chansons. 

Leslie : quel merdier que cette discographie sixties ! un conseil : achetez US ou UK, et prenez les "London Years" pour compléter...

34_1Out Of Our Heads (1965) : Troisième opus anglais, avec (I Can't Get No) Satisfaction. Inutile de dire donc que c'est un album assez spécial, le groupe commence vraiment à cartonner. The Last Time et Play With Fire, notamment, assurent. Très bon disque. Le meilleur reste à venir pour dans un an... 

Leslie : le premier chef-d'oeuvre ! les premiers classiques Jagger-Richards, et des reprises mortelles : That's How Strong My Love Is, Hitch Hike... Courez vous le procurer !

Rolling_Stones_Decembers_Childre_435803December's Children (And Everybody's) (1965) : As Tears Go By, Get Off My Cloud...deux classiques du groupe pour un album très réussi, sans être immense. Mais un fan du groupe et du rock 60's se doit de l'écouter !

Leslie : She Said Yeah en intro... Uppercut dans la mâchoire... les versions live de Route 66 et I'm Moving On avec les teenyboppers hurlantes... Wonderful times indeed ! Jones est toujours le plus beau, les groupes garage US sauront s'en souvenir...

52403238_pAftermath (1966) : Gros sommet existant en deux versions (U.K. et U.S.), différentes (Paint It, Black est sur l'U.S., qui contient moins de titres). Dans les deux cas, un album magistral, le premier chef d'oeuvre des Pierres, et un des disques cruciaux du rock des années 60. Si vous ne le connaissez pas, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Dommage que, généralement, ce disque soit vendu assez cher...

Leslie : grand disque, pour sur ! mais un peu surestimé, car selon moi il contient quelques trucs dispensables : Stupid Girl, le trop long Going Home, Dontcha Bother Me... Mais les classiques sont de pures merveilles, égalées par des joyaux méconnus comme Flight 505, et le génial It's Not Easy.

the_rolling_stones_1_got_live_if_you_want_it__L_WjIAZkGot Live If You Want It ! (1966) : Immonde production qui fait plus entendre les cris de la foule que les Stones eux-même. Rien que pour ça, ce disque est à proscrire, car il est insupportable ! Dommage, le groupe n'a pas l'air de trop mal jouer...Mais cette production indigne de ce nom est franchement insoutenable, et ce disque live est, selon moi, le pire du groupe (je parle des lives).

Leslie : oui, ce disque sonne mal, affreusement mal... Mais bordel à cul, quelle énergie ! Les versions de Get Off Of My Cloud et 19th Nervous Breakdown sortent tout droit des cuves de l'Enfer...

52519560_pBetween The Buttons (1967) : Un Aftermath plus pop, presque du Beatles, malgré l'aspect teigneux et la voix de Jagger. Quelques classiques, surtout sur la version U.S. qui contient Ruby Tuesday et Let's Spend The Night Together (absents de la version U.K. initiale). Très bon disque, pas leur sommet, mais vraiment à écouter.

Leslie : mon chouchou, dans sa version anglaise ! Comme le dit Daniel Darc, "c'est du Beatles, mais en méchant !". Jagger est impérial sur Backstreet Girl et le terminal She Smiled Sweetly, et la férocité d''All Sold Out et Miss Amanda Jones continue de fasciner.

43279704_pTheir Satanic Majesties Request (1967) : Grand disque sous-estimé, leur album psychédélique, à la gestation très lente et longue. Pochette qui pastiche plus celle du Magical Mystery Tour des Beatles que le Sgt. Pepper... du même groupe (l'encadrage nuageux de la pochette, surtout). Un disque radical et renversant, mais à écouter plusieurs fois, car certains titres (Gomper) sont assez space et peu attirants de prime abord. Mais c'est un sommet.

Leslie : oui, Gomper et Sing This All Together (see what happens) sont nazes... Mais pour ces joyaux comme Citadel, 2000 Man, She's A Rainbow et le sidéral-sidérant 2000 Light Years From Home, il est indispensable.

42952855_pBeggars Banquet (1968) : Sorti à l'époque sous une pochette blanche qui n'était pas une pique pour les Beatles, mais une censure de la part de Decca (les chiottes sales, PQ dégueulasse et graffitis insolents ne passaient pas en 1968). Album à prédominance folk-bluesy, et une réussite du début à la fin, avec l'immense Sympathy For The Devil et la première participation vocale de Keith sur Salt Of The Earth.

Leslie : Keith chantait déjà sur Connection, mon cher ! Album roots et monstrueux, dégoulinant de stupre (Stray Cat Blues, que les Stones ne pourraient plus écrire de nos jours).

42541202_pLet It Bleed (1969) : Arrivée de Mick Taylor, Brian Jones en partance...Un disque saignant, grandiose, rempli de classiques, et devant, selon l'avertissement de pochette, s'écouter au volume maximum. Un des sommets du groupe, et Mick Jagger dira même de l'album qu'il est son préféré de leur discographie. Inoubliable.

Leslie : le sommet de Keith Richards ! il est partout, de l'intro de Gimme Shelter au final angélique de You Can't Always Get What You Want... Le groove titanesque de Monkey Man, le frisson de Midnight Rambler...

43021172_pGet Yer Ya-Ya's Out ! (1970) : Dernier album sorti chez Decca/ABKCO, un live immense malgré sa pochette ridicule. Le meilleur live du groupe, enregistré en 1969. Sans Brian Jones, qui était, je crois, déjà mort (Mick Taylor est déjà là). Immense. Que dire de plus ?

Leslie : ben rien, Clash !

47208800_pSticky Fingers (1971) : Album très camé, quasiment toutes les chanson parlent de drogue. Une pure merveille, un de leurs sommets, rempli de classiques. Je n'aime pas You Gotta Move, mais le reste assure. Premier album sorti sous leur label maison, avec la fameuse langue...Un disque radical !

Leslie : "ton gâteau mou... ton gâteau mou..."... Rocks violents, ballades oniriques, la tête pleine de neige toxique... Le plus Taylorien des albums stoniens !

42151396_pExile On Main St. (1972) : Que dire qui n'a déjà été dit ? C'est tout simplement leur sommet, 67 minutes (un double à l'époque, leur seul double album studio) de pur bonheur mêlant rock, boogie, folk, country, blues...enregistré dans la villa de Keith Richards, Nellcôte, à Villefranche/Mer, sur la Côte d'Azur, dans un torrent de came... Mythique. Aucun autre terme ne convient.

Leslie : les Beatles avaient leur Double Blanc ? voici le Double Noir ! Un groove à part entière, un flot ininterrompu de foutre et d'alcool, une expérience dont on ressort difficilement indemne : ça passe ou ça casse ! Mais si ça passe, vous êtes marqués à vie...

50040130_pGoats Head Soup (1973) : Le mal-aimé, car venu après le chef d'oeuvre absolu. Enregistré à la Jamaïque, ce disque assure cependant (Winter, Doo Doo Doo Doo Doo (Heartbreaker) notamment). Angie, premier slow du groupe, choquera assez les fans, ulcérés de voir les Cailloux passer au mode 'dégoulinade' en si peu de temps. Très bon disque méconnu.   

Leslie : Clash a tout à fait raison ! Seules Can You Hear The Music et Hide Your Love me semblent en deçà. Et Keith livre un joyau d'émotion brute avec le très poignant Coming Down Again...

42999318_pIt's Only Rock'n'Roll (1974) : Avec sa superbe pochette signée Guy Pellaert, ce disque est, pour moi, une grande réussite, même si la face B assure un peu moins (sauf Fingerprint File) que la A. Dernier disque avec Mick Taylor, qui se lâche sur Time Waits For No One, qui sonne comme du Santana par moments. Un très bon disque.

Leslie : plus le temps passe, moins je l'aime... De très grands moments (Time Waits..., Fingerprint File, If You Can't Rock Me). Mais dans l'ensemble, un disque "over the top" et assez fainéant.

50036477_pBlack And Blue (1976) : Arrivée de Ron Wood à la place de Mick Taylor. Album intéressant (Hot Stuff, Fool To Cry, Hand Of Fate) mais un peu inégal, qui voit les Stones s'intéresser plus avant à la musique noire et jamaïcaine. Résultat bancal mais loin d'être dégueu. J'aime assez ce disque aujourd'hui mal-aimé et considéré comme le premier 'bas' des Stones, le début de la fin.

Leslie : par contre, je réévalue celui-ci ! Sensualité, plaisir, groove... Si seulement cette daube de Cherry Oh Baby n'avait pas été retenue, j'aurais presque crié au chef-d'oeuvre. Un album à la fois triste et dansant, empli de l'amour stonien pour la musique afro-américaine et west indies.

43564387_pLove You Live (1976) : Double live (leur troisième live, aussi, et leur premier double live) assez oublié et peu aimé, mais qui, franchement, recèle de grands moments. Enregistré en majeure partie en France, c'est un album efficace et brut de fonte, aussi efficace que le futur Flashpoint de 1991. Bref, du bon, sans être grandiose.

Leslie : mouais... Quelques gros foutages de gueule (ce Jumpin' Jack Flash saccagé à l'unisson, des versions nullisimes de Ton Gâteau Mou et Tu Ne Peux Pas Toujours Avoir Ce Que Tu Veux), mais aussi des moments tendus et roides comme les Stones savent en écluser (Starfucker, Sympathy For The Devil). Un album mineur, mais à ne pas rejeter en bloc.

50035207_pSome Girls (1978) : Magnifique album rock qui arrive à point pour prouver que l'arrivée de Ron Wood n'a pas causé le glas du groupe. Que des merveilles ici, un disque inoubliable faisant partie des sommets. Jusqu'à A Bigger Bang, ça sera leur dernier sommet absolu. Si, si.

Leslie : mon collègue a tout dit !

cd27e142Emotional Rescue (1980) : De sa pochette semblant calquer le Let It Be des Beatles à ses morceaux, rien à sauver ici, sauf peut-être Dance (Pt 1). Meilleur que les deux merdes que les Galets feront en 1983 et 1986, cependant, mais pas meilleur de beaucoup...

Leslie : injustement calomnié ! certaines choses risibles (Send It To Me, Summer Romance...), mais aussi de jolies choses (All About You sur la rupture Richards-Pallenberg, Down In The Hole). Bilan fort mitigé, mais pas aussi galeux que l'avis général le pense.

50038798_pTattoo You (1981) : Un miracle après Emotional Rescue. L'album des Stones à sauver du marasme 80's (Steel Wheels aussi est à sauver). Album constitué de morceaux datant de sessions d'enregistrement des précédents opus. Donc, logiquement, l'album, fait de bric et de broc, devrait être bancal. Hé bien non, au contraire, il s'en dégage une force incroyable, avec une face A énergique (Start Me Up) et une face B assez lente (Heaven). Une pure merveille.

Leslie : écoutez la douleur de Worried About You, la salacité de Little T&A... Et dire que ce n'était que des fonds de tiroir...

62099340_pStill Life (American Concert 1981) (1982) : Assez médiocre album live, trop court, d'une tournée assez bof (came à gogo, ambiance de merde...). De bons moments, mais dans l'ensemble, pas grand chose à en tirer, et le disque, assez méconnu, ne gagne vraiment pas à être plus réputé.

Leslie : bof carottes, bof mode, bof en gelée...

50040706_pUndercover (1983) : A fuir. La descente, amorçée avec Emotional Rescue, se poursuit. Rien à sauver ici, absolument rien. Un de leurs pires albums, et je ne vois pas quoi dire d'autre. Ah si, la pochette est...attendez, je vais vomir, et je reviens, OK ? 

Leslie : tire pas la chasse ! moi aussi je viens poser une gerbe... Je sauve quand même le morceau-titre, efficace dans son genre.

50041500_pDirty Work (1986) : Rien à dire, si ce n'est que ce disque porte bien son nom ("sale boulot"). Mis à part la reprise de Harlem Shuffle, pas grand chose à se carrer dans les dents ici. Hommage à leur pianiste Ian Stewart via les dernières secondes de l'album (le pianiste est mort pendant l'enregistrement du disque, première victime de Dirty Work). Pochette encore une fois à chier, et les Stones qui, à l'époque, sont vraiment en crise (engueulades, etc). A fuir.

Leslie : je suis toujours en train de dégueuler...

50073361_pSteel Wheels (1989) : Avec le temps, j'aime de plus en plus ce disque efficace, leur meilleur depuis Tattoo You, un vrai miracle après tant de merdes... Production rude, un peu métallique. Chansons remarquables. Un disque sous-estimé et vraiment à écouter.

Leslie : quelle production datée et pourrie... Et pas mal de fillers... Mais pour l'étonnant Continental Drift, le magnifique Almost Hear You Sigh, cet album vaut le coup !

50073977_pFlashpoint (1991) : J'adore ce live, car ce fut mon premier album des Stones, il compte beaucoup pour moi. Après, ce n'est pas leur sommet en live, mais, franchement, il assure. A noter, Highwire et Sex Drive, deux bonus-tracks (déjà à l'époque), deux morceaux studio très réussis, surtout le premier.

Leslie : la furie salutaire de Highwire rend ce live indispensable. Le son live est terni par les claviers foireux de Matt Clifford, mais l'envie et la pêche sont là.

50076380_pVoodoo Lounge (1994) : Une réussite, malgré un ou deux titres assez bof (Suck On The Jugular). Mais dans l'ensemble, cette "loge vaudou" a de quoi satisfaire les fans de bon gros rock au son bien teigneux et rude. Excellente production. 

Leslie : Suck On Mes Boules est imbuvable, mais dans l'ensemble, ce cru 1994 est gouleyant et saura agrémenter vos barbecues entre amis ! Et des titres comme The Worst et Mean Disposition sont de véritables perles méconnues.

Stripped95Stripped (1995) : Les Stones confidentiels, pendant la tournée Voodoo Lounge. Un live méconnu, assez intéressant, à conseiller avant toutes choses aux gros fans. Déconseillé aux néophytes, en gros !

Leslie : itou !

50077326_pBridges To Babylon (1997) : Je n'aime que Saint Of Me sur ce disque foutraque et horrible. La production assure, Jagger chante bien (comme toujours), mais les morceaux sont vraiment de la merde en barre. A fuir. 

Leslie : trois grands moments : Saint Of Me, Out Of Control et How Can I Stop (et le solo de Wayne Shorter)... Un Flip The Switch sympa, sinon ? Ben... Anybody Seen My baby concurrence Rock And A Hard Place pour le titre peu envié de single stonien le plus schtarmbouze !

The_Rolling_Stones___No_Security__Front___www_FreeCovers_net_No Security (1998) : Live issu de la tournée d'un des pires albums du groupe. Les Stones s'en sortent mieux ici qu'en studio, mais ce live reste à réserver aux fans, et est, de surcroît, assez peu réputé et connu. Je ne l'aime pas trop...

Leslie : de très bons moments (Corrina avec Taj Mahal, Waiting On A friend, Sister Morphine); Mais dans l'ensemble, on s'emmerde sec...

album_live_licks_topless_coverLive Licks (2004) : Live sans âme, illustration de la tournée Forty Licks, qui sera mieux représentée par le coffret 4 DVD Four Flicks sorti auparavant. A moins d'être un gros gros fan stonien, ce live ne sert à rien...mais, musicalement, c'est pas mauvais.   

Leslie : rien que pour l'édit honteux de Rocks Off, ce live est à éviter comme la peste ! Carton rouge ! Tant pis pour les quelques perles présentes...

47784767_pA Bigger Bang (2005) : A ce jour leur dernier cru studio, et une indéniable réussite. En 64 minutes (leur deuxième plus long après Exile On Main St.), les vieillards, ici, prouvent qu'ils savent encore rocker, avec des chansons imparables (et quelques uns moins fortes, mais, dans l'ensemble, ce disque est une réussite). Parfait !

Leslie : absolutely Clash !

shine_a_lightShine A Light (2008) : Un assez bon live, mais indissociable du film/concert/documentaire du même nom réalisé par Martin Scorsese (son deuxième du genre après The Last Waltz en 1978 sur le dernier concert du Band). Très réussi, sans être le sommet des Cailloux en live. Pour fans !

Leslie : oui, pareil !