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Sorti en 1985, The Head On The Door est un des albums les plus commerciaux de The Cure, et une de leurs plus grosses ventes, par conséquent. Au moment d'enregistrer ce disque (en 1985), le groupe est constitué de Robert Smith (chant, guitare, claviers), Simon Gallup (basse), Lol Tolhurst (claviers, mais autrefois, c'était le batteur du groupe), Porl Thompson (guitare, claviers) et Boris Williams (batterie, percussions). Avec la participation, sur A Night Like This, d'un saxophoniste, Ron Howe. The Head On The Door rompt en quelque sorte avec la très curienne tradition d'appeler un album de The Cure d'après le dernier titre de l'album : ici, le titre de l'album vient de la chanson Close To Me, dans lequel on peut entendre, dans les paroles, like my head on the door was a dream.

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A propos de cette chanson, c'est, tout le monde le sait, un gros, gros tube (clip inoubliable de Tim Pope), mais pour une raison que j'ignore, je l'ai toujours détestée. Et il y à des cuivres aussi dessus, mais pas sur la version album, uniquement sur la version single/passages radio. Autre tube passant souvent en radio et ayant cartonné, In Between Days, mais pour celle-ci, qui ouvre le disque et est très courte (même pas 3 minutes), rien à dire, c'est une petite splendeur qui m'a toujours pensé à cet autre tube que le groupe fera en 1987 sur Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me (double album que j'aborderai ici bientôt) : Just Like Heaven. Aussi pop, rafraîchissant et réjouissant. L'album, sinon, offre Sinking, A Night Like This, The Blood et son ambiance hispanique, Kyoto Song ou Six Different Ways. Dans l'ensemble, de bonnes chansons. 

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Dans l'ensemble, donc, cette 'tête contre la porte' est un cru assez correct de The Cure, même si le côté trop pop m'agace vraiment. The Top (le précédent opus, 1984) était déjà très pop, ce qui, après les déluges glaciaux de Faith et Pornography (surtout), décevait et décontenançait. Avec The Head On The Door, le groupe passe un virage, devient pop, et si The Cure reviendra à un son plus glauque et cold-wave avec Disintegration en 1989 (et Bloodflowers en 2000), la suite de leur carrière sera quand même plus centré 'commercial' et pop que gothique et froideur. Dommage, même si, dans l'absolu, ce disque n'est pas mauvais.

FACE A

In Between Days

Kyoto Song

The Blood

Six Different Ways

Push

FACE B

The Baby Screams

Close To Me

A Night Like This

Screw

Sinking