STP_Purple

Voilà un groupe souvent déprécié, et à mon avis sous-estimé... J'ai nommé les Stone Temple Pilots, surtout connu pour les frasques de leur chanteur, Scott Weiland, ce dernier étant souvent habitué à passer par la case prison pour usage et vente de cocaïne et d'héroïne.
Certes, le groupe ne s'est pas toujours montré inspiré dans sa discographie. Par exemple, nous éviterons de parler de leur cinquième opus, Shangri-La Dee-Da.

Mais aujourd'hui, c'est leur seconde livraison, et à mon avis la meilleure, Purple qui nous intéresse. Et le disque commence de la meilleure des façons, avec Meatplow.
Les deux titres qui suivent seront les singles de l'album, les très bons voire mêmes excellents Vasoline et Lounge Fly. Clairement, le groupe affiche ses ambitions et signe un deuxième disque meilleur que le précédent, à savoir Core.

Pour le reste, Stone Temple Pilots enchaîne les moments rythmés (Silvergun Superman), plus calmes avec des superbes balades (interstate Love Song) ainsi que quelques morceaux franchement très inspirés (voire le superbe Big Empty, présent sur la bande originale du film The Crow).
Bref, c'est bon, parfois très bon mais pas excellent non plus (en dehors des deux singles of course !). Sorti en 1994, Purple n'est pas encore le chef d'oeuvre du groupe.
Et clairement, Stone Temple Pilots paiera très cher les conneries de Mr Weiland. Mais Purple devrait logiquement ravir les fans de rock, les chansons se retenant facilement et se révélant d'une redoutable efficacité. Après de là à parler d'un groupe attachant, il y a une marche...

Chronique complémentaire de ClashDoherty :

Je ne connaissais pas les Stone Temple Pilots avant d'entendre, un jour, Vasoline. Puis, cherchant sur quel album se trouvait cette chanson, j'ai découvert qu'elle se trouvait sur un album sorti en 1994, du nom de Purple, le deuxième album d'un groupe américain de grunge/rock alternatif nommé Stone Temple Pilots. Tout le monde appelle ce disque Purple, d'ailleurs, mais il faut savoir que nulle part, nulle part, vous ne trouverez le titre de l'album, aussi bien sur la pochette, dans le livret, sur la tranche du boîtier CD, sur le disque lui-même, au dos du boîtier, rien, nulle part. Ah si, sur le recto de pochette (une illustration nipponnisante représentant un bébé souriant chevauchant un dragon asiatique, on distingue des adultes dans l'arrière-plan), outre le nom du groupe, on a un idéogramme chinois (ou japonais ?) qui signifierait 'pourpre'. Soit le titre de l'album en idéogramme. L'album dure 47 minutes, pour 11 titres, et le dernier titre, long de 8 minutes, inclut un morceau caché très drôle baptisé The Second Album, sur lequel on entend un des membres du groupe (pas le chanteur principal, Scott Weiland) chanter, à la manière d'un crooner-de-ces-dames, une chanson bien rigolote aux paroles bien crétines, parodie de Johnny Mathis. C'est rigolo, mais assez con et inutile, l'album serait sans aucun doute encore meilleur sans ce ghost track bien crétin et à côté de la plaque. Bon, sinon, le groupe, c'est Scott Weiland (chant, guitare), Robert Deleo (basse, guitare), Dean Deleo (guitares) et Eric Kretz (batterie).

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Comme Alice In Oliver l'a dit plus haut, Purple est loin d'être le moins bon album des Pilotes du Temple de Pierre (vous parlez d'un nom de groupe à la con), N°4 et Shangri-La-Dee-Da étant pour le moins ratés (surtout le dernier cité, car N°4, ça peut encore aller, en fait). Pour ma part, je pense clairement qu'il s'agit du meilleur opus du groupe de Weiland (groupe dont je ne suis pas plus fan que ça, c'est le moins qu'on puisse dire, et que j'écoute rarement), il offre en tout cas plein de chansons vraiment bluffantes, essentiellement placées en tête d'album : Meatplow, Vasoline, Lounge Fly, Interstate Love Song, Still Remains, cinq chansons (soit presque la moitié de Purple) consécutives qui foutent bien la patate et assurent mortellement. C'est dommage que la suite de l'album n'est pas du même niveau d'exceptionnelle excellence (Pretty Penny, Silvergun Superman sont bien, mais je ne suis pas convaincu par Big Empty, Unglued et Army Ants ; heureusement, Kitchenware & Candybars, le dernier titre, remet un peu le niveau à la hausse avant le morceau caché qui est, je le redis, débile comme une réflexion après-donut d'Homer Simpson). L'album n'est cependant pas très long (47 minutes douche comprise, ça aurait pu être pire, ça aurait pu être 60 minutes, après tout), et offre plus de bonnes chansons que de mauvaises (disons plutôt : moyennes), ce n'est donc pas grave du tout.

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Si vous aimez le rock teigneux des années 90, limite grunge ici (d'où le tag et la catégorie, mais je peux comprendre que ça soit polémique), alors Purple est un album à écouter, vraiment. Sa légion de grandes chansons, sa production (de Brendan O'Brien, producteur de Pearl Jam et d'au moins deux Rage Against The Machine) est parfaite, l'interprétation est efficace... A noter qu'au dos du boîtier, un joli et gros gâteau (une photo) avec la mention 12 gracious melodies est visible (le fait qu'il y ait le chiffre 12 signifie fatalement que le morceau caché est officiellement crédité, mais, en fait, il n'y à pas 12, mais 11 chansons), mais pas la liste des morceaux (il faut ouvrir le livret, qui contient les paroles, pour ça) !

Meatplow

Vasoline

Lounge Fly

Interstate Love Song

Still Remains

Pretty Penny

Silvergun Superman

Big Empty

Unglued

Army Ants

Kitchenware & Candybars

(The Second Album)