bob_dylan_1962Bob Dylan (1962) : Clairement pas un grand cru que ce premier album éponyme avec un Dylan quasiment poupon sur la pochette. Pas grand chose à retenir de cet éponyme qui allait être complètement écrasé, un an plus tard, par un deuxième album totalement fédérateur. Mineur, donc. 

49141309_pThe Freewheelin' Bob Dylan (1963) : De sa pochette montrant Dylan et sa fiancée de l'époque marcher dans les rues enneigées de Greenwich Village (New York) à son tracklisting de folie (on ne compte plus les classiques), ce deuxième album est assurément un des meilleurs, et le disque qui fait de Dylan une star de la musique folk, un artiste contestataire majeur de son époque. Culte et essentiel. 

49257482_pThe Times They Are A-Changin' (1964) : Encore une belle moisson de classiques (The Lonesome Death Of Hattie Carroll...) pour ce troisième album quasiment aussi mythique que le précédent, et assez sombre dans l'ensemble. Tout n'est pas immense (pas plus fan que ça de Boots Of Spanish Leather et When The Ship Comes In), mais dans l'ensemble, encore un classique à posséder absolument si on aime l'artiste. J'ai jamais aimé la pochette, en revanche (surtout la photo du verso CD et, sans doute est-ce la même pour le vinyle) !

49259977_pAnother Side Of Bob Dylan (1964) : Dernier album entièrement folk acoustique de Dylan, il est moins connu que les précédents, moins bon aussi sans doute, mais rien que pour Ballad In Plain D, All I Really Want To Do, To Ramona et Motorpsycho Nitemare, il est chaudement recommandé. En fait, quand je dis qu'il est moins bon que les précédents, c'est vraiment pour pinailler ! 

49400476_pBringing It All Back Home (1965) : Premier album électrique de Dylan (premier volet de sa trilogie Thin Wild Mercury Sound, le terme est de lui), même si uniquement la face B est électrique (et contient Subterranean Homesick Blues et son clip mythique avec les feuilles de papier). La face B, elle, est du genre des premiers albums, et contient sont lot de classiques aussi. Dans l'ensemble, un album tout simplement grandiose, un des meilleurs absolus du Barde. Essentiel. 

49485527_pHighway 61 Revisited (1965) : Deuxième volet de la trilogie Thin Wild Mercury Sound, et premier album 100% électrique de Dylan. Et 100% grandiose, aussi. Comment ne pas citer Desolation Row (11 minutes), Ballad Of A Thin Man, From A Buick 6, Highway 61 Revisited et ce Like A Rolling Stone de légende ? 9 immenses chansons, 50 minutes de bonheur. Inoubliable.

42761947_pBlonde On Blonde (1966) : Dernier volet de la trilogie Thin Wild Mercury Sound. Accessoirement le premier double-album de l'histoire de la musique (mais pas le premier enregistré, car il me semble que le Freak Out ! de Frank Zappa & The Mothers Of Invention, sorti après, a été enregistré juste avant). Tout simplement essentiel, grandiose, culte, tout a été dit cent fois sur ce disque inoubliable et tout simplement vital. Le sommet définitif du Barde. 

42182011_pJohn Wesley Harding (1967) : Le Barde retourne à ses premières amours acoustiques et plonge dans le mysticisme avec ce disque remarquable (All Along The Watchtower, qu'Hendrix reprendra un an après) mais au final assez peu connu de nos jours. Peu après, Dylan sera victime d'un "accident de moto" qui le tiendra éloigné des studios pendant au moins un an. En fait d'accident, parlons plutôt de cure de désintox, mais à l'époque, ça la foutait mal... Pour en revenir à ce disque sobre et racé, il est un de mes préférés de l'artiste. 

bobdylan_nashville_skylineNashville Skyline (1969) : Très particulier, ce disque. D'abord, Dylan sourit sur la pochette (et un Dylan souriant, c'est rare !). Ensuite, il dure seulement 27 minutes, cet album, ce qui en fait de très loin le plus court de sa carrière. Mis à part une ou deux chansons un peu bof (Tell Me That Isn't True, Peggy Day), c'est encore une fois un très grand album, un classique, avec notamment Tonight I'll Be Staying Here With You, Lay, Lady, Lay, I Threw It All Away et cette nouvelle version du classique Girl From The North Country, en duo avec Johnny Cash. Dylan, cependant, commence à essayer de briser sa réputation de prophète folk avec cet album : il y fait l'utilisation d'une voix de crooner assez étrange, qu'il réemploiera sur les deux albums suivants.   

42536956_pSelf Portrait (1970) : Deuxième double-album de sa carrière, et premier de la décennie 70. Un de ses albums les plus décriés, contenant pas mal de reprises. Dylan y chante encore d'une voix de crooner parfois horripilante (I Forgot More Than You'll Ever Know, Blue Moon), et dans l'ensemble, le disque est très accessible et simpliste. Mais on y trouve de vraies merveilles : Woogie Boogie, Days Of 49, Copper Kettle (The Pale Moonlight) ou Minstrel Boy. J'aime beaucoup ce disque bancal et inégal, mais franchement pas aussi merdique qu'on le dit. Pochette peinte par Dylan, et assez rebutante. 

42899729_pNew Morning (1970) : Dylan tente de remonter la pente, commercialement parlant, et ce disque sera nettement mieux accueilli que Self Portrait. Mais est-il meilleur ? Franchement, non, il est même moins réussi, et je ne l'aime quasiment pas, mis à part une ou deux chansons (If Not For You, que George Harrison reprendra la même année, et Day Of The Locusts). Mais ce disque, s'il n'est pas aussi flingué que le suivant, n'en demeure pas moins une déception et un album surestimé.   

DYLAN_201973Dylan (1973) : Jamais officiellement réédité en CD, totalement oublié, ruiné par une pochette de merde, renié par Dylan lui-même et considéré par tout le monde comme le pire absolu du Barde, ce Dylan de 1973, constitué de chutes de studio de Self Portrait, est réellement une épreuve. C'est le genre d'album qui peut transformer un pro-Dylan en anti-Dylan, avec faites comme moi, écoutez-le une fois et jetez-le (ou oubliez que cet album existe si vous ne le connaissez pas encore) !

42266725_pPat Garrett & Billy The Kid (1973) : C'est bien évidemment la musique du western de Sam Peckinpah, dans lequel Dylan joue un rôle non musical, celui du cowboy Alias (très bonne interprétation, mais rôle peu présent). Une musique excellente,  avec notamment Knockin' On Heaven's Door, classique on ne peut plus culte et maintes fois repris. Participations de Booker T, Roger McGuinn...Des morceaux franchement sublimes cotoient d'autres moins exceptionnels, comme Turkey Chase. Court, mais franchement réussi, à conseiller aux fans de soundtracks !

PlanetWavesPlanet Waves (1974) : Sous une très horrible pochette ne donnant pas envie d'acheter se cache un album fait en collaboration avec The Band, ancien groupe accompagnateur de Dylan. Pas le sommet de Dylan, mais de très belles chansons (Forever Young présente deux fois, Dirge, Going, Going, Gone). Un album au final vraiment excellent et peu connu, à écouter, principalement si on est fan.

45916505_pBefore The Flood (1974) : Double (toujours en CD) live enregistré avec The Band, qui interprète quelques unes de leurs plus belles chansons (When You Awake, The Weight, Stage Fright, Up On Cripple Creek). Dylan, lui, aligne les versions exceptionnelles de ses plus belles chansons (Blowin' In The Wind, Highway 61 Revisited, Rainy Day Women "12 & 35, Ballad Of A Thin Man). Un double live quasiment anthologique.

46035052_pBlood On The Tracks (1974) : Surpuissant, cet album, une des plus grosses ventes du Barde, un de ses sommets absolus, un disque amer enregistré après le divorce difficile du Barde d'avec sa femme Sara. Il s'y montre particulièrement venimeux (Idiot Wind), position qu'il regrettera quelques moins plus tard. Un disque qui aligne les classiques comme des perles sur un collier : Tangled Up In Blue, Shelter From The Storm, You're A Big Girl Now, Simple Twist Of Fate...

53967782_pDesire (1975) : Unique album studio illustrant la période dite Rolling Thunder Revue, Desire est tout simplement mon grand préféré de Dylan, un disque long (56 minutes, rare pour un vinyle simple) mais puissant de la première à la dernière de ses secondes, et avec des classiques magnifiques comme Isis, Sara, Hurricane ou Oh Sister. Grandiose.

42985492_pHard Rain (1976) : Encore un live, mais simple cette fois-ci, et consacré à la période Rolling Thunder Revue. Versions à tomber de quelques classiques, même si tout n'est pas immense ici (Stuck Inside Of Mobile With The Memphis Blues Again et One Too Many Mornings, dans des versions un peu bancales). Toujours à la limite de l'effondrement, ce live est une petite merveille de rock teinte de folk, un disque sous-estimé et peu connu, mais mon live préféré du Barde. 

album_Bob_Dylan_Street_LegalStreet Legal (1978) : Dans l'ensemble, un très bon cru dylanien, avec une pure merveille (Changing Of The Guards), et quelques chansons remarquables (Is Your Love In Vain ?, Senor (Tales Of Yankee Power), New Pony, Where Are You Tonight ? (Journey Through Dark Heat)). Dylan commence lentement à devenir moins intéressant, il se resasse, a du mal à se recycler. Plus rock que folk, ce disque sera suivi d'un double live polémique. 

51779646_pAt Budokan (1979) : Double live assez mal-aimé (il recevra, en son temps, des critiques qui comptent parmi les plus salopardes jamais faites envers un album de Dylan), mais quand même pas nullissime. Le seul problème concerne le réarrangement des morceaux, la musique sonne le plus souvent comme de la musique pop lounge de hall d'attente, une musique sirupeuse, trop facile d'accès, qui dénature totalement des classiques absolus comme Ballad Of A Thin Man ou Love Minus Zero/No Limit. Sinon, Dylan chante bien, et le tracklisting est de folie. Mais c'est mineur. 

slowtraincomingSlow Train Coming (1979) : Participation de deux membres de Dire Straits (Mark Knopfler et le batteur Pick Withers) à cet album marquant la fin des 70's, et un son résolument plus rock pour Dylan. Un Dylan nouvellement chrétien (converti), qui entame sa période chrétienne, une de ses pires (sa pire, même), mais cet album, franchement, assure, avec Gotta Serve Somebody et Slow Train. Excellent.

SavedSaved (1980) : Deuxième album de sa période chrétienne, et, comment dire ? C'est abominable. Consensuel, trop religieux, musicalement déplorable, même le chant est médiocre ! A fuir. Et dire que l'album suivant sera pire...

50922885_pShot Of Love (1981) : Sous une pochette horrible et cartoonesque se cache le dernier album de sa très nulle période chrétienne (apparemment, Dylan se reconvertira après), une période de disette absolue pour le Barde. Aucune bonne chanson, un de ses ratages les plus flagrants.

46108198_pInfidels (1983) : Participation de Mark Knopfler, Mick Taylor (ex des Stones), Sly Dunbar, pour ce disque au demeurant assez réussi, et contenant deux immenses chansons : Jokerman et I And I. Sans doute certaines chansons sont un peu anodines (License To Kill), mais dans l'ensemble, Infidels est aussi réussi que les deux précédents (et deux suivants) albums sont ratés. 

51892713_pReal Live (1984) : Dylan a sorti beaucoup d'albums live. Tous sont décevants mis à part Before The Flood et Hard Rain. Celui-ci, issu d'une très mauvaise période, est tout simplement un des plus chiasseux qui soient. A fuir comme la peste bubonique.

50957235_pEmpire Burlesque (1985) : Avec sa pochette très ancrée dans son époque, et sa production tout aussi datée, cet album n'arrive certes pas à faire pire que Shot Of Love ou que les suivants, mais reconnaissons que c'est quand même sauvagement médiocre. Encore un mauvais Dylan, il en a fait beaucoup, des mauvais albums, dès 1980...

53347771_pKnocked Out Loaded (1986) : On ne va pas se leurrer, quasiment tout est à jeter ici, de la pochette aux morceaux, en passant par la production et même l'interprétation. Le pire de Dylan ? Disons, un des plus pires de toute sa carrière. Je sauve juste les 11 minutes de Brownsville Girl.

album_down_in_the_grooveDown In The Groove (1988) : Pourri jusqu'à la moelle malgré la présence de Clapton, Jerry Garcia, Sly Dunbar, Alan Clark de Dire Straits et Mark Knopfler (et Paul Simonon, Steve Jones, Robbie Shakespeare, Bob Weir, Ron Wood), cet album sera une des pires ventes de Dylan, et sera accueilli avec autant de chaleur que la dernière épidémie de gastro-entérite. A oublier. 

53438482_pDylan & The Dead (1989) : La rencontre entre le Grateful Dead et Bob Dylan aurait facilement pu donner quelque chose de correct, voire même de grandiose, si elle avait eu lieu ne serait-ce que dix ou quinze ans plus tôt. Malheureusement, elle a eu lieu en 1989, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ni le Barde, ni le Dead ne sont en grande forme ici. Que sauver de cet album ? Strictement rien. Une purge de plus pour le Zim'. Dommage.

51589082_pOh Mercy (1989) : Produit par Daniel Lanois, ce disque est vraiment bon, ce qui est grosso modo un miracle, compte tenu de la crise musicale que traversait alors Dylan (entre 1980 et 1997, franchement... mis à part Infidels et cet album, c'est à fuir). De très bonnes chansons, une production très réussie, un album comptant parmi les sommets du Barde. Ring Them Bells, par exemple, est sublime.

album_under_the_red_skyUnder The Red Sky (1990) : Décidément, c'est la période des vaches maigres pour Dylan. Malgré la réussite de son précédent album, il ne réussit pas, ici, à récidiver, et cet album, malgré la participation de plusieurs artistes de talent en collaborations, est un de ses plus mauvais. A fuir.

album_good_as_i_been_to_youGood As I Been To You (1992) : L'album le moins connu de Bob Dylan ? Toujours est-il qu'il a ses raisons d'être aussi peu connu et estimé. C'est, franchement, aussi raté que sa pochette, et sa pochette est une des plus ratées de sa carrière ! 

album_world_gone_wrongWorld Gone Wrong (1993) : Vraiment médiocre, cet album. Accessoirement un des moins connus du Barde avec les deux précédents, tout aussi catastrophiques, et quand on l'écoute, on comprend vraiment pourquoi. A ne réserver qu'aux fans acharnés désireux de tout posséder de Dylan.

album_mtv_unplugged_live_1994MTV Unplugged (1995) : Encore un live, et un de ceux de la fameuse série 'MTV Unplugged', on ne compte plus les artistes et groupes (Nirvana, Clapton, Alice In Chains, etc) qui y ont succombé. Le résultat, ici, alterne entre passable et honteux, et dans l'ensemble, c'esr franchement un très mauvais live issu d'une très mauvaise période du Barde. Déconseillé au plus haut point ! 

51028105_pTime Out Of Mind (1997) : Une réussite majeure, le meilleur Dylan des années 90, son dernier sommet absolu, son meilleur album depuis Slow Train Coming de 1979 (voire même depuis Desire de 1975). Rempli de grandes chansons, un petit peu long par moments cependant (72 minutes, et un morceau de 16 minutes, Highlands), ce Time Out Of Mind est un disque crucial pour tout fan du Barde. 

love_and_theft"Love And Theft" (2001) : Nettement moins puissant que le précédent et que le suivant, ce "Love And Theft" est un disque plus que correct dans son ensemble, même si, je l'avoue, je l'ai assez peu écouté ces dernières années, pas assez pour en donner un avis définitif. Premier album non pas produit par Dylan, mais pour lequel Dylan utilise son pseudo de Jack Frost pour son rôle de producteur ! Disque sorti le jour des attentats du 9/11, aussi.

moderntimesModern Times (2006) : Disque un peu long (plus d'une heure, pour 10 titres !), mais meilleur que le précédent et que le suivant. Encore une fois un livret hautement décevant (page pliée en deux, rien d'autre que les crédits dedans), mais des chansons fantastiques. Dans l'ensemble, un grand cru du Barde.

bob_dylanTogether Through Life (2009) : Clairement pas le meilleur Dylan, mais tout de même un très très bon opus, du niveau de "Love And Theft", autrement dit, un très bon niveau général. Disque plus court, aussi (45 minutes). De très bonnes chansons, d'autres assez plates. Allez, c'est plutôt correct dans l'ensemble !

bobdylanchristmasinthehChristmas In The Heart (2009) : Un disque de chants de Noël. Sorti à la période appropriée. Vous avez dit 'commercial' ? Bon, mis à part que je n'aime pas les chants de Noël (mis à part leue réinterprétation par l'écurie Phil Spector sur l'album A Christmas Gift For You From Phil Spector de 1963), je reconnais que celui-ci n'est pas plus mauvais qu'un autre. Mais à réserver aux amateurs de ce genre de musique uniquement. Belle pochette.

83347151_pTempest (2012) : Le meilleur depuis 1997, clairement. Sous une pochette hideuse, et malgré la voix très éraillée (elle n'a jamais été grandiose, mais là, franchement, on s'en rend bien, mais alors bien compte) du Barde, Tempest est un chef d'oeuvre. Oui, OK, Early Roman Kings est un blues sans originalité, mais c'est pas mal. Tempest est un morceau de 14 minutes sur le naufrage du Titanic, Pay In Blood, Scarlet Town, Tin Angel, Duquesne Whistle sont géniales, Roll On John est un hommage à Lennon (un peu tardif, non ? 2012 n'est même pas une date anniversaire de sa mort). Un disque sombre, son plus sombre depuis Blood On The Tracks, et il est plus sombre encore que ce disque de 1974. Un chef d'oeuvre. Ca serait le dernier Dylan qu'on se dirait qu'il a bien achevé sa carrière ! Mais quelle pochette de merde, sinon...