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En seconde position, mon deuxième album de chevet donc, Play Blessures, d'Alain Bashung, datant de mon année de naissance (1982). Album admirable, son meilleur selon moi (oui, devant Fantaisie Militaire !), qui sera très mal accueilli en son temps, et est désormais considéré comme un des albums français les plus essentiels et influents de ces 30 dernières années (selon le magazine l'ayant assassiné en 1982, Télérama). Un album signé Gainsbourg (pour les textes, sauf une chanson signée Boris Bergman, Junge Männer) et Bashung (musique). Un disque froid, glauque, cold-wave, influencé par Joy Division, The Cure, Marquis De Sade, Suicide, Kraftwerk... Pour l'époque, et en France, c'était assez osé et novateur. Sorte de suicide commercial d'un Bashung voulant expérimenter sa face sombre, Play Blessures est un triomphe absolu qui ne vieillit pas, ou alors, très bien !

Les + : Chansons cultes, musicalement puissant (les claviers glauques sur Volontaire...), Bashung qui chante d'une voix écorchée, textes incroyables, excellente production.

Les - : A part la courte durée (34 minutes), rien.

Disponible en CD : Oui, très facilement. Même en vinyle, il a été réédité, comme les autres Bashung.