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Sorti en 1973 sous une pochette qui compte, aisément et pour moi, parmi les plus redoutablement horribles jamais faites, Future Days est le cinquième album de Can (et ce, malgré le 4 sur la pochette : n'oublions pas Soundtracks, album de musiques de films sorti en 1970, et deuxième album du groupe). C'est aussi le dernier album du groupe avec leur chanteur/samouraï, Damo Suzuki, qui partira peu après, laissant Can au nombre de quatre musiciens. Une fois à quatre, le guitariste (Karoli) et le claviériste (Schmidt) se mettront au chant, bien obligés. L'album suit le même principe que Monster Movie, pour le nombre de morceaux (4) et leur agencement (un qui occupe toute une face, et dans les deux cas, le dernier de l'album, ici les 20 minutes de Bel Air). Future Days dure 41 minutes.

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Dernier album avec Suzuki, et dans un sens, ça se sent un peu, même si Suzuki chante toujours avec autant de force dingue, de conviction, de talent, de génie... de folie, aussi. Les morceaux, longs (on le devine aisément), sont excellents, surtout Moonshake (seulement 3 minutes, en fait) et Spray (8,30 minutes). Le meilleur moment n'est pas Bel Air, malgré qu'il soit le plus long, et, donc, le plus riche. Bel Air  est, en fait, trop long, un peu lourd par moments, je préfère aisément la face A. Mais je n'ai, de toute façon, jamais été un grand fan de Future Days, en fait, je lui préfère largement Ege Bamyasi et surtout Tago Mago.

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Mais ça reste un disque à écouter si on aime Can et le krautrock, et le rock progressif en général. Assez proche de l'ambient, Future Days ne contient pas une seule mauvaise chanson, c'est juste que la face B est un peu longuette. Mais dans l'ensemble, le groupe allemand n'a pas à rougir de ce disqiue, sauf, bien entendu, sa pochette vraiment flinguée ! 

FACE A

Future Days

Spray

Moonshake

FACE B

Bel Air