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Tout, sur ce disque, est minable ; de sa pochette (un Atlas bodybuildé qui en chie à soulever une sphère marquée du sceau de Van Halen - au dos, il en a tellement chié qu'elle lui est tombée dessus, s'est ouverte, et les musiciens du groupe en sortent, fiérots) à son contenu, en passant par son titre chelou : 5150 (aussi bien le nom du studio personnel d'Eddie Van Halen, chez Eddie, que le code utilisé, en Californie, pour interner une personne jugée dangereuse pour elle-même ou pour les autres, hospitalisation à la demande d'un tiers, quoi). Sorti en 1986, 5150 est le septième album studio (et album tout court, car le groupe n'a pas encore sorti de live) de Van Halen. On notera que ce disque produit par Mick Jones (celui de Foreigner, pas le Mick Jones des Clash), Donn Landee et Eddie Van Halen (et aussi par le reste du groupe, un peu) est nettement plus long que les précédents (qui faisaient 35 minutes au mieux, 30 au pire) : il dure 43 minutes, pour 9 titres. Compte tenu de sa qualité assez merdeuse, c'est un défaut supplémentaire !

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5150 est aussi et surtout le premier album du groupe sans le chanteur David Lee Roth, parti après la tournée de 1984 (Jump, Panama, etc, album au gros succès, mais musicalement très mauvais). Roth est remplacé par celui qui restera de 1985 à 1996 dans le groupe : Sammy Hagar, ancien de Montrose, rouquin ayant aussi entamé, auparavant, un carrière solo (peu connue des néophytes, et pas glorieuse dans l'ensemble). Hagar n'arrivera jamais à faire oublier Roth, mais reste sans doute le second chanteur le plus populaire (car, après lui et après une courte reformation en 1996 avec Roth, il y aura Gary Cherone, entre 1996 et 1999 : Van Halen III) du groupe. Un groupe qui, sous la coupe d'Eddie, oriente totalement sa musique, comme c'était déjà le cas avec 1984, vers les synthétiseurs, les mélodies hard-FM.

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5150, qui sera un hit, contient le tube Why Can't This Be Love, que personnellement j'aime beaucoup, mais c'est la seule chanson que je sauve ici. Le reste, de Good Enough à Inside en passant par 5150, Best Of Both Worlds ou Summer Nights, est assez pitoyable, entre synthés qui puent et la voix pas toujours géniale (mais assez rauque) de Hagar. L'album continue le naufrage de Diver Down et 1984, et la suite ne sera franchement pas meilleure. Reste une bonne chanson (Why Can't This Be Love) et un guitariste assez en forme, même s'il met plus l'accent sur les synthés (qu'il joue) que sur sa gratte, et c'est franchement dommage. Sinon, ben, 5150 est vraiment une grosse daube sonore !

FACE A

Good Enough

Why Can't This Be Love

Get Up

Dreams

Summer Nights

FACE B

Best Of Both Worlds

Love Walks In

5150

Inside