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Second album d'Indochine, et premier album de longue durée (36 minutes), Le Péril Jaune date de 1983. Sous une pochette hideuse se cache un disque fortement imprégné d'influences asiatiques, au titre éloquent (jeu de mots sur le péril jeune), aux chansons centrées sur l'Asie, aux rythmes dansants et new-wave très en raccord avec le premier album (l'E.P. L'Aventurier). Pour être tout à fait honnête, Le Péril Jaune est un bon album. Je déteste Indochine, mais c'est l'album du groupe que je peux réécouter sans trop de problème de lassitude. Bon, l'album n'est pas parfait, loin de là, mais il n'y à pas photo, à côté des ratages du style Paradize, La République Des Météors, Dancetaria ou 7000 Danses, Le Péril Jaune se pose là comme étant sans aucun doute le meilleur album du groupe des frangins Sirkis.

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On a peu de tubes, ici ; deux, en fait : Miss Paramount (chanson un peu oubliée de nos jours, cependant, j'en ai bien peur) et Kao Bang, chanson très réussie (on évitera, comme toujours chez ce groupe, de trop se pencher sur les paroles, au mieux ridicules, au pire incompréhensibles). Ce sont les meilleures chansons de l'album, mais Okinawa, A L'Est De Java, La Sécheresse Du Mékong sont également très bonnes (comme on le constate, les titres des chansons sont en rapport direct avec la culture asiatique, chinoise ou nippone). Les deux segments donnant leur nom à l'album sont très courts (48 secondes et 1,30 minutes), et ne servent pas à grand chose sinon à ouvrir et clore l'album. On évitera aussi d'écouter Pavillon Rouge trop souvent, cette chanson étant franchement mauvaise.

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Références à l'Asie (Tonkin), mais aussi au cinéma (Razzia Sur La Chnouf, la société de production Paramount, Satan Mon Amour...), musicalement trop ancré dans son époque (synthés...), mais le groupe est bon, dans l'ensemble, et si la voix de Nicola Sirkis (auteur des paroles ; Dominique Nicolas, lui, signe les musiques) est parfois irritante, dans l'ensemble, Indochine est au sommet ici. Ce qui signifie deux choses : d'abord, que Le Péril Jaune est définitivement leur sommet ; ensuite, que le groupe n'est vraiment pas un grand groupe, car l'album n'est pas non plus un sommet absolu, il est loin d'être grandiose, surproduit (ou sous-produit : certaines chansons souffrent d'un mauvaix mixage), parfois boursouflé, un peu ridicule (paroles)... Mais, comparé aux autres albums, c'est Byzance. Et c'est le seul disque du groupe que j'aime assez pour l'avoir acheté en CD (j'ai le vinyle, comme pour l'album suivant, 3). Pour les autres, il n'y en à que je n'ai jamais eu en ma possession (Dancetaria, Alice & June, le dernier en date) mais que j'ai juste écouté, et d'autres (7000 Danses, L'Aventurier, Paradize) que je possédais, mais plus maintenant. J'ai conservé Le Péril Jaune, en revanche, même si je l'écoute rarement.

FACE A

Le Péril Jaune (Ouverture)

La Sécheresse Du Mékong

Razzia

Pavillon Rouge

Okinawa

Tonkin

FACE B

Miss Paramount

Shangaï

Kao Bang

A L'Est De Java

Le Péril Jaune (Fermeture)