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Sorti en 1995, The Ghost Of Tom Joad est un album de Bruce Springsteen, son onzième. C'est le second album entièrement lo-fi, acoustique de l'artiste après Nebraska, album de 1982 ayant obtenu un très gros succès mais que la maison de disques du Boss (Columbia/CBS) voyait clairement comme un disque de suicide commercial. Tout comme Nebraska, The Ghost Of Tom Joad est un disque sombre, triste, dépressif et constestataire, dans lequel Springsteen, ici accompagné de musiciens (sur Nebraska, il était tout seul avec un tape-recorder, sa guitare sèche et un harmonica), offre ses réflexions très noires et désenchantées sur notre société qui fout le camp. Le titre de l'album est une référence évidente au roman de John Steinbeck Les Raisins De La Colère, Tom Joad étant le nom du personnage principal du roman, un roman sur la vie aux USA pendant la Grande Dépression des années 30, roman sombre, donc.

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Springsteen en mode acoustique, donc, mais plus seul à enregistrer en lo-fi, contrairement à Nebraska, car sur The Ghost Of Tom Joad, on dénote la présence de Danny Federici (clavier, accordéon), Garry Tallent (basse) - tous deux du E-Street Band, Marty Rifkin (guitare), Patti Scalfia (choeurs - la femme de Bruce), Jennifer Condos (basse), Gary Mallaber (batterie),Jim Hanson (basse), Soozie Tyrell (violon et choeurs) et Lisa Lowell (choeurs). Pam Springsteen, soeur de Bruce, a pris les photos du livret. L'album a été produit par le Boss et Chuck Plotkin, et renferme de vrais joyaux, comme la chanson-titre, Sinaloa Cowboys (sur des trafiquants de drogue) ou Across The Border.

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Malgré tout, je ne suis pas un fan des albums lo-fi (j'ai, par exemple, détesté Devils And Dust, le troisième album lo-fi de Springsteen), et Nebraska a beau être un de mes préférés du Boss, c'est totalement l'exception qui confirme la règle en ce qui concerne mon aversion pour le tout-acoustique. Si The Ghost Of Tom Joad contient quelques très belles chansons, dans l'ensemble, il ne m'a jamais plu en totalité, je le trouve un peu trop long (50 minutes, pourtant, ça aurait facilement pu être encore plus long) et, surtout, plombant. Mais un fan de lo-fi devrait y trouver son bonheur. Pour ma part, je préfère amplement le Boss en mode rock, électrique, des albums comme Born To Run, Born In The U.S.A. ou Darkness On The Edge Of Town. Mais ça reste, quand même, un très bon album.

The Ghost Of Tom Joad

Straight Time

Highway 29

Youngstown

Sinaloa Cowboys

The Line

Balboa Park

Dry Lightning

The New Timer

Across The Border

Galveston Bay

My Best Was Never Good Enough