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Il y à deux jours j'ai réabordé (depuis le temps que je voulais le faire, aussi bien pour cet album que celui que j'aborde aujourd'hui) De Stijl, le deuxième album des White Stripes. Comme vous le savez, on est actuellement en plein cycle concernant ce mythique groupe de garage-rock américain qui n'a pas duré super longtemps (fondé en 1996, premier album en 1999, dernier album 11 ans après leur création), et actuellement, alors que la chronique de leur troisième album commence à peine, on est pile poil au milieu de ce cycle : il n'y à en effet que six albums en tout, ce qui est peu, très peu (c'est sûr que si on compare avec les Rolling Stones ou Zappa...), mais on se consolera en se disant, et tant pis si je brise un peu le suspense pour la suite du cycle en disant ça, que rien n'est à jeter par la fenêtre chez eux. Bon. Le premier album était très très bon, le second, plus tassé (le plus court du groupe ; mais leur plus long dure un peu moins de 50 minutes, ce n'est pas un groupe qui s'est beaucoup répandu sur CD), était selon moi encore meilleur, parce que bien plus varié, tout en restant rock à mort. Et pour ce qui est du troisième ? Enregistré en un mois (février, en plus, le mois le plus court ! ; en fait, l'album a été fait en février, sur une période de moins d'une semaine, respect) en 2001, sorti en juillet de la même année, ce troisième album s'appelle White Blood Cells.

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Intégralement produit par Jack White, n'offrant que des morceaux originaux (sur les deux précédents, on avait des reprises, de Son House, Blind Willie McTell, Robert Johnson...et même de Bob Dylan sur le premier opus), sorti sous une pochette dogmatique encore une fois (le duo White, habillés de rouge et blanc et en inversé, acculés contre un mur  rouge, cernés par des hommes habillés totalement en noir, et le sol est blanchi), l'album a été fait sans aucun musicien additionnel. Et pas de basse. Niveau contenu, c'est du lourd, et ça va à une vitesse... 40 minutes presque tout rond, pour 16 titres en tout, dont 10 durent moins de 3 minutes, et le plus long, moins de 4. On a même un Little Room long de 50 secondes ! Mais est-ce qu'on peut dire de ce troisième opus des Bandes Blanches, souvent considéré comme leur sommet (en ce qui me concerne, j'hésite avec le suivant, et je pencherais plus vers le suivant, justement, mais quand même, White Blood Cells est grandiose), qu'il marque un retour aux sources d'un punk-blues branlé à toute vitesse, après les quelques petites variations plus 'rock classique' (encore une fois, restons relatifs) de De Stijl ? Sincèrement, non, pas vraiment. L'album aligne certes des morceaux trépidants, frénétiques, punk-garage tels que I Think I Smell A Rat ou Dead Leaves And The Dirty Ground, ça va très vite...

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Mais le groupe n'oublie pas d'offrir aussi quelques morceaux plus 'calmes', et continue dans sa lancée, à la recherche de sonorités à la fois rock'n'roll basique et punk. Je me rends compte, vous savez de quoi ? Que j'ai beaucoup de mal à parler de White Blood Cells. De tous les albums du groupe, c'est indéniablement celui qui me pose le plus de souci pour ce cycle (même si je n'ai pas encore rédigé les chroniques des albums restants à l'heure où je rédige cette chronique ; au moment de sa publication, ça sera en revanche chose faite depuis un moment). Je ne suis pas un fan du groupe, même si j'aime quand même beaucoup, j'aime énormément leur principe artistique du dogme coloré et sans basse, j'aime beaucoup le personnage de Jack White (son premier opus solo, Lazaretto, est génial ; moins fan du second, Boarding House Reach, mais tout de même pas mal), et concernant cet album, c'est non seulement un des meilleurs du groupe, mais un de mes préférés d'eux. Je ne sais pas trop pourquoi, ceci étant, en quoi j'ai du mal à en parler, et j'en suis franchement désolé. Si vous voulez du bon rock un peu punk, mais pas trop, un peu bluesy, mais pas trop, un petit peu pop (mais vraiment pas trop !), sans prise de tête, ne cherchez plus, c'est un choix idéal. Encore une fois, le succès sera surtout de niche, le groupe a ses fans, mais ce n'est pas encore le succès mondial, même si l'album se fera plus remarquer que les deux précédents. Mais le suivant, par contre...enfin, pour ça, à dans deux jours !

Dead Leaves And The Dirty Ground

Hotel Yorba

I'm Finding It Harder To Be A Gentleman

Fell In Love With A Girl

Expecting

Little Room

The Union Forever

The Same Boy You've Always Known

We're Going To Be Friends

Offend In Every Way

I Think I Smell A Rat

Aluminum

I Can't Wait

Now Mary

I Can Learn

This Protector