PJ

Il faut bien le reconnaître: après l'étonnant No Code, Pearl Jam a connu un petit passage à vide se caractérisant par quelques albums assez mitigés.
Si Yield était plutôt mauvais, la bande à Eddie Vedder avait un peu remonté la pente avec les deux livraisons suivantes, Binaural et Riot Act, sans pour autant convaincre totalement.

Il était donc temps que le groupe de Seattle retrouve son rock et qu'il revienne à ses sources profondes et originelles. En résulte cet album éponyme, résultat d'un groupe enfin retrouvé.
Et cela commence de la meilleure des manières par le très rock Life Wasted. Il est clair que Pearl Jam est en grande forme. Toujours engagé contre la politique de Bush, le groupe évite cette fois-ci les facilités.

PearlJam

Si World Wide Suicide peine à convaincre à la première écoute, ce morceau requiert une certaine attention pour être apprécié et pour s'affirmer comme l'un des nombreux classiques du groupe.
Mais ce disque éponyme montre une grande richesse avec quelques balades et chansons superbes: Marker In The Sand, Parachutes, Unemployable...

C'est presque un sans faute... En tout cas, c'est probablement le disque le plus réussi de Pearl Jam depuis... No Code, que j'ai déjà évoqué un peu plus haut.
Souvent nerveux, l'album confirme que Pearl Jam a enfin retrouvé son identité. Une tendance qui sera confirmée avec l'album suivant, Backspacer, que j'aborderai prochainement en proposant une double critique au billet de Leslie.

Eelsoliver

Critique complémentaire de ClashDoherty :

pearljams

Avec sa pochette stupide montrant une moitié d'avocat sur fond bleu, cet album éponyme de Pearl Jam (Pearl Jam, donc), sorti en 2006 après 4 ans de hiatus entre deux albums (Riot Act datant de 2002), ne pouvait pas se targuer de bien démarrer dans la vie. Qui aurait envie d'acheter un album dont la pochette montre un avocat tranché en deux ? Pochette la plus flinguée du groupe (devant Binaural). Mais s'il ne fallait juger un album que sur sa pochette, je n'ose penser ce que les gens diraient du No Other de Gene Clark ou du Countdown To Ecstasy de Steely Dan, deux immenses albums à la pochette aussi massacrée que possible (mais je m'égare). Tout ça pour dire que si vous pensez que Pearl Jam (huitième livraison studio de la bande à Vedder) est à l'image de sa pochette, vous vous gourez de trottoir, voire même de rue, voire même de quartier, voire même de ville, voire même de pays, voire même de planète.

Voire.

Vous commencez à le savoir si vous avez ,jusque là lu mes chroniques complémentaires des albums de Pearl Jam : je ne suis pas fan du groupe. At all. Je n'aime rien du groupe depuis No Code inclus, et à part Vs, je supporte tout juste les albums de l'avant No Code. Pour moi, réécouter Yield ou Binaural fut une épreuve digne des finales de Koh-Lanta. Et Riot Act ne m'avait pas convaincu, loin de là, malgré que je lui reconnaisse une meilleure qualité que les albums que je viens de citer. Aussi, quand, en 2006, en me baladant dans un magasin culturel très célèbre que je ne nommerai pas mais dont le nom commence par F et se finit par NAC, je suis tombé sur le nouvel album du groupe, j'ai hésité à le prendre (il n'était pas vendu cher, mais quand même). Un ami fan du groupe (ce n'est pas Eelsoliver, que je ne connaissais pas encore) m'a encouragé, au vu du prix très faible, à le prendre. Je lui ai fait confiance, je l'ai acheté. Et écouté. Bilan ? Bon album.

pearl_jam_1025

Bon, ce n'est pas aussi réussi que Vs, selon moi, et je trouve même Ten et Vitalogy supérieurs. Mais ce huitième cru pearljamien offre vraiment la possibilité, pour le groupe, de renaître de ses cendres après trois albums flingués (et n'aimant pas du tout No Code, je dirai, même : après quatre albums flingués). Comatose, World Wide Suicide, Life Wasted, Severed Hand (chapeau les titres remplis de joie !), Gone, Parachutes sont vraiment de bonnes chansons. Tout comme Riot Act, Pearl Jam est engagé, politiquement, contre George dobeulyou Bush. Vedder, en forme, glapit des paroles assez assassines, le groupe démolit tout. Malgré cela, il y à aussi des chansons pas top, ici : Big Wave, Army Reserve, Come Back, Inside Job (la fin du skeud, donc) ne m'ont pas plu. Mais en général, j'ai aussi bien aimé ce disque que j'ai hai les quatre précédents (et le suivant). Donc, un bon disque que cet éponyme à la stupide pochette. Un grand disque ? Sans doute pas. Le sommet de PJ ? N'étant pas fan, je ne serais pas objectif, mais je pense que non. Seulement un bon disque, et après autant de merdes, ça fait du bien. Après, je ne l'écoute pas tous les jours et ne le porte pas en triomphe, loin s'en faut !

Life Wasted

World Wide Suicide

Comatose

Severed Hand

Marker In The Sand

Parachutes

Unemployable

Big Wave

Gone

Wasted Reprise

Army Reserve

Come Back

Inside Job