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En 2005, ce disque, ça a été quelque chose. Une belle pochette assez fantasy, un nom de groupe (et d'album ; l'album étant éponyme) qui claque, et une nationalité qui augure de bien des plaisirs : Wolfmother, en effet, dont c'est le premier album, est australien. Or, pardon, mais l'Australie ! AC/DC, The Five Easybeats, The Saints, Crowded House, Radio Birdman, Midnight Oil, Rose Tattoo, les futurs (pas encore sorti d'album au moment où Wolfmother sort son premier) Airbourne, et même INXS et les Bee Gees, tiens. Si on excepte INXS et les Bee Gees (les premiers, un simple groupe de pop/rck tendance new-wave, et les seconds, de la pop - et du disco, par la suite - très réussie, mais tout sauf rock), on tient ici du lourd, non ? A la sortie de leur premier album, Wolfmother sera considéré par la presse rock en érection comme étant les nouveaux AC/DC (on dira la même chose d'Airbourne deux-trois ans plus tard !), ce qui n'a sans doute pas manqué d'atrocement gêner Andrew Stockdale, le leader (chant, guitare, compositions) du groupe, un groupe qui ne s'appelait pas Wolfmother, à la base, mais Andrew Stockdale Band. Ils ont du changer de nom à la dernière minute un soir de concert, quand ils débutaient, et Stockdale puisera le nom de Wolfmother dans un roman de Tom Robbins, Skinny Legs & All. A l'époque de leur premier album, en 2005 donc, Wolfmother est constitué, outre de Stockdale, du bassiste et claviériste Chris Ross et du batteur Myles Heskett. Tous deux partiront entre le premier opus et le suivant (Cosmic Egg de 2009, le dernier à ce jour en attendant un troisième opus), qui verra Stockdale recruter deux/trois autres musiciens pour une mouture totalement différente de son groupe.

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En 51 minutes et 13 titres (l'ordre des morceaux dans le tracklisting plus bas est celui de la version internationale ; en Australie, l'ordre est différent, même si Vagabond achève les deux versions), Wolfmother offre ici, avec Wolfmother, un disque de folie, un mélange détonnant entre hard-rock, folk et psychédélisme. Démarrant par un cri de Stockdale sur le tétanisant Dimension, il s'achève donc sur un Vagabond qui, lui, est très reposant, dylanien, acoustique, bucolique. Entre les deux, des classiques : Joker & The Thief et son intro spatiarde, Mind's Eye, White Unicorn (ma préférée, sans doute : ces accords de guitare...) et le trop court mais surpuissant Woman, quasiment 3 minutes de folie furieuse qui sera utilisée dans une publicité en France (je ne sais plus laquelle). Du début à la fin de l'album, on est pris dans l'univers de Wolfmother, c'est tour à tour bourrin ou très mélodique, parfois même les deux. Where Eagles Have Been, Tales (parfois appelé aussi Tales From The Forest Of The Gnomes, mais seul le premier mot du titre apparaît sur la pochette et dans le livret des paroles), Colossal, Apple Tree... A la rigueur, je veux bien admettre que Love Train, l'avant-dernier morceau, est le plus basique, et qu'il peut décevoir un tantinet, mais c'est le morceau le plus AC/DC du lot, le plus zeppelinien aussi, et franchement, il assure.

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Non, vraiment, rien à jeter ici, ce Wolfmother est un des meilleurs albums de 2005 et un des meilleurs albums de hard-rock depuis les années 90. Pour tout dire, dans son genre (pur hard-rock), seul le deuxième opus du groupe, ce Cosmic Egg de 2009, parvient à l'égaler, et même à le battre, vu qu'il est (mais j'y reviendrai en le réabordant ici, tout comme je réaborde cet album déjà abordé ici depuis deux/trois ans, voir les plus anciens commentaires liés à l'article) meilleur encore que Wolfmother. Le chant de Stockdale voix haut-perchée) est efficace, la rythmique assure, les chansons (dont certaines ont des titres assez fantasy : White Unicorn, Tales, Witchcraft) sont démentielles... Bref, un must-have !!

Dimension

White Unicorn

Woman

Where Eagles Have Been

Apple Tree

Joker & The Thief

Colossal

Mind's Eye

Pyramid

Witchcraft

Tales

Love Train

Vagabond