AIRBOURNE___no_guts_no_glory

 Airbourne, groupe australien de hard-rock couillu et poilu, avait surpris son monde en 2008 avec Runnin' Wild, leur premier album (en réalité, leur second, mais le premier n'est sorti qu'en Australie), sorti cependant un an après sa sortie australienne. Un disque court mais puissant, rempli de chansons aussi bourrines et efficaces que du AC/DC de la grande période (1975/1980), avec un chanteur (et guitariste principal), Joel O'Keefe, qui chique au Brian Johnson/Bon Scott sans, toutefois, tenter de les imiter réellement (et son frangin à la batterie, Airbourne est en partie une affaire de famille, comme AC/DC). Runnin' Wild n'a pas révolutionné le hard-rock, vu que c'était comme du AC/DC. Mais c'est un disque qui faisait (et fait toujours !) du bien par où il passe, et on en attendait la suite avec impatience. Elle sortira en 2010, sous une pochette assez amusante et vaguement caricaturale (elle ne fait pas dans la dentelle, quoi), en hommage aussi, vaguement, aux ambiances pulp et aux séries B. Ce disque, plus long (47 minutes, là où le précédent faisait 36 minutes), s'appelle No Guts. No Glory. Les points sont partie intégrante du titre. L'album offre 13 titres, quatre d'entre eux sont illustrés par une des petites vignettes dessinées que l'on retrouve sur la pochette, et dans le livret (une parodie du dressage du drapeau ricain sur Iwo Jima, un semi-remorque en dérive, des ouvriers sortant de l'usine en groupe, et une bombe sexuelle en bikini, recouverte de dollars ; pour cette dernière image, la fille est à poil dans le livret, billets bien placés). Ces chansons sont Blonde, Bad And Beautiful, Raise The Flag, Steel Town et Overdrive.

51147259_p

Mêmes musiciens que pour Runnin' Wild, soit Joel O'Keefe (chant, guitare), son frangin Ryan (batterie), Justin Street (basse, choeurs) et David Roads (guitare, choeurs). Le disque est excellemment bien produit, et on a l'impression quele chant d'O'Keefe est encore plus proche de celui des deux charismatiques chanteurs d'AC/DC (plus vers Johnson que Scott). En tout cas, tout du long des 47 minutes, on est en transe, tout du moins, si on aime AC/DC à la base. De Born To Kill à Back To The Bottle, c'est du lourd, avec usage des thèmes les plus récurrents et obligatoires du genre : sexe (Blonde, Bad And Beautiful), alcool (Back To The Bottle), vitesse (Overdrive), rock'n'roll (Raise The Flag, No Way But The Hard Way), les petites gens (Steel Town)... Ne cherchez pas une ballade, y'en à pas ! C'est ultra speedé et couillu du début à la fin, aucun répit, les morceaux s'enchaînent, un ou deux peuvent sembler un peu moyens de prime abord (Get Busy Livin', It Ain't Over Til' It's Over qui n'est définitivement pas une reprise de Lenny Kravitz, mais vous vous en doutiez lourdement), mais de là à dire qu'ils ne sont pas bons...

a

En fait, c'est simple : Runnin' Wild était une tuerie, No Guts. No Glory., lui, est une boucherie ! Meilleur encore que le précédent album, en partie parce qu'il est plus long, mais surtout parce qu'il est encore plus, plus de speed, plus de chansons, plus de riffs, plus d'éclate... La formule gagnante, reloadée, en mieux, déjà que le précédent opus visait haut dans le genre... Bref, vous l'avez compris, si vous aimez le pur hard-rock avec biscottos et tout ce qu'il faut là où il faut, si vous aimez AC/DC et Motörhead, il vous faut absolument écouter les albums d'Airbourne !

Born To Kill

No Way But The Hard Way

Blonde, Bad And Beautiful

Raise The Flag

Bottom Of The Well

White Line Fever

It Ain't Over Till It's Over

Steel Town

Chewin' The Fat

Get Busy Livin'

Armed And Dangerous

Overdrive

Back On The Bottle