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Anthem Of The Sun, avec sa pochette très psychotrope (ça commence déjà, ah ah), date de 1968 et est le second album du Grateful Dead. Totalement barré, le disque se veut le contrepoint total du plutôt inégal premier album éponyme, qui était un croisement partiellement réussi de folk et de musique psychédélique, mais ne montrait pas encore toutes les capacités du Dead. Anthem Of The Sun, lui, va loin, déjà dans sa structure : c'est un disque qui, en 39 minutes, offre seulement 5 titres, allant de 2 minutes pour le plus court à 11,20 minutes pour le plus long (et les trois restants sont plus proches de 7 minutes que de 4 minutes...). Pour ce deuxième album produit par David Hassinger et le groupe lui-même (aucun grand changement de line-up, à part l'incorporation d'un autre batteur, Mickey Hart - et Tom Constanten joue du piano sans être officiellement incorporé), le groupe a mélangé pistes live et enregistrement studio.

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Un vrai melting-pot difficile à cerner, les applaudissements ayant été virés pour corser les choses. Un titre peut avoir été enregistré totalement en studio (j'imagine que le très court Born Cross-Eyed l'a été), tandis que New Potato Caboose (8, 30 minutes), Alligator (11 minutes), That's It For The Other One (presque 8 minutes) ou Caution (Do Not Stop On The Tracks), eux, sont des mélanges. Telle partie est sans doute live, tandis que les voix sont sans doute faites en studio, etc, etc...Le résultat est franchement bien foutu, la musique coule de source, ça a été mixé quasiment à la perfection. Le rendu peut sembler un peu abrupt, peu cohérent à certains (le risque des mixages hétéroclites de la sorte), mais honnêtement, pour quiconque ignore la manière dont l'album a été enregistré (c'est à dire, si vous ne lisez pas les notes de pochettes, ah ah ah), Anthem Of The Sun sonne assez classique, malgré la dinguerie (Alligator) de la musique, totalement lysergique.

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Avec Aoxomoxoa (album suivant), Anthem Of The Sun est mon grand préféré du Dead, un disque qui symbolise à merveille leur musique (le paroxysme psyché sera atteint avec le superbe double Live/Dead, un an plus tard). Dingue de chez dingue, l'album a sûrement du accompagner pas mal de trips au LSD ou au pétard à l'époque. Même à jeun et sobre, il reste un voyage musical et sensoriel absolument incroyable, un des disques les plus insensés de la décennie 60. Bref, amateurs de psychédélisme, ruez-vous dessus !

FACE A

That's It For The Other One

a) Cryptical Envelopment

b) Quadlibet For Tender Feet

c) The Faster We Go, The Rounder We Get

d) We Leave The Castle

New Potato Caboose

Born Cross-Eyed

FACE B

Alligator

Caution (Do Not Stop On The Tracks)