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Plutôt généreux et prolifique en terme d'albums, Eels est de retour un an après la sortie de Hombre Lobo, un disque pour le moins inégal, mais qui semble également s'inscrire dans une sorte de triptyque. End Times est donc le huitième album de Mark Oliver Everett, alias Mister E.
Premier constat: Eels est égal à lui-même. Retour donc à la mélancolie avec cette nouvelle livraison. End Times est probablement le disque qui se rapproche le plus de la tonalité d'Electro-Shock Blues. Donc, pour les suicidaires et les dépressifs, merci de vous abstenir !

Cette fois-ci, Eels a fait un effort au niveau de la pochette (ça n'a pas toujours été le cas par le passé...), puisqu'il s'agit d'un dessin représentant un Mister E vieillot, barbu et avec une mine des mauvais jours. En arrière plan, on peut voir certains éléments qui ressemblent à des décors d'une ville sous un ciel étoilé. D'une durée de 40 minutes à peine, End Times se divise en 14 morceaux.
En résumé, les titres de ce huitième effort sont courts, très courts... En même temps, Eels n'a jamais été le grand spécialiste des chansons à rallonge, et tant mieux.

En effet, le célèbre songwriter mise plutôt sur des mélodies efficaces et souvent très pop rock. En l'occurrence, avec End Times, Eels abandonne le côté pop rock pour composer un album folk aux forts accents bluesy. Reste à savoir ce que vaut ce nouvel album.
Comme je l'ai déjà souligné, le disque précédent, donc Hombre Lobo, était plutôt décevant. Après trois albums de grande qualité, un quatrième électrique, un cinquième beaucoup plus commercial dans sa tonalité, et un sixième effort ambitieux (carrément un double album), Eels semble chercher un second souffle.

En effet, à ce jour, Hombre Lobo est probablement le disque le moins convaincant de Mister E. Conscient de cette petite panne d'inspiration (en même temps, ça arrive à tout le monde), le grand Eels est de retour ! Vous l'avez donc compris: End Times est tout simplement un excellent cru du groupe américain. Dès le premier morceau, The Beginning, Eels rassure. 
L'album varie tout de même les tonalités. Certes, dans l'ensemble, et comme je l'ai déjà sougliné, End Times est très mélancolique. Néanmoins, le disque a aussi une vraie dimension romantique.

J'ai dit aussi que tous les morceaux étaient courts. En général, les titres varient entre 40 secondes et trois petites minutes environ. Seul On My Feet, qui s'étale sur une durée de 6 minutes et 21 secondes, fait exception. D'ailleurs, le disque se conclut sur ce morceau tristounet.
Premier constat: le côté bluesy mélancolique sied à merveille à Mark Oliver Everett, plus inspiré que jamais. Néanmoins, quelque chose a changé. En effet, sur cet album, on ne trouve aucun morceau qui pourrait être diffusé sur les ondes radios.

En résumé, avec Electro-Shock Blues, End Times est probalement le disque le plus difficile d'accès. Il vous faudra plusieurs écoutes pour l'apprécier sur la durée. Toutefois, l'album recèle de pépites et de merveilles musicales. Mention spéciale au superbe Paradise Blues, avec un Mister E plus énervé qu'à l'accoutumée. Paradoxalement, le disque perd un peu de sa superbe dans sa dernière partie.
Après le fameux Paradise Blues, Eels a tendance à tourner en rond et à composer des titres un peu répétitifs. Néanmoins, rien de grave. Dans l'ensemble, le disque se tient parfaitement sur sa courte durée. Bref, les fans de la première heure devraient apprécier ce retour aux sources (tout du moins d'un point de vue des thématiques).