Q1

Bon, on va reparler  un peu de Queen, MaxRSS et moi avions légèrement remis ce groupe au programme du blog, Max en fin d'année dernière par une chronique en TBT de Queen II, moi à la même époque, par une chronique du live Queen On Fire et une nouvelle chronique, il y à quelques mois, de The Works. Il n'est pas impossible que d'autres albums de Queen soient réabordés dans un futur plus ou moins proche, genre, disons, The Miracle ou A Kind Of Magic, mais ne vous emballez pas, c'est une simple supposition. On continue. Alors que le premier album de Queen date de 1973, il faudra attendre 1979 pour qu'enfin le groupe de Freddie Mercury et Brian May sorte (sans doute sous la pression générale de son management et des fans) un album live. Histoire de faire les choses en grand, la Reine sortira un double album, suffisamment long pour que, même en CD, tout continue de tenir sur deux disques (avec 90 minutes au compteur). En plus, le nombre de morceaux est des plus conséquents : 22 en tout ! Ce premier live, sorti sous une pochette qui claque et qui représente le groupe, sur scène, en fin de show, saluant le public, debouts devant les spots (qui les transforment en silhouettes noires que l'on ne distingue pas les unes des autres, mais de gauche à droite, c'est Deacon, Mercury, Taylor et May), s'appelle d'un titre qui, lui aussi, claque, et aurait limite mieux convenu à un groupe de hard-rock : Live Killers

Q2

Le groupe n'a jamais été très tendre avec ce live, Roger Taylor (batterie) ayant toujours dit qu'il ne l'aimait pas, qu'il n'aimait pas la sélection de morceaux, et qu'il trouvait (le groupe aussi, dans son ensemble) le mixage assez moyen. Force est de constater qu'en effet, la qualité sonore de ce premier live du groupe n'est pas géniale. Il faut un temps d'acclimatation pour s'y faire (j'imagine qu'à l'époque, ça devait moins choquer que dans les années 2000), mais à chaque nouvelle écoute, c'est le même constatt : Live Killers offre certes d'excellents moments, il n'en possède pas moins une assez moyenne qualité sonore, un peu fine, comme si le groupe avait enregistré ce live (qui est un  assemblage, parfois sur le même morceau, de divers concerts de la tournée européenne de Jazz) dans un autocuiseur. Ou que les micros ayant enregistré les performances avaient été placés près des issues de secours. Les autres lives officiels du groupe sonnent mieux, y compris et surtout celui, sorti en 2014, des concerts de 1974, Queen Live At The Rainbow '74, et j'ai même entendu un ou deux bootlegs qui sonnent mieux que Live Killers ! D'ailleurs, les fans eux-mêmes ne feront pas grand cas de ce premier live, qui sera assez mal réceptionné par la presse aussi. Pourtant, si le son est moyen, il y à pire, bien pire, et on trouve, tout de même, ici, de très bons, de très grands moments. Et aussi des morceaux qui ne se retrouveront que rarement sur d'autres albums lives officiels du groupe : Spread Your Wings, Death On Two Legs, I'm In Love With My Car, '39 (interprété par May dans sa version studio, c'est, ici, chanté par Mercury), une version speedée (une version 'normale' est aussi présente) de We Will Rock You, Get Down, Make Love, Sheer Heart Attack, Bicycle Race...

Q3

Death On Two Legs démarre par un petit speech de Mercury assez froidement bippé sur l'album (quelle que soit la version) : le morceau est une diatribe bien sanguinaire dédiée à Norman Sheffield, un ancien manager du groupe qui les aurait escroqués, et le groupe se le paye via cette chanson qui (pas folle la Reine !) ne le cite jamais, ni nom ni prénom ni initiales, mais c'est bien de lui qu'il s'agit. Sur les bootlegs, c'est pas bippé, le nom est bien audible, bien fait pour sa gueule, il avait qu'à pas les enculer financièrement... L'album offre évidemment des classiques queeniens, comme Bohemian Rhapsody (avec, en intro, Mustapha), Brighton Rock propice à 12 minutes bien jammesques, We Are The Champions, Love Of My Life, We Will Rock You (j'adore sa version speed, presque punk, mais la version classique, présente en final, est sublime évidemment), Tie Your Mother Down, Now I'm Here (long de plus de 8 minutes). Les morceaux de Jazz, album que le groupe défendait durant cette tournée, sont évidemment là : Don't Stop Me Now (que je n'ai jamais aimé), Dreamers' Ball (une rareté), Bicycle Race (inclus dans un medley, en plages audio séparées, de trois titres, entre Killer Queen et I'm In Love With My Car), Let Me Entertain You. Le tout se termine évidemment sur God Save The Queen. On regrettera, outre la qualité audio assez décevante, l'absence de morceaux tels que Fat Bottomed Girls (pourtant issu de Jazz), Seven Seas Of Rhye, The March Of The Black Queen (que le groupe ne jouait, cependant, probablement plus en 1978/79) ou Somebody To Love, mais dans l'ensemble, Live Killers, sans être immense, est un bon live, que les fans de Queen devraient apprécier. Même si le groupe a sorti de meilleurs lives, surtout d'un point de vue sonore. 

FACE A

We Will Rock You

Let Me Entertain You

Death On Two Legs

Killer Queen

Bicycle Race

I'm In Love With My Car

Get Down, Make Love

You're My Best Friend

FACE B

Now I'm Here

Dreamers' Ball

Love Of My Life

'39

Keep Yourself Alive

FACE C

Don't Stop Me Now

Spread Your Wings

Brighton Rock

FACE D

Mustapha/Bohemian Rhapsody

Tie Your Mother Down

Sheer Heart Attack

We Will Rock You

We Are The Champions

God Save The Queen