c_wicked_400

Cinquième album studio de Iced Earth (et dernier album studio du groupe que j'aborderai ici), Something Wicked This Way Comes, qui reprend le titre d'un roman de Ray Bradbury (en VF La Foire Des Ténèbres) écrit dans les années 60 et n'ayant rien à voir avec l'album, date de 1998. L'album sera l'objet d'une tournée qui donnera lieu à un album live absolument anthologique, que j'aborderai ici très prochainement, Alive In Athens, triple album (dans son édition collector) enregistré en Grèce et offrant le meilleur du groupe. Something Wicked This Way Comes est le premier album du groupe sans le guitariste Randall Shawyer et le bassiste Dave Abell ; ce dernier est remplacé par James McDonough, tandis que Jon Schaffer s'occupe de toutes les parties de guitares, sauf les soli, faits par un certain Larry Tarnowski. Mark Prator est à la batterie, mais en tant que guest, signe qu'entre le précédent album et celui-là, sa position de membre d'Iced Earth est, comment dire... incertaine !

iced_earth2

Avec 62 minutes, Something Wicked This Way Comes était, à l'époque, l'album le plus long du groupe. Ce qui ne veut pas dire, aussi, qu'il est le meilleur, car ce n'est pas le cas (après un tel sommet - The Dark Saga - faire mieux semblait difficile). Mais ça reste, franchement, un excellent cru, du niveau du premier album (autrement dit, un très bon niveau). On y trouve, franchement, des morceaux de grande qualité : Blessed Are You, Melancholy (Holy Martyr), Burning Times, Watching Over Me, Birth Of The Wicked, sans oublier le long et tétanisant final (un classique du groupe d'achever leurs albums par un morceau long et grandiose), les presque 10 minutes de The Coming Curse. Something Wicked This Way Comes offre aussi deux-trois chansons moins bonnes, comme Consequences, 1776 ou Reaping Stone, mais dans l'ensemble, rien de grave.

icedearth

En résumé, cet album à la pochette grisâtre et très réussie (une constante chez le groupe : pochettes graphiquement réussies et dans le ton, proches de celles d'Iron Maiden, comme le lettrage du nom du groupe) est une petite réussite, pas aussi immense que The Dark Saga ou Night Of The Stormrider (les deux sommets studio d'Iced Earth), mais franchement agréable à l'écoute. Le triple-live qui suivra, Alive In Athens, fera tout péter, lui !

Burning Times

Melancholy (Holy Martyr)

Disciples Of The Lie

Watching Over Me

Stand Alone

Consequences

My Own Savior

Reaping Stone

1776

Blessed Are You

Prophecy

Birth Of The Wicked

The Coming Curse