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Vous avez aimé les chroniques assassines que j'ai fait des deux précédents albums avant-gardistes du couple LennOno ? Vous allez kiffer celle-là. Heureusement pour nous, le couple a décidé d'arrêter les frais après ce disque. Enfin, il y aura bien le Live Peace In Toronto 1969 dont la face B est remplie de prestations vocales insoutenables de Yoko, et par la suite, en 1972, Some Time In New York City (avec des chansons de Yoko et d'autres presations vocales live insoutenables, l'album étant à la fois live et studio, un disque de chaque), mais ça sera tout (à moins d'écouter les albums solo de Yoko, comme Fly, car il y en à eu quelques uns). Voici donc le troisième et ultime album avant-gardiste de John Lennon et Yoko Ono, il date de 1969 et s'appelle Wedding Album. Il est sorti en novembre ou octobre, selon le continent (Europe ou USA) et a été enregistré entre mars et avril. Notamment le 22 avril, premier anniversaire mensuel du jour du mariage du couple (le 22 mars à Gibraltar). Le couple s'est introduit, ce jour-là (22 avril) de nuit, à Abbey Road, pour y enregistrer un des deux morceaux de l'album. Car l'album ne comporte que deux morceaux, la putain de sa mère ! Un par face (47 minutes en tout pour l'album), un de 22,40 minutes et un de quasiment 25 minutes ! Le premier s'appelle John & Yoko et le second, Amsterdam (morceau enregistré au cours d'un bed-in dans cette ville néerlandaise). L'album était commercialisé dans un coffret avec des coupures de presse, photos, une reproduction d'une part de gâteau de mariage et du certificat de mariage du couple, des dessins par Lennon. Malheureusement, il y avait aussi un disque vinyle dedans... Et quel disque ! Sachez qu'il est tellement pourri et abominable qu'à côté, Unfinished Music #1 : Two Virgins et Unfinished Music  #2 : Life With The Lions sont fantastiques.

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Oui, c'est à ce point-là. Deux morceaux insupportables, voilà tout. On a d'abord John & Yoko, enregistré pendant la nuit du 22 au 23 avril à Abbey Road, clandestinement, donc (enfin, clandestinement...on parle de Lennon, quand même). Qu'entend-on durant les quasi-23 minutes de cette face A ? Les deux amoureux se répétant inlassablement (pour eux) leurs prénoms, selon diverses intonations, joie, tristesse, colère, étonnement... Avec leurs battements de coeur en fond sonore. Aucune musique. Aucun intérêt. La seule chose d'un tant soit peu intéressante qu'on a envie de dire après ça est AAAAAARRRRGGGGHHHHHH.  Amsterdam, lui, dure 25 minutes, et on y entend diverses choses : extraits d'interview du couple durant ce bed-in, grattements de guitare désaccordée par Lennon, glapissements (pardon : vocalises) de Yoko chantant ce qui sera John John (Let's Hope For Peace) (sur le Live Peace In Toronto 1969) et de Lennon chantonnant Give Peace A Chance... Interminable et insupportable. Le CD propose trois bonus-tracks (faisant passer le tout de 47 à 55 minutes environ) : Who Has Seen The Wind ?, Listen, The Snow Is Falling et Don't Worry Kyoko (Mummy's Only Looking For Her Hands In The Snow), trois chansons de Yoko. Au secours...

WeedingBack

Bien entendu, le succès sera nul, aussi bien commercial que critique, et le couple cessera dès lors ce genre de conneries. Après le fameux live cité plus haut, Lennon se calmera, et en décembre 1970, sortira son premier vrai album digne de ce nom, un chef d'oeuvre enregistré en même temps qu'un album de Yoko dont la pochette sera quasiment identique (au recto) : John Lennon/Plastic Ono Band (et Yoko Ono/Plastic Ono Band). Le monde aura dès lors tôt fait d'oublier cette trilogie d'albums avant-gardistes et résolument affligeants, un gaspillage éhonté de vinyle et de pognon (aussi bien pour ceux qui ont enregistré et produit ces trucs, car ça coûte cher de faire un disque, que pour ceux qui les ont achetés, les pauvres). Allez, assez parlé de cette connerie. Chronique plus courte que les deux autres, mais j'en peux plus, vraiment, j'en peux plus...

FACE A

John & Yoko

FACE B

Amsterdam