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Non, je n'ai pas pété les plombs. Et oui, vous avez bien lu : cet article concerne un album de Michel Sardou (et je précise qu'il y aura encore un autre album de ce chanteur que j'aborderai ici dans les jours à venir). Et plus exactement son album de 1988, sans vrai titre (comme très souvent avec Sardou), et que l'on nommera, pour plus de facilités, Sardou 1988. Ou encore l'album au cendrier (à la place du O du nom du chanteur). Ou encore La Même Eau Qui Coule, titre sous lequel j'enregistre cet article, et sous lequel, sur Wikipédia, l'album est crédité. Je précise en premier lieu que je ne suis pas fan de Sardou, mais que je ne déteste pas pour autant (et je précise aussi et surtout qu'on ne parle pas du people aux idées un peu de droite limite, ici, mais du chanteur). Ce disque est un des rares que je possède (avec un live, un best-of et trois autres albums studio). C'est celui que je préfère, pour une seule raison : les chansons ici présentes, je les connais depuis mon enfance. Mes parents n'ont jamais été fanatiques de ce chanteur non plus (disons que, comme moi, ils aiment bien de temps à autre), mais je me souviens qu'en voiture, sur la route des vacances, on passait souvent la cassette du live de 1989 à Bercy, sur lequel pas mal des chansons (quasiment toutes, à deux chansons près) de cet album de 1988 se trouvent. A force, et alors qu'au départ je n'écoutais pas vraiment, j'ai fini par vraiment aimer cette cassette - et l'album possédant les versions studio, par conséquent. Plaisir coupable ? Oui, totalement, et totalement assumé ! Y en à qui écoutent bien Thiéfaine...

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Ce disque n'est peut-être pas le meilleur (ni le pire) de Sardou, et, j'en conviens, ceux qui détestent ce chanteur ne chercheront même pas à savoir quel est le pire et le meilleur album de cet artiste. Mais des chansons comme Vincent (sur le peintre Vincent Van Gogh), Le Successeur (sur un vieil artiste remplacé, dans le coeur des foules, par un nouveau venu talentueux qu'il admire et méprise en même temps : Il a raison d'être jeune, d'être beau/Quel talent, quelle leçon...quel salaud), ou le tube Attention, Les Enfants...Danger (un peu irritant au bout d'un moment, surtout le spoken word du gosse) sont très bonnes. Dans Ma Mémoire Elle Etait Bleue et Le Paraguay N'Est Plus Ce Qu'il Etait sont les deux meilleures chansons ici. Je n'ai, en revanche, jamais vraiment aimé Elle Pleure Son Homme et Elle En Aura Besoin Plus Tard.

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Depuis réédité en CD avec un bonus-track d'une douzaine de minutes (Un Jour La Liberté, chanson sur la Révolution Française jouée en 1989 pendant la tournée, l'année du bicentenaire), Sardou 1988, ou La Même Eau Qui Coule, est donc, comme vous l'avez lu, un disque que j'aime assez, sans pour autant me ruer dessus pour l'écouter en boucle. De tous les albums de Sardou que j'ai pu écouter, c'est selon moi le meilleur avec l'album de 1983 (Sardou 1983, ou Vladimir Illitch), qui sera l'objet du second et dernier article, sur ce blog, concernant ce chanteur.   

FACE A

Le Successeur

La Même Eau Qui Coule

Le Paraguay N'Est Plus Ce Qu'il Etait

Elle Pleure Son Homme

Dans Ma Mémoire Elle Etait Bleue

FACE B

Attention, Les Enfants...Danger

Elle En Aura Besoin Plus Tard

Les Hommes Qui Ne Dorment Jamais

Vincent

Les Masques