TheLibertines

Après un Up The Bracket fantastique en 2002, on attendait le second album des Libertines avec impatience. Finalement, l'attente est récompensée en 2004, avec la sortie de The Libertines, éponyme. Et, malheureusement, dernier album du groupe, qui n'aura duré en tout et tout tout que trois ans, les multiples engueulades et crises entre Pete Doherty (chant, guitare) et Carl Barât (chant, guitare) auront tout fait exploser. Ca, plus les problèmes de drogue, de plus en plus imposants, de Doherty, et ses embrouilles judiciaires... Les Libertines étaient un immense groupe de rock, une vraie bombe atomique, ils marquaient un putain de renouveau dans le genre, ce n'est pas pour rien si Mick Jones, ancien Clash, avait accepté de les produire (c'est encore le cas de ce second et dernier opus). Mon pseudo vient en partie des Clash et en partie des Libertines, vous dire si j'ai vraiment adoré les Libertines. Mais ce second album m'a un peu refroidi.

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The Libertines n'est pas un mauvais album, mais à coté de Up The Bracket, c'est rien de dire qu'il est vraiment moins réussi, moins abouti. Les musiciens sont en pleine possession de leurs moyens (bassiste John Hassall, batteur Gary Powell), mais les morceaux ne suivent pas. Sur les 14 chansons (dont un titre caché, France, situé en bout de piste du 14ème titre), seulement trois ou quatre titres sont vraiment exceptionnels, dont le premier, Can't Stand Me Now, qui parle des crises entre Doherty et Barât, deux gars n'ayant jamais vraiment réussi à s'entendre, mais cependant attirés l'un vers l'autre, musicalement parlant, comme deux aimants. Music When The Lights Go Out et Last Post On The Bugle sont également fantastiques, et dans le rayon des chansons correctes, mais pas grandioses, on citera Tomblands et Narcissist. Le reste, hélas, est d'un niveau franchement inférieur (Arbeit Macht Frei, dont le titre, déjà, est douteux, c'était l'inscription située sur la grille d'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau).

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Autobiographique (on y trouve pas mal d'allusions aux crises d'ego dans le groupe), The Libertines sera sacré disque de platine, et sera encensé par la quasi totalité de la presse rock mondiale. Pourtant, il faut bien reconnaître que la magie furieuse qui opérait sur Up The Bracket n'est plus là. L'album est trop long (pourtant, il ne dure que 42 minutes, ce qui, pour 14 titres, est assez court...), et contient plus de déceptions (What Katy Did, The Saga) que de réussites (Can't Stand Me Now). On le sent, à l'écoute de ce disque, la fin est proche pour les Libertines. Barât fondera ses Dirty Pretty Things, Doherty ses Babyshambles. Les Libertines sont entrés dans l'histoire. Mais pas avec ce dernier album...

 

Can't Stand Me Now

Last Post On The Bugle

Don't Be Shy

The Man Who Would Be King

Music When The Lights Go Out

Narcissist

The Ha Ha Wall

Arbeit Macht Frei

Campaign Of Hate

What Katy Did

Tomblands

The Saga

Road To Ruin

What Became Of The Likely Lads

France (caché)