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Bon, après cet article, je crois qu'il me restera un album du groupe à réaborder, parmi les chroniques les plus anciennes, et qui commençaient sérieusement à sentir la maison mal aérée et infestée de chats. On verra dans quelques jours, je pense, pour réaborder le cas de Once Upon A Time, disque que les Simple Minds ont sorti en 1985. Comme je ne fais rien comme tout le monde, c'est le double live de la tournée promotionnelle de cet album que je réaborde en premier parmi ces deux chroniques. C'est pas logique du tout, je sais, mais je m'en fous un peu beaucoup, pour tout dire. Allez, c'est parti pour un peu de Simple Minds, via un live, donc, et pas n'importe lequel : sorti en 1987 sous la forme d'un double album (aussi bien en CD qu'en vinyle, les deux disques durant chacun 41 minutes, ce live est donc court, en fin de compte), ce live est le premier du groupe. Il est sorti sous une pochette assez sobre, mais dont les différentes inscriptions du recto (lettrage, dessin iconique devenu emblématique du groupe) sont en lettres gaufrées dorées. Offrant 14 titres, 7 par disque, ce live a été en grande partie enregistré à Paris, au Zénith, les 12 et 13 août 1986 (sauf un titre enregistré en Australie, le 24 ou le 30 octobre de la même année, à Sydney). Mis à part quatre morceaux (qui sont Speed Your Love To Me, Come A Long Way, Hunter And The Hunted et All The Things She Said), ce live propose l'intégralité des shows parisiens. Enfin, d'une setlist du groupe, qui ont joué 18 titres, les mêmes, les 12 et 13 août 1986 à Paris, je ne sais pas si vous suivez.

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Le fait de savoir que Come A Long Way et Hunted And The Hunted aient été joués, et qu'ils soient absents de l'album est pour moi une douleur quasiment physique.

Sinon, ce live, Live In The City Of Light comme il s'appelle (vu qu'il est quasi intégralement constitué de morceaux joués à Paris, la Ville Lumière), produit par Bruce Lampcov, est, je dois le dire, purement exceptionnel. Il offre le meilleur des Simple Minds à une époque où le groupe est encore quelque chose de terriblement fort. En effet, à partir de la fin des années 80, et ce malgré la grandeur de Street Fighting Years (1989), le groupe va lentement connaître le déclin, et le départ successif de plusieurs membres (en 1991, ils ne sont quasiment plus que trois, et en 1995, il ne reste, du groupe, que le chanteur Jim Kerr et le guitariste Charlie Burchill, les deux piliers du groupe) n'arrangera rien. Ils ne cesseront, cependant, jamais d'exister, ce n'est pas un groupe qui a splitté pour revenir quelques années plus tard. Mais entre, disons, 1995 et 2005, le groupe va survivre, sortant des albums que les fans achèteront et écouteront, mais que le grand public ignorera. Aujourd'hui, ils sont revenus, clairement. En 1987, au moment de la sortie de ce live, ils commençent à disparaître, lentement. Mais ce live les montre en forme totale (à noter que les morceaux sont placés sur l'album dans un désordre total par rapport à la setlist des concerts, visible sur la page Wikipedia anglophone de l'album), et ce, dès le premier titre, un Ghostdancing de 7 minutes qui force le respect (ce final est dantesque). U2, leurs rivaux d'autrefois (même style de musique), peuvent ici aller se rhabiller, niveau prestance. C'est tout simplement bluffant.

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Et la suite du live, qui va entremêler morceaux de l'album le plus récent (Once Upon A Time) et extraits des deux précédents, ne sera pas en reste. Durant 82 minutes décidément bien trop courtes, le groupe va enchaîner les merveilles : Big Sleep, Someone, Somewhere, In Summertime (le morcau capté en Australie), Oh Jungleland qui s'enchaîne magnifiquement à Alive And Kicking malgré qu'en fait, ils n'ont pas été joués l'un à la suite de l'autre, Waterfront (intro géniale), un Medley : Love Song/Sun City/Dance To The Music génial (qui achevait les concerts, présent ici en avant-dernière position) au cours duquel on a donc une reprise de Sly & The Family Stone et une de cet hymne anti-Apartheid (Sun City), un enchaînement magique (mais là aussi, conçu pour l'album) de versions douces comme la pluie d'été de Book Of Brilliant Things et East At Easter...Sans oublier le hit Don't You (Forget About Me) et, en final, un New Gold Dream réarrangé (au début, je dois dire que je n'aimais pas cette version au style modifié de la chanson, mais maintenant, je trouve que c'est un des piliers de l'album, absolument monumental, entre une intro grandiose et un final qui laisse rêveur et donne envie de réécouter tout le live). Bref, vous l'avez compris, Live In The City Of Light, dont la qualité sonore est exceptionnelle, est un modèle du genre ! En 2019, le groupe sortira un live enregistré à Los Angeles durant la tournée de leur album le plus récent, et comme pour rappeler à ses fans leurs grandes heures, ils l'appelleront Live In The City Of Angels, avec une pochette très similaire à celle de leur live classique de 1987...

FACE A

Ghostdancing

Big Sleep

Waterfront

Promised You A Miracle

FACE B

Someone, Somewhere, In Summertime

Oh Jungleland

Alive And Kicking

FACE C

Don't You (Forget About Me)

Once Upon A Time

Book Of Brilliant Things

East At Easter

FACE D

Sanctify Yourself

Love Song - Sun City - Dance To The Music

New Gold Dream