SM1

Allez, encore un petit peu de Simple Minds. Cet album-ci, il fallait absolument que je le refasse, que je refasse sa chronique (de même que j'ai refait celle de leur génial double live de 1987, d'ailleurs...), qui commençait sérieusement à sentir le placard non ouvert depuis 10 ans d'existence sur le blog (11, même, je crois). Cet album est important pour le groupe de Jim Kerr (chant) et Charlie Burchill (guitare ; les deux seuls membres à être sur l'ensemble des albums du groupe), parce qu'il va définitivement consolider le succès que le groupe a commencé à connaître en 1982 avec l'album New Gold Dream ('81/'82/'83/'84) et sa légion de hits (Glittering Prize, le morceau-titre, Promised You A Miracle...) et en 1984 avec Sparkle In The Rain (Waterfront) et le single Don't You (Forget About Me), issu de la bande originale du film Breakfast Club. On est alors  en pleine vague new-wave. Mais en 1985, la new-wave se casse la gueule, déjà. Les Simple Minds parviendront-ils à passer outre ? La réponse est avec cet album, leur septième (ou huitième si on comptabilise séparément l'EP Sister Feelings Call de 1981, sorti en même temps que l'album Sons And Fascination et désormais vendu sur le même CD que lui), sorti en 1985 sous une très belle pochette qui permet de reconstituer, dans un sens comme dans l'autre (à condition d'avoir deux exemplaires de la pochette), selon qu'on place les pochettes en haut, en bas, à gauche ou à droite (tout est raccord), les visages des membres du groupe : Once Upon A Time

SM2

Court album que ce Once Upon A Time : 40 petites minutes seulement. Oui, mais pour 8 titres, donc on se doute bien que les morceaux, eux, ne sont pas particulièrement courts (de fait, les morceaux font en moyenne 5 minutes). Produit par Jimmy Iovine et Bob Clearmountain (des noms bien connus des amateurs de pop/rock), Once Upon A Time est un petit triomphe de pop/rock bien charpentée, et on ne s'étonnera pas que l'album soit un putain de réservoir à tubes : quatre chansons, soit la moitié, sont sortis en singles et ont franchement bien marché : All The Things She Said, Ghostdancing (dont la version live sur Live In The City Of Light de 1987 est à tomber à la renverse), Alive And Kicking et Sanctify Yourself. Des chansons mémorables, bien remuantes, prenantes, qui ont certainement dû squatter les ondes radio de l'époque. Je me souviens qu'au début des années 90, Alive And Kicking passait encore très régulièrement à la radio, c'est un des hymnes du groupe. Si on prend les albums lives du groupe, on constatera que pas mal de chansons de cet album (celles que j'ai cité, sauf Ghostdancing, mais le morceau-titre est souvent joué) sont régulièrement, encore, interprétées sur scène par le groupe. C'est un de leurs albums de référence. Un peu comme The Joshua Tree pour U2, ou Rumours pour Fleetwood Mac.

SM3

Bon, l'album offre quatre singles à succès, qui sont en plus des chansons vraiment réussies. Et le morceau-titre, déjà excellent ici, prendra encore plus de saveur en live. Ca fait cinq morceaux sur les huit de l'album (dont la totalité de la première face). Et les trois autres ? Oh Jungleland (interprété live en 1987, on a 5 des 8 titres de l'album sur ce live) est une tuerie, I Wish You Were Here est le morceau le moins percutant, mais son mid-tempo le rend très attachant, et c'est tout de même un morceau vraiment réussi. Et Come A Long Way, qui achève l'album, est sans doute mon préféré ici, un autre morceau peu connu (qui fut joué live à l'époque, mais aucune version n'existe dans le commerce) mais totalement réussi, qui s'achève (et achève l'album, donc) sur une tuerie (ces ruades de batterie de Mel Gaynor...), un passage instrumental génial et enivrant qui donne envie de réécouter le morceau. Au final, cet album est un des meilleurs des Simple Minds, tout simplement, et si vous aimez la bonne pop/rock 80's, c'est un album tout simplement indispensable !

FACE A

Once Upon A Time

All The Things She Said

Ghostdancing

Alive And Kicking

FACE B

Oh Jungleland

I Wish You Were Here

Sanctify Yourself

Come A Long Way