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 Wolfmother un peu dans la loose alors qu'ils n'ont qu'un seul album dans les bacs (le monumental Wolfmother de 2005). Le succès n'empêche pas la section rythmique Chris Ross (basse, claviers) et Myles Heskett (batterie) de foutre le camp, laissant Andrew Stockdale (chant, guitare, composition) tout seul comme un con. Il lui faut refaire un groupe, et il engagera David Atkins (batterie), Ian Peres (basse, claviers) et Aidan Nemeth (guitare rythmique) pour le successeur du très prometteur premier album. Le toujours difficile à enregistrer deuxième album, ce disque, sort en 2009 et sera lui aussi accueilli avec liesse par les rock-critics et les fans du monde entier. Sorti sous une pochette assez en raccord avec son titre, mais tout de même franchement idiote (un oeuf géant), l'album, 53 minutes et 12 titres, s'appelle Cosmic Egg. Produit par Alan Moulder, il a été enregistré à Los Angeles, au Sunset Sound Studio, et à Sound City (même ville). Encore une fois, le groupe au nom qui claque offre un régal de pur hard-rock teinté de psychédélisme, de progressif (Stockdale adore Pink Floyd, ça se sent) et d'un peu de folk par moments, mais moins que sur le précédent opus.

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Encore une fois, le disque s'ouvre sur une furie pure, California Queen, qui met bien les choses au clair : ce disque va tout démantibuler et renvoyer le premier opus chercher des fraises des bois pour le dessert. Oui, si Wolfmother était un grand disque dans son genre (Woman, White Unicorn, Colossal, Joker & The Thief, Where Eagles Have Been, Tales !), Cosmic Egg est encore plus réussi. Que dire ? Qu'il n'y à strictement rien à jeter, là encore, sur ce disque. De California Queen à Violence Of The Sun (à noter que l'édition collector comporte aussi le single hors-album Back Round en dernier titre), tout assure à donf', 10,000 Feet, Phoenix, In The Castle, Sundial, New Moon Rising... Encore une fois (voir ma chronique du premier album), des titres de chansons en allusion légère à la fantasy, parfois (ou alors c'est moi qui, lisant trop de fantasy, voit des allusions partout) : In The Castle, Phoenix. Le chant d'Andrew Stockdale est grandiose, une sorte d'Ozzy Osbourne puissance mille, et sa guitare (agrémentée ici, donc, d'une seconde guitare, rythmique, de Nemeth, pour développer un peu le son du groupe ; excellente initiative, qui rend super bien sur disque et en live) est super efficace.

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Que dire, donc, en final ? Cosmic Egg est encore une fois un chef d'oeuvre de hard-rock, un des meilleurs depuis les années 90 (tout comme le premier opus du groupe), et un des disques majeurs d'une année 2009 ayant quand même aussi offert le premier opus éponyme du supergroupe Them Crooked Vultures, ou le Black Gives Way To Blue d'Alice In Chains. Bref, du lourd. Si pour moi le disque de l'année 2009 reste le Them Crooked Vultures, ce Cosmic Egg est en deuxième position. Bourrin et/ou mélodique (le plus souvent, très mélodique, voire la quasi-ballade Far Away), ce disque ravira les fans de hard-rock et, tout simplement, de rock. Si vous ne connaissez pas encore, qu'attendez-vous ? Le dégel ?

California Queen

New Moon Rising

White Feather

Sundial

In The Morning

10,000 Feet

Cosmic Egg

Far Away

Pilgrim

In The Castle

Phoenix

Violence Of The Sun