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Steven Tallarico, alias Steven Tyler, batteur de rock de profession, fonde son groupe en 1969, en fusionnant le petit groupe qu'il dirigeait alors, Chain Reaction, avec un autre groupe, Jam Band, mené par le guitariste Joe Perry et le bassiste Tom Hamilton. Les deux groupes jouent ensemble dans un club du New Hampshire, sympathisent, s'associent, deviennent Aerosmith. Deux ans plus tard, Brad Whitford (guitare) remplace Ray Tabano, qui occupait le poste de rythmique dans le groupe (Perry, c'est la lead). Tyler et le groupe engagent un batteur, Joey Kramer, Tyler devenant le chanteur du groupe. Le Aerosmith définitif, le pur, le vrai, est ainsi formé. Deux ans plus tard, ils sont signés sur Columbia (excusez du peu) et font leur premier album, éponyme, déjà du Aerosmith pur sucre avec des classiques au Caterpillar : Mama Kin, une reprise de Walkin' The Dog, le tube Dream On. Ils enregistrent le deuxième album, Get Your Wings, sorti en 1974, qui offre Lord Of The Thighs, une extraordinaire reprise de Train Kept A-Rollin', Pandora's Box... Le groupe ne semble, cependant, pas super bien estimé, on en parle alors comme d'une sorte de copie des New York Dolls (qui, alors, sont en déclin), il faut avouer qu'en effet, il y à des similitudes entre les deux groupes (attitude, look, et ce petit côté glam dans leur hard-rock). Il faudra donc un bon gros coup de fouet pour que la presse et le grand public (le groupe a, en revanche, déjà des fans) se rallie à leur cause. Ce coup de fouet, ça sera, en 1975 (sorti en avril, enregistré entre janvier et mars), cet album, leur troisième, sorti sous une pochette marron représentant des jouets divers et variés sortant d'un coffre à jouets : Toys In The Attic

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Produit par Jack Douglas, cet album, qui seRa un succès mondial instantané, offre pas moins de trois singles à succès et, en comptant ces singles, cinq, voire six classiques. Et on ne trouve que neuf titres ici, pour un total de 37 petites minutes qui passent comme un TGV filant dans la nuit. Cet album au titre en double sens ("des jouets dans le grenier"/c'est aussi et surtout une expression anglophone comparable à "une araignée au plafond") est considéré comme un des meilleurs albums des Duponts Volants et comme un des meilleurs albums de hard-rock des années 70 à maintenant, avec le suivant (dans les deux cas), qui est Rocks (1976). Et vous savez quoi ? C'est totalement vrai, l'un comme l'autre. On a ici un sommet de hard, et un des meilleurs albums d'un groupe qui, ici, obtient enfin son titre de gloire (Rocks, encore meilleur et ça, il fallait le faire, sera la confirmation). Même si, ici, on a tout de même un morceau ou deux qui sont un peu en-dessous du reste : Big Ten Inch Record (une reprise), qui vient un peu casser le rythme en fin de la première face, et Round And Round, dont je n'ai jamais été super fan. Mais pour cette dernière, je chipote, c'est pas mal du tout. En revanche, Big Ten Inch Record (aux paroles que j'imagine assez osées, en double sens), vraiment, est le maillon faible de l'album. Qui, sinon, offre donc des classiques. Et trois singles, qui sont la ballade You See Me Crying (superbe, à la Dream On), le virevoltant Sweet Emotion et le tube Walk This Way que le groupe, en 1983, revampera à la sauce hip-hop avec Run DMC. Un riff mortel. Une chanson mortelle, de toute façon. Just gimme a kiss...like this !

 

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Kramer, Hamilton, Tyler, Perry, Whitford

L'album offre aussi le grandiose Adam's Apple (ce riff !!!!) qui pendant des annés fut mon préféré de l'album. Mais mon morceau préféré, maintenant, serait plutôt Uncle Salty, chanson plus 'calme' aux paroles douloureuses, on y parlerait d'abus sexuels, voire d'inceste, la chanson parle peut-être d'un orphelin dans une institution. La chanson n'est pas autobiographique, mais parlerait peut-être de quelqu'un que Tyler connaissait. Ou pas, qui sait ! Mais en tout cas, c'est une chanson magnifique, qui hante toute personne qui l'entendra. On peut aussi citer le morceau-titre, fulgurante ouverture d'album, ou No More No More, qui m'a longtemps résisté, mais c'est une pure petite merveille mélodique et rythmée en même temps. Tyler chante comme un dieu sur l'ensemble de l'album, la rythmique est parfaite, Joe Perry assure comme un malade, on ne s'ennuie pas un instant, sauf peut-être sur les 2 petites minutes de Big Ten Inch Record (le morceau, donc, le moins bon, mais vu sa durée, ce n'est pas dramatique). Au final, Toys In The Attic, dans la discographie du groupe, n'est dépassé que par le suivant, Rocks. Ces deux-là et le plus tardif Pump de 1989 sont le trio de tête des albums d'Aerosmith. 

FACE A

Toys In The Attic

Uncle Salty

Adam's Apple

Walk This Way

Big Ten Inch Record

FACE B

Sweet Emotion

No More No More

Round And Round

You See Me Crying