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En 1974, un album va sortir et devenir un des plus grands de l'histoire du hard-rock. Bad Company, premier album (éponyme) du groupe Bad Company. Produit par le label Swan Song, label hébergé par Atlantic Records mais crée at géré par le groupe de rock Led Zeppelin. Bad Company est en effet un groupe géré par Led Zeppelin, ou plutôt par Peter Grant, manager de Led Zeppelin. On a connu pire références. Niveau musiciens, c'est aussi d'enfer, ce groupe : le bassiste est Boz Burrell, ancien de King Crimson (1971-1972, albums Islands et Earthbound), le chanteur est Paul Rodgers, ancien de Free (et désormais avec Queen). Simon Kirke (batterie) et Mick Ralphs (guitare) complètent le line-up. Simon Kirke, tout comme Rodgers, vient de Free. Ralphs, lui, vient de Mott The Hoople. On a vraiment connu pire références.

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34 courtes minutes au compteur, une pochette aussi minimaliste que peu réussie, seulement 8 chansons...mais puuutain ! Bad Company est un sommet. Rempli de hits. Notamment Can't Get Enough, porté par un drive irrésistible, et la voix bluesy, mais cependant suave de Paul Rodgers. Tube en puissance, suffisamment rock pour ne pas démériter sa place sur un disque de hard, suffisamment pop pour plaire aux masses, pas assez pop pour passer pour de la soupe (c'est tout sauf ça). Rock Steady, plus rock justement, et totalement jouissif, arrive ensuite, suivi du slow Ready For Love, magistral. En fait, la face A est d'enfer, à l'exception du dernier titre qui s'y trouve, Don't Let Me Down, crédité des membres du groupe, mais en fait un plagiat total de la chanson des Beatles du même nom.

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Bad Company déboule en début de face B, et ce titre, qui est aussi celui de l'album et du groupe, est magnifique, superbe, le meilleur de l'album. That's why they called me...baaaaad, company, and I won't deny/Baaad, baaad company, till the day I die. Une chanson grandiose, à la fois mélancolique et très rock. Paul Rodgers y chante comme personne. The Way I Choose et Movin' On sont moins exceptionnelles, bien que plutôt sympathiques, il faut bien dire que la face B assure un petit peu moins que la A. Mais Seagull, ballade acoustique sur laquelle Rodgers joue de tous les instruments (bon, ben, guitare, les mecs, pas de trucs symphoniques non plus, hein !) est une conclusion aussi inattendue que superbe pour l'album.

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Bad Company est un de mes disques de hard rock préférés. Efficace, énergique, mélodique, rempli de classiques du genre, pas énervant, c'est vraiment un classique du genre au même titre que les meilleurs AC/DC, Aerosmith et Motörhead. L'album a un petit coté zeppelinien, et pas seulement parce qu'il a été produit par Led Zeppelin (et enregistré à Headley Grange, lieu de prédilection du groupe, qui y a enregistré l'album sans nom de 1971). Paul Rodgers, qui se paume désormais avec un Queen qui, sans Mercury, ne ressemble plus à rien, est quand même un chanteur immense. Les musikos, à commencer par Ralphs et le regretté Boz Burrell, sont terribles. Bref, un vrai classique du genre, un album essentiel !

FACE A

Can't Get Enough

Rock Steady

Ready For Love

Don't Let Me Down

FACE B

Bad Company

The Way I Choose

Movin' On

Seagull