11andthen

…And Then There Were Three… est le premier album de Genesis sans le guitariste Steve Hackett, celui-ci ayant décidé de partir après l’album Wind And Wuthering de 1977. Après le départ de Peter Gabriel en 1975, le groupe s’était retrouvé à 4. Maintenant que Hackett est parti en vue d’une carrière solo, (assez intéressante, d’ailleurs) le groupe se retrouve à 3. D’où le titre du disque.

Cet album est aussi le premier à amorcer un virage clair vers le commercial. Il contient le premier vrai tube FM du groupe, Follow You Follow Me. L’album marque aussi une date en cela qu’il est (hélas) le premier album relativement moyen du groupe. Il n’est pas raté, il contient de sublimes chansons, mais après la qualité totale des albums A Trick Of The Tail et surtout Wind And Wuthering, inutile de dire que …And Then There Were Three… déçoit.

606124730_small

Passons tout de suite au rayon des bonnes surprises de ce disque. L’album s’ouvre sur une chanson très rythmée et syncopée (ma première écoute fut vinylesque, et j’ai bien cru, au départ, que le disque était rayé, tant le rythme est chaloupé, niveau batterie), Down And Out, et qui commence même par Phil Collins disant à quel point il est content d’être de retour, et comment allez-vous ?. On passe à la seconde bonne surprise consécutive du disque, la ballade sublime Undertow, un des trois classiques du disque, une chanson digne de figurer dans les best-of du groupe (elle se trouve d’ailleurs dans le triple best-of Platinum Collection, de même que les deux autres classiques du disque). Troisième bonne surprise consécutive, Ballad Of Big, assez enjouée, proche du Genesis de la période Gabriel. Enfin, Snowbound est, littéralement, poignante dans son refrain.
Hélas, les deux chansons suivantes seront moins fortes, moins belles. Burning Rope est souvent qualifiée de chef d’œuvre du disque par les fans de Genesis ; or cette chanson achevant la première face est trop longue et répétitive (le refrain…) pour plaire totalement. Quant à Deep In The Motherlode (connue aussi sous le titre de Go West, Young Man), c’est, selon moi, assez banal.

Genesis_band_1978

On reprend la visite des bonnes surprises, avec le deuxième classique du disque, la ballade Many Too Many, remarquable, et dont le refrain me file la chair de poule. Enfin, les deux derniers titres du disque, The Lady Lies et Follow You Follow Me (quel tube que ce titre !) sont excellentes. Dommage qu’avant ces deux merveilleuses chansons se trouve un duo de titres plus que passables, Scenes From A Night’s Dream (inspiré par la fameuse bande dessinée Little Nemo In Slumberland) et surtout le raté Say It’s Alright Joe, de loin la pire du disque.

En 53 minutes, …And Then There Were Three… marque la transition entre le Genesis progressif et le Genesis commercial et pop. Certains titres possèdent encore un certain coté progressif (Ballad Of Big, The Lady Lies) mais l’ensemble est quand même sacrément éloigné des albums précédents. Assez sympathique sans être indispensable, …And Then There Were Three… ne marquera pas les esprits, même si il à ses fans (dont je ne fais pas partie).

FACE A

Down And Out

Undertow

Ballad Of Big

Snowbound

Burning Rope

FACE B

Deep In The Motherlode (Go West, Young Man)

Many Too Many

Scenes From A Night's Dream

Say It's Alright Joe

The Lady Lies

Follow You Follow Me