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Troisième album de Genesis (après From Genesis To Revelations, très méconnu et raté, et Trespass), sorti en 1971, Nursery Cryme est, selon moi, le premier grand disque du groupe (j'ai en effet peu d'amour pour Trespass, que je trouve inégal). Sous sa pochette superbe dessinée par Paul Whitehead, et représentant la première chanson, se cache un joyau de rock progressif à tendance médiévale et folk. Nursery Cryme est le plus court des disques de Genesis, il ne dure que 39 minutes, et c'est le premier album du groupe avec Phil Collins (alors uniquementr batteur) et Steve Hackett (guitariste). Les autres membres sont le chanteur, flûtiste et tambouriniste Peter Gabriel, le bassiste Mike Rutherford et le claviériste Tony Banks.
7 chansons seulement sur ce disque, et parmi elles, 3 classiques du groupe. Avant de parler des trois classiques, abordons les quatre chansons restantes. L'album montre la première participation vocale de Phil Collins à un disque de Genesis, For Absent Friends, gentille petite chanson de même pas 2 minutes (il n'est pas crédité au chant, mais c'est bien lui, et non pas Gabriel, qui chante sur cette chanson). Harold The Barrel est une chanson entraînante sur un sujet pourtant assez spécial : l'histoire d'Harold, qui se retrouve en haut d'un immeuble (apparemment moyen-âgeux, car l'album a vraiment une connotation médiévale) afin d'y sauter pour se suicider. La fin du morceau laisse présager qu'effectivement, il a sauté !

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Harlequin est une superbe chanson qui semble bénéficier des voix (en choeur) de Collins en plus de celle de Gabriel, mais là non plus, il n'y à pas de crédits vocaux pour Phil Collins. Seven Stones est une superbe chanson à propos d'un vieil homme racontant une histoire arrivée en pleine mer, une tempête monumentale.
L'album possède donc trois grandes chansons. The Return Of The Giant Hogweed dure 8 minutes, et raconte l'histoire d'une plante découverte en Russie, et ramenée en Angleterre, dans les jardins royaux de Kew Gardens. Cette plante, le Giant Hogweed, est un parasite qui s'infiltre partout, saccage tout, pue horriblement, est vénéneuse. Un vrai parasite herbal. Non, la chanson ne parle pas d'un géant, mais d'une plante, voilà qui est assez amusant. Malheureusement, la musique est totalement irritante (malgré un bridge et une conclusion excellentes), et Peter Gabriel chante d'une voix très énervante (sur le live Genesis Live, dans un sens, ça sera pire, la version live de cette chanson y étant, selon les membres du groupe, calamiteuse).
The Fountain Of Salmacis, 8 minutes aussi, est une pure merveille à propos d'une fontaine gardée par Salmacis, une nymphe des eaux. La chanson puise donc sa source dans la mythologie, et montre Hermaphroditus, fils illégitime d'Hermès et d'Aphrodite, rencontrer Salmacis et boire de l'eau à sa fontaine. Le pauvre devient hermaphrodite (c'est de là que vient le terme). Musicalement, cette chanson est parfaite.

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Parfaite aussi est le long (10 minutes) morceau qui ouvre l'album, The Musical Box, chanson mythique de la légende de Genesis, chanson d'amour étrange et glauque (la pochette en est une représentation), tout simplement somptueuse. La section finale de cette chanson sera souvent jouée live (Seconds Out). Peter Gabriel y est grandiose, les musiciens assurent comme des dieux. C'est le meilleur moment d'un album sensationnel, faisant partie des meilleurs du groupe, et probablement mon préféré de la première période du groupe (celle avec Peter Gabriel).
Un disque vraiment magnifique !

FACE A
The Musical Box
For Absent Friends
The Return Of The Giant Hogweed
FACE B
Seven Stones
Harold The Barrel
Harlequin
The Fountain Of Salmacis