Queen_A_Kind_Of_Magic

On dit parfois que la première impression d'un disque est visuelle... Ben alors dans le cas qui nous interesse, c'est particulièrement baisé ! Certainement que cette pochette craignos et débile a dû amuser les momes en 1986, mais aujourd'hui ça parait franchement "gui-guite" et d'une laideur insoutenable ! On nous retorquera "oui, mais c'est marrant, Queen ne s'est jamais pris au sérieux !". D'accord, mais faut pas abuser quand même...

Ce disque avait pourtant une chance de cocu : il succedait à trois merdes infâmes (Flash Gordon, Hot Space et The Works). Sans trop se casser le cul, les mecs avaient un véritable boulevard pour réaffirmer leur statut de groupe majeur artistiquement parlant : il leur suffisait de pondre un album honorable. Et ben même là ils allaient échouer comme des merdes dans leur entreprise...

Dèja le disque naissait sous de mauvais augures : One Vision est utilisé par le film Iron Eagle, et le groupe est sollicité pour la B.O d'Highlander (le film n'est pas mauvais, là n'est pas la question). Or se lancer dans un projet avec "Bebert-qui-louche", c'est l'assurance de s'en tirer avec de bonnes grosses séances de pignolade ! J'en connais encore qui rient à l'écoute de One Year Of Love...

L'album arrive sans crier gare au printemps 86, et tout le monde semble unanime : c'est un très bon cru. Plus de vingt ans après, je me demande furieusement cde qui a bien pu arriver aux oreilles de l'époque. Etait-ce d'avoir été contaminés par Spandau Ballet, Duran Duran ou Wham ! qui avaient rendu les gens plus tolérants ? Diantre, je n'en sais rien ! Car ce A kind of magic ressemble plus à Gerard Majax qu'à Harry Houdini...

Les années 80 ont fait trop mal au hard-rock soniquement parlant : ici Queen tombe dans les pires écueils possibles. One Vision est un gros hard javélisé qui accuse très mal le poids des ans, et les paroles naivo-débilitantes bien dans la veine "Live aid" n'arrangent rien. Mais le plus grave là-dedans, c'est qu'il s'agit d'un des morceaux les plus supportables de l'album ! Et oui... Le morceau-titre qui suit est un (relativement) agréable single pop, avec un clip assez rigolo avec les pantins de la pochette. Mais bon, pas de quoi se souffler dans les couilles pour jouer à Rocco !

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Mamma, ouhouhouh ! Mais qu'est-ce que j'ai fait ???

Attention avant de continuer la visite, car nous atteignons le triangle des Bermudes du disque. Les risques de suicide par le rire ou par balle sont trop nombreux, c'est pourquoi j'exhorte les personnes fragiles à ne pas poursuivre l'écoute !  One Year Of Love : s'attarder sur ce titre serait une insulte à l'intelligence... Vous voyez les romans de Barbara Cartland ? Tu rajoutes deux kilos de Chantilly, deux saladiers de pétales de roses, et t'as le résultat !

Pain is so close to pleasure, que ce bon vieux Freddie a du ecrire dans une backroom bondée à Munich entre deux bondages et trois fist-fucking, est débile et niaise... Même pas digne des albums de Goerge Michael, ça fait mal à écrire... Puis Friends will be friends et son insoutenable logique, guimauve et si tous les gars pouvaient se donner la main... et lâcher ma bite !, dégouline de la bien-pensance de l'époque où l'on croyait encore à la solidarité alors que ces mecs étaient rentrés dans l'ère du liberalisme à tout crin... A la poubelle aussi !

Alors oui, Who wants to live forever est une jolie ballade qui prendra son essor sur scène.. Mais les synthès façon orgue sont nazes... Gimme the prize ruisselle de saturation vulgaire sans but précis, et Mercury qui beugle comme si il subissait une double péné anale me fait mal à entendre. (ce sont des blagues... sortez pas les fusils, j'admire Mercury !)

Don't Lose Your Head est encore plus naze que Pain is so close..., ce qui n'est pas un moindre exploit ! Joan Armatrading qui a été convoquée sur ce machin doit encore maudire la cuite qu'elle a pris ce jour-là pour oublier ce souvenir... Pour finir, Princes Of the Universe est pompeux dans la grande tradition, mais la majesté de la Reine Noire est bien loin...

Quant aux trois "bonus" de la version CD, "foutage de gueule" est encore un peu faible pour ce genre d'arnaque !

Bref, une bouse...

  1. One Vision - 5.11
  2. A Kind of Magic - 4.24
  3. One Year of Love - 4.27
  4. Pain is so Close to Pleasure - 4.22
  5. Friends Will Be Friends - 4.07
  6. Who Wants to Live Forever - 5.17
  7. Gimme the Prize (Kurgan's Theme) - 4.34
  8. Don't Lose Your Head - 4.38
  9. Princes of the Universe - 3.33
  10. A Kind of "A Kind of Magic" - 3.37
  11. Friends Will Be Friends Will Be Friends... - 5.58
  12. Forever - 3.20