"White Light/White Heat" - The Velvet Underground
Second album du Velvet Underground, White Light/White Heat date de 1968. La chanteuse et mannequin allemande Nico est partie (de toute façon, elle avait été engagée par le producteur Andy Warhol pour donner une touche hétéroclite au groupe), et ce n'est plus Warhol qui produit l'album, mais Tom Wilson. Le premier album, sorti en 1967, n'avait pas marché ; le second album, avec sa pochette noire, foirera encore plus. Surtout, il est largement plus extrêmiste que le premier, qui abordait déjà des sujets assez trash pour l'époque (drogue, sexualité déviante, sadomasochisme).
Ce second album est limite inécoutable par moments, tant sa prise de son est violente, brutale, agressive. Tant l'interprétation est over the top. Tant le Velvet sonne Underground. Tout ce qui n'avait apparemment pas pu être fait en 1966 (année d'enregistrement du premier album) a été fait ici. Longue improvisation bruitiste terrifiante et cultissime (Sister Ray, 17 minutes dingues portant le nom que Lou Reed donnait à sa seringue favorite...), morceaux glauques, chansons speedées...
White Light/White Heat, d'emblée, choque, avec sa sonorité cradingue (et le morceau démarre direct, brutalement). Morceau culte que le Lou reprendra en solo (sur le live Rock'n'Roll Animal), que Bowie reprendra aussi en live (concert Ziggy Stardust & The Spiders From Mars)...Chanson courte, suivie du très long (8 minutes) The Gift, chanté par John Cale. Sur une enceinte/piste, la voix morne de Cale récitant un conte tragicomique sur un certain Waldo, qui décide de s'offrir en cadeau à sa petite amie en s'enfermant dans une grosse caisse qu'il fait envoyer par la poste (la fin est à la fois gore et hilarante). Sur l'autre enceinte/piste, le groupe, en train de jouer la musique.
Lady Godiva's Operation parle de l'expérience traumatisante du jeune Lou Reed, qui reçut des électrochocs en asile psychiatrique, dans sa jeunesse, pour le guérir de son homosexualité. Là encore, c'est Cale qui chante, ce qui est curieux car la chanson parle de Lou (mais Lou pose, de temps à autre en temps, des vocaux assez agressifs et impromptus). Chanson lancinante et remarquable. Décidément, l'album sonne vraiment aussi bon que le premier (il l'est) ! Here She Comes Now, 2 minutes, est la conclusion un petit peu décevante (car trop courte) de la première face. C'est Reed qui chante (comme sur le reste de l'album). I Heard Her Call My Name est un sommet bruitiste, suivi par le démentiel et définitif Sister Ray, jugé inécoutable à l'époque, et encore aujourd'hui source de polémiques (soit on adore, ce qui est mon cas, soit on crache dessus sans vergogne).
Après ce sommet (je parle de l'album en lui-même), le Velvet s'effritera un tantinet. John Cale quittera le groupe. L'album suivant, en 1969 (The Velvet Underground, avec Pale Blue Eyes), sera décevant (enfin, je trouve). Il faudra attendre le dernier sursaut d'orgueil, en 1970, avec Loaded, pour que le Velvet sonne enfin aussi bon qu'auparavant. Et ensuite, fermeture des portes velvetiennes...
FACE A
White Light/White Heat
The Gift
Lady Godiva's Operation
Here She Comes Now
FACE B
I Heard Her Call My Name
Sister Ray
Commentaires sur "White Light/White Heat" - The Velvet Underground
- le velvet...encore un truc dont on ne doit dire que du bien....je trouve le velvet ennuyeux à écouter, faussement intello et musicalement digne de quelqu'un qui gratte sa guitare depuis trois mois...un musicien est au service de la musique (voir mozart, malher)..ca n'est pas la musique qui est au service de l'ego des musiciens (voir wagner).... Qaund aux elucubrations nombrilistes de lou Reed et John Cale.....Je m'en fiche !!!
- d'accord..C'est vrai....C'est facile de dire qu'on aime pas..Ce que je fais, c'est un peu trouver (sincèrement) moyen des gens ou des groupe dont on doit forcément dire qu'ils sont géniaux...C'est pour faire contre poids ...
j'adore (chonologique) Beatles, Kinks,Cream Chicago,Graham Parker, Jethro tull,VDGG, Be Bop deluxe, Free, Cactus,Gilbert O Sullivan ..après, en vrac XTC, XTC, XTC, Jam, Weller, China Crisis, Pet Shop Boys, TFC, Swing out sister, Prefab sprout, prefab sprout, prefab sprout, Hubert Mounier....Etc...Les gibson, les rickenbaker, les Duesenberg.....Les amplis Vox ac30... Les bons instrumentistes aussi...(je trouve essentiel que les musiciens sachent jouer...Et j'éprouve beaucoup d'admiration pour les bons instrumentistes..Même s'ils n'innoventpas : Benson, Phil Upchurch, Larry Carlton)... Donc, j'aime beaucoup de choses... je n'aime pas les choses arty fondées sur le concept..Pour moi, la musique est quelque chose de physique, sensuel..D'artisanal au sens de savoir faire ... mais pas intellectuelle....
ca n'est que mon avis...... - ...precisionce qui me gêne.... et m'amène à des jugements souvent hatif..c'est quand un musicien parle de lui avant de parler de sa musique.... l'autobiographie de Lou Reed par Lou Reed...ca ne m'interesse pas, ce qui m'interesse, c'est qu'il me dise pourquoi ceci eu celà dans sa musique..Et que l'on ait l'honnêteté de dire que l'on a fait ce plan comme celà parce que c'est comme celà qu'on est arrivé à le faire..pas parce qu'on a élaboré un pseudo concept.....
Qui arrive à posteriori pour argumenter une démarche....Ca, je pense que c'est de l'esbrouffe.....
Terry Kath à qui on demandait pourquoi il avait fait une telle structure sur le solo de "Aire" sur chicago VII (en 75, je crois) a répondu...Il est comme celà parce qu'il est sorti comme celà de ma téte est que mes doigts y sont arrivés....Si je n'y étais pas arrivé, je l'aurai fait autrement..... Voilà, c'est l'art(isanat).. Moi je dirai l'honnêteté... Il n'y a pas de raison d'accepter d'être enfumé par quelqu'un au pretexte qu'il fait de l'art.... J ne suis aps prêt à avaler les délires monomaniques de certains artistes... (je ne suis pas psy..en tous les cas pas quand j'écoute de la musique).... C'est un peu comme les comédies dans le cinéma : mal aimées aprce que sans message tragique..... A 53 ans, j'en ai marre des tragédies... alors je n'aime plus Lou Reed..ou Joy Division je préfère les Beatles... Mais celà n'a que la valeur de mon avis, c'est tout... et tout le monde s'en fiche.. Rien de plus normal - j'exagère.....Oui, je vais exagérer...Mais, si je gratte depuis un an...Je vais pouvoir beaucoup plus facilement écrire quelque chose qui ressemblera (musicalement) à Sister morphine qu'à du Frank Zappa.... C'est con... Petit...Mesquin..Mais est ce si faux que ca....Le jour où je saurai jouer et/ou composer des trucs plus complexes.... Je pense que je le ferai... Après, il y a le message.... Je pense qu'il n'y a pas de message... Pour moi, moins il y a de messages et plus la musique s'émancipe de la médiocre condition humaine pour atteindre des choses qui nous dépassent, y compris ceux qui les ont engendré....
- Amen !"Pour moi, moins il y a de messages et plus la musique s'émancipe de la médiocre condition humaine pour atteindre des choses qui nous dépassent, y compris ceux qui les ont engendré...."
La "musique engagée", grande tradition française pour le pire ou le moins pire ! Ou le frat-rock en pantacourt genre RATM...
Reste le folk...
















Néanmoins, il ne faut pas renier l'album épo qui suivra.
Sister ray est terrifiant et est une prémice du bruit blac de metal music machine!