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Ce groupe est une des raisons qui font que mon pseudonyme est ClashDoherty : Clash pour le groupe The Clash, que j'adore (et Mick Jones, guitariste/chanteur du groupe, produisit ce disque et ce groupe). Et Doherty, pour Pete Doherty, chanteur/compositeur/guitariste de ce groupe, The Libertines. Qui, en 2002, sort de disque, leur premier (d'une série de deux, le groupe a splitté comme des losers en 2005), intitulé Up The Bracket.
Avec sa pochette choc représentant la répression policière d'une manifestation en Argentine, ce disque est court (36 minutes pour 12 titres), mais essentiel, et sauvagement rock dans sa tête. Quasiment aucun répit sur ce disque, exception faite de deux titres calmes, apaisants, Radio America et Tell The King. Mais les 10 autres titressont vraiment furieux, et le tout commence en fanfare avec un Vertigo, comment dire ...vertigineux ! Voix entremêlées de Pete Doherty (voix un peu éraillée) et Carl Bârat (autre guitariste), plus sobre. Batterie dure de Gary Powell. Basse terrible de John Hassall. Paroles assez étranges (Koreema knows just what it is she does/It can't be hard for her to get a buzz). Les Libertines sont à la fois rock pur, punk, et hard (Begging ressemble à du Led Zeppelin sous transfusion de punk, I Get Along rappelle les beaux moments des Clash et des Jam).

 

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Certains titres décapsulent en un rien de temps, notamment le morceau-titre (qui démarre par une espèce de cri enivré de Doherty, qui ressemble un peu - mais je peux me tromper - à geeeet the heeeeeeel off of iiiiit !). Perso, mes morceaux préférés sont indéniablement l'hymne absolu du groupe Time For Heroes (He knows there's fewer more distressing sights than that of an Englisman in a baseball cap), le superbe The Boy Looked At Johnny (And New York City's very pretty in the night time, but oh, don't you miss SoHo), et le phénoménal Boys In The Band interprété par Bârat, fils de hippie ayant, à 12 ans, pris de l'ecstasy en soirées, ayant tout vécu tout en ayant un âge plutôt jeune.

 

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Les Libertines ont splitté assez rapidement, peu après leur second disque (en 2004, éponyme, avec Can't Stand Me Now, un disque vraiment bon, mais pas aussi bon que le premier). Doherty et Bârat s'aimaient et se haïssaient à la fois, la presse a fait les choux gras des multiples déviances de Doherty (drogue, agression, vol, coups fourrés...), et tout à pété comme un vieux slip, au bout d'un moment, ce fut évident : no more Libertines. Depuis, Doherty a fondé les Babyshambles, groupe peu talentueux par rapport aux Libertines. Bârat a fait ses Dirty Pretty Things, nettement mieux.
Ce disque de 2002, féroce et court, reste un summum pour les deux musiciens. Les Libertines n'ont pas duré assez longtemps pour le prouver, mais n'auraient jamais réussi à égaler, et encore moins à surpasser, la force de ce premier disque.

Vertigo
Death On The Stairs
Horrorshow
Time For Heroes
Boys In The Band
Radio America
Up The Bracket
Tell The King
The Boy Looked At Johnny
Begging
The Good Old Days
I Get Along