Rock Fever

03 août 2020

''Dig For Fire'' - Pixies

Excellente chanson des Pixies issue de Bossanova !

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"Yuve Yuve Yu"- The Hu

Aujourd'hui dans Top Musique, du métal mongole ! Enfin, je veux dire un groupe de métal, venu de la Mongolie. C'est The Hu avec Yuve Yuve Hu qui avait fait un petit buzz sur la toile il y a quelques mois .

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"Dare" - The Human League

THL1

Un peu de new-wave pure et dure. Et accessoirement, le disque que j'aborde aujourd'hui serait celui que Lester Bangs (rock-critic culte de la presse rock américaine des années 70, mort en 1982) était en train d'écouter au moment de son décès par overdose. J'espère qu'il appréciait l'écoute, au moins, c'était déjà ça de pris. Connaissant un peu (par ses écrits : lisez ses anthologies, sorties de manière posthume, de ses chroniques, Psychotic Reactions & Autres Carburateurs Flingués et Fêtes Sanglantes & Mauvais Goût, parues chez Tristam en poche, c'est, dans le genre chronique rock, un must absolu, et je pense qu'un jour je les chroniquerai dans la catégorie Music Books) le bonhomme, qui savait si bien manier le mauvais goût, la mauvaise foi et l'irréverence, je ne sais pas trop ce qu'il devait penser ce The Human League. Un jour, il devait se dire c'est cool, et le lendemain c'est de la daube enfumée.

Moi, c'est pareil, en fait : ce groupe britannique de new-wave arty, qui n'a eu qu'un seul tube dans sa vie (et il est sur ce disque !), je n'en suis pas fan. J'ai essayé d'autres albums Travelogue, Hysteria), très peu pour moi (enfin, Being Boiled, sur Travelogue, est très réussie), il y à des groupes de new-wave qui passent, d'autres non, et pourtant, la new-wave, j'adore. Je ne les aborderai pas, ces autres albums, d'ailleurs, mais celui-ci, sorti en 1981, entre Travelogue (1980) et Hysteria (1984) d'ailleurs, et qui s'appelle Dare, celui-là, je tenais à l'aborder. Sa pochette n'est pas spécialement réussie et s'inspire du magazine Vogue

THL3

Dare est sorti, donc, en 1981, et a été produit par le groupe et Martin Rushent. Comme je l'ai dit, cet album offre le gros tube de la carrière de la Ligue Humaine : Don't You Want Me. Achevant le disque, ce qui est une place curieuse pour un morceau de cette trempe, c'est un des hits du genre, interprété en partie par Susan Ann Sulley, une des deux vocalistes du groupe (l'autre est Joanne Catherall) et le principal chanteur du groupe, Philip Oakey (et sa coupe de cheveux improbable ; désormais, il n'a plus de cheveux, je crois). Le morceau parle d'un homme d'âge mûr qui déniche dans un bar une jeune serveuse dont il aimerait bien faire une star. La chanson est en fait une confrontation assez cynique entre le nabab et la jeune femme qui ne se gêne pas pour lui dire que, même sans lui, elle serait devenue une star, non mais il se prend pour qui, ce mec ?, dans ce genre. Les claviers, omniprésents sur l'ensemble de l'album, vieillissent assez bien ici. Le morceau est super efficace, on ne s'en lasse pas (même si la voix froide de la chanteuse est un peu usante à la longue). C'est évidemment un des meilleurs de Dare, lequel offre cependant une autre belle réussite (même si, là, les synthés pouetpouettants commencent un peu à puer le slip sale oublié dans une caravane au fond d'un camping girondin en plein mois de juillet caniculaire), le morceau d'ouverture, The Things That Dreams Are Made Of, dont le titre semble inspiré par Le Faucon Maltais, classique du roman et film noir. Enfin, disons que ce titre fait penser à la fameuse "étoffe dont sont faits les rêves". 

THL2

Dare offre aussi Open Your Heart, Love Action (I Believe In Love), qui sont, comme les deux autres chansons citées plus haut, sorties en singles (la moitié de l'album est sorti en single, il y à eu aussi The Sound Of The Crowd), et un instrumental assez sympa mais limité, Get Carter, qui dure une minute et ne sert pas à grand chose en fait. L'album est très sympathique, 40 minutes qui se laissent bien écouter même si ça a pris un beau coup de vieux (tout comme le look néo-romantique des membres du groupe, le look de Oakey, au centre sur la photo ci-dessus, bon Dieu de merde, c'est légal, ça ?) et que tout n'est pas génial (Do Or Die, I Am The Law). C'est peut-être un des meilleurs albums du groupe, je ne sais pas, en tout cas, c'est leur plus grosse vente, leur seul N°1, par la grâce de quelques singles efficaces, Don't You Want Me surtout. Dire que j'écoute souvent Dare serait mentir, mais je ne déteste pas de temps en temps ! Mais vraiment de temps en temps.

FACE A

The Things That Dreams Are Made Of

Open Your Heart

The Sound Of The Crowd

Darkness

Do Or Die

FACE B

Get Carter

I Am The Law

Seconds

Love Action (I Believe In Love)

Don't You Want Me

"X & Y" - Coldplay

C4

Coldplay, on l'a vu hier, a réussi, avec A Rush Of Blood To The Head (2002), à surpasser son premier opus Parachutes. Ah, putain, cette première phrase sonne pas terrible, ça fait un peu comme si j'encensais ce groupe, comme si je trouvais leur premier album génial et leur deuxième encore plus génial. Non. Le premier album est correct, et le deuxième, nettement, très nettement meilleur, mais je ne suis pas un fan du groupe, voilà. Après le deuxième album, le groupe de Chris Martin se dit qu'il faudrait en faire un troisième. Ils entrent ainsi en studio en 2005, et en juin, ils décapsulent leur troisième album, X & Y. Encore une fois, on a droit à un artwork imbitable (qui, cependant, il faut le savoir, utilise le code Baudot, un des premiers systèmes de cryptage ; la clé est donnée dans le livret, dans la double page centrale ; c'est un coe assez galère à utiliser, et d'ailleurs, il y aurait une erreur sur la couverture, qui indique, en code Baudot, le nom de l'album : ça ne serait pas marqué X & Y mais X 9 Y, sacrés cons de Coldplay, ah ah ah, ça ne m'étonne pas d'eux). L'album est le plus long du groupe à ce jour : 62 minutes, pour 13 titres, dont 12 de crédités (le dernier est crédité + sur le CD ; pas sur le boîtier, juste sur le disque lui-même - mais s'appelle To Kingdom Come). Les six premiers titres sont numérotés X1, X2, etc, et les six autres, Y1, Y2, etc, sur le boîtier CD. Le livret est en papier cartonné assez rigide, épais, fait sans carbone, le groupe est écolo, altermondialiste aussi, un peu, et vante les mérites du commerce équitable dans le livret, et indique aussi des tas de liens vers des sites webs d'engagement humanitaire et social. Quand on les qualifie de nouveaux U2, c'est en partie pour ça.

C5

X & Y a été boosté par trois singles à succès (il y à eu en fait six singles autour de cet album, soit la moitié de l'album, mais trois sont vraiment devenus de gros hits plus que les autres) : What If, chanson qui n'aurait pas fait tache sur l'un des deux précédents opus, assez chiante même si le morceau s'emballe un peu ; Talk, qui se base sur un morceau de Kraftwerk (Computer Love) et est bien plus rythmé, plus rock j'ai envie de dire (mais Coldplay n'est pas rock dans le sens strict du terme), que ce que le groupe avait alors l'habitude de faire (je dois dire qu'à l'époque, j'ai acheté le disque, et les deux précédents, en même temps, parce que j'ai tellement aimé cette chanson et la suivante dont je vais parler), et Speed Of Sound, là aussi très pop/rock et entraînante. Sans doute la meilleure de l'album, celle-là, en tout cas une chanson dont je ne me lasse pas. Sinon, autrefois, cet album était classé dans les ratages (car j'avais, en 2009, abordé ce disque, ainsi que le précédent, sur le blog), ce n'est plus le cas même si j'ai conservé le tag, mais c'est de justesse. En fait, pardon, mais je vais quand même le laisser dans cette catégorie. X & Y est plus mouvementé que les deux précédents opus, et cette tendance va aller en s'accentuant, mais plus mouvementé, plus énergique, ne veut pas dire plus réussi. Bon, Fix You (un des singles restants, les autres sont White Shadows et The Hardest Part et, eux, ne sont pas terribles du tout) est quand même pas mal.

C6

Mais l'album est chiant dans son ensemble, on y trouve donc deux-trois très très bonnes chansons (quatre avec Twisted Logic, à la rigueur), mais pour ces chansons, combien de moments chiants, convenus, comme Low, Swallowed In The Sea ou Square One, sans parler du morceau-titre ? Le gros souci de cet album, c'est surtout sa durée : plus ramassé de 15/20 minutes, X  & Y (le titre, selon Chris Martin, est une allusion aux opposés qui s'attirent), il n'aurait pas été un sommet, n'exagérons rien (qualitativement parlant, je trouve les morceaux des deux albums qui le sandwichent dans la discographie du groupe bien plus réussis que ceux de X & Y), mais il aurait été un petit peu meilleur. D'ailleurs, c'est (pour le moment, du moins) le plus long du groupe et de beaucoup, le seul qui atteint l'heure de musique. Les suivants seront plus ramassés, aucun des quatre albums suivants n'atteint la cinquantaine de minutes. Ce qui les rend plus faciles à écouter, même si tous, loin de là, mais j'aurai l'occasion d'en reparler plus longuement dans les jours à venir, ne sont pas réussis. Le suivant, lui, est selon moi plus réussi que X & Y, album qui se vendra bien, très très bien même (Coldplay s'installe définitivement ici), mais est désormais considéré par les fans comme étant un de leurs moins satisfaisants. Moi, je n'ai pas envie d'être assassin avec ce groupe (5 ans plus tôt, je l'aurais été), je dis juste que, sans être un grand groupe, ils ont fait des trucs très sympathiques et corrects (dans leur registre), et que ce troisième opus, au graphisme hideux, n'est vraiment pas ce qu'ils ont fait de mieux. Même si on sent tout de même une évolution dans leur musique, encore plus évidente sur le prochain album. La suite demain, donc !

Square One

What If

White Shadows

Fix You

Talk

X & Y

Speed Of Sound

A Message

Low

The Hardest Part

Swallowed In The Sea

Twisted Logic

+ [Till Kingdom Come]

02 août 2020

"The La's" - The La's

TL1

En juin dernier, pour son arrivée dans l'équipe du blog, Guti76 avait publié un très touchant article proposant une chanson des La's, un cultissime groupe britannique des années 80, Looking Glass. Je me suis promis que l'album du groupe (lequel ? Celui-là. Mais c'est facile, ils n'en ont fait qu'un.) serait, un jour, abordé. Dont acte. Il faut dire un truc, au sujet des La's : c'est culte. C'est génial. C'est immense. C'est indispensable à tout fan de rock. Voilà, j'ai fini ma chronique, salut, a'rvare ! Mais non, j'déconne. Bon. The La's, nom de groupe un peu idiot mais on ne m'a pas demandé mon avis à l'époque et si on l'avait fait, ma réponse aurait sans doute été inintelligible, The La's, donc, est un groupe britannique, fondé en 1983, le groupe est originaire de Liverpool, à croire qu'ils ont fait exprès (je ne vais pas citer le nom du plus fameux groupe de liverpuldiens, hein, les mecs, on est au-dessus de tout ça ?), et était constitué de Lee Mavers (chant, guitare), Mike Badger (guitare, chant), Phil Butcher (basse), Sean Eddleston (guitare) et John Timson (batterie) à leurs débuts. Ca changera. Souvent. Le groupe n'a fait qu'un seul et unique album, éponyme (The La's, donc), qui sortira en 1990, et à ce moment, le groupe est constitué de Mavers, son frangin Neil à la batterie, Peter Cammell (guitare, basse), John Power (basse, chant). 

TL2

L'album, sous sa pochette qui vous fixe d'un oeil féminin, a été enregistré entre 1988 et 1990 et est produit par Steve Liliwhite et Bob Andrews. Offrant 12 titres pour un court total de 35 minutes, il sera, à sa sortie, acclamé par la presse, mais ne se taillera qu'un succès de petite estime. Un des frangins d'Oasis, le connard sans doute (Liam, donc, le chanteur, c'est à dire ; mais Noel clame que The La's est un de ses 13 albums favoris, aussi) dira un jour, il me semble, au sujet des La's, qu'ils auraient pu devenir des grands s'ils n'avaient pas tout foutu en l'air comme de vulgaires Happy Mondays. Qu'entend-on sur cet unique album, unique dans tous les sens du terme ? Du rock du genre alternatif (mais à écouter en continu...alternatif, continu ; oh, que je suis drôle, aujourd'hui...), de la jangle pop comme Kikipédia le dit, au parfum parfois délicieusement rétro. Ce disque me fait penser à du Replacements, en version british et moins violente. Dans un sens, The La's est aussi important que le Tim des Replacements. On y trouve le gros hit du groupe, There She Goes, on y trouve aussi Timeless Melody, Feelin' et cet immense et très long (presque 8 minutes qui passent comme si le morceau en durait le quart) Looking Glass que Guti nous avait proposé en Top Musique en juin dernier. 

TL3

Rien à jeter sur les 12 titres (I Can't Sleep, I.O.U., Failure, putain...) de cet album essentiel, pop et rock en même temps, jubilatoire de A à Z en passant par K, rigoureusement indispensable et ce d'autant plus qu'on le trouve souvent vendu, neuf, en CD, à moins de 7 euros. A ce prix-là, je ne veux pas vous forcer, mais ça serait limite passible de la CPI de refuser une telle acquisition. Je vous l'accorde, ils ont un peu des têtes de cons sur les photos, mais ça, on n'y peut rien. Mavers chante super bien, les chansons se suivent sans se ressembler, ça va vite (peut-être un peu trop vite, le disque est tout de même court), sans répit, sans temps morts... Des albums de la trempe de The La's, je veux bien en bouffer des palettes entières tous les jours !

FACE A

Son Of A Gun

I Can't Sleep

Timeless Melody

Liberty Ship

There She Goes

Doledrum

FACE B

Feelin'

Way Out

I.O.U.

Freedom Song

Failure

Looking Glass

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"A Rush Of Blood To The Head" - Coldplay

C1

Coldplay a, on l'a vu hier, sorti son premier album, Parachutes, en 2000. Plusieurs tubes au compteur de ce Parachutes, qui squatteront pas mal les radios du monde entier, des chansons comme Trouble ou Yellow. Le style du groupe ? De la pop assez plan-plan, du Radiohead sous Prozac, heureusement que le disque ne dure que 40 minutes (un petit peu plus, disons 42), parce qu'avec une durée de plus d'une heure, ça serait chiant comme la pluie un soir de bal des sapeurs-pompiers en Haute-Garonne. La bande à Chris Martin, contente de ce succès, va dès lors commencer la préparation de son second album. Lequel sort en 2002 sous une pochette étrange et anatomique, et un titre qui, je ne sais pas pourquoi, voudrait laisser penser qu'ils ont décidé de durcir, d'accélerer un peu leur musique, leurs rythmes : A Rush Of Blood To The Head ("une montée de sang dans la tête"). Offrant 11 titres sous sa pochette blanche, l'album est nettement plus long que le précédent, et autant le dire, sans être le plus long du groupe, c'est un des plus longs, le second plus long si je ne m'abuse (après le suivant) : il dure, en effet, 54 minutes. Aucun changement de personnel au sein du groupe, et en 2020, c'est toujours le cas, donc si je continue de faire ce genre de précisions d'article en article, tout le long du cycle, vous avez l'autorisation de me taper sur le haut du crâne (mais pas trop fort, sinon je vais me mettre à aborder positivement du Ed Sheeran) afin de me rappeler que c'est une précision inutile tout juste bonne à combler un paragraphe qui peinerait, sinon, à se constituer. Tiens, un peu comme ce paragraphe-là, d'ailleurs.

C2

A Rush Of Blood To The Head, à sa sortie, sera super bien accueilli par une presse presque dithyrambique (il me semble que Rock'n'Folk, à l'époque, le bombardera disque du mois ; faut voir ce qu'il y avait aussi en sortie d'albums ce mois-ci), et se vendra aussi bien que des pains au chocolat dans une boulangerie. Il faut dire qu'encore une fois, les singles, sortis avant et après l'album, ont tout fait pour que  Coldplay ne se fasse pas oublier des masses populaires. Quiconque allumait la radio et n'écoutait pas Nostalgie, FIP ou Oui FM avait de fortes chances de tomber sur Clocks, In My Place ou God Put A Smile Upon Your Face, l'heureux veinard. Ayant vécu cette sinistre époque en adulte (j'avais 20 ans l'année de sortie de l'album), en jeune adulte en fait, je le certifie : au bout de deux semaines de Clocks, on avait envie de faire bouffer à Chris Martin autant de pendules, de montres, d'horloges, de cadrans solaires qu'il est humainement possible d'en faire bouffer à un Anglais. C'est pas que cette chanson est mauvaise, elle ne l'est pas (pour être honnête, A Rush Of Blood To The Head est cent fois meilleur que Parachutes, et est même sans doute le sommet du groupe), mais il y à des chansons qui, malgré le nombre d'écoutes, restent fraîches (et chez Coldplay, je pense qu'on peut dire ça de Speed Of Sound et Paradise), et d'autres qui deviennent rapidement chiantes comme un discours de BHL sur le thème faut-il arrêter de fabriquer des tartes à la crème ? (et si vous n'avez pas compris cette blague, c'est que vous êtes trop jeune).

C3

L'album offre, toujours avec ce style radioheadien mollasson il faut le préciser (ça va un petit peu évoluer, chez eux, à partir du quatrième opus), et toujours avec ce graphisme minimaliste et un livret en foutage de gueule (une constante chez Coldplay, de faire des livrets CD minimalistes et/ou totalement abscons, sans paroles, sans vrai sens, je trouve que ça fait très con ; tu achètes un album, tu feuillette le livret, et au lieu des paroles, tu as une dizaine de pages de dessins, graphismes ou photos mal cadrées, sans rien d'autre...enfin bref), une série de, je dois le dire, plutôt belles chansons : Politik, le morceau-titre, In My Place, Daylight, Amsterdam (rien à voir avec Brel, évidemment), The Scientist, God Put A Smile Upon Your Face...Clocks, aussi, qui est pas mal, quand même. Bien que nettement plus long que le précédent opus, c'est un disque qui passe assez bien l'écoute, à condition de ne pas l'écouter trop souvent. C'est, avec le suivant du cycle, un des rares albums du groupe qui avaient déjà été abordés ici, et de mémoire, mon ancienne chronique n'était pas plus gentille, ni moins gentille, que celle-ci, et elle remontait à 2009. Bref, c'est un honnête album de pop-rock, un des rares albums de Coldplay que je peux, vraiment, proposer d'écouter, à moins d'être totalement réfractaire à ce genre de musique, que l'on ne peut décemment qualifier de rock. Est-ce mauvais ? Clairement pas. Un des disques de 2002 ? Peut-être bien, qui sait, j'ai pas étudié la question. Un chef d'oeuvre ? Non, n'exagérons rien. Enfin, sauf, peut-être, comparé à l'album suivant, et à plusieurs de ceux qui vont ensuite suivre...

Politik

In My Place

God Put A Smile Upon Your Face

The Scientist

Clocks

Daylight

Green Eyes

Warning Sign

A Whisper

A Rush Of Blood To The Head

Amsterdam

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01 août 2020

''What Goes Boom'' - Pixies

Immense chanson des Pixies, issue de l'album du come-back de 2014, Indie Cindy.

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"Moon River"- Audrey Hepburn

Un peu de cinéma aujourd'hui dans Top Musique !  Issue du chef-d'œuvre Breakfast at Tiffany's (Diamants sur canapé en français), voici la sublime Moon River, interprétée par la non moins sublime Audrey Hepburn ! 
Ps: et en bonus, un extrait du film où la chanson est interprétée encore une fois par Audrey Hepburn. 

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"Pills 'n' Thrills And Bellyaches" - Happy Mondays

HM1

Est-ce que la vague Madchester, ça vous parle ? Une sorte de nouvelle vague psychédélique qui s'est organisée en Angleterre, dans la région de Manchester (d'où son nom),  la fin des années 80, jusqu'au début des années 90. Deux groupes sont très connus, dans cette vague éphémère : les Stone Roses (le premier album éponyme, mémorable, date de 1989) et les Happy Mondays. C'est des Joyeux Lundis que je vais parler aujourd'hui. A ce propos, je classe ce disque dans le rock psychédélique un peu par défaut : c'est pas vraiment du rock pur et dur, c'est pas de la pop, c'est pas de l'indépendant (enfin, si, un peu tout de même), c'est évidemment pas du hard, ni du punk, ni de la folk, ni du blues, ni de l'expérimental. Je pense que 'rock psychédélique', ça conviendra un peu, surtout que, comme vous le constatez, la pochette de cet album, sorti en 1990, Pills 'n' Thrills And Bellyaches, est assez psychédélique. De même que son titre. Le groupe, signé sur Factory Records (le label qui avait signé Joy Division, New Order, Basement 5), mené par le chanteur Shaun Ryder, a été fondé au début des années 80 et sort un premier EP en 1985. Leur premier album studio de longue durée date de deux ans plus tard. Celui que j'aborde est leur troisième, et leur plus connu. J'ai envie de dire que c'est celui qui a 'lancé' le groupe, mais ce qu'il faut savoir au sujet des Happy Mondays, c'est que le fameux dicton sex, drugs & rock'n'roll leur convient parfaitement. 

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Avec Primal Scream, les Happy Mondays ont parfaitement saisi le côté 'drugs' de l'affaire, les abus de substances diverses et variées (ecstasy, notamment, mais pas que) auront la peau du groupe qui se sépare en 1994, dans une indifférence quasi générale, et deux ans après un Yes Please ! pourri produit par deux Talking Heads. Ils reviennent en 2006, sont toujours en activité, si on peut dire (un album, annoncé depuis 2012, se fait toujours attendre).Pills 'n' Thrills And Bellyaches, sorti donc en 1990, a été lancé par un single qui marchera bien et cite, dans son refrain, le mantra du Lady Marmalade de Patti Labelle : Kinky Afro. Ce n'est, en fait, pas le premier single tiré de l'album (c'est Step On, et il y aura trois singles en tout, le dernier est Loose Fit), mais c'est de loin la chanson la plus connue des Happy Mondays. Chant un peu narquois, qui me fait penser à une sorte de version 'taiiiin, j'suis stone ce matin de Liam Gallagher (pas pour la voix, qui est plus grave que celle du chanteur d'Oasis et de Beady Eye, mais pour le côté m'en bat les couilles), arrangements chatoyants qui font partir le morceau dans tous les sens, et souvent dans le bon (comme je l'ai dit, le refrain cite celui de Lady Marmalade, en le détournant pas mal, et ça fonctionne), guitare parfaite, ambiance sorted for E's & wizz à mort, ce morceau, qui ouvre l'album (un album ni trop court, ni trop long : 43 minutes bien tassées), est une belle réussite. Les deux autres singles sont également très bien, soit dit en passant. Notamment Step On, super efficace.

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Après, on trouve aussi sur ce Pills 'n' Thrills And Bellyaches ("Pilules, frissons et maux de ventre") le très beau Harmony (qui n'a rien à voir avec la chanson d'Elton John du même nom), les excellents God's Cop, Dennis And Lois et Donovan... L'album, cependant, n'est pas d'une totale perfection ; si on a une ou deux chansons un peu moins bonnes (Bob's Yer Uncle), c'est au niveau de la production, qui a un peu vieilli, qu'il faut faire un reproche. Ce n'est pas horrible du tout, comme production, mais on trouve cependant mieux dans le genre ; j'ai cité tout à l'heure les Stone Roses, dont on parle souvent quand on cite les Happy Mondays, les deux groupes étaient un peu comme Oasis et Blur. L'album des Roses de Pierre sonne mieux que celui des Happy Mondays. Sans doute, chez Silvertone Records (le label des Stone Roses), savait-on mieux produire que c'est Factory Records, label ayant signé les Happy Mondays. Pourtant, chez Factory, comme je l'ai dit plus haut, il y avait Joy Division puis New Order...Oui, mais avez-vous remarqué que les albums de ces deux groupes (et je parle pas de la qualité musicale des albums, hein) sonnent un peu plats, surtout en CD ? Bon, le disque de la bande à Shaun Ryder sonne bien mieux, tout de même, mais on sent que ça aurait pu être encore meilleur. Niveau chansons, c'est quasiment du sans-fautes, et l'album possède une belle ambiance fin de soirée chargée en pilules qui rendent moins tendu, ce qui en fait un album que l'on prendra plaisir à écouter et à réécouter de temps à autre. C'est le moment de gloire d'un groupe qui a tout foutu en l'air. Il est donc correct de s'en souvenir, de ce moment de gloire. Yippy-hippy-ayayayayaya, I had to crucify somebody today, and I don't dig what you gotta say, so come on and say it, come on and say it twice...

FACE A

Kinky Afro

God's Cop

Donovan

Grandbag's Funeral

Loose Fit

FACE B

Dennis And Lois

Bob's Yer Uncle

Step On

Holiday

Harmony

"Parachutes" - Coldplay

C1

Non, vous ne rêvez pas, c'est bien de Coldplay qu'il s'agit. Et le pire, sans doute, pour vous, sera d'apprendre que cet article est le premier d'un cycle. L'ensemble des albums de Coldplay (enfin, pour le dernier en date, je ne sais pas encore, je vais voir...), des albums studios en tout cas, sera abordé sur le blog. Pourquoi ? D'abord, je me suis rendu compte que seulement deux albums (que je réaborderai, donc) avaient été faits : le deuxième et le troisième. Ensuite, qu'on aime ou pas Coldplay (et vous constaterez que je n'en suis pas fan du tout), c'est un des groupes majeurs des années 2000 à maintenant, un des incontournables. Enfin, dernière raison pour aborder le groupe sur Rock Fever : pourquoi pas ? J'ai fait des cycles aussi divers et variés que ceux sur Michel Berger, Véronique Sanson, Jean Ferrat, Cat Stevens, Sting, Miles Davis, Iron Maiden, Brian Eno et Claude Nougaro. Pourquoi ne pas en faire un sur la bande à Chris Martin ? Dont acte. Coldplay a été fondé en 1996, les membres sont Chris Martin (chant, claviers, guitare rythmique), Guy Berryman (basse, claviers, mandoline, choeurs), Jonny Buckland (guitare principale, choeurs, claviers) et Will Champion (batterie, choeurs, parfois un peu de claviers et guitare sur album), leur première réalisation est un EP, en 1998, Safety. Ils signent, avec Parlophone (filiale d'EMI qui, à la base, avait signé des trucs aussi insignifiants que les Beatles, Queen et Radiohead...), un contrat l'année suivante, et en juillet 2000, sortent leur premier album long-format (un peu moins de 42 minutes), Parachutes

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Je me souviens encore de comme si c'était hier, et c'était quand même il y à 20 ans maintenant (20 ans d'existence discographique, ça se fête, raison de plus pour faire le cycle, non ? Non ?), de quand Coldplay a déboulé. Avec deux chansons qui cartonneront, leurs respectivement deuxième et troisième singles de l'album (le premier, Shiver, en mars 2000, je ne me souviens pas qu'il ait autant cartonné que les deux suivants). En l'occurrence Yellow (sorti en juin) et surtout Trouble (sorti en octobre). Si Coldplay est désormais un groupe de pop-rock assez rythmé, festif, qui entremêle, depuis une bonne dizaine d'années (depuis Mylo Xyloto), des éléments de world music, de dance et d'électro, à la base, et il n'y à plus guère que leurs deux-trois premiers albums, et surtout les deux premiers, pour en témoigner, à la base, c'était un groupe plus pépère. Ils ne faisaient pas de la folk, non. Parachutes est électrique, mais rarement très enlevé. Trouble est une complainte lacrymale, Chris Martin la glapit plus qu'il ne la chante. Même les morceaux les plus rythmés (je n'ose dire 'rock', ici, ce n'en est pas), comme Shiver, Spies, font penser à du Radiohead sous Valium. L'atmosphère globale de ce premier disque, produit par Chris Allison, le groupe et Ken Nelson, est assez contemplative, lente. Le batteur du groupe, en interview, dira que l'atmosphère générale de Parachutes est un peu comme la chanson Perfect Day de Lou Reed : belles paroles, belle mais triste mélodie. Place au spleen. Il est vrai qu'avec des morceaux comme Sparks ou High Speed, le groupe n'est pas encore taillé pour faire danser et squatter les ondes radio. Ceci dit, pour squatter les ondes, quand même, si, Trouble était tellement diffusé, en 2000/2001, jusqu'à après la sortie de leur deuxième album, qu'assez rapidement, je pense qu'on n'en pouvait plus (je parle pour moi, 'videmment). Je ne dis pas que la chanson n'est pas belle, elle l'est. Elle est usante à la longue, mais on ne saurait mettre en cause la réussite de la mélodie. Yellow, pareil.

C3

En fait, Parachutes (le morceau-titre ne dure que 46 secondes...) est un peu linéaire, assez tristounet, mais pas honteux du tout. Ce n'est pas le meilleur album du groupe, sans doute. C'est certainement tout sauf leur pire. C'est un disque que j'ai acheté vers 2005, en même temps que les deux albums suivants (X & Y venait de sortir), je l'ai écouté sans grand enthousiasme, une ou deux fois, je l'ai rangé. J'ai par la suite profité d'opérations du style 4 CD pour 20 euros dans les FNAC et autres pour acheter, à bas prix, quelques années plus tard, le reste de leur discographie studio. J'en ai profité pour réécouter les premiers albums, et ce Parachutes, en fond sonore, le dimanche matin, en prenant son café, de temps en temps, c'est pas mal. C'est pas un sommet, pas un album de référence, et je préfère nettement le disque quasiment homonyme (sans le 's') des Pretty Things du regretté Phil May (en même temps, les deux albums n'ont rien à voir), mais ceux qui pensent que c'est à chier ne l'ont certainement pas entendu. On a de bonnes chansons (Shiver, Yellow, Trouble, oui, les singles ; mais aussi Everything's Not Lost, Spies), d'autres moins bonnes (Sparks, le court et peu utile Don't Panic, We Never Change), rien de détestable. J'aurais aimé un peu plus de nerf, c'est tout, mais cette mélancolie planplan était, pour leur début de carrière, la base du son coldplayien. Admettez que pour quelqu'un qui, en 2000, écoutait Iron Maiden et AC/DC, ce genre de musique pouvait légèrement énerver, surtout quand on l'entendait partout à l'époque, radio, TV, magasins ! Avec le temps...j'encaisse mieux ! Alors, non, je ne suis pas fan du groupe, ne l'ai jamais été, ne le serai jamais, mais cracher sur Coldplay pour le plaisir de cracher dessus, j'ai abandonné. Ce qui ne m'empêchera pas, le cas échéant, dans ce cycle, de casser ce qui mérite d'être cassé...

FACE A

Don't Panic

Shiver

Spies

Sparks

Yellow

FACE B

Trouble

Parachutes

High Speed

We Never Change

Everything's Not Lost

Life Is For Living (morceau caché en bout de piste)

Posté par ClashDoherty à 08:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
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