Rock Fever

21 février 2015

The Black Keys : la discographie

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C'est au tour des Clés Noires d'avoir droit à leur discographie (officielle) commentée sur Rock Fever ! Une discographie courte, mais passionnante.

The_Black_Keys_-_The_Big_Come_UpThe Big Come Up (2002) : Dan Auerbach (chant, guitares, basse) et Patrick Carney (batterie, percussions, production) sortent leur premier album, enregistré en amateur dans un réduit à Akron (dans l'Ohio ; leur ville d'origine). Production minimaliste. Aucun hit à l'horizon, si le groupe avait continué, au fil des années, à sortir des albums tel que celui-ci, ils ne seraient jamais devenus ce qu'ils sont devenus, à savoir des stars du rock. Mais The Big Come Up offre de très bons moments, comme cette efficace reprise du She Said, She Said des Beatles, ou bien The Breaks. On notera que la version CD propose, après le court final 240 Years Before Your Time, une longue plage de silence qui dure 20 minutes ! Et suivie par...rien, même pas un morceau-caché ! L'intérêt d'un tel truc ? Album très correct, sinon, mais ils feront mieux.

0005526_black-keys-thickfreaknessThickfreakness (2003) : Le début de carrière des Keys (en gros, jusqu'à 2005) est assez discret, des albums enregistrés localement, à l'arrache et à l'ancienne. Offrant notamment une excellente reprise de Have Love Will Travel, ainsi que Hard Row, Set You Free, No Trust et une reprise de Junior Kimbrough (le précédent album aussi en contenait une) intitulée Everywhere I Go, ce Thickfreakness à la pochette amusante est un bon gros pas en avant par rapport à The Big Come Up. Toujours pas parfait, ça peut sembler monolithique parfois (des chansons de 3 minutes, de style garage-blues-rock), mais dans le genre, c'est efficace.

rubber-factoryRubber Factory (2004) : Le groupe commence à avoir un peu plus de moyens : ce disque a été enregistré ailleurs que dans un petit réduit. Enfin, il n'a pas été enregistré en studio non plus, mais dans une ancienne usine de pneus Dunlop (d'où le titre de l'album, 'usine de caoutchouc', qui est de plus une allusion au Rubber Soul des Beatles) ! Un disque mémorable, le sommet de leur première époque (quand les Keys étaient un peu caverneux), avec au programme des morceaux de choix comme 10 A.M. Automatic, The Desperate Man, Aeroplane Blues, Act Nice And Gentle (reprise des Kinks), The Lenghts, Girl Is On My Mind... Essentiel à tout amateur de blues-garage et du groupe, bien que cela soit très éloigné des futurs Brothers et Turn Blue !

Chulahoma-_The_Songs_Of_Junior_KimbroughChulahoma : The Songs Of Junior Kimbrough (2006) : Un EP, un peu moins de 28 minutes entièrement constituées de reprises (au nombre de 7) de chansons de Junior Kimbrough (que les Keys semblent adorer, et qu'ils avaient déjà repris sur leurs premiers albums). Kimbrough (mort en 1998) était un bluesman du Mississippi. Keep Your Hands Off Her, Nobody But You, notamment, sont efficaces. Après, ce n'est pas ce que je préfère chez les Keys, mais ce petit album achève assez bien leur première période, l'album studio suivant allant changer pas mal de choses dans leur style.

BlackKeysLiveInAustinTexasLive In Austin, TX (2006) : Un live à la fois officiel et officieux, un bootleg officiel, quoi, qui propose un concert donné à Austin, dans le Texas, en 2003. Au programme, Hard Row, Have Love Will Travel, Busted, Them Eyes... C'est vraiment pas mal, le groupe assure bien. C'est, en revanche, beaucoup trop court, moins de 50 minutes, et ce fut proposé en format digital. Il existe aussi un DVD, qui, il me semble, n'est pas aussi complet que la version audio (chose rare, c'est souvent l'inverse le cas) !

The_Black_Keys_-_Magic_PotionMagic Potion (2006) : Encore une fois enregistré à Akron, Ohio, Magic Potion marque un changement pour les Keys. Le son est de mieux en mieux (non pas que ça sonnait pourri, mais on sentait bien que la production était minimaliste, et les moyens financiers, faibles). Avec sa pochette représentant un Oeuf de Fabergé, l'album est un chouïa moins immense que le précédent Rubber Factory, et que les suivants, mais il offre quand même Goodbye Babylon, The Flame, Your Touch, Strange Desire, autant d'excellentes chansons. Vraiment pas mal.

21cdc561341cbed095817f47c2a525f303c79319Attack & Release (2008) : Le son du groupe devient plus dense, grâce à la participation du producteur Danger Mouse, futur fidèle des Keys. Attack & Release offre un bel avant-goût du futur Brothers, et déjà, des morceaux de choix à profusion : Strange Times, Things Ain't Like They Used To Be, Psychotic Girl, I Got Mine, All You Ever Wanted, Lies, Oceans & Streams... Un opus tout simplement excellentissime, qui ne sera suivi d'un autre que deux ans plus tard. Entre temps, le groupe se sépare quelque peu (des tensions peu importantes), Auerbach sortira en 2009 son premier opus solo, le très bon Keep It Hid... Le retour sera fracassant.

brothersBrothers (2010) : Danger Mouse à la production, pas partout, mais il laisse cependant sa marque. Sous sa pochette en allusion au Howlin' Wolf Album de Howlin' Wolf (et avec la police de caractères du Pet Sounds des Beach Boys), Brothers, disque généreux (presque une heure de musique, 15 titres dont une reprise, Never Gonna Give You Up, magnifique), est immense. Un des meilleurs albums non seulement du groupe, mais des années 2000, et probablement le meilleur album de 2010, tant qu'à faire. Difficile de dire quelle chanson est la meilleure : Tighten Up qui fut un tube, Never Gonna Give You Up, Sinister Kid, Everlasting Light, Howlin' For You, The Go Getter, Unknown Brother, These Days ? Un peu tout en même temps, mon capitaine ? Enregistré à Muscle Shoals, en Alabama, ce disque tue.

16cd7cc3a310c4501c8c783bd505630528262d8dEl Camino (2011) :Mon préféré du groupe, un de mes disques de chevet, et je ne plaisante pas du tout. 38 minutes de tuerie, entièrement produit par Danger Mouse, devenu quasiment le troisième membre du groupe (sur la pochette de l'album suivant, il est même crédité en tant que Black Keys aux côtés d'Auerbach et Carney). El Camino, dont la pochette ne représente d'ailleurs pas un El Camino, est un chef d'oeuvre total, un disque parfait du genre de ceux qu’usinaient Creedence Clearwater Revival à la grande époque. Mais en plus moderne, avec des ambiances soul du plus bel effet. Disque majeur regorgeant de monuments, comme Lonely Boy, Mind Eraser, Sister, Money Maker, Little Black Submarines, Gold On The Ceiling, Nova Baby. Mais les 11 titres sont tous parfaits. Pendant un temps, il fut hype, à la TV, de passer des extraits des chansons de ce disque en fond sonore de reportages sportifs, culturels ou généralistes. Les Keys deviennent géants, ici.

the-black-keys-turn-blueTurn Blue (2014) : Dernier opus en date, il a été précédé de Fever (présente sur le disque) en single promotionnel, une chanson très électro/pop/soul qui a quelque peu étonné et stressé les fans. Une chanson remarquable et assez éloigné du reste de Turn Blue, disque pas très joyeux, dans la veine de Brothers et El Camino, produit par Danger Mouse, avec quelques prises de risque (un morceau, en l'occurrence Waiting On Words, sur lequel Auerbach a modifié sa voix pour qu'elle devienne féminine ; un autre morceau, Weight Of Love, qui dure 7 minutes, assez original et floydien, placé en ouverture alors que c'est le genre de truc qu'on placerait en final). Sous une pochette qui fait mal aux yeux, l'album est une réussite selon moi, et je l'adore, mais il a été source de critiques chez les fans, qui estimeront que le groupe ne se renouvelle pas assez. Tant pis pour eux, moi, j'ai adoré. 45 minutes vraiment bluffantes, avec notamment le très stonien Gotta Get Away et son riff qui tue, ou bien la chanson-titre, ou bien In Our Prime, 10 Lovers, Bullet In The Brain... Encore un monument !

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Black Sabbath : la discographie

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Place maintenant à la discographie officielle (studio et live) de Black Sabbath, un des meilleurs groupes de hard-rock qui soient !

42921868_pBlack Sabbath (1969) : Sous une pochette qui fera parler d'elle (selon la légende, il n'y avait personne quand la photo fut prise, la Mona Lisa gothique serait donc une apparition...ah ah ah  En tout cas, personne n'a jamais su la retrouver, cette mystérieuse femme qui glace le sang...), le premier opus, éponyme, de Black Sabbath n'est pas leur meilleur. Mais il est franchement très bon, et offre déjà des tueries : NIB (qui ne signifie pas Nativity In Black, au fait, contrairement à la légende), The Wizard, Evil Woman (une reprise), la chanson-titre, Behind The Wall Of Sleep. On notera que Wicked World, présent sur le CD, ne l'était pas sur le vinyle, qui ne comprenait que 7 titres. Un album qui fera date, le son doom est lancé.

46237328_pParanoid (1970) : Pochette assez angoissante (un homme armé, chelou, surgit de derrière un arbre dans les bois, de nuit...on imagine aisément la scène si cela nous arrivait réellement), et en même temps, nullissime. Heureusement, ce n'est pas le cas de l'album. Paranoid n'a jamais été mon préféré de Black Sabbath, mais il faudrait être fou pour passer à côté, parce que Paranoid, War Pigs, Iron Man, Electric Funeral, Hand Of Doom (sur la came, une chanson terriblement glauque sur le sujet, anti-came, ce qui n'empêchera pas le groupe d'en prendre !), Planet Caravan (une ballade) sont des monstres du genre. En fait, c'est bien simple, tout, des 8 titres, même l'instrumental Rat Salad, est essentiel. Un grand disque du groupe, donc.

46310995_pMaster Of Reality (1971) : Un des albums les plus courts du groupe, et même le plus court : 34 minutes. Et c'est dommage, dans un sens, car c'est un des meilleurs. Très heavy, cet album à la pochette paresseuse offre en effet Sweet Leaf (sur le cannabis), Solitude, Into The Void, Children Of The Grave, After Forever avec sa ligne de texte sur le Pape au bout d'une corde... Encore un grand cru du Sabb'.

75917288_pVol. 4 (1972) : Comme son nom l'indique, c'est le quatrième opus. Remerciant la Great Coke Company of Los Angeles dans les crédits, le groupe livre ici un disque étonnant (Changes est une ballade au piano, Laguna Sunrise, un instrumental relaxant, FX un autre instrumental totalement expérimental...), très heavy par moments : Cornucopia, Snowblind, Supernaut... Un de mes albums préférés du groupe. Pas le plus évident, ceci dit.

46193784_pSabbath Bloody Sabbath (1973) : Le meilleur album, à moins que cela soit le suivant, ou bien celui de 1980, ou bien les trois en même temps, plus simplement. Disque assez progressif par moments (Rick Wakeman, claviériste de Yes, apparait sur Sabbra Cadabra, et le groupe s'essaie aux claviers synthétiques sur toute la face B : Who Are You, Looking For Today), et offrant un grand nombre de chefs d'oeuvre : Spiral  Architect, A National Acrobat, Sabbra Cadabra, la chanson-titre... Pochette magnifique sur la dualité de l'Homme et le Bien et le Mal.

100666923Sabotage (1975) : Le groupe a subi moult tracas (drogue, ennuis juridiques, etc), et ça se ressent sur ce disque incroyablement violent, virulent, saignant, dont le titre est, selon Tony Iommi (guitare), un reflet de la situation du groupe, comme s'ils avaient été sabotés par leurs proches et management. Sabotage ne brille pas par sa pochette ridicule. En revanche, musicalement, rien à dire ou presque (Am I Going Insane (Radio) est assez moyen). Ozzy est en forme, il braille ses paroles (Hole In The Sky), The Writ et Megalomania semblent résumer la situation du groupe à l'époque, Symptom Of The Universe annonce le futur thrash-metal de Metallica et Slayer...et Supertzar est assez étrange et étonnant. Encore un chef d'oeuvre.

Black-Sabbath-Technical-EcstasyTechnical Ecstasy (1976) : Il fallait bien que ça arrive : Black Sabbath s'effondre. Si le groupe fera encore pire par la suite, Technical Ecstasy marquand cependant la première chute de niveau. On peut garder Dirty Women, Gypsy et All Moving Parts (Stand Still) comme chansons correctes, mais le reste ne vaut pas grand chose. Je ne parlerai pas de la pochette, qui semble représenter un coït de robots dans un escalator. Qui a eu cette idée de merde (pochette signée Hipgnosis, au fait) ? Le groupe, ou le studio de design ?

Black-Sabbath-Never-Say-DieNever Say Die ! (1978) : Le dernier album studio de la période Ozzy (jusqu'à 13 en 2013), et le pire de cette période. Et un des pires du groupe. On a l'impression d'une vraie dégringolade dans le niveau, c'est absolument affligeant. Je ne parlerai pas de l'idiotie de la pochette, ces aviateurs masqués, à quoi ça rime ? Musicalement, ces 45 minutes passent trop, trop, trop lentement, rien à conserver, pas même le morceau-titre. On notera que Bill Ward (batteur) chante sur Swinging The Chain. Oh, mon Dieu.

50957819_pHeaven And Hell (1980) : Ozzy est parti se lancer (pas trop loin) en solo, il arrivera à faire des disques vraiment bons nomme The Blizzard Of Ozz ou No More Tears. Black Sabbath engage Ronnie James Dio, parti de Rainbow. Un mec pas très grand, au physique d'elfe, à la voix ahurissante d'efficacité, mort hélas en 2010 de cancer. Le chanteur de Love Is All, de Rainbow, s'approprie totalement le Sabbath, et avec lui, la meilleure période du groupe (mais pas la plus longue) commence. Heaven And Hell est un disque tout simplement parfait. La chanson-titre, Lonely Is The Word, Children Of The Sea, Neon Knights, autant de tueries qui font de ces 40 minutes une date dans l'histoire du groupe. Essentiel.

49914408_pLive At Last (1980) : Des extraits de concert de 1972 (avec une version embryonnique de Killing Yourself To Live, un an ou presque avant que le groupe ne la propose sur Sabbath Bloody Sabbath), sorti en 1980, alors que le groupe, avec Dio au chant, sortait Heaven And Hell et n'avait vraiment pas besoin d'un live issu de l'ancienne époque du groupe. D'ailleurs, Live At Last, sous sa pochette hideuse et avec sa qualité sonore absolument déplorable (pire qu'un bootleg), n'est pas reconnu par le groupe, et est une sorte de semi-bootleg, désormais totalement officiel. Mais toujours pas reconnu par le groupe. C'est leur premier live, dans un sens, mais il ne compte pas trop. Sa qualité horrible empêche qu'on l'apprécie pleinement. Dommage, car Tomorrow's Dream, Cornucopia, Wicked World (long de 19 minutes) ou War Pigs sont pas mal. Malgré le son. Je déconseille quand même ce live à cause du son.

50990266_pMob Rules (1981) : Pochette grandiose et très angoissante, glauque aussi (le visuel n'a pas été fait pour le groupe, c'est la reprise d'un dessin de Greg Hildebrand sur lequel le groupe rajoutera le nom du disque et le leur, en tag), sur laquelle on aperçevrait, en bas, dans les dégoulinures du sol, la mention Kill Ozzy. Ce qui est sujet à caution (on appelle ça la paréïdolie, quand on croit voir quelque chose dans une forme indistincte, comme dans les nuages), et Tony Iommi lui-même n'a jamais pu voir exactement cette mention non voulue, donc, par le groupe. Mob Rules est un grand disque de plus, avec des chansons aussi tuantes que The Sign Of The Southern Cross, Voodoo, The Mob Rules, Turn Up The Night et l'instrumental angoissant E5150. Parfait, tout simplement. Un peu sous-estimé, aussi, j'ai l'impression.

black-sabbath-1982-live-evilLive Evil (1982) : Le voilà, le premier live officiel du groupe ! Double, c'est une tuerie dans le genre, Dio (qui partira après le mixage de l'album, qui se passera plutôt mal : tensions internes) est en forme et livre des versions à tomber de Heaven And Hell (en deux parties séparées par une face, avec The Sign Of The Southern Cross entre les deux), NIB, Black Sabbath, The Mob Rules, Children Of The Sea, Paranoid ou Neon Knights. Tout simplement quintessentiel, pour moi le meilleur live du groupe, et un des meilleurs lives du genre, si si !

87791652_pBorn Again (1983) : Ronnie James Dio est parti, le groupe engage Ian Gillan (chanteur de Deep Purple entre 1969 et 1973). Bill Ward accepte de revenir pour l'album, mais ne participera pas à la tournée. Born Again sort en 1983 sous une pochette hideuse que même l'auteur (Steve Joule) a renié, estimant avoir été bourré au moment de la faire, etc. Selon la légende, Ian Gillan aurait gerbé en voyant la pochette, il en aurait jeté un carton d'exemplaires par une fenêtre, de rage. Il aurait aussi gerbé en écoutant le disque, qui, tout en étant vraiment bon (on y trouve des chansons mémorables, Born Again, Zero The Hero, Thrashed, Keep It Warm, Disturbing The Priest), possède une qualité sonore très discutable, assez pourrie même. On reprochera cela au disque, on reprochera aussi son côté très caricatural/bourrin, la tournée, avec ses décors et ses nains, sera jugée caricaturale, une sorte de Spinal Tap en moins rigolo. Dommage pour cette formation, qui aura au moins livré un album vraiment sensationnel, sur lequel Gillan semble s'éclater comme une bête sauvage (Disturbing The Priest). Sur scène, il livrait un Black Sabbath tellement flippant que le groupe se demandera s'il fallait continuer à la jouer, le public réagissant assez violemment. On notera que la qualité médiocre du son transforme totalement la chanson-titre, qui en trouve un pathos des plus efficaces (le son de la guitare...frissons !). Bref, à l'arrivée, un disque que j'adore, vraiment sous-estimé, qui n'a pas eu de bol...un peu caricatural, c'est vrai, et pas parfait, mais dans l'ensemble, efficace à fond !

Black-Sabbath-seventh-starSeventh Star (1986) : A la base, ce disque devait être un album solo de Tony Iommi, le guitariste du groupe. Ce qui explique probablement le fait que la pochette de ce Seventh Star soit créditée à Black Sabbath featuring Tony Iommi (chose, sinon, totalement débile, Black Sabbath ayant été fondé par Iommi, qui est quasiment le seul membre du groupe présent sur tous les albums) et que la photo  de pochette ne montre que Iommi. Aucun des membres du groupe n'est présent ici, sauf Iommi. Le chanteur est Glenn Hughes (Deep Purple), qui se démerde bien. Un album qui n'est pas toujours considéré  comme un disque du groupe, un peu à part, plus un album solo de Iommi qu'autre chose. Ce n'est pas un grand disque, mais ce n'est quand même pas honteux. In For The Kill et la chanson-titre sont vraiment bien. Disque très court, 35 minutes...

53438041_pThe Eternal Idol (1987) : Le premier 'vrai' opus du Sabb' depuis Born Again. Premier album du groupe avec Tony Martin (de Rainbow durant la période 1979/80, pas la meilleure ni la plus connue) au chant, et pas mal des musiciens ayant oeuvré sur Seventh Star (Geoff Nicholls aux claviers, Eric Singer à la batterie) sont là. Un an à peine après Seventh Star, ce The Eternal Idol à la pochette assez moche (et qui, à la base, n'était pas prévue pour être celle-là ; à la base, ça devait être une photo d'une sculpture de Rodin portant le même nom que le disque, mais pour des problèmes de droits, ce fut impossible, et on a engagé deux modèles pour imiter la sculpture) offre deux-trois bons passages, comme Scarlet Pimpernel, Eternal Idol et The Shining. Mais dans l'ensemble, pas du niveau de ce que l'on attend de Black Sabbath. J'imagine qu'à l'époque, ceux qui avaient chié sur Born Again devaient se dire, déjà, qu'au final, l'album de 1983, avec Ian Gillan, n'était vraiment pas si mal, tout compte fait...

Black-Sabbath-Headless-CrossHeadless Cross (1989) : On ne l'espérait plus trop, mais voilà : Headless Cross est bon. Pas immense, hein, mais c'est clairement leur meilleur, à l'époque, depuis Mob Rules. Tony Martin au chant, Cozy Powell (un ancien de Rainbow, groupe qui, décidément, entre Dio, Martin, Powell et, par la suite, Rondinelli, aura vu pas mal de ses membres aller vers Sabbath !) à la batterie. On notera la participation amicale de Brian May (oui, celui de Queen !) à la guitare sur When Death Calls, il livre un très sympathique petit solo sur ce titre. Entre Nightwing, Black Moon, When Death Calls, Headless Cross et Kill In The Spirit World, ce disque sans prétention est vraiment très efficace. Le meilleur disque du groupe avec Tony Martin au chant, ce qui est vraiment tout dire, car la période Martin (de The Eternal Idol à Forbidden, en exceptant Dehumanizer) est dans l'ensemble vraiment médiocre. Sauf là.

SabbathTyrTyr (1990) : Sorte d'album-concept sur la mythologie nordique, si on s'en réfère aux titres de pas mal des morceaux (Odin's Court, Valhalla), Tyr est un des moins bons opus de Black Sabbath. Après un Headless Cross efficace, le groupe, toujours avec Tony Martin au chant (mais il va s'effacer pour l'album suivant, une petite parenthèse avant son retour), s'effondre à nouveau. Sans être le pire du groupe, Tyr est un album assez lourdaud, heureusement court (un peu moins de 40 minutes), mais je ne vois rien à sauver du marasme. Pour grands inconditionnels seulement. Et encore...

53480955_pDehumanizer (1992) : Le retour de Dio au chant pour un album qui, direct, est un des meilleurs du groupe et le meilleur de la décennie 90 (pour le groupe, hein). Dehumanizer est une tuerie dans le genre, avec des morceaux remarquables comme Time Machine (qui apparaîtra dans le film Wayne's World dans une autre version présente en bonus-track sur le CD), TV Crimes, Letters From Earth, I ou Sins Of The Father. Asbolument génial.

SabbathPurposesCross Purposes (1994) : Retour de Tony Martin au chant, Bobby Rondinelli (autre membre de Rainbow avec Martin) à la batterie, pour cet album, le seul (hormis un live) pour cette formation de Black Sabbath. Du power-metal sans grande âme, avec quelques bonnes chansons (I Witness, Back To Eden, Psychophobia), mais dans l'ensemble, les 47 minutes de ce Cross Purposes passent plutôt correctement, mais sans donner l'envie d'y revenir. Pour inconditionnels absolus sachant tout apprécier et pardonner, car il y à pire dans Black Sabbath. Il y à surtout bien mieux. Anodin.

Black_Sabbath_-_Cross_Purposes_LiveCross Purposes Live (1995) : Un live assez frustrant (70 minutes seulement) qui, comme son nom l'indique, a été capté pendant la tournée de l'album Cross Purposes, avec Tony Martin au chant. Des versions potables, mais pas grandioses, de Time Machine, Children Of The Grave, Symptom Of The Universe, Headless Cross et Into The Void. Pas de quoi se relever la nuit non plus. Le live était aussi sorti en VHS à l'époque. Il existerait un DVD non officiel qui reprend une partie de la VHS.

ForbiddenForbidden (1995) : Vous cherchez le pire album du groupe et pensez que c'est Never Say Die ! ou Tyr ? Non, les gars, cet insigne, en fait infâme, honneur revient à Forbidden, un album qui aurait mieux fait de s'appeller Forgotten, tellement il est à oublier. Produit par Ernie C (un membre de Body Count, groupe de rap metal) et proposant une participation vocale de...Ice-T (membre de Body Count), Forbidden est une purge innommable, un album absolument lamentable, une merde totale que je me refuse à chroniquer ici dans le détail. Il paraît qu'on le trouve difficilement en magasin ; ça tombe bien, vous ne voulez pas acheter ce truc. Manquerait plus que ça, d'ailleurs.

51152435_pReunion (1998) : Ca avait bien fait parler à l'époque : le retour de la formation 1969/1979, Ozzy/Tony/Geezer/Bill. A l'arrivée, des concerts, et un double live (avec, en final du second CD, deux morceaux studio inédits : Psycho Man et Selling My Soul, corrects) intitulé Reunion. Le son est excellent, la setlist aussi, même si elle ne se réfère qu'à la période 1969/1976 (aucun titre de Sabotage malheureusement ; un seul titre de Technical Ecstasy : Dirty Women ; aucun de Never Say Die ! et, évidemment, aucun des périodes suivantes du groupe). Parmi les morceaux, Spiral Architect, Paranoid, Electric Funeral, Snowblind, Sweet Leaf, Fairies Wear Boots, Behind The Wall Of Sleep, NIB ou Black Sabbath. Quasiment essentiel.

Past_LivesPast Lives (2002) : Quasiment deux heures de live de la grande époque : on a des extraits de concerts datant d'entre 1970 et 1975, notamment des morceaux capté à l'Olympia en 1970, au Rainbow (Londres) en 1973, à Asbury Park en 1975... Une double compilation live qui fait oublier le calamiteux (pour le son) Live At Last de 1980, qui n'était, je le rappelle, pas officiellement reconnu par le groupe. Essentiel pour tout fan.

SabbathHammerLive At The Hammersmith Odeon (2007) : Un live capté en 1981 à Londres, au mythique Hammersmith Odeon Theatre, pendant la tournée de Mob Rules, et, donc, pendant la remarquable deuxième époque de Black Sabbath. Morceaux de choix (NIB, Children Of The Sea, War Pigs, Black Sabbath, Heaven And Hell, The Mob Rules), avec, aussi, des chansons moins connues mais sensationnelles : Country Girl, Slipping Away. 79 minutes de bonheur avec une excellente qualité audio, un bonheur pour fans ! Après, il y à pas mal de doublons avec Live Evil, évidemment. Il n'y à quasiment que ça (pas les mêmes versions des chansons, mais les mêmes chansons), sauf les deux derniers titres que j'ai cité.

The_Devil_You_Know_coverThe Devil You Know (2009) : Attention, ce disque n'est pas estampillé Black Sabbath, malgré que, dans un sens, ça soit un de leurs albums. C'est le retour de la formation 1980/82, la formation avec Dio au chant, mais pour des raisons juridiques, cette reformation du line-up de la deuxième époque n'a pas eu le droit d'utiliser le nom de Black Sabbath, c'est donc sous celui de Heaven And Hell (le nom du premier album de la seconde formation, remember ?) que l'album est sorti. Un très très bon album qui sera hélas le dernier de Dio, mort d'un cancer en mai 2010... Des chansons absolument géniales comme Bible Black, Fear, Eating The Cannibals ou Breaking Into Heaven.

87932833_p13 (2013) : Le retour en force et en forme. La formation originale, sauf le batteur, Bill Ward, qui a refusé de participer, et est remplacé par Brad Wilk (Rage Against The Machine et Audioslave), qui se démerde bien. 8 chansons autoréférencées (une d'entre elle s'ouvre un peu comme Black Sabbath, une autre possède le même riff que NIB, ou presque, une autre est une ballade à la Planet Caravan/Solitude/Changes...) et franchement jubilatoires : God Is Dead ?, Zeitgeist, Loner, End Of The Beginning, on en redemande. Et ça tombe bien, à la sortie, l'album était vendu en édition collector 2 CD, le second étant constitué de 3 bonus-tracks pas dégueus : Pariah, Methademic... A l'arrivée, sous sa pochette enflammée, 13 est immense. On notera que peu avant la sortie de l'album, peu avant son enregistrement en fait, on apprendra la maladie (cancer) de Tony Iommi, lequel, dans les crédits de pochette, remercie les médecins et médicaments, sans lesquels il aurait eu du mal à tenir le coup. Comme il est toujours vivant, à l'heure actuelle on espère que ça va durer le plus longtemps possible !

Black_Sabbath_Live_GatheredLive...Gathered In Their Masses (2013) : Capté à Melbourne, ce live est sorti en CD et en DVD, et date de la tournée de l'album 13. On y trouve quelques unes des meilleures chansons de l'album (Loner, God Is Dead ?End Of The Beginning, et Methademic, qui est un des morceaux du CD bonus de 13), on y trouve aussi Iron Man, War Pigs, Snowblind, Symptom Of The Universe... Trop court (le CD dure 69 minutes ; le DVD, lui, en dure 108). A noter que les deux dernières chansons citées, notamment, ne sont pas sur le CD.

20 février 2015

"Live Evil" - Black Sabbath

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Ca peut sembler ahurissant, vu la longévité, à l'époque de la sortie de cet album, de Black Sabbath (premier album studio sorti en 1969), mais Live Evil, sorti en 1982, est leur premier album live. Enfin, le premier officiel, car deux ans plus tôt, un autre live, Live At Last (à la qualité sonore totalement déplorable, limite pire qu'un bootleg), proposant des extraits de concert de 1972, était sorti, sans l'accord du groupe qui ne l'a tout simplement pas reconnu (désormais tout ce qu'il y à de plus officiel, car réédité en même temps que les autres albums, par le même éditeur CD, Sanctuary, l'album n'est toujours pas reconnu par le groupe, et sa qualité sonore n'a pas été améliorée). Live Evil, lui, est officiel. Double (toujours en CD), c'est le troisième et dernier album (pendant une dizaine d'années) de la seconde période du groupe, celle avec Ronnie James Dio au chant. Dio (qui avait quitté Rainbow pour venir dans le Sabbath, en remplacement d'Ozzy Osbourne, parti en 1979) partira en effet peu après le mixage (qui fut rocambolesque) de l'album. Pour les fans du Sabbath Noir, le départ de Dio (qui fondera son propre groupe, Dio) marque le début de la fin. Par la suite, en 1982, le groupe engage, le temps d'un album et d'une tournée (tous deux très critiqué(e)s, polémique en raison de leur aspect très caricatural), Ian Gillan, ancien chanteur de Deep Purple. L'album, sorti en 1983, est Born Again (et sa pochette hideuse et controversée, et son mixage des plus rocailleux), un disque franchement excellent, mais sujet à caution chez les fans. Après ce disque, ça sera vraiment la fin, entre albums médiocres (The Eternal Idol, Cross Purposes, Seventh Star) ou tout simplement abominables (Tyr, Forbidden), enfin, à l'exception de Dehumanizer en 1992, qui verra le retour éphémère de Dio, et qui est immense. Et aussi le retour, live, de la formation d'origine, en 1998, avec le live Reunion. Et le retour, en 2013, du groupe d'origine (sauf le batteur), avec l'album 13, immense. 

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Intérieur de pochette

Live Evil, sous sa pochette représentant divers personnages illustrant certaines des chansons présentes sur le disque (pour la traduction littérale de ces titres de chansons : un chevalier à l'épée de néon, un homme en fer, un cochon de guerre, des enfants (venus) de la mer, un paranoïaque, un sorcier vaudou, le Paradis et l'Enfer - un ange et un démon -, un homme cagoulé tel que sur la pochette de Mob Rules...), est donc le premier vrai live du groupe. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est absolument prodigieux. Deux disques de durée très variable, le premier est très généreux (47/48 minutes), le second, clairement pas autant (dans les 32/33 minutes). S'il est toujours double en CD, c'est de peu, comme Physical Graffiti ou Wheels Of Fire. Enregistré au cours de plusieurs concerts de la tournée 1981 (de l'album Mob Rules, le deuxième album studio de la formation Dio), l'album propose 14 titres (je compte la minute de clôture de Fluff parmi eux, mais les deux parties de Heaven And Hell en une seule ; et The Sign Of The Southern Cross, dans laquelle s'imbrique la suite et fin de Heaven And Hell, comme une chanson séparée), et parmi eux, 7 (dont Fluff, instrumental) de la première période du groupe : Paranoid, Children Of The Grave, NIB, et toute la face B, soit Black Sabbath, War Pigs et Iron Man. Ca fait un peu étrange au début d'entendre une autre voix que celle d'Ozzy la Gargouille chanter ces titres, mais Dio, avec sa si remarquable voix, s'en sort à merveille, les morceaux ont été un peu réarrangés pour mieux lui coller à la peau. Apparemment, Sweet Leaf fut jouée durant quelques concerts, mais mis à part ça, ce furent les seuls titres de la première période à être interprétés en live à l'époque. Le groupe joue aussi et surtout des chansons de leurs albums Heaven And Hell (1980) et Mob Rules, ces deux albums remarquables étant peu avares en grandes chansons : Heaven And Hell (découpé en deux parties séparées par le changement de face : je crois qu'en CD, tout a été réuni en une seule plage audio, mais comme je n'ai que le vinyle...pour le moment), The Mob Rules, Neon Knights, Children Of The Sea, Voodoo, The Sign Of The Southern Cross, ainsi, en ouverture, que le très étrange et oppressant E5150 (dont le titre aussi est étrange). On peut regretter l'absence de Lonely Is The Word, de Turn Up The Night et de chansons de l'ère Ozzy, comme Hole In The Sky, Sabbath Bloody Sabbath ou Spiral Architect qui auraient très bien pu coller à la voix de Dio elles aussi.

black-sabbath-live-evil

On ne peut pas tout avoir, et tel qu'il est, il me plaît (comme le dit cette vieille rengaine de musette que j'ai honte de connaître), ce double live. Absolument mythique, ce premier live officiel d'un des meilleurs groupes de hard-rock de sa génération est une pièce maîtresse de leur discographie (que j'aborderai ici prochainement en détail commeje l'ai fait récemment pour Blue Öyster Cult ou Yes), et un des meilleurs lives de hard-rock/heavy metal qui soient. 80 minutes (environ) de bonheur. L'alchimie entre la voix de Dio, la guitare de Iommi et la section rythmique (Geezer Butler à la basse ; Vinnie Appice à la batterie) est totale. Après, je ne parle pas des relations internes : il paraît que Dio devenait un vrai tyran, et qu'il partira (ou sera viré...) parce que le reste du groupe n'en pouvait plus. Ca ne transpire pas sur Live Evil, ainsi que sur les deux albums studio qui le précèdent. Cette période de Black Sabbath, courte (trois ans), est vraiment immense, et probablement ma préférée, voilà, c'est dit. D'ailleurs, c'est le cas de pas mal d'autres fans du groupe, car la période Dio est vraiment remarquable, deux albums studio parfaits et dont on ne se lasse pas, et un live anthologique et généreux pour accompagner. Passer à côté de ça serait limite criminel.

FACE A

E5150

Neon Knights

NIB

Children Of The Sea

Voodoo

FACE B

Black Sabbath

War Pigs

Iron Man

FACE C

The Mob Rules

Heaven And Hell

FACE D

The Sign Of The Southern Cross/Heaven And Hell (Continued)

Paranoid

Children Of The Grave

Fluff

"Live At Carnegie Hall" - Renaissance

Live At Carnegie Hall

Il y à quelques mois (vers juin ! Oui, je sais, ça remonte un peu !), j'avais abordé ici un album de rock progressif qui me tenait (et me tient toujours) particulièrement à coeur : Scheherazade And Other Stories, un album paru en 1975, indéniablement le chef d'oeuvre du groupe l'ayant sorti, à savoir un groupe du nom de Renaissance. Un groupe anglais qui, comme Van Der Graaf Generator ou Gentle Giant, aura eu plus de succès ailleurs que dans son propre pays (VDGG, ce fut en Italie, Renaissance et Gentle Giant, ça sera aux USA). Renaissance mérite bien son nom, car le groupe en a connu plusieurs, de vies : d'abord crée, à la fin des années 60, par un ancien membre des Yardbirds (le chanteur blondinet, sorte de Brian Jones bis, Keith Relf) et sa soeur Jane (et aussi Jim McCarty, qui fut batteur des mêmes Yardbirds), le groupe sera ensuite, après deux albums au succès commercial des plus mitigés, remanié. Un tout nouveau line-up, avec notamment la chanteuse Annie Haslam (à la voix enchanteresse, douce, aérienne, fragile) et le bassiste Jon Camp, et dès lors, Renaissance...renaît. Prologue, Ashes Are Burning, Turn Of The Cards, les trois albums suivants (les trois  premiers du nouveau Renaissance, en fait), avec leur style bien à eux (beaucoup de piano, de longues plages instrumentales pleines d'émotions, pas ou peu de guitare électrique, pas ou peu de claviers électroniques à part des mellotrons), posent les bases du son Renaissance. On y trouve déjà des morceaux de choix, mais il faudra attendre 1975 et le mirifique Scheherazade And Other Stories (qui contient quatre morceaux, dont un de 24 minutes) pour vraiment parler de chef d'oeuvre. L'album a été enregistré en mai, et un mois plus tard, alors qu'il n'était pas encore sorti (il sortira en juillet), le groupe passe au mythique Carnegie Hall de New York. Un album live, double (toujours en CD : chaque disque dure dans les 48/50 minutes), sera enregistré entre les 20, 21 et 22 juin.

Renaissance - Live at Carnegie Hall (Japan) - Booklet

Pochette dépliée

C'est bien évidemment cet album, connement intitulé Live At Carnegie Hall. Il dure la bagatelle de 100 minutes (et des poussières) pour seulement 8 titres. Le second disque à lui seul contient deux de ces titres, un par face. Je ne connais pas suffisamment la carrière de Renaissance pour l'affirmer, mais certains le disent, cet album est une sorte de mini best-of d'époque du groupe d'Annie Haslam, on y trouve leurs meilleurs morceaux, comme Carpet Of The Sun, Mother Russia, Ocean Gypsy... La seule chose de négative qui sera dite au sujet de l'album est qu'il est, un peu comme le double live Paris de Supertramp (1980), très très proche des albums studio, trop proche, même : le groupe, dans  l'ensemble, n'improvise pas trop, c'est un peu trop lisse. Le son est excellent (par rapport à un autre live enregistré au même endroit, le fameux quadruple live de Chicago de 1971, c'est le jour et la nuit, et pourtant, le Carnegie Hall n'est pas un lieu de concerts de rock, c'est plus pour la musique classique, le jazz et le chant), un peu trop, de là à accuser Renaissance d'avoir triché en studio, je n'irai pas franchir ce pas, mais ça ne m'étonnerait pas non plus, le son étant vraiment trop bon, et un peu lisse. Annie Haslam et Jon Camp (surtout Haslam, la chanteuse du groupe, Camp posant des voix de temps en temps, comme au début de Song Of Scheherazade, qui, de 24 minutes, en dure ici 29) chantent exactement comme sur les albums studio, on a l'impression qu'ils ont passé les bandes des albums sur scène et mimé en playback. Evidemment, ce n'est pas le cas, mais c'est à la fois admirable et gênant : ça respire le professionnalisme à plein nez, dans un sens ; et le bidouillage, dans l'autre. L'autotune n'avait pas encore été inventé, sinon, on en aurait certainement parlé à demi-mot. 

carnegiegatefold

Intérieur de pochette

Bon, oublions ce détail d'audiophile : que Live At Carnegie Hall (que je possède en vinyle, mais pas en CD) ait été refait, un peu ou beaucoup, en studio, on s'en contrefout, car si c'est le cas, ce n'est pas le seul, loin de là. Musicalement, même si dans l'ensemble ça sonne un peu mou par rapport à d'autres groupes de rock progressif type Yes, Emerson, Lake & Palmer ou Genesis (et ne parlons pas de King Crimson, vraiment pas amateurs de mollesse musicale !), la faute à un piano très présent et bavard, à une chanteuse incroyablement compétente, mais qui n'est jamais dans le registre 'énervé' et à une absence quasi-totale de guitare électrique (et on peut virer le 'quasi'), ce double live de Renaissance, constitué de morceaux assez longs (Ashes Are Burning dure 24 minutes...), est une réussite dans le genre. A ne pas écouter trop souvent sous peine de finir neurasthénique, car ce n'est vraiment pas violent (mais musicalement parlant, c'est très joli, Ocean Gypsy, issue de l'album de 1975, est une putain de merveille), et puis, c'est un peu long, écouter d'une traite les deux derniers titres, de 29 et 24 minutes, c'est épuisant. Mais c'est vraiment réussi aussi. Dommage seulement que le mémorable Trip To The Fair, de l'album de 1975 (mon morceau préféré de l'album Scheherazade And Other Stories, 10 minutes de bonheur), ne soit pas présent ici, soit qu'il n'a pas été joué live, soit par manque de place sur l'album !

FACE A

Prologue

Ocean Gypsy

Can You Understand

FACE B

Carpet Of The Sun

Running Hard

Mother Russia

FACE C

Song Of Scheherazade

FACE D

Ashes Are Burning

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19 février 2015

Ma collection de vinyles

20141219_171853

Voici, tout simplement, ma collection d'albums en vinyles. Une liste faite par ordre alphabétique des groupes/artistes et par ordre chronologique de parution des albums dans les discographies de ces divers groupes ! A chaque fois que cela sera nécéssaire, j'ajouterai des précisions sur tel ou tel album, et je tiendrai la liste à jour, la republiant à l'occasion ! La photo ci-dessus est une photo perso représentant une infime partie de ma collection, mais certains de mes albums de chevet, par ailleurs !

1977 LET THERE BE ROCKAC/DC : Let There Be Rock (1977) : avec Crabsody In Blue, morceau n'ayant jamais été mis en CD.

1978 IF YOU WANT BLOODAC/DC : If You Want Blood...You've Got It (1978).

1980 BACK IN BLACKAC/DC : Back In Black (1980).

1980 THE TURNThe Alan Parsons Project : The Turn Of A Friendly Card (1980).

1982 EYE IN THE SKYThe Alan Parsons Project : Eye In The Sky (1982).

2800319The Allman Brothers Band : At Fillmore East (1971).

76170500_pAmon Düül II : Yeti (1970). Double album, état neuf (réédition avec notes de réédition dans la pochette intérieure).

42238593_pAphrodite's Child : 666 (1972).

91089097_oArcade Fire : Reflektor (2013) : à noter que l'ordre de certains morceaux, sur le premier disque, est différent de celui du premier CD, We Exist ouvrant la seconde face.

1983 LOIN DES YEUX DE L'OCCIDENTDaniel Balavoine : Loin Des Yeux De L'Occident (1983).

61364023_pThe Band : The Last Waltz (1978) : triple vinyle, avec un livret.

1981 TURN OF THE TIDEBarclay James Harvest : Turn Of The Tide (1981).

76050155_pSyd Barrett : The Madcap Laughs (1969). Etat neuf, réédition.

Syd-Barrett-Barrett-501x500Syd Barrett : Barrett (1970) : état neuf, réédition.

1976 KING KONG OSTJohn Barry : 'King Kong' Soundtrack (1976) : sans le poster.

49364901_pAlain Bashung : Roulette Russe (1979) : second pressage, de 1980, avec Gaby Oh Gaby et Elle S'Fait Rougir Toute Seule à la place de deux autres titres (Milliards De Nuits Dans Le Frigo et Les Petits Enfants).

1982 PLAY BLESSURESAlain Bashung : Play Blessures (1982) : état neuf.

46698021_pAlain Bashung : Figure Imposée (1983) : état neuf, avec le tracklisting d'origine (pour le CD, deux titres furent virés et remplacés par d'autres)

1985 LT85Alain Bashung : Live Tour 85 (1985) : état neuf.

0004228392462_600Alain Bashung : Novice (1989) : état neuf, teintes nettement plus pâles pour le contraste visage/noir.

1967 SGTThe Beatles : Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (1967) : réédition Apple de 1974, sans les cut-outs et la fin cachée de A Day In The Life.

1967 MMT EPThe Beatles : Magical Mystery Tour (1967) : le double-EP britannique original de 6 titres, édition originale de 1967. Sans doute le joyau de ma collection, personnellement !

1968 THE BEATLES DOUBLE BLANCThe Beatles : The Beatles (1968) : réédition de 1978, je n'ai pas les quatre photos individuelles dans la pochette, mais bien le poster.

1969 ABBEY ROADThe Beatles : Abbey Road (1969) : pas de titre sur la tranche.

1973 ROUGEThe Beatles : 1962/1966 (1973).

1973 ROUGE BLEUThe Beatles : 1967/1970 (1973).

beck-ola_expanded_import-beck_jeff-16794895-frntThe Jeff Beck Group : Beck-Ola (1969) : réédition 1973, effet de fade-up à la fin de Rice Pudding.

74933849_pBig Brother & The Holding Company : Cheap Thrills (1968). Etat neuf.

the-black-angelsThe Black Angels : Clear Lake Forest (2014) : EP d'environ 27 minutes, format 33-tours et écoutable à la vitesse 45-tours. Le vinyle est blanc opaque, quasiment transparent, c'est le seul que j'ai de la sorte !

96116555The Black Keys : Turn Blue (2014) : le vinyle contient aussi la version CD de l'album !

1970 PARANOIDBlack Sabbath : Paranoid (1970).

black-sabbath-1982-live-evilBlack Sabbath : Live Evil (1982).

23785462-origpic-2cb6cb_jpg_0_0_100_100_300_294_85Mike Bloomfield & Al Kooper : The Live Adventures Of Mike Bloomfield & Al Kooper (1969).

42294866_pBlue Öyster Cult : Tyranny And Mutation (1973).

42329929_pBlue Öyster Cult : Secret Treaties (1974).

Blue_Oyster_Cult-On_Your_Feet_Or_On_Your_Knees-FrontalBlue Öyster Cult : On Your Feet Or On Your Knees (1975).

1971 HUNKY DORYDavid Bowie : Hunky Dory (1971) : édition française avec bordures noires, absence du titre de l'album sur la tranche, et les titres Oh ! You Pretty Things et Eight Line Poem réunis en un seul bloc, ainsi que Fill Your Heart et Andy Warhol, sur les faces.

1972 THE RISE AND FALL OF ZIGGY STARDUST AND THE SPIDERS FROM MARSDavid Bowie : The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars (1972) : réédition de 1983 : présence d'un code-barres, du titre sur la tranche supérieure...

1973 PIN UPSDavid Bowie : Pin Ups (1973) : édition française, les crédits sont écrits en noir au lieu d'être en rose/rouge sur le verso de pochette.

42921288_pDavid Bowie : Diamond Dogs (1974).

1974 DAVID LIVEDavid Bowie : David Live (1974) : édition française avec un macaron 'bis/spécial 2 disques' imprimé en haut à droite, assez moche...

david-bowie-young-americans-2917593David Bowie : Young Americans (1975).

sans-titreDavid Bowie : Station To Station (1976).

1978 STAGEDavid Bowie : Stage (1978).

1979 LODGERDavid Bowie : Lodger (1979).

1980 SCARY MONSTERSDavid Bowie : Scary Monsters (& Super Creeps) (1980).

96144276David Bowie : Ziggy Stardust & The Spiders From Mars (1983) : concert de 1973.

1983 LET'S DANCEDavid Bowie : Let's Dance (1983).

Brassens-Georges-N-9-Suplique-Pour-Etre-Enterre-Sur-La-Plage-De-Sete-33-Tours-303300242_MLGeorges Brassens : Supplique Pour Être Enterré A La Plage De Sète (1966) : 33-tours original à pochette blanche et mention "TNP".

69721880Georges Brassens : Supplique Pour Être Enterré A La Plage De Sète (1966) : réédition Brassens N°9.

Brel en Public Olympia 1964_10_16 front coverJacques Brel : Olympia 64 (1964). 33-tours au format 20-cm, 8 titres.

1966 CES GENS-LAJacques Brel : Ces Gens-Là (1966) : réédition de 1978, numérotée 7 (pochette identique sauf le lettrage, avec les paroles dans l'intérieur).

1967 BREL 67Jacques Brel : Brel 67 (1967) : pochette ouvrante avec rabat.

1968 J'ARRIVEJacques Brel : J'Arrive (1968) : pochette ouvrante avec rabat.

1972 NE ME QUITTE PASJacques Brel : Ne Me Quitte Pas (1972) : double compilation d'anciennes chansons de Brel.

1977 LES MARQUISESJacques Brel : Les Marquises (1977).

1970 SEX MACHINEJames Brown : Sex Machine (1970) : état neuf. Pas de séparation de titres sur les sillons des faces.

running-on-empty-jackson-browneJackson Browne : Running On Empty (1977).

1969 BLUE AFTERNOONTim Buckley : Blue Afternoon (1969) : état neuf, réédition du label 4 Men With Beards. Album jamais sorti en CD.

1970 STARSAILORTim Buckley : Starsailor (1970) : état neuf, réédition du label 4 Men With Beards. Album pour ainsi dire jamais sorti en CD.

5099902930152_600Kate Bush : Hounds Of Love (1985).

1977 LES MURSFrancis Cabrel : Les Murs De Poussière (1977) : pochette ouvrante, les 'cases' de la fenêtre de la pochette sont découpées (à la Physical Graffiti !). Une photo d'île paradisiaque à l'intérieur.

1979 LES CHEMINSFrancis Cabrel : Les Chemins De Traverse (1979).

1985 PHOTOSFrancis Cabrel : Photos De Voyages (1985).

1989 SARBACANEFrancis Cabrel : Sarbacane (1989).

68679668_pCanned Heat : Boogie With Canned Heat (1968).

ChicagoIIIChicago : Chicago III (1971) : double album.

77318794_pChicago : Chicago IV - At Carnegie Hall (1971) : coffret rigide de 4 disques avec dépliant (mais, hélas, que le poster du Carnegie Hall, et pas les deux du groupe, ni le livret photos), un des gros, gros fleurons de ma collection avec l'EP Magical Mystery Tour des Beatles et Lotus de Santana ! Je ne le vendrai que le lendemain de ma mort, et uniquement si je suis toujours vivant à ce moment-là, bien entendu. Bref, never.

1976 CHICAGO XChicago : Chicago X (1976).

0731453182721Eric Clapton : Just One Night (1980).

75428814_pGene Clark : No Other (1974) : état neuf, réédition 2012. Avec l'insert des paroles et un joli et petit poster représentant Gene debout devant une arche de pierre portant son nom (lequel a été évidemment rajouté sur la photo), on distingue un détail de ce poster au dos de pochette, d'ailleurs.

1979 LONDON CALLINGThe Clash : London Calling (1979) : double album, état neuf.

1980 SANDINISTA !The Clash : Sandinista ! (1980) : triple album. Je n'ai hélas pas le livret des paroles...

72806235_pJulien Clerc : N°7 (1975).

1977 ENREGISTREMENT PUBLICJulien Clerc : Enregistrement Public (1977) : triple album, pochette en triptyque.

1971 SONGS OF LOVE AND HATELeonard Cohen : Songs Of Love And Hate (1971).

43352181_pPhil Collins : Face Value (1981).

1982 HELLO I MUST BE GOINGPhil Collins : Hello, I Must Be Going ! (1982).

1985 NO JACKET REQUIREDPhil Collins : No Jacket Required (1985).

1965 A LOVE SUPREMEJohn Coltrane : A Love Supreme (1965) : état neuf.

FrontCream : Wheels Of Fire (1968) : double album, état neuf.

51495420_pCreedence Clearwater Revival : Cosmo's Factory (1970) : édition française.

image_-if-i-could-only-remember-my-name_-david-crosbyDavid Crosby : If I Could Only Remember My Name (1971).

1977 CSNCrosby, Stills & Nash : CSN (1977).

il_570xN_207132859Crosby, Stills, Nash & Young : 4 Way Street (1971).

1979 CHRISTOPHER CROSSChristopher Cross : Christopher Cross (1979).

1982 PORNOGRAPHYThe Cure : Pornography (1982).

1988 POUR NOS VIES MARTIENNESEtienne Daho : Pour Nos Vies Martiennes (1988).

1959 KIND OF BLUEMiles Davis : Kind Of Blue (1959) : état neuf.

1970 BITCHES BREWMiles Davis : Bitches Brew (1970) : état neuf, partie intégrante du coffret 40th Anniversary.

GET-UP-WITH-IT-300x300Miles Davis : Get Up With It (1974). Double album.

1969 CONCERTODeep Purple : Concerto For Group And Orchestra (1969).

1970 IN ROCKDeep Purple : In Rock (1970).

1972 MACHINE HEADDeep Purple : Machine Head (1972) : sans l'insert des paroles.

43959013_pDeep Purple : Made In Japan (1972).

1974 BURNDeep Purple : Burn (1974).

1974 STORMBRINGERDeep Purple : Stormbringer (1974).

Layla%20&%20Other%20Assorted%20Love%20Songs-thumb-250x250-67226Derek & The Dominoes : Layla And Other Assorted Love Songs (1970).

1978 DIRE STRAITSDire Straits : Dire Straits (1978).

1979 COMMUNIQUEDire Straits : Communiqué (1979).

1980 MAKING MOVIESDire Straits : Making Movies (1980).

1982 LOVE OVER GOLDDire Straits : Love Over Gold (1982).

1984 ALCHEMYDire Straits : Alchemy (1984)

1985 BROTHERS IN ARMSDire Straits : Brothers In Arms (1985) : versions raccourcies pour certaines chansons.

1989 MONEY FOR NOTHINGDire Straits : Money For Nothing (1989) : compilation. Sans Telegraph Road (version live) qui est présente sur la version CD.

1991 ON EVERY STREETDire Straits : On Every Street (1991).

barry_lyndonDivers : 'Barry Lyndon' Soundtrack (1975).

1969 PAINT YOUR WAGON OSTDivers : 'Paint Your Wagon' Soundtrack (1969).

1970 ZABRISKIE POINT OSTDivers : 'Zabriskie Point' Soundtrack (1970).

folderkb1Divers : 'The Omen' Soundtrack (1976).

1971 ORANGE MECANIQUE OSTDivers : 'A Clockwork Orange' Soundtrack (1971).

1973 AMERICAN GRAFFITIDivers : 41 Songs From The Original Soundtrack Of 'American Graffiti' (1973) : double album. Edition française avec un vilain macaron '41 chansons originales' directement imprimé sur la pochette !

1977 SNF OSTDivers : 'Saturday Night Fever' Soundtrack (1977).

68680291_pDivers : Woodstock : Music From The Original Soundtrack And More (1970) : triple vinyle. Les morceaux ayant été utilisés dans le long film de Michael Wadleigh, sorti en même temps que l'album. Les grands moments du fameux festival !

68762064_pDivers : Woodstock Two (1971) : double vinyle. Compilation de morceaux issus du même festival, mais n'ayant pas été utilisés pour la première compilation et le film de 1970.

1973 THE CAPTAIN AND METhe Doobie Brothers : The Captain And Me (1973).

1974 WHAT WERE ONCE VICES ARE NOW HABITSThe Doobie Brothers : What Were Once Vices Are Now Habits (1974) : sans le poster.

nick-drake-pink-moonNick Drake : Pink Moon (1972) : réédition, état neuf.

1980 GUERRE ET PETSJacques Dutronc : Guerre Et Pets (1980) : avec l'insert des paroles. Jamais sorti en CD.

42761947_pBob Dylan : Blonde On Blonde (1966) : réédition, état neuf.

51Q6HJ+NE0L__SS280Bob Dylan : Self Portrait (1970).

1973 PAT GARRETT OSTBob Dylan : 'Pat Garrett & Billy The Kid' Soundtrack (1973).

101448594Bob Dylan : Dylan (1973).

1975 DESIREBob Dylan : Desire (1975) : avec l'insert des paroles.

1775536Bob Dylan : Hard Rain (1976) : réédition, état neuf.

1978 AT BUDOKANBob Dylan : At Budokan (1978) : avec un livret contenant des photos et les paroles (y compris en japonais).

2227764Bob Dylan : Good As I Been To You (1993) : état neuf, réédition.

101424429Bob Dylan & The Band : Planet Waves (1974).

Bob Dylan & The Band - Before The Flood - FrontBob Dylan & The Band : Before The Flood (1974).

1975 BASEMENT TAPESBob Dylan & The Band : The Basement Tapes (1975).

1976 HOTEL CALIFORNIAEagles : Hotel California (1976) : sans le poster.

1956 AT NEWPORTDuke Ellington : At Newport Jazz Festival (1956) : état neuf.

115291451Emerson, Lake & Palmer : Tarkus (1971) : état neuf, réédition 2012 avec un second disque contenant une version remixée de l'album.

51AOtRoQuyLEmerson, Lake & Palmer : Pictures At An Exhibition (1971) : état neuf, réédition.

62515652_pEmerson, Lake & Palmer : Trilogy (1972) : état neuf, réédition.

Brain Salad SurgeryEmerson, Lake & Palmer : Brain Salad Surgery (1973) : avec la pochette ouvrante en vertical (cachant la photo intérieure sous le crâne), plus le poster.

WELCOM~1Emerson, Lake & Palmer : Welcome Back My Friends To The Show That Never Ends...Ladies And Gentlemen, Emerson, Lake & Palmer (1974). Triple album live, avec les rabats en forme de lettres E, L et P.

CS442842-01A-MEDMarianne Faithfull : Dangerous Acquaintances (1981).

92548407Nino Ferrer : Nino And Radiah (1974).

1960 MACK THE KNIFEElla Fitzgerald : Ella In Berlin - Mack The Knife (1960) : état neuf.

1977 RUMOURSFleetwood Mac : Rumours (1977).

1979 TUSKFleetwood Mac : Tusk (1979).

1980 FM LIVEFleetwood Mac : Live (1980).

1981 4Foreigner : 4 (1981).

1969 OUTRAGEOUSKim Fowley : Outrageous (1969) : réédition 2010, album rarissime mis à part ça !

42988083_pPeter Frampton : Frampton Comes Alive ! (1976).

49838471_pRobert Fripp & Brian Eno : (No Pussyfooting) (1973) : état neuf, réédition.

1977 PG 1Peter Gabriel : Peter Gabriel I/Car (1977).

1978 PG2Peter Gabriel : Peter Gabriel II/Scratch (1978).

1982 PG4Peter Gabriel : Peter Gabriel IV/Security (1982).

1983 PLAYS LIVEPeter Gabriel : Plays Live (1983).

1986 SOPeter Gabriel : So (1986) : version vinyle, donc sans This Is The Picture (Excellent Birds).

1979 AUX ARMES ETCSerge Gainsbourg : Aux Armes Et Cetera (1979).

38754Rory Gallagher : Irish Tour '74 (1974) : l'édition d'époque, avec Just A Little Bit (morceau final qui fut viré des éditions CD, pour je ne sais quelle raison).

75587080_pMarvin Gaye : What's Going On (1971).

1970 TRESPASSGenesis : Trespass (1970).

1971 NURSERY CRYMEGenesis : Nursery Cryme (1971) : réédition datant des années 80 (code-barres sur la pochette).

1972 FOXTROTGenesis : Foxtrot (1972).

1973 SELLINGGenesis : Selling England By The Pound (1973).

42988493_pGenesis : The Lamb Lies Down On Broadway (1974) : pressage anglais d'époque. Macarons de face avec détail des morceaux du disque sur chaque face A et une photo de l'artwork sur chaque face B (je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire).

1976 A TRICK OF THE TAILGenesis : A Trick Of The Tail (1976) : avec un insert proposant les paroles en français et un grain de papier de pochette très 'vinyle'.

1977 WIND & WUTHERINGGenesis : Wind & Wuthering (1977) : avec un insert proposant les paroles en français.

1978 AND THEN THERE WERE THREEGenesis : ...And Then There Were Three... (1978).

1981 ABACABGenesis : Abacab (1981) : avec des teintes de couleurs différentes sur la pochette (plus fluo).

1983 GENESISGenesis : Genesis (1983).

1986 INVISIBLE TOUCHGenesis : Invisible Touch (1986).

1984_album_positif_300Jean-Jacques Goldman : Positif (1984).

114762371Jean-Jacques Goldman : Non Homologué (1985).

1987 ENTRE GRIS CLAIR ET GRIS FONCEJean-Jacques Goldman : Entre Gris Clair Et Gris Foncé (1987).

thumbnailJean-Jacques Goldman : Traces (1989) : double live avec une pochette épaisse s'ouvrant par le centre, en quatre volets (comme sur le visuel ci-contre).

2008 CHINESE DEMOCRACYGuns'n'Roses : Chinese Democracy : état neuf.

1975 VOYAGE OF THE ACOLYTESteve Hackett : Voyage Of The Acolyte (1975) : réédition datant des années 80 : il y à un code-barres sur la pochette...

1968 REVE ET AMOURJohnny Hallyday : Rêve Et Amour (1968) : état neuf.

1969 RIVIERE OUVRE TON LITJohnny Hallyday : Rivière...Ouvre Ton Lit (1969) : état neuf. Pochette ouvrante avec rabat.

1970 VIEJohnny Hallyday : Vie (1970) : pochette ouvrante avec rabat.

1975 LA TERRE PROMISEJohnny Hallyday : La Terre Promise (1975).

1976 HAMLETJohnny Hallyday : Hamlet (1976) : avec le livret des paroles.

97527629Peter Hammill : The Silent Corner And The Empty Stage (1974) : pressage anglais original (mon édition n'a pas le feuillet des paroles reproduit dans le livret CD).

the-concert-for-bangladesh-522f443c983feGeorge Harrison (& Friends) : The Concert For Bangla Desh (1971). Triple album dans coffret, avec livret épais de photos.

george-harrison-dark-horse-1974George Harrison : Dark Horse (1974) : édition originale anglaise (l'album ayant été édité aussi avec un autre visuel, celui du verso).

George-Harrison-Extra-Texture---S-67791George Harrison : Extra-Texture (Read All About It) (1975) : pochette en découpage (les lettres).

74938796_pThe Jimi Hendrix Experience : Electric Ladyland (1968) : état neuf, avec un livret similaire à celui de la réédition CD la plus courante.

62556367_pJacques Higelin : Irradié (1975).

1976 ALERTEZ LES BEBES !Jacques Higelin : Alertez Les Bébés ! (1976).

62647994_pJacques Higelin : No Man's Land (1978).

1979 CHAMPAGNE POUR TOUT LE MONDEJacques Higelin : Champagne Pour Tout Le Monde... (1979) : l'insert contient les paroles de l'album, mais aussi de ...Caviar Pour Les Autres.

61326668_pJacques Higelin : ...Caviar Pour Les Autres (1979).

Jacques%20HIGELIN%20mogadorJacques Higelin : Hold Tight - A Mogador (1981) : triple live.

73190843Jacques Higelin : Au Casino De Paris (1983) : introuvable en CD.

73190808Jacques Higelin : A Bercy (1986) : triple album. N'existe plus en CD, je crois...

1969 THE HOWLIN' WOLF ALBUMHowlin' Wolf : The Howlin' Wolf Album (1969) : état neuf, avec poster reproduisant la pochette.

iron-maiden-1985-live-after-deathIron Maiden : Live After Death (1985) : réédition 2014, état neuf, avec livret interne.

1979 OFF THE WALLMichael Jackson : Off The Wall (1979).

1982 THRILLERMichael Jackson : Thriller (1982).

1976 OXYGENEJean-Michel Jarre : Oxygène (1976) : réédition.

1978 EQUINOXEJean-Michel Jarre : Equinoxe (1978).

album-les-concerts-en-chineJean-Michel Jarre : Les Concerts En Chine (1982).

1986 RVJean-Michel Jarre : Rendez-Vous (1986).

1969 ELTON JOHNElton John : Elton John (1969).

76053898_pElton John : Honky Château (1972).

MUDD165Elton John : Don't Shoot Me, I'm Only The Piano Player (1973). Sans le livret des paroles/photos.

1973 GOODBYE YBRElton John : Goodbye Yellow Brick Road (1973) : pochette en triptyque.

1975 CAPTAIN FANTASTIC & BDCElton John : Captain Fantastic & The Brown-Dirt Cowboy (1975) : avec les deux livrets, un pour les paroles, et un de scrapbook.

1976 BLUE MOVESElton John : Blue Moves (1976).

elton_john-a_single_man(the_rocket_record_company)2Elton John : A Single Man (1978).

53906435_pMichel Jonasz : La Nouvelle Vie (1981).

74839528_pMichel Jonasz : Unis Vers L'Uni (1985).

cover_493961992009King Crimson : In The Court Of The Crimson King (1969). Etat neuf.

69787868_pKing Crimson : Lizard (1970) : pochette ouvrante, ouverture pour le disque dans l'intérieur de la pochette et non pas à l'extrémité comme c'est d'ordinaire le cas. Le côté recto de la pochette ouvrante est très fin (paroles à l'intérieur de la pochette). Edition allemande d'époque (EMI Stateside).

69810431_pKing Crimson : Islands (1971) : état neuf, réédition.

69813048_pKing Crimson : Larks' Tongues In Aspic (1973).

69841151_pKing Crimson : Starless And Bible Black (1974).

King-Crimson-RedKing Crimson : Red (1974). Etat neuf.

1976 A YOUNG PERSON'S GUIDE TO KING CRIMSONKing Crimson : A Young Person's Guide To King Crimson (1976) : sans le livret de photos. Double compilation jamais éditée en CD, et donc rare.

kiss_alive1Kiss : Alive ! (1975).

1979 DYNASTYKiss : Dynasty (1979) : sans l'insert des paroles (s'il y en avait un, mais il me semble que oui).

1975 RADIOACTIVITYKraftwerk : Radio-Activity (1975).

74844371_pBernard Lavilliers : Le Stéphanois (1975).

115124917Bernard Lavilliers : Les Barbares (1976).

75528915_pBernard Lavilliers : T'Es Vivant...? (1978) : double live.

1979 POUVOIRSBernard Lavilliers : Pouvoirs (1979) : avec l'insert des paroles de la suite La Peur de la face A.

73060025Bernard Lavilliers : O Gringo (1980). Double album (un 33-tours de 8 titres, et un maxi-45-tours avec les deux titres restants).

73502767_pBernard Lavilliers : Live Tour 80 (1980) : triple live.

74735358_pBernard Lavilliers : Nuit D'Amour (1981) : double album avec Night Bird et Les Barbares (81) sur un disque, et le reste sur l'autre.

1983 ETAT D'URGENCEBernard Lavilliers : Etat D'Urgence (1983).

74713931_pBernard Lavilliers : Tout Est Permis, Rien N'Est Possible (1984).

74672363_pBernard Lavilliers : Voleur De Feu (1986) : double vinyle (un 33-tours de 10 titres, et un maxi-45-tours de 2 titres).

1969 LPIT69John Lennon (& The Plastic Ono Band) : Live Peace In Toronto 1969 (1969).

1970 JLPOBJohn Lennon : John Lennon/Plastic Ono Band (1970) : réédition de 1974.

86281040_pJohn Lennon : Shaved Fish (1975).

1980 DOUBLE FANTASYJohn Lennon & Yoko Ono : Double Fantasy (1980).

1969 LED ZEPPELIN IILed Zeppelin : Led Zeppelin II (1969) : édition française estampillée 'supergroup' et 'volume 2' au lieu du vrai titre sur les macarons de face. Pochette verdâtre au mieu de marron, et un Thank You crédité à une minute de moins que sa durée...

1971 ALBUM SANS NOM - LED ZEPPELIN IVLed Zeppelin : Led Zeppelin 'IV'/sans nom (1971).

houses-of-the-holy-front-coverLed Zeppelin : Houses Of The Holy (1973).

42803210_pLed Zeppelin : Physical Graffiti (1975) : avec le rabat intérieur, évidemment !

42886767_pLed Zeppelin : Presence (1976).

42300542_pLed Zeppelin : The Song Remains The Same (1976) : avec le livret photo interne.

Jerry Lee Lewis - Enregistrement Public Au Star-Club de HambourgJerry Lee Lewis : Live At The Star-Club, Hamburg (1964) : album mythique, mon édition est française et probablement d'époque ou approchant.

51295499_pMagma : Mekanïk Destruktïw Kommandöh (1973) : état neuf (réédition 2009).

115426113Gérard Manset : Y'A Une Route/Manset 75 (1975). Mon second Manset en vinyle, difficile à trouver en CD, et pas dans son intégralité. Mon premier Manset est plus bas dans la liste.

75286189_pGérard Manset : Le Train Du Soir (1981) : mon premier Manset en vinyle ! N'existe pas en CD...

1977 EXODUSBob Marley & The Wailers : Exodus (1977) : avec un insert offrant la traduction en français de la chanson-titre.

1978 KAYABob Marley & The Wailers : Kaya (1978).

1980 UPRISINGBob Marley & The Wailers : Uprising (1980).

1981 RUE DE SIAMMarquis De Sade : Rue De Siam (1981) : état neuf. Macaron de face A avec le détail de l'ensemble des morceaux (les deux faces) et macaron de face B vierge de toute inscription, hormis la lettre B, évidemment.

75863156_pPaul McCartney : Ram (1971).

83896801_pPaul McCartney : Tug Of War (1982).

86557396_pPaul McCartney : Pipes Of Peace (1983).

89429583_pPaul McCartney : Press To Play (1986).

86930562_pPaul McCartney : Flowers In The Dirt (1989).

Wings_Wild_LifePaul McCartney & Wings : Wild Life (1971).

70127702_pPaul McCartney & Wings : Red Rose Speedway (1973) : avec le livret intérieur, plus la mention 'we love you baby', en braille, au dos de pochette, destinée à Stevie Wonder !

1973 BAND ON THE RUNPaul McCartney & Wings : Band On The Run (1973).

70156610_pPaul McCartney & Wings : Venus And Mars (1975) : apparemment, il y avait un poster dedans, en plus de la sous-pochette. Si c'est le cas, je n'ai pas le poster...

75967041_pPaul McCartney & Wings : Wings At The Speed Of Sound (1976).

70027537_pPaul McCartney & Wings : Wings Over America (1976) : triple album, pochette ouvrante simple, mais avec double encart pour sous-pochettes dans chaque 'ouverture'. Je crois qu'il y avait un poster ou un livret. Si c'est le cas, je ne l'ai pas...

83896046_pPaul McCartney & Wings : London Town (1978).

Wings_GreatestPaul McCartney & Wings : Wings Greatest (1978) : avec le poster.

83896146_pPaul McCartney & Wings : Back To The Egg (1979).

1970 ROCK'N'ROLLEddy Mitchell : Rock'n'Roll (1970) : sur la pochette, il est dit 'avec un poster'. Que je n'ai pas...

1977 LA DERNIERE SEANCEEddy Mitchell : La Dernière Séance (1977).

1965 OSTEnnio Morricone : 'Pour Une Poignée De Dollars'/'...Et Pour Quelques Dollars De Plus' Soundtracks (1964/1965) : pas l'album avec le visuel ci-contre, mais un album avec les musiques des deux films.

1968 IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUESTEnnio Morricone : 'Il Etait Une Fois Dans L'Ouest' (1968).

1971 IL ETAIT UNE FOIS LA REVOLUTION OSTEnnio Morricone : 'Il Etait Une Fois...La Révolution' (1971).

1973 MON NOM EST PERSONNE OSTEnnio Morricone : 'Mon Nom Est Personne' (1973).

1972Ennio Morricone : Les plus belles musiques.

1979 OVERKILLMotörhead : Overkill (1979).

1977 PLUME D'ANGEClaude Nougaro : Plume D'Ange (1977).

1973 TUBULAR BELLSMike Oldfield : Tubular Bells (1973).

1975 OMMADAWNMike Oldfield : Ommadawn (1975).

1984 DISCOVERYMike Oldfield : Discovery (1984).

1950 BIRD AND DIZCharlie Parker (& Dizzie Gillespie) : Bird And Diz (1951) : état neuf.

1969 MORE OSTPink Floyd : 'More' Soundtrack (1969).

1969 UMMAGUMMAPink Floyd : Ummagumma (1969).

42862076_pPink Floyd : Atom Heart Mother (1970). Avec une vilaine inscription en allemand et au stylo-bille sur la pochette (précédents possesseurs du disque), mais bon...

Pink Floyd - Meddle - Loucos Largados BlogspotPink Floyd : Meddle (1971).

1971 RELICSPink Floyd : Relics (1971) : édition française, avec la pochette ci-contre.

1972 OBSCURED BY CLOUDS OSTPink Floyd : Obscured By Clouds (1972) : pochette aux coins arrondis.

1973 A NICE PAIRPink Floyd : A Nice Pair (1973) : double compilation regroupant The Piper At The Gates Of Dawn sur le premier disque et A Saucerful Of Secrets sur le second.

1973 THE DARK SIDE OF THE MOONPink Floyd : The Dark Side Of The Moon (1973) : avec les deux posters, mais sans les deux stickers.

1975 WISH YOU WERE HEREPink Floyd : Wish You Were Here (1975) : sans la surpochette de plastique noir et sans la carte postale.

Pink Floyd_Animals_1977Pink Floyd : Animals (1977).

1979 THE WALLPink Floyd : The Wall (1979).

1978 OUTLANDOSThe Police : Outlandos D'Amour (1978).

1979 REGGATTAThe Police : Reggatta De Blanc (1979).

1980 ZENYATTA MONDATTAThe Police : Zenyatta Mondatta (1980).

1981 GITMThe Police : Ghost In The Machine (1981).

1982 SYNCHRONICITYThe Police : Synchronicity (1983).

1971 POLNAREFF'SMichel Polnareff : Polnareff's (1971) : état neuf.

49675353_pMichel Polnareff : Bulles (1981).

1985 STEVE McQUEENPrefab Srout : Steve McQueen (1985).

1987 SIGN 'O' THE TIMESPrince : Sign 'O' The Times (1987).

1989 BATMAN OSTPrince : 'Batman' Soundtrack (1989).

1977 NEWS OF THE WORLDQueen : News Of The World (1977).

1991 INNUENDOQueen : Innuendo (1991) : état neuf, certaines chansons sont légèrement raccourcies.

thRainbow : On Stage (1977).

1978 LONG LIVE ROCK'N'ROLLRainbow : Long Live Rock'n'Roll (1978).

1968 THE IMMORTAL OROtis Redding : The Immortal Otis Redding (1968) : mais avec la pochette de Live At The Whiskey-A-Go-Go, du à une inversion de pochette ! Je ne possède pas la pochette de The Immortal... ni le disque du live...

43020758_p

Lou Reed : Transformer (1972) : état neuf, réédition 2009.

1973 BERLINLou Reed : Berlin (1973) : état neuf, réédition 2008. Les paroles des chansons sont sur une sous-pochette simple (je crois qu'il y avait un feuillet à la base), photos en noir & blanc au lieu de la couleur vert-de-gris et rouge.

cover_30561628102009Renaissance : Scheherazade And Other Stories (1975).

Renaissance - 1976 - Live At Carnegie Hall - frontRenaissance : Live At Carnegie Hall (1976).

1979 MA GONZESSERenaud : Ma Gonzesse (1979).

1980 MARCHERenaud : Marche A L'Ombre (1980).

Renaud++Bobino+renaudRenaud : A Bobino (1980).

1983 MORGANE DE TOIRenaud : Morgane De Toi... (1983).

1985 MISTRAL GAGNANTRenaud : Mistral Gagnant (1985).

Rock'n'roll%20StarDick Rivers : Rock'n'Roll Star (1974) : album très rare, jamas ou presque édité en CD.

their-satanic-majesties-request-600x537The Rolling Stones : Their Satanic Majesties' Request (1967). Etat neuf (pochette sans l'effet relief, donc).

71131879_pThe Rolling Stones : Exile On Main St. (1972) : double album, état neuf.

1973 GOATS HEAD SOUPThe Rolling Stones : Goats Head Soup (1973) : avec deux inserts, un pour les crédits et photos des accompagnateurs du groupe, et un avec une photo d'un chaudron rempli d'un bouillon rougeâtre, avec une tête de bouc dedans (le titre de l'album).

1974 IT'S ONLY ROCK'N'ROLLThe Rolling Stones : It's Only Rock'n'Roll (1974).

1978 SOME GIRLSThe Rolling Stones : Some Girls (1978) : avec les découpures de pochette.

1977 MAGICDemis Roussos : The Demis Roussos Magic (1977) : hé si. Si si. On passe ?

42182539_pRoxy Music : Roxy Music (1972) : réédition, état neuf. Edition avec Virginia Plain (qui était absente de l'édition originale) et un poster reproduisant la photo de pochette.

1982 AVALONRoxy Music : Avalon (1982).

1972 SATodd Rundgren : Something/Anything ? (1972) : sans le livret.

1974 LE MAUDITVéronique Sanson : Le Maudit (1974).

1970 ABRAXASSantana : Abraxas (1970).

1972 CARAVANSERAISantana : Caravanserai (1972).

76107263_pSantana : Lotus (1974) : pochette dépliante (un peu usée sur la tranche, ce qui est normal), triple album, très difficile à trouver !

1974 BORBOLETTASantana : Borboletta (1974).

1976 AMIGOSSantana : Amigos (1976).

1976 FESTIVALSantana : Festivàl (1976).

1977 MOONFLOWERSantana : Moonflower (1977).

1972 DANTONMichel Sardou : Danton (1972) : pochette simple mais avec rabat (chiant à ranger).

1976 LE MONDE SYMPHONIQUE DE MS ET JRMichel Sardou : Le Monde Symphonique de Michel Sardou Et Jacques Revaux (1976).

1980 LES LACS DU CONNEMARAMichel Sardou : Les Lacs Du Connemara (1981).

1983 VIVANT 83Michel Sardou : Vivant 83 (1983).

1983 VIMichel Sardou : Vladimir Illitch (1983).

1989 LMEQCMichel Sardou : Le Successeur/Sardou 89 (1989).

1989 BERCY 89Michel Sardou : Bercy 89 (1989). Intégralité du concert, soit plus d'une heure de musique par disque, et il y en à deux.

1980 WHEELS OF STEELSaxon : Wheels Of Steel (1980).

1975 IN TRANCEScorpions : In Trance (1975).

1976 VIRGIN KILLERScorpions : Virgin Killer (1976) : l'édition avec la pochette originale censurée, sauf en France !

52260462_pScorpions : Tokyo Tapes (1978).

1982 BLACKOUTScorpions : Blackout (1982).

1984 LOVE AT FIRST STINGScorpions : Love At First Sting (1984).

1985 WWLScorpions : World Wide Live (1985).

thBob Seger & The Silver Bullet Band : Live Bullet (1976).

1986 GRACELANDPaul Simon : Graceland (1986).

1970 BRIDGESimon & Garfunkel : Bridge Over Troubled Water (1970).

Simon--Garfunkel-The-Concert-In-Ce-408188Simon & Garfunkel : The Concert In Central Park (1981) : sans le livret des paroles, hélas (mais il y est dans le CD, ouf)...

42327427_pSimple Minds : New Gold Dream ('81/'82/'83/'84) 1982 : avec les paroles (non reproduites dans le livret CD).

1984 SPARKLESimple Minds : Sparkle In The Rain (1984).

Street-Fighting-YearsSimple Minds : Street Fighting Years (1989). Sans le onzième titre (When Spirits Rise), qui ne se trouve que sur le CD. Quasiment en état neuf.

1975 HORSESPatti Smith : Horses (1975) : pochette simple.

0090771527714Spirit : Twelve Dreams Of Dr. Sardonicus (1970).

1978 DARKNESSBruce Springsteen : Darkness On The Edge Of Town (1978).

1980 THE RIVERBruce Springsteen : The River (1980).

1984 BORN IN THE USABruce Springsteen : Born In The U.S.A. (1984).

86025069_pRingo Starr : Ringo (1973) : Avec le livret de paroles et dessins de Klaus Voormann.

86264948_pRingo Starr : Goodnight Vienna (1974).

86380617_pRingo Starr : Blast From Your Past (1975).

1974 QUOStatus Quo : Quo (1974).

1976 BLUE FOR YOUStatus Quo : Blue For You (1976).

Steppenwolf6Steppenwolf : Steppenwolf Live (1970).

1985 TDOFBTSting : The Dream Of The Blue Turtles (1985).

1987 NOTHING LIKE THE SUNSting : ...Nothing Like The Sun (1987) : édition double disque, avec poster, paroles, ainsi que paroles traduites en français et en allemand.

StoogesThe Stooges : Fun House (1970) : réédition, état neuf (édition avec un disque vinyle bonus, datant de 2005).

1981 STRAY CATSStray Cats : Stray Cats (1981).

1974 CRIME OF THE CENTURYSupertramp : Crime Of The Century (1974).

1975 CWCSupertramp : Crisis ? What Crisis ? (1975).

1977 EITQMSupertramp : Even In The Quietest Moments... (1977).

1979 BREAKFAST IN AMERICASupertramp : Breakfast In America (1979).

1980 PARISSupertramp : Paris (1980).

1970 JUST A POKESweet Smoke : Just A Poke (1970).

Talking Heads - Fear of MusicTalking Heads : Fear Of Music (1979) : réédition, état neuf.

1986 THE COLOUR OF SPRINGTalk Talk : The Colour Of Spring (1986).

1979 CRACHE TON VENINTéléphone : Crache Ton Venin (1979).

1980 AU COEUR DE LA NUITTéléphone : Au Coeur De La Nuit (1980) : avec un curieux trou au centre de la pochette et de la sous-pochette...

2008 SEXUALITYSébastien Tellier : Sexuality (2008) : état neuf, disque vinyle blanc.

1983 EN CONCERTHubert-Félix Thiéfaine : En Concert (1983) : rabat horizontal, pochette en forme de clap de cinéma.

1978 LIVE AND DANGEROUSThin Lizzy : Live And Dangerous (1978) : double live. Pochette usée, mais les disques, non (heureusement !).

1978 TOTOToto : Toto (1978).

1980 REPRESSIONTrust : Répression (1980) : sans l'insert.

trust-marche-ou-creveTrust : Marche Ou Crêve (1981).

1984 PRIVATE DANCERTina Turner : Private Dancer (1984).

1987 THE JOSHUA TREEU2 : The Joshua Tree (1987).

ufo-no-heavy-petting-152925UFO : No Heavy Petting (1976).

52261141_pUFO : Lights Out (1977).

49760390_pUFO : Strangers In The Night - Live (1979).

43995689_pVan Der Graaf Generator : The Least We Can Do Is Wave To Each Other (1969) : état neuf, réédition.

1973 APOCALYPSEVangelis : L'Apocalypse Des Animaux (1973).

1976 ALBEDO 0 39Vangelis : Albedo 0.39 (1976).

1979 OPERA SAUVAGEVangelis : Opéra Sauvage (1979).

1979 CHINAVangelis : China (1979).

1981 CHARIOTS OF FIREVangelis : 'Chariots Of Fire' Soundtrack (1981).

1978 VAN HALENVan Halen : Van Halen (1978).

1984 1984Van Halen : 1984 (1984) : j'ai honte de le posséder, mais c'est ainsi.

1986 5150Van Halen : 5150 (1986) : j'ai honte de le posséder aussi.

1967 THE VELVET UNDERGROUND & NICOThe Velvet Underground : The Velvet Underground & Nico (1967) : état neuf, réédition du label 4 Men With Beards.

1973 THE 6 WIVES OF HENRY 8Rick Wakeman : The Six Wives Of Henry VIII (1973).

ericweissbergandstevemandel-duelingbanjosEric Weissberg & Steve Mandel : Duelling Banjos : 'Deliverance' Soundtrack (1972).

1969 TOMMYThe Who : Tommy (1969) : pochette en triptyque. C'est l'édition avec les visages des Who dans les 'cases' de la grille. Je n'ai pas le livret des paroles, hélas...

1970 LIVE AT LEEDSThe Who : Live At Leeds (1970) : pochette en carton de qualité moyenne, ouvrante. J'ai le sachet de feuillets divers (notes de frais, lettres, paroles de My Generation...) dedans.

1973 QUADROPHENIAThe Who : Quadrophenia (1973) : état neuf, réédition 2012, avec évidemment le livret photo.

1975 TOMMY OSTThe Who : 'Tommy' : Original Soundtrack (1975).

1974 PHANTOM OF THE PARADISE OSTPaul Williams : 'Phantom Of The Paradise' Soundtrack (1974).

ROADWORK AEdgar Winter's White Trash : Roadwork (1972).

1980 ARC OF A DIVERSteve Winwood : Arc Of A Diver (1980).

1972 TALKING BOOKStevie Wonder : Talking Book (1972).

1973 INNERVISIONSStevie Wonder : Innervisions (1973) : état neuf.

1976 SONGS IN THE KEY OF LIFEStevie Wonder : Songs In The Key Of Life (1976) : avec le livret des paroles et le mini-33-tours (format 45-tours) de chansons bonus.

1971 FRAGILEYes : Fragile (1971) : je n'ai pas le livret de photos et illustrations...

42697649_pYes : Close To The Edge (1972) : état neuf, réédition.

yessongsYes : YesSongs (1973) : triple album.

1973 TALES FROM TOPOGRAPHIC OCEANSYes : Tales From Topographic Oceans (1973).

YES-RELAYERYes : Relayer (1974) : état neuf, réédition.

1977 GOING FOR THE ONEYes : Going For The One (1977) : pochette ouvrante en triptyque, alors que le disque n'est que simple.

neil_young-journey_through_the_past(1)Neil Young : Journey Through The Past (1972) : double album à l'heure actuelle inexistant en CD officiel (je l'ai sur un label indépendant argentin...), rarissime, musique d'un film que Neil Young a réalisé, et contenant notamment des titres live.

1972 HARVESTNeil Young : Harvest (1972).

91R-YPpINyL__SX355_Neil Young : Time Fades Away (1973) : intérieur de pochette noir ; apparemment, il y avait un feuillet dans la pochette, avec les paroles, mais je ne l'ai pas (pas grave : le disque est le plus important, non ?) !

Neil_Young-ZumaNeil Young : Zuma (1975) : état neuf, réédition (grain de pochette assez pelucheux et fin).

1979 RUSTNeil Young : Rust Never Sleeps (1979).

1974 FANDANGO !ZZ Top : Fandango ! (1974).

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14 février 2015

Blue Öyster Cult : la discographie

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Place maintenant à la discographie officielle (albums studio et live, pas de compilations, et aucun bootleg) d'un des meilleurs groupes de hard-rock américains de tous les temps : Blue Öyster Cult !

Blue_Oyster_CultBlue Öyster Cult (1972) : Après des débuts un peu hésitant sous les noms de Stalk Forrest Group (avec une partie du futur line-up du groupe définitif) et The Soft White Underbelly, le groupe se finalise avec le chanteur Eic Bloom, le guitariste Donald (Buck Dharma) Roeser (le seul à avoir conservé son nom de scène, tous les membres, à la base, en avaient un), le guitariste et claviériste Allen Lanier, le bassiste Joe Bouchard et son frangin, à la batterie, Albert. Tous poussent la chansonnette de temps à autre. Produits et managés par deux anciens rock-critics érudits, intellos et férus de SF/Fantasy et d'occulte (Richard Meltzer et Sandy Pearlman), suivis de près par Patti Smith (alors poétesse et rock-critic) qui leur trouve leur nom : Blue Öyster Cult, le groupe sort son premier opus en 1972. Succès critique immédiat ou presque, et déjà une enfilade de classiques : Transmaniacon MC (la tragédie d'Altamont vue du côté des fautifs, les Hell's Angels ; le groupe est en grande partie constitué de motards, ils étaient adorés des Hell's Angels en globalité), Cities On Flames With Rock'n'Roll chanté par Albert, Then Came The Last Days Of May chanté par Donald, I'm On The Lamb, But I Ain't No Sheep... Rien à dire, c'est du sans-faute, avec, déjà, les thèmes du groupe : ésotérisme (la pochette, avec déjà leur logo Kronos), violence, fantasy (Redeemed), SF (Workshop Of The Telescopes qui rappelle le meilleur de Jack Vance), relations SM/cuir...

Blue_Oyster_Cult-Tyranny_and_MutationTyranny And Mutation (1973) : Après un premier album tout simplement grandiose, il fallait oser : réussir un deuxième album (le toujours difficile deuxième album), et faire en sorte qu'il soit encore meilleur. Ce qui est le cas. Unique album du groupe à sortir sous l'appellation The Blue Öyster Cult (notez le The), sous une pochette hypnotique et oppressante (et géniale, une de mes préférées au monde), Tyranny And Mutation offre du grand BÖC de la grande époque, comme le précédent, mais avec plus de puissance encore, ici, ce n'est plus du hard-rock, c'est carrément du heavy metal à la Black Sabbath (le groupe sera considéré comme le Sabbath américain). Patti Smith y offre sa première chanson, Baby Ice Dog. Joe Bouchard, en veine, chante deux chansons (sur le précédent, il n'en chantait qu'une, Screams), et attention, ce sont deux monstres : Wings Wetted Down, Hot Rails To Hell. Le groupe a divisé son album en deux faces nommées The Black et The Red. La première est féroce, avec The Red & The Black (tout simplement I'm On The Lamb, But I Ain't No Sheep, mais avec plus de couilles sorties encore), 7 Screaming Diz-Busters, Hot Rails To Hell, et le blues tétanisant O.D.'d On Life Itself. L'autre, plus pépère, n'est pas moins grandiose. Encore une fois, rien à dire de négatif ici, rien. Leur meilleur album.

BlueOysterCultSecretTreatiesSecret Treaties (1974) : Par moments, encore plus heavy. Comprenant en son sein une mauvaise chanson (contrairement aux précédents opus), à savoir Cagey Cretins, ce dernier maillon de la trilogie des débuts est malgré cela absolument quintessentiel encore une fois. J'ai mis un peu de temps à l'aimer, contrairement aux deux autres, mais maintenant, c'est fait, et bien fait ! Secret Treaties, en effet, offre une ribambelle de classiques, encore une fois, comme Harvester Of Eyes, Subhuman, Career Of Evil (signé Patti Smith), Dominance & Submission, ME-262 qui, avec la pochette de l'album, alimentera une très stupide rumeur comme quoi le groupe et leur management seraient des néo-nazis (bande de cons qui ont cru cela : le BÖC et leurs managers sont, en grande partie, juifs, et des juifs nazis, vous en connaissez ?), Flaming Telepaths, et surtout, en final, Astronomy. Cette chanson est, pour le groupe, aussi culte et réussie que Stairway To Heaven et Kashmir le sont pour Led Zeppelin. Encore un disque remarquable, quasiment parfait, sauf une chanson qui, vraiment, n'assure pas.

BOC_OYFOOYKOn Your Feet Or On Your Knees (1975) : Double live bien démocratique : chacun des trois albums studio est représenté par trois chansons, et on a aussi un instrumental de guitare remarquable (Buck's Boogie), et deux reprises : Maserati GT (I Ain't Got You) et Born To Be Wild. Quasiment 80 minutes de bonheur malgré une prise de son parfois un peu défaillante (la face D, la fin de ME-262 aussi, en face C), des versions à tomber de 7 Screaming Diz-Busters, Hot Rails To Hell, Then Came The Last Days Of May, Harvester Of Eyes, Before The Kiss, A Redcap... et une pochette qui alimentera encore une fois la controverse : une église sinistre sous l'orage avec une limousine aux armes du groupe devant ; le groupe jouant dans un riche décor pour une foule de moines encagoulés (intérieur de pochette) ; et au dos de pochette, deux mains gantées de cuir tenant un lourd livre ouvert type Bible, avec les crédits de l'album sur les pages. Un live absolument génial, un des meilleurs du genre et de son époque malgré le son, comme je l'ai dit, un peu moyen des fois (mais pas sur tout le disque). La première phase du BÖC s'achève là, la plus violente, la pure.

BlueOysterCultAgentsofFortuneAgents Of Fortune (1976) : Ce fut mon premier BÖC, donc je l'adore. Et puis, il est vraiment excellent, ce disque, malgré qu'il soit nettement moins heavy que les précédents, presque du rock pur que du hard-rock, en fait. Présence de plusieurs classiques : E.T.I. (Extra-Terrestrial Intelligence), This Ain't The Summer Of Love (une sorte d'hymne officieux des Bikers), The Revenge Of Vera Gemini chanté en duo par Albert Bouchard et Patti Smith, et le hit (Don't Fear) The Reaper chanté par Donald, une chanson sinistre (on y parle de la mort, de l'amour qui y survit, d'une femme se suicidant pour rejoindre son défunt amoureux qui l'appelle de l'au-delà) et en même temps magnifique, leur plus connue, une de leurs meilleures. Un son immense. D'autres chansons sont moins bonnes (Tattoo Vampire, non merci ; et le True Confessions chanté par Allen Lanier est pas mal, mais avec le recul, pas autant que le reste de l'album), mais dans l'ensemble, rien à dire de vraiment négatif, ce disque est super bon, et j'adore Morning Final (chanté par Joe Bouchard), Tenderloin (assez étrange) et Debbie Denise (écrite par Patti Smith, qui fut la petite amie de Lanier pendant un temps, et chantée par Albert Bouchard) !

BlueOysterCultSpectresSpectres (1977) : Deux gros classiques ici : R U Ready 2 Rock et son orthographe à la Prince/r'n'b, et Godzilla et son bon gros riff bien lourd comme un pas du gros lézard homonyme. Bon, on peut aussi citer Death Valley Nights, I Love The Night et Nosferatu, soit la moitié de l'album, mais Spectres n'est pas aussi bon qu'on pourrait le croire en lisant cela. Une sorte d'Agents Of Fortune bis, qui marchera assez bien, mais qui, sur la longueur, ne convainc pas  autant que les précédents opus. Si vous voulez, ce disque, c'est un peu comme Tanx pour T-Rex (oui, je sais, on parle de glam-rock ici, avec T-Rex, et plus de hard-rock) : on l'aime bien, on l'écoute parfois avec plaisir ou disons, avec entrain, mais on ne le classera que rarement parmi les meilleurs du groupe. Une sorte de fin de race, ici, de fin de siècle, de fin de parcours, ça sent le réchauffé... Mais ce n'est pas mauvais et honteux pour autant. Secondaire.

BOC_Some_enchanted_eveningsSome Enchanted Evening (1978) : Un live qui sera réédité, en 2007, avec 7 bonus-tracks inédits, qui fera passer le tout à 71 minutes. Mais le live d'époque, lui, ne dure que 36 petites minutes, ce qui, pour un live, surtout de cette époque (1978), est vraimnt trop court. Dommage, car cette courte durée est bel et bien la seule chose négative à dire ici, tant les morceaux sont bien joués : Astronomy, (Don't Fear) The Reaper, R U Ready 2 Rock, Godzilla, E.T.I. (Extra-Terrestrial Intelligence) et deux reprises : Kick Out The Jams du MC5 et We Gotta Get Out Of This Place des Animals. Aucun doublon avec le précédent live (enfin, si, pour la version de 2007, qui offre ME-262, Harvester Of Eyes, Born To Be Wild...), une pochette sympa, Some Enchanted Evening, malgré sa durée de merde, est un excellent live.

BOC_MirrorsMirrors (1979) : Aïe. Si Spectres était un peu moyen, mais quand même pas mal sauvable, ce Mirrors est, lui, bel et bien le premier mauvais album du BÖC. Avec sa pochette nullissime (un rétro ? Pourquoi ? Mis à part pour l'allusion au titre de l'album et la possibilité, aussi, de le représenter inversé dans le miroir, je ne vois pas...), cet album est vraiment un disque à oublier, et ce sera leur premier à ne pas être produit par Sandy Pearlman (qui, quand même, avait produit ou coproduit l'intégralité des précédents opus). C'est aussi la première fois que l'auteur de SF/Fantasy anglais Michael Moorcock (le fameux cycle d'Elric) collabore avec le groupe, il leur offre la chanson The Great Sun Jester. Pas grand chose à sauver ici, vous ne m'en voudrez pas si je passe directement au suivant ? Qui est...

BOC_CultErecCultösaurus Erectus (1980) : Produit par le grand Martin Birch (Fleetwood Mac, Deep Purple, Iron Maiden), cet album marque une autre collaboration avec Michael Moorcock, qui signe Black Blade, chanson inspirée par le cycle d'Elric et sa fameuse épée noire avaleuse de force, Stormbringer (à noter que l'album de Deep Purple du même nom n'a au final rien à voir avec Moorcock). Beau succès malgré sa pochette hideuse et son titre débile, Cultösaurus Erectus est une réussite, le meilleur album du groupe depuis 1976, et on y trouve des morceaux de choix : Divine Wind, Monsters avec le génial saxophone de Mark Rivera, Black Blade, The Marshall Plan, Unknown Tongue, le Deadline de Joe Bouchard. Soit six chansons sur neuf. Le reste (Fallen Angels qui semble chanté par Roger Daltrey des Who, mais l'est par Bloom ; la voix est cependant bien ressemblante ici ! ; Hungry Boys, Lips In The Hills) n'est pas du même tonneau, mais rien de chiable ici, ça reste vraiment pas mal, dans le pire des cas, et remarquable, dans le meilleur.

Fire_Of_Unknown_originFire Of Unknown Origin (1981) : Encore une collaboration avec Moorcock : Veteran Of The Psychic Wars, qui est génial. Encore un titre co-signé Patti Smith : le morceau-titre, qu'elle a aussi chanté (sur la réédition CD de son album Wave de 1979, une version démo s'y trouve). Fire Of Unknown Origin est une réussite de plus pour Blue Öyster Cult, le groupe semble s'être repris après la nullité de Mirrors et, avant cela, la déception de Spectres. Tout du long de ses 39 minutes, cet album est un des meilleurs (si, si !) du groupe, meilleur que Cultösaurus Erectus, meilleur qu'Agents Of Fortune, bref, le meilleur depuis 1974. Savourez-bien, car ça sera par la suite très très très rare, une aussi belle réussite, pour le groupe !

BOC_ExtraLiveExtraterrestrial Live (1982) : Double live de la tournée Fire Of Unknown Origin, 78 minutes de bonheur. On y trouve des versions à tomber de Veteran Of The Psychic Wars (avec un solo de guitare terrible de Donald), Roadhouse Blues (des Doors), Dominance & Submission, Black Blade, (Don't Fear) The Reaper, Hot Rails To Hell et Godzilla. Deux titres datent de 1980 et d'une tournée faite avec Black Sabbath : Black Blade et Dominance & Submission, et on a la participation amicale de Robbie Krieger, guitariste des Doors, sur la reprise de leur morceau citée plus haut. Un excellent live.

BLUE_Y~1The Revölution By Night (1983) : Sincèrement, il vaudrait mieux oublier cet album quasi-intégralement foiré... Mais on y trouve au moins une grande chanson : Take Me Away, qui ouvre le bal. Mis à part ça, The Revölution By Night est affligeant, en plus, Albert Bouchard est parti, lui qui était là depuis le début (le reste du groupe n'a pas changé, et le nouveau batteur s'appelle Rick Downey). Une chanson est co-signée par Patti Smith (Shooting Shark), une autre par Ian Hunter de Mott The Hoople (Let Go). Bruce Fairbairn à la production. Vous voulez mon conseil ? Téléchargez (légalement) Take Me Away, oubliez le reste. Ou alors, si vous tenez vraiment à vous procurer l'album, essayer de ne pas le payer cher. Il n'en vaut pas la peine.

CNINJAClub Ninja (1985) : Rick Downey, le batteur sur le précédent opus, est remercié, remplacé ici par Jimmy Wilcox et Thommy Price. Allen Lanier, claviériste et guitariste rythmique présent depuis les débuts, est parti (au fait, il est mort en 2013), remplacé ici par Tommy Zvoncheck. Club Ninja, rien que son titre est ridicule (sa pochette aussi, d'ailleurs !), est encore une fois un bien mauvais album du BÖC, malgré qu'il ait été bien reçu par la presse à l'époque, et qu'il se soit vendu suffisamment pour être disque d'or. Mais Rien à sauver ici. On notera une chanson co-signée par le poète américain Jim Carroll (Perfect Water).Et le retour de Sandy Pearlman à la production.

BlueOysterCultImaginosImaginos (1988) : A la base, Imaginos, c'est une suite de textes écrits, dans les années 60, par Sandy Pearlman. Certaines parties furent confiées au groupe par la suite, comme Astronomy, et il me semble que le nom du groupe soit issu de ces textes aussi. Il faudra attendre 1988 pour que le groupe n'adapte, en ce concept-album, Imaginos. Un groupe ressoudé, Albert Bouchard et Lanier sont en effet revenus. Enfin, ça n'empêchera pas Albert et Joe Bouchard de partir une fois l'album en boîte... L'ambiance était apparemment un peu merdeuse pendant l'enregistrement de cet album qui contient une nouvelle version d'Astronomy, et un morceau du nom de Blue Öyster Cult. Imaginos est donc un album conceptuel, assez fumeux, l'album studio le plus long du groupe à l'époque car il dure 55 minutes. Ce n'est pas un bien, car sans être mauvais, ce n'est vraiment pas le meilleur opus du BÖC, le concept de Pearlman, sur la longueur, étant assez pompeux et épuisant, et tarabiscoté. A réserver aux fans.

BOC_live_1976Live 1976 (1991) : Comme son titre l'indique, bien que sorti en 1991, ce live propose des extraits de concerts de 1976. Un double live sorti aussi en VHS, avec de très bonnes versions de This Ain't The Summer Of Love, Buck's Boogie (19 minutes !), (Don't Fear) The Reaper, Cities On Flame With Rock'n'Roll, ME-262 ou Stairway To The Stars. Pas leur meilleur live, mais se laisse bien écouter de temps en temps.

BOC_Cult_ClassicCult Classic (1994) : Le titre peut faire croire à une compilation. Quelque part, ç'en est une : aucun nouveau titre ici, que des anciennes chansons (Godzilla, Flaming Telepaths, Astronomy, O.D.'d On Life Itself...en tout, 14 titres, pour 68 minutes), mais il ne s'agit ni des anciennes versions d'époque, ni de versions live. Le groupe les a réenregistré, et a donc inventé, ici, le concept d'auto-reprises. Enfin, inventé, non, j'exagère, ce ne sont pas les premiers à avoir fait ça. Je ne vois pas bien l'intérêt, entre nous. Le batteur, ici, est un certain Chuck Burgi, et le bassiste, Jon Rogers. Ces nouvelles versions (la troisième, studio, pour Astronomy, après Secret Treaties et Imaginos !) sont pas mal, l'album est dans l'ensemble correct. Enfin, est-ce un album, on peut se poser la question, ou une compilation déguisée ? Aucun intérêt, en tout cas.

Heaven_Forbid_coverHeaven Forbid (1998) : Une pochette hideuse et quelque peu angoissante qui sera changée par une autre, bien plus belle, du même auteur (Morgan Fairchild), image présente au verso de pochette et qui était, d'ailleurs, voulu à la base comme la pochette définitive. Heaven Forbid est un disque médiocre. In Thee est présent ici en version live, la version studio se trouvait sur Mirrors. Still Burnin' est une sorte de suite au morceau Burnin' For You issu de Fire Of Unknown Origin. Un ou deux bons morceaux, comme See You In Black et Damaged, et encore, et encore... Un bien mauvais opus. Leur pire depuis Club Ninja, voire même depuis Mirrors.

Curse_of_the_hidden_mirror_coverCurse Of The Hidden Mirror (2001) : Dernier album studio du groupe à ce jour, Curse Of The Hidden Mirror (le titre vient d'une chanson de quand le groupe était le Stalk Forrest Group, dont l'unique album, St. Cecilia, sortira en 2001 (morceaux datant de 1970). John Shirley, un auteur de SF de style cyberpunk, a signé les paroles de pas moins de 8 des 11 titres de l'album, lequel album est nettement plus réussi que tous les albums studio réunis du groupe depuis 1983. Sans être un chef d'oeuvre, cet ultime album du BÖC est donc une bonne petite surprise dans l'ensemble.

BOC_A_Long_Days_NightA Long Day's Night (2002) : Deux heures de live capté en 2002 à Chicago. 13 titres dont pas mal de classiques (Buck's Boogie, Astronomy, (Don't Fear) The Reaper, Godzilla, O.D.'d On Life Itself...), on a même Lips In The Hills, Mistress Of The Salmon Salt (Quicklime Girl) et Perfect Water. Sincèrement, ce n'est pas le meilleur live du groupe, c'est même loin d'être le cas, mais rien de nul ici. De quoi achever correctement leur discographie à l'heure actuelle.

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08 février 2015

"On Your Feet Or On Your Knees" - Blue Öyster Cult

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Blue Öyster Cult, alias BÖC pour faire plus court, est un des meilleurs groupes de hard-rock américains des années 70 et 80 (même si leurs meilleurs albums restent ceux des années 70), toujours plus ou moins en activité malgré le décès, en 2013, d'un de ses membres fondateurs, le claviériste et guitariste Allen Lanier. A la base, le groupe existait, dans les années 60, sous l'appellation Stalk Forrest Group, un obscur groupe garage ayant accueilli certains des futurs membres du BÖC. Une fois la formation du groupe accomplie (Eric Bloom au chant et à la guitare, Allen Lanier aux claviers et à la guitare, Joe Bouchard à la basse, Albert Bouchard - frangin de Joe - à la batterie, et Donald (Buck Dharma) Roeser à la guitare), le groupe s'appellera The Soft White Underbelly avant de se faire renommer Blue Öyster Cult par leurs producteurs (Sandy Pearlman, Richard Meltzer, deux anciens rock-critics et écrivains fans de SF/Fantasy) et une amie du groupe, elle aussi rock-critic (et poétesse), une certaine Patti Smith. Avec qui Lanier sortira éphémèrement. A la base, chacun des membres du groupe avait un nom de scène, mais seul Donald Roeser décidera de conserver le sien, ce qui explique la mention 'Buck Dharma' entre parenthèses dans les crédits des albums. Le groupe sort son premier opus en 1972, Blue Öyster Cult, un disque prodigieux sous pochette mystérieuse signée d'un certain Gawlik, et proposant déjà le fameux logo du groupe, ce symbole de Kronos, une croix avec, dans le bas, un point d'interrogation inversé. Les sujets parfois violents des chansons du BÖC, (Transmaniacon MC parle de l'incident d'Altamont, vu par les bikers ; Then Came The Last Days Of May, elle, parle d'un groupe de jeunes se faisant tuer par un maniaque sur la route, pour une sombre histoire de drogue ; d'autres chansons, comme I'm On The Lamb, But I Ain't No Sheep ou She's As Beautiful As A Foot, semblent parler, à mots couverts, de SM), plus leur nom (avec la mention de 'Cult' dedans), plus leur imagerie étrange (ce logo...) et leur côté très bad boys en cuir (le groupe est constitué en grande partie de bikers, ils traînent souvent du côté des Hells' Angels de leur coin, à savoir Long Island, sur la côte Est), tout ceci, aidera à apporter une image sulfureuse au groupe, qui sera même qualifié de néo-nazis, accusation qui tombera heureusement en poussière une fois que l'on apprendra (assez tôt) que pas mal des membres du groupe, plus leurs producteurs/mentors, sont de confession juive.

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Dos de pochette

1973 : Tyranny And Mutation. Ce deuxième album, sous pochette hypnotique signée Gawlik encore une fois, est assurément leur meilleur, une tuerie de heavy metal qui fera que l'on qualifiera le groupe de Black Sabbath américains (un peu réducteur, le BÖC étant plus 'mature' que le Sabb'). Des morceaux comme 7 Screaming Siz-Busters, O.D.'d On Life Itself, Wings Wetted Down ou The Red & The Black (ni plus ni moins qu'une nouvelle version de I'm On The Lamb, But I Ain't No Sheep, en plus bourrin, mais avec les mêmes paroles), assurent totalement, et ne sont pas les seules sur l'album. Encore un an plus tard, en 1974 donc, Secret Treaties, moins bourrin et plus structuré (sans la même folie, mais attention, l'album n'en demeure pas moins grandiose), avec sa pochette représentant le groupe posant devant un antique avion, offre lui aussi des tueries : Career Of Evil signé Patti Smith, ME-262 qui alimentera malgré elle la rumeur nazie de mes couilles, Harvester Of Eyes, ou ce sensationnel Astronomy final, le Stairway To Heaven du groupe (de fait, on compare souvent les deux chansons). Encore un an plus tard, le groupe décide de sortie un live, qui bien entendu, sera double (simple CD depuis, il dure en effet un peu moins de 80 minutes ; pour 12 titres). Sorti, donc, en 1975, ce live s'appelle On Your Feet Or On Your Knees, et c'est donc cet album, il m'aura fallu attendre le deuxième paragraphe pour en parler enfin. Encore une fois, l'imagerie sera jugée limite : outre le titre (entendu sur le dernier morceau, une reprise saignante du Born To Be Wild de Steppenwolf : ouvrant apparemment un concert - et malgré cela, placé en final du live ! -, ce morceau est précédé de l'introduction du groupe par l'annonceur, qui dit On your feet or on your knees ! The amazing Blue Öyster Cult ! ) qui signifie 'debout ou à genoux', l'album est sorti sous une pochette étonnante. Recto : une limousine avec un drapeau aux couleurs du groupe (leur logo), devant une église un peu sinistre et austère, par un temps des plus orageux. Au verso, deux mains gantées de cuir noir, tenant un gros livre type Bible, avec, sur les deux pages visibles, les crédits de l'album (morceaux, musiciens, etc), et les membres du groupe sont appelés The Cult. A l'intérieur de la pochette ouvrante, le groupe sur scène, chacun avec une guitare (allusion à ME-262, sur lequel, pendant le passage instrumental central, chaque membre du groupe joue de la guitare en même temps), dans un décor des plus magnifiques, type opéra. Les spectateurs portent tous une cagoule blanche, comme des moines ou des membres du sinistrement célèbre KKK...

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Intérieur de pochette

Comme on le voit, le BÖC ne recule devant rien. La suite de sa carrière sera plus conventionnelle, l'album suivant, Agents Of Fortune en 1976, bien que remarquable (et contenant le hit (Don't Fear) The Reaper), sera plus rock que hard-rock, et s'il cartonnera (leur plus gros succès), ça sera aussi le début d'autre chose pour le groupe. Leurs trois premiers opus sont appelés la trilogie noir & blanc (allusion aux pochettes des deux premiers albums), et reste, avec ce double live qui la (la trilogie) résume parfaitement (sur les 12 titres, on a trois titres issus du premier opus, trois du second, trois du troisième, deux reprises et un long instrumental de guitare inédit en album), le meilleur absolu du groupe, son Âge d'Or. Ici, on a quasiment le meilleur du groupe (seul reproche : la qualité sonore, parfois un tantinet moyenne, comme sur une partie de la dernière face et ME-262), il manque encore des titres, évidemment, mais mis à part ça, on y trouve 7 Screaming Diz-Busters, Hot Rails To Hell, Cities On Flames With Rock'n'Roll, Then Came The Last Days Of May, ME-262, Harvester Of Eyes, le remarquable instrumental Buck's Boogie, bref, du lourd. On regrettera l'absence de Career Of Evil, Transmaniacon MC, O.D.'d On Life Itself et Astronomy, qui furent peut-être joués durant les divers concerts ayant donné ce live (car On Your Feet Or On Your Knees propose un patchwork de plusieurs prestations du groupe, elles sont précisées sur la pochette, sans pour autant dire où tel ou tel morceau a été joué), mais on ne peut pas tout avoir. Sinon, ce live est une tuerie, un des meilleurs du genre, et est foutralement conseillé aux amateurs !

FACE A

Subhuman

Harvester Of Eyes

Hot Rails To Hell

FACE B

The Red & The Black

7 Screaming Diz-Busters

Buck's Boogie

FACE C

Then Came The Last Days Of May

Cities On Flame With Rock'n'Roll

ME 262

FACE  D

Before The Kiss, A Redcap

Maserati GT (I Ain't Got You)

Born To Be Wild

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"Worship The Sun" - Allah-Las

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Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce disque, une des sensations de la fin de l'année dernière en ce qui concerne le rock, est à part. A commencer par sa pochette, ocrée et blanche, symétrique et sans aucune inscription (pour le recto), dont je me demande vraiment (mais je ne vais pas me le demander longtemps, ça ne sert à rien de se triturer le cerveau pour ça) ce qu'elle est censée représenter. Ensuite, le nom du groupe (dont ce disque est leur deuxième album), Allah-Las, un nom de groupe en jeu de mots qui peut sembler quelque peu douteux pour certaines personnes (personnellement, je trouve ça plutôt rigolo, comme nom de groupe, mais ce n'est pas le plus intelligent qui soit). Groupe américain de garage-rock (rien à voir avec le vrai garage-rock d'antan type Sonics, MC5, Stooges, Troggs ou Amboy Dukes), les Allah-Las ont démarré leur carrière en 2008, et leur carrière discographique en 2012 (leur premir album s'appelle Allah-Las). L'album sera remarquablement bien accueilli, et deux ans plus tard, le groupe publie le successeur, cet album, intitulé Worship The Sun. Au fait, le groupe, originaire de Californie (Los Angeles), est constitué de Pedrum Siadatian (guitare), Miles Michaud (chant, guitare rythmique), Spencer Dunham (basse) et Matthew Correia (batterie, percussions). Le groupe s'est formé en partie parce que trois d'entre eux (Siadatian, Dunham et Correia) bossaient au même endroit et ont sympathisé, ils bossaient à Amoeba Music, une chaîne de disquaires indépendants possédant des magasins à Berkeley (San Francisco) et Hollywood (Los Angeles). Ca crée des liens !

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Long de quelques 40 minutes pour 14 titres (le vinyle n'en contient que 12, les deux derniers titres du CD sont des bonus-tracks, et le visuel ci-dessus est le verso de l'édition vinyle), Worship The Sun est un excellent petit album. Bien que je l'ai écouté deux-trois fois depuis que je l'ai acheté (je ne l'ai pas acheté au moment de sa sortie, qui a eu lieu en mi-septembre 2014, mais quatre mois plus tard, mi-janvier),  j'ai cependant un peu de mal à en parler, excusez-moi donc si cette chronique restera quelque peu vague quant au contenu des morceaux : on a l'impression que pas mal de morceaux se ressemblent un peu, tout Worship The Sun (qui contient plusieurs titres instrumentaux) sonne comme un ensemble cohérent, 14 titres (ou 12, selon la version de l'album, mais les deux rajouts CD sont du même acabit que le reste) vraiment réussis, comme le morceau d'ouverture De Vida Voz (suivi d'un excellent Had It All) ou le morceau-titre, Every Girl... Les morceaux ne sont pas longs, pensez donc, 40 et quelques minutes pour autant de morceaux...

Allah-Las_tif

L'album est vraiment bon, la production est efficace, ça sonne très rock, parfois assez acid/psychédélique, on pense à tous ces petits groupes des années 60 qui se retrouveront sur la mythique compilation Nuggets de 1972 (l'Âge d'Or du garage-rock psychédélique américain), ce qui n'est franchement pas la pire des références. Après, Worship The Sun a beau être vraiment bon, et les Allah-Las, franchement compétents (pour ne pas dire plus ; le chanteur possède une excellente voix, ça ne gâche rien), je n'irai pas jusqu'à qualifier le disque de chef d'oeuvre, ce n'est pas le meilleur album de 2014 (ceci dit, c'est un des meilleurs albums de cette année dernière, ça, c'est clair), ni mon préféré, mais il mérite totalement qu'on s'attarde dessus. Sous sa pochette mystérieuse se cache une série de morceaux vraiment réussis, certains peuvent à la rigueur sembler un peu en trop (disons qu'il faut plusieurs écoutes pour bien apprivoiser l'ensemble) au premier abord, mais dans l'ensemble, quel album !

De Vida Voz

Had It All

Artifact

Ferus Gallery

Recurring

Nothing To Hide

Buffalo Nickel

Follow You Down

501 - 415

Yemeni Jade

Worship The Sun

Better Than Mine

No Werewolf

Every Girl

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07 février 2015

"One Man Dog" -James Taylor

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Ceci est le deuxième album de James Taylor sur le blog (mais pas son deuxième album en tant que tel, non : il s'agit, en fait, de son quatrième album en tout), et il y à de fortes chances pour que la petite aventure de James Taylor sur Rock Fever soit, aussi, brève et sans lendemain ; un coup d'un soir, quoi. Je dois dire que ce disque, qui s'appelle One Man Dog et montre, sur sa photo de pochette, James et un chien (le sien, probable !) debouts sur une barque sur l'eau d'une rivière, je dois dire, donc, que ce disque me plaît énormément plus que Sweet Baby James, l'autre album de Taylor que j'ai abordé récemment (et qui fut son premier opus, lui, pour de bon). Long de quelques 37 minutes, cet album sorti en 1972, enregistré en 1971, est assez particulier : il offre, en effet, pour ses 37 minutes, la bagatelle non négligeable et franchement étonnante de 18 titres ! Si je n'avais pas, jusque là, précisé la durée de l'album, vous vous seriez dit c'est un double album, pas possible autrement. Mais non, je le redis, 37 minutes seulement, telle est la durée de One Man Dog ! Inutile donc de dire que les morceaux sont courts, le plus long ne faisant pas 4 minutes (il les approche, ceci dit : Someone, avec la participation amicale et remarquable du guitariste anglais John McLaughlin, dure 3,35 minutes)... Je viens de citer McLaughlin, guitariste ayant notamment collaboré (c'est même lui qui l'a fait découvrir) avec Miles Davis sur In A Silent Way, Bitches Brew ou A Tribute To Jack Johnson, et ayant aussi collaboré avec Santana (Love Devotion Surrender), et fondé son propre groupe (The Mahavishnu Orchestra, de la fusion jazz/rock). Il ne joue que sur un titre. Il est temps, aussi, de citer les autres musiciens apparaissant sur One Man Dog, et croyez-moi, il y à du beau linge au balcon.

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Pensez donc : Michael Brecker (flûte, saxophone), son frangin Randy (trompette, bugle), Craig Doerge  (claviers), Carole King (piano, choeurs), Leland 'Lee' Sklar (basse), Bobbye Hall (percussions), Arthur Baron (trombone), John Hartford (banjo, violon), Russ Kunkel (batterie), Danny 'Kootch' Kortchmar (guitare, percussions), Linda Ronstadt (choeurs), Alex Taylor (idem, et le frère de James Taylor), Kate Taylor (idem, et la soeur de James et Alex), Carly Simon (choeurs), Red Rhodes (steel guitar)... Taylor, quant à lui, chante et joue de la guitare sur l'ensemble des 18 titres le plus souvent, donc, très courts (8 d'entre eux font moins de 2 minutes, et parmi ces 8, on en dénombre 2 qui font moins d'une minute), et parmi eux, certains sont instrumentaux. Oui, oui, en effet, Instrumental 1 et Instrumental 2 le sont, instrumentaux, ça va, c'était pas trop difficile. Quatre morceaux ne sont pas signés Taylor seuls (le reste, si) : Someone est signé McLaughlin (il est invité sur le disque, il est venu avec un morceau !), Woh, Don't You Know est cosigné par Taylor, Kortchmar et Sklar, Back On The Street Again est signé Kortchmar, et One Morning In May est une reprise d'un morceau traditionnel (de qui ? Je ne sais pas).

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Dans l'ensemble, même si certains passages parmi les plus courts (les 30 secondes de Mescalito, pour lequel, dans les crédits, il est dit que les paroles ne reflètent pas les opinions des interprètes ! La chanson semble parler de drogue, ou d'alcool fort...) sont anodins et un peu bouche-trous, One Man Dog est un très bon petit album, assez particulier de par sa structure en 18 titres (que l'on peut qualifier de deux suites de morceaux, une par face), et tout n'y est pas parfait, mais les meilleurs moments sont vraiment excellentissimes (Nobody But You, One Man Parade, Someone, Don't Let Me Be Lonely Tonight...), et dans l'ensemble bien plus nombreux que les passages à vide que sont New Tune, Mescalito, Dance, les deux Instrumental et Fanfare. Je ne le conseille pas à fond la caisse, mais sachez que c'est vraiment un très très bon petit album de folk-country-rock, bien interprété, bien produit... et assez original !

FACE A

One Man Parade

Nobody But You

Chili Dog

Fool For You

Instrumental 1

New Tune

Back On The Street Again

Don't Let Me Be Lonely Tonight

FACE B

Woh, Don't You Know

One Morning In May

Instrumental 2

Someone

Hymn

Fanfare

Little David

Mescalito

Dance

Jig

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02 février 2015

"Shadows In The Night" - Bob Dylan

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J'ai l'impression que Bob Dylan se fout de plus en plus de nous. Tant du point de vue du contenant que du contenu, ce disque, qui vient de sortir (today, 2 février ; chapeau l'actualité, sur le blog, non ?), est un bon gros foutage de gueule. Durée insignifiante (35 minutes ; après coup, cette durée est probablement la meilleure chose ici, en fait...), pochette de daube (teintes noir et mauve hideuses, artwork type années 60), absence totale de livret dans le boîtier (un feuillet rigide de carton, et puis c'est tout, point barre), et, niveau contenu, 10 titres, et autant de reprises. C'est le quatrième ou cinquième album de reprises de Bob Dylan (un artiste qui, tout en ayant fait des reprises, n'en a pas pour autant fait son fonds de commerce en général, contrairement à feu Joe Cocker, pour ne citer que lui), et son premier datait de 1973 et n'était pas sorti avec le consentement de Dylan (sa maison de disques, Columbia, le sortira en représailles, car Dylan venait de signer sur Asylum Records). L'album en question, que j'ai abordé ici il y à quelques semaines, s'appelait Dylan, et tout en n'étant constitué que de reprises, il était aussi et surtout, constitué de morceaux issus des sessions des albums Self Portrait et New Morning (1970), des morceaux (des reprises) que le Barde n'avait pas estimé bons, et qu'il avait foutu dans des tiroirs. Jamais sorti officiellement en CD (Dylan s'y refuse), cet album est redoutable, il faut l'entendre brailler des lalalalalalalala joyeux sur Sarah Jane, chantonner des vocalises hispanisantes (accompagné de choristes féminins en faisant trop) sur Spanish Is The Loving Tongue, reprendre - mal, mal, si mal - la scie Can't Help Falling In Love popularisée par Elvis, ou s'égosiller dans le registre pleurez dans vos chaumières mal chauffées sur The Ballad Of Ira Hayes. Un tel naufrage artistique ne pouvait qu'avoir été fait sans son accord, ce qui est, heureusement, le cas.

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Ce n'est pas le cas de Shadows In The Night, sorti donc hier, ce disque de reprises de chansons des années 50 et d'avant, des standards pop jazzy tels que I'm A Fool To Want You (popularisé, dans une version dantesque présente sur Lady In Satin, par Billie Holliday), Some Enchanted Evening, The Night We Called It A Day ou le cultissime Autumn Leaves (La Chanson De Prévert à la base). Pendant 35 minutes, Dylan, accompagné de ses requins de studio habituels (Tony Garnier, George C. Receli, Stu Kimball, Donny Herron, Charlie Sexton), et produisant lu-même sous le pseudo de Jack Frost, pendant 35 minutes, donc, Dylan démantibule, avec sa voix de canard enrouré qui ne ressemble plus trop à ce qu'elle était avant (il vieillit, normal), des chansons qui n'en demandaient pas tant et ne lui avaient rien fait. En même temps, pourquoi ne suis-je pas surpris du naufrage de ce nouvel opus dylanien, ce successeur au remarquable Tempest de 2012 ? Je ne sais pas pourquoi, mais je le sentais pas, ce disque. Se la jouant Ringo Starr période Sentimental Journey (1970, son premier album solo, entièrement constitué de reprises de vieux standards qui n'en ressortiront, là aussi, pas grandis : Night And Day, etc...), le Zimm' ne semble pas à l'aise, ici. Pourtant, ce n'est pas un disque de commande, il l'a voulu, ce Shadows In The Night, il l'a fait parce qu'il voulait le faire (idem, en son temps, pour Ringo). Mais on a l'impression qu'il se préfère en tant que chanteur de The Times They Are A-Changin' ou de Like A Rolling Stone (ou autres) plutôt qu'en tant qu'enième interprète, et pas le meilleur, de standards popularisés, pour certains d'entre eux, en leur temps, par, excusez du peu, Frank Sinatra.

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Pas la peine de le dire, Dylan n'est pas Sinatra, il n'est même pas Sinatra avec la grippe et un sac de jute sur la tête pour masquer la voix. Réinventant, après Tony Bennett et, par chez nous, Vincent Niclo (rien qu'à écrire ce nom, j'ai un sale goût dans la bouche), le disque pour vieux (ce n'est pas un hasard si Dylan a annoncé que 50 000 personnes de plus de 50 ans, aux USA, recevraient gratuitement ce disque ; heureux gagnants pris parmi les lecteurs abonnés d'un magazine américain), Dylan n'est que l'ombre de lui-même (un peu comme le titre de l'album, une ombre dans la nuit, quoi) sur ce disque que, personnellement, je n'hésite pas à qualifier de minable. Un de ses pires albums, oui. Je l'ai acheté, car fan de Dylan, mais je sens que ce disque va prendre rapidement la poussière, coincé après Tempest dans mon étagère CD, rayonnage dylanien... Ah oui, et au fait, pour l'anecdote, les autres disques de reprises de Dylan, que ce soit World Gone Wrong, Good As I Been To You ou Christmas In The Heart, ne valent pas grand chose aussi...

I'm A Fool To Want You

The Night We Called It A Day

Stay With Me

Autumn Leaves

Why Try To Change Me Now

Some Enchanted Evening

Full Moon And Empty Arms

Where Are You ?

What I'll Do

That Lucky Old Sun



Fin »