Rock Fever

12 novembre 2019

L'Apache - T.C. Matic

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Le retour de T.C. Matic ! Je ne referai pas de topo sur l'histoire un peu rocambolesque de ce groupe car j'estime avoir été suffisamment clair dans la chronique que je leur ai consacrée récemment. Après un bon premier album éponyme, lequel était porteur de Oh La La La, premier succès du groupe dans son pays d'origine mais qui n'en dépassera pas les frontières, Arno et sa bande retournent en studio dès 1982 pour pondre une deuxième galette studio. Et, dans l'ensemble, cet Apache, sorti sous une pochette assez rigolote, est plus abouti. Même s'il y a encore quelques petits trucs ça et là qui ne collent pas. On va voir voir ça dès maintenant !

Parmis ces petits trucs ne collant pas, il y a déjà une chanson : Les Zazous, que l'on trouve sur la face B. Sur les couplets, ça va franchement. Mais le refrain, en revanche... c'est vraiment pas ça. Du coup, on en ressort avec une impression de chanson un peu foirax. Dommage. Et, on verra que cette chanson n'est pas la seule à souffrir d'un refrain assez moyen. Et, on a aussi des bruitages un peu chelous qui sortent des claviers. On les retrouve sur presque tous les titres. Tels sont les défauts de cet album : certains refrains, Les Zazous et ces bruitages. Il y a sur ce disque une chanson qui me met le cul entre deux chaises : Que Pasa. Je vous explique le deal : j'ai parfaitement conscience que cette chanson est conne et que, musicalement, elle est la moins recherchée. Et pourtant, je la trouve complètement débridée, amusante et du coup, je l'adore. Je n'irais pas jusqu'à parler de plaisir coupable car malgré son côté con et son côté peu travaillé, cette chanson est loin d'être une chiure. Passé cela, objectivement, en dépit de refrains pas toujours heureux, le reste assure vraiment. Que ce soit Middle Class And Blue Eyes, Touch Me, Just An Other Joke ou encore Stay Scared, Stay Alive. Mais, la musique de T.C. Matic ne suscite pas une adhésion immédiate. Il faut se la peler plusieurs fois. Il faut du temps pour se faire à ces lignes de basses encore plus funky que sur l'opus précédent. Et surtout, il faut du temps pour bien appréhender le chant sauvage d'Arno. Pour ma part, il m'a fallu trois écoutes rapprochées pour avoir un avis tranché. Et, chose très importante, l'album contient un autre succès du groupe : Le Java. Lequel, tout comme Oh La La La, a rencontré beaucoup de succès en Belgique, mais pas plus loin. Pour rencontrer vraiment un gros succès hors de ses frontières, le groupe devra attendre le disque prochain. Sans même connaître l'album en question, je fiche mon billet que vous voyez déjà de quelle chanson je parle.

L'Apache, malgré les défauts que j'ai cités est vraiment un très bon album, même s'il faut l'écouter plusieurs fois pour bien le dompter. Comme le laissent deviner les dernières lignes du paragraphe précédent, il sera de nouveau question de T.C. Matic prochainement. Affaire à suivre !

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Face A

Middle Class And Blue Eyes

Que Pasa

Touch Me

Rip-Off Poppoff

Mon Ami Louis

Just Another Joke

 

Face B

Le Java

I'm Not Gonna Listen

Les Zazous

Stay Scared, Stay Alive

Là-Bas

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"After Here Through Midland" - Cock Robin

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On continue pépèrement le (petit : trois articles seulement !) cycle Cock Robin. Le groupe, américain (plus jeune, je ne sais pas pourquoi, j'étais persuadé qu'il s'agissait d'Anglais), a été fondé en 1982 et a sorti son premier album, éponyme, en 1985, un album de pop-rock ma foi vraiment réussi, comme je l'ai dit ici récemment, et qui offrait déjà deux gros hits, When Your Heart Is Weak et The Promise You Made. Ainsi que quelques chansons qui, sans avoir été des tubes, sont des classiques du groupe. Après ce premier album, le groupe, qui tire son nom d'une vieille chanson médiévale bien connue dans les pays anglo-saxons, explose quasiment : ne reste plus, du groupe, en fait, que la paire de voix : Peter Kingsbery et Anna LaCazio. Ce sont les seuls membres du groupe, officiellement, sur le deuxième album, sorti en 1987 sous une belle pochette très dans l'air du temps, et intitulé After Here Through Midland. Un album produit par Don Gehman (un nom bien moins connu que celui de Steve Hillage, qui produisait le premier opus) et sur lequel Kingsbery tient les claviers et la basse en plus du chant. Anna, qui tenait un peu de claviers sur le précédent opus, ne fait, ici, que chanter. 

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Les musiciens qui accompagnent le duo ne sont pas des plus connus, loin de là, même. Tim Pierce à la guitare, Denny Fongheiser à la batterie, Tod Yvega et Mark Binder aux claviers et programmations, Brian Kilgore aux congas sur un titre, Dennis Herring à la guitare acoustique sur un autre... On ne parle pas de pointures, mais ça ne veut pas dire pour autant qu'il s'agisse de tâcherons qui jouent comme des merdes. Non. After Here Through Midland, disque plutôt court (un peu moins de 40 minutes, pour 9 titres), est aussi solide, musicalement, que le précédent album, et s'il n'offre, en réalité, qu'un seul et unique gros tube mondial, Just Around The Corner, il propose de la pop-rock aussi bien charpentée, aussi bonne que le précédent album. L'album marchera bien, peut-être moins que le premier opus, mais on ne peut pas parler de bide du tout, et rien que chez nous (on a toujours aimé ce groupe), il se classera 4ème. Un seul tube, mais trois singles seront tirés de l'album, les deux autres sont The Biggest Fool Of All et El Norte. Notons que les trois singles sont, dans le même ordre, les trois premières chansons de l'album. Trois excellentes chansons.

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Mais le reste est d'une excellente qualité, Coward's Courage, After Here Through Midland, Another Story... On parle ici d'un album de très haute facture dans le registre pop-rock, et il s'agit même, sans doute, de mon petit préféré parmi les trois albums du groupe (les trois de l'époque ; car dans les années 2000, le groupe s'est reformé pour trois albums qui ne sont pas du même niveau et qui ne compte pas trop pour moi), même si, je suis d'accord, il ne s'agit pas du meilleur. Mais After Here Through Midland (j'aime bien ce titre, il sonne bien) n'offre aucune mauvaise chanson, il est super agréable à l'écoute, pas trop long, pas boursouflé, pas inégal pour un sou, très cohérent, et si vous aimez la bonne pop, franchement, vous devriez apprécier son écoute. Deux ans plus tard, le groupe (toujours sous la forme d'un duo) allait encore sortir un disque, avant une longue période de silence. J'en reparle bientôt (du troisième album, pas de leur longue période de silence) ici !

FACE A

Just Around The Corner

The Biggest Fool Of All

El Norte

I'll Send Them Your Way

Another Story

FACE B

Coward's Courage

Every Moment

Precious Dreams

After Here Through Midland

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11 novembre 2019

Natty Dread - Bob Marley & The Wailers

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Un peu de reggae et de Bob Marley ! Pour parler d'un album super important dans la carrière du jamaïcain. Car il s'agit là de son premier album solo et est sorti en 1974. Les deux années précédentes, les Wailers, dans leur line-up d'origine, avaient sorti Catch a Fire et Burnin', deux disques vraiment remarquables et très remarqués. Forcément, après ça, les membres du groupe ont eu l'envie de se lancer dans des projets personnels. C'est ainsi que Natty Dread vit le jour. Et, avec ce disque, Bob a fait coup double. Non seulement, ce fut un triomphe critique, mais aussi un beau succès public. Ce qui, sur ce point, peut paraître étonnant car si l'album est vraiment remarquable, il n'en reste pas moins peu facile d'accès. Si on fait un comparatif entre celui-là et celui de l'année d'après (Rastaman Vibration) en terme d'accessibilité, c'est vraiment le jour et la nuit. Et, comparé à Kaya, je ne vous dis même pas. D'ailleurs, à propos de Rastaman Vibration, vous vous souvenez, j'avais dit que Bob avait truqué les crédits pour éviter de se faire enfler par sa maison de disques. Sur Natty Dread, idem. Toutes les chansons sont de lui, mais il y en a seulement trois qui sont créditées à son nom. A noter aussi que lors de la réedition de 2001, une chanson enregistrée à l'époque (Am-A-Do) a été incluse alors qu'elle avait été écartée de la maquette d'origine finale. Pour ma part, comme d'habitude, je ne vais parler que de l'édition originale.

Avec Survival (l'immense cru de 1979, bien qu'il ne soit pas mon préféré), Natty Dread est le disque le plus engagé de Bob Marley. Seulement, si le premier prenait fait et cause pour le continent africain, le deuxième est le reflet des troubles en tous genres qui foutaient la Jamaïque à feu et à sang à l'époque. Il en résulte donc une violence qui, même si elle n'éclate jamais, est très clairement palpable. L'album s'ouvre sur Lively Up Yourself, une bombe absolue qui est pourtant très très souvent écartée des compilations consacrées à Bob. Ce qui est juste dégueulasse car c'est l'une de ses plus grandes chansons. Il en fera d'ailleurs une version dantesque sur le Live at The Lyceum en 1975. No Woman No Cry, vous conaissez ? Bien sûr que oui. Tout le monde connaît cette version live (également captée au Lyceum) et qui dépasse les 7 minutes. La version originale se trouve là et elle est radicalement différente de la dite version live. Il faut du temps pour s'y faire, surtout si on a d'abord connu la version 1975. Mais c'est excellent. Them Belly Full (But We're Hungry) arrive après. Traduit, le titre veut dire Leur ventre plein (mais nous avons faim), ça veut dire ce que ça veut dire. Cette chanson là, il faut du temps pour l'aimer. Il faut dire que placée après Lively Up Yourself et No Woman No Cry, elle est un peu à la place du mort. Je me souviens que lors de mes premières écoutes, j'avais tendance à la passer. Ça n'est plus le cas aujourd'hui, s'étant révélée au fur et à mesure. Bon nombre de ceux qui connaissent Natty Dread ont tendance à dire de lui que son sommet est Lively Up Yourself, ce qui n'est pas une faute de goût. Mais, très honnêtement, Rebel Music (3 O'Clock Road Block) l'est aussi. Cette chanson là les gars, elle est juste immense ! Longue oui, près de 7 minutes, mais près de 7 immenses minutes. Putain, ce solo de guitare, cet harmonica. Un bonheur total et qui achève en fanfare une face A qui, comme vous l'avez vu, démarre aussi en fanfare.

La face B s'ouvre sur So Jah Seh qui est très certainement le morceau le moins connu de l'album. Et, musicalement, si la chanson reste reggae, elle dénote quand même un peu de par son rythme et de par le fait qu'elle est très fortement dominée par des cuivres puissants, incisifs et assez sombres. La chanson titre ? Oui, il y en a une et elle surgit juste après. Et, on revient à quelque chose de plus classique. Le skank, les cuivres et les choeurs de I-Threes en contre-point. Et, si elle n'est pas la meilleure chanson du disque, elle n'en reste pas moins excellente. Natty Dread a beau être un album remarquable, il n'empêche qu'il y va de sa chanson mineure : Bend Down Low. Elle seule, la chanson est loin d'être mauvaise, mais comparée à Lively Up Yourself, Rebel Music, So Jah Seh ou encore celle qui la suit, elle paraît légèrement faiblarde. Celle qui la suit, justement, c'est Talkin' Blues, grand classique du jamaïcain qui est pourtant lui est aussi très souvent évincé des compilations. Je ne sais pas quoi vous dire de plus si ce n'est qu'elle fait incontestablement partie des grandes chansons de Bob. L'album se termine sur Revolution. Avec un titre pareil, vous vous doutez bien qu'on est en plein dans la chanson contestataire. Cette chanson, comme un millier d'autres d'ailleurs, a un problème. Elle est précédée par un monstre. En elle-même, elle est vraiment excellente. Mais, passer après Talkin' Blues est loin d'être la place la plus enviable.

Au final, Natty Dread est un disque remarquable. Un des meilleurs de Bob Marley. Et, pour ma part, malgré Bend Down Low, je le classe deuxième de mon top 3. De toutes façons, au cours de sa carrière solo, Bob n'a pas sorti un seul mauvais disque, ni même moyen. Même Kaya, souvent fortement critiqué pour son côté ouvertement commercial et pour sa trop grande accessibilité est bien bien loin d'être à jeter. Même s'il est vrai que, des 6 disques studio solos que Bob a laissés, il est le moins bon. 

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Face A

Lively Up Yourself

No Woman No Cry

Them Belly Full (But We're Hungry)

Rebel Music ( 3 O'Clock Road Block)

 

Face B

So Jah Seh

Natty Dread

Bend Down Low

Talkin' Blues

Revolution

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"You Can't Argue With A Sick Mind" - Joe Walsh

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On a bientôt fini le cycle Joe Walsh, plus que deux articles dont celui-ci. Quoi de mieux qu'un album live, parvenu à ce stade ? Celui-ci, sorti en mars 1976 alors que Walsh a rejoint les Eagles, a été enregistré en 1975, le 26 novembre, au Santa Monica Civic Auditorium (Californie) pour une émission de TV, et il s'appelle You Can't Argue With A Sick Mind ('on ne s'engueule pas avec un esprit dérangé'), titre amusant bien dans le style de Joe Walsh. Cette chronique sera sans doute plus courte que de coutume, déjà que mes chroniques des albums du bonhomme (et ce, malgré que je les adore, ces albums) ne sont pas des plus longues, mais il faut bien dire qu'ici, il n'y à pas grand chose à dire. Ce live, qui possède une remarquable qualité sonore, et dont le tracklisting, court (6 titres seulement) est différent aussi bien sur la pochette que sur la sous-pochette (je veux parler de l'ordre des morceaux seulement ; le seul vrai bon ordre est sur les labels de face, et en bas d'article), reflète la courte durée de l'album (il en dure, en effet, que 35 minutes), est à la fois remarquable et assez peu utile.

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En fait, You Can't Argue With A Sick Mind - Joe Walsh Recorded Live (titre complet, si on peut dire) est à réserver aux fans du guitariste/chanteur, qui est ici accompagné de Willie Weeks (basse), Don Felder (guitare, membre des Eagles), Jay Ferguson (piano), Dave Mason (orgue), Joe Vitale (batterie, orgue, flûte) et Andy Newmark (batterie). Deux autres membres des Eagles, Don Henley et Glenn Frey, participent aux choeurs, avec Felder (donc on a quatre membres des Eagles, quasiment tout le groupe, sur ce titre), sur Help Me Through The Night, morceau qui est issu de So What, le précédent opus de Walsh. Time Out est également issu de cet album de 1974, tandis que Turn To Stone date de 1972 (mais sera réenregistré par Walsh en 1974 sur So What) et Meadows et Rocky Mountain Way de 1973. Walk Away, quant à elle, est un morceau que Walsh jouait live, mais n'a jamais placé sur aucun album studio (compilation exceptée) avant ce live. Une excellente chanson, courte mais efficace, qui lance bien le concert. 

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Ce live sorti sous une pochette montrant une boule à facette disco (et pourtant, c'est du rock teinté de hard-rock que l'on entend ici, et ça poutre pas mal par moments, voir Turn To Stone et Rocky Mountain Way !) est une belle réussite du genre, malgré sa trop courte durée qui, pour un live, est vraiment des plus dommage. Certes, on n'a pas le temps de s'emmerder durant les 35 petites minutes de l'ensemble, mais on aurait vraiment envie que You Can't Argue With A Sick Mind soit un double album. Hélas, si l'album a été édité en CD, c'est dans sa forme actuelle, pas de rajouts, pas de bonus-tracks, seulement ces 6 petits (enfin, la durée de 3 d'entre eux dépasse les 7 minutes...) morceaux, tous remarquables, et jouissant d'une qualité audio vraiment remarquable. Comme je l'ai dit, au moment de sortir ce live, Walsh a temporairement mis de côté sa carrière solo et a rejoint les Eagles, qui sortiront Hotel California en cette même année, en décembre. Il ne refera un disque solo qu'en 1978, j'en reparle bientôt, en guise de conclusion du cycle ! On peut donc dire que ce live de 1976 est une sorte de cadeau de départ (temporaire : Walsh est toujours en activité) de Walsh à ses premiers fans. 

FACE A

Walk Away

Meadows

Rocky Mountain Way

FACE B

Time Out

Help Me Through The Night

Turn To Stone

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10 novembre 2019

Don't Break The Oath - Mercyful Fate

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Mercyful Fate, ça vous dit quelque chose ? Pour ceux à qui ça ne dit rien, sachez que ce n'est pas grave du tout. Comment j'ai attéri sur cet album ? Oh, c'était un jour où j'étais cloué au lit par une bonne gastro des familles, je suis tombé sur ça et comme je suis curieux, ben j'ai voulu écouter. Vous savez ce qu'on dit ? Que la curiosité peut-être un vilain défaut. Cette petite phrase, pendant mon écoute de ce disque a pris tout son sens. Originaire du Danemark, le groupe a commencé par du heavy-metal avant de glisser tout doucement vers le black-metal. Sur l'album présent, on en retrouve d'ailleurs quelques touches, principalement de par le thèmes des chansons tournant toutes autour de l'occultisme et du satanisme. C'est chouette hein les mecs ? Un peu de black-metal donc, mais beaucoup beaucoup de heavy-metal, sonnant ici comme un mélange de Judas Priest et d'Iron Maiden... Mais en beaucoup beaucoup moins bien.

De cette deuxième galette studio de ce groupe, je ne vois absolument rien sauver. Aucune bonne chanson. Ça ne vaut pas tripette. De A Dangerous Meeting à Come To The Sabbath, c'est un véritable amoncellement de bouses qui nous est offert. En plus de ça, on a rien trouvé de mieux que de nous infliger une torture de 7'31 avec la chanson The Oath. Avec pareille longueur, le groupe voulait proposer une chanson avec une composition plus complexe, mais bon, c'est à chier des sabres, des épées et des glaives. C'est insupportable. En plus de ça, il faut se taper la voix horripilante de King Diamond qui chante comme s'il s'était fait coincer les couilles dans une tapette à souris. Pour moi, ce Don't Break The Oath (Ne romps pas le serment) ne se résume qu'à un gâchis pur et simple de vinyle et à près de 45 minutes de merde musicale.

Voilà qui est dit, je déteste ce machin de tout mon corps Et, il ne fallait qu'une bonne chiasse de derrière les fagots pour me pousser à poser mes oreilles là-dessus. Je le dis comme ça, pour éviter les mauvaises surprises, mais si un jour quelqu'un m'offre cette merde, ne seait-ce qu'en tant que simple témoignage de sympathie, je lui fais bouffer par tous les trous avec une sauce gavée de piments rouges, de vinaigre et de soude. Donc, pas de blagues !

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Face A

A Dangerous Meeting

Nightmare

Desecration Of Souls

Night Of The Unborn

 

Face B

The Oath

Gipsy

Welcome, Princess Of Hell

To One Far Away

Come To The Sabbath

 

 


"Born In The U.S.A." - Bruce Springsteen

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Alors que Bruce Sprinsgteen a sorti, récemment (oh, pas cette semaine-ci, ni ce mois-ci, mais il y à quelques mois) un nouvel album, j'ai eu envie de reparler un peu, ici, d'un de mes albums préférés de lui, et que je n'avais pas abordé ici depuis 10 ans. Et puis, oui, promis, je l'aborderai ici, ce nouvel album. Mais bon, place à un disque culte des années 80, que je réécoute souvent en ce moment (il m'accompagne notamment en bagnole sur la route pour aller bosser, et écouter ce genre de musique le matin, c'est vraiment bonnard), un album sorti en 1984, le septième album du Boss en 11ans d'existence discographique, et un de ses plus gros succès commerciaux : Born In The U.S.A. le bien-nommé. Bah oui, parce qu'il est born dans les USA, le Bruce. Ah, ça tient à peu de choses, la réussite d'un nom d'album. Ce disque fut mon premier album de Bruce (j'ai immédiatement enchaîné sur celui qu'il venait alors de sortir, The Rising, c'était donc en 2002, et j'ai donc, étant né l'année de Nebraska, découvert assez tard les albums du Boss, même si je connaissais alors déjà pas mal de ses chansons), je me souviens encore de ma première écoute. Passé le morceau-titre que je connaissais déjà par coeur, je me suis retrouvé avec une légion de morceaux que j'ai assez rapidement, et à une ou deux exceptions près, classés dans la catégorie tiens, ce morceau est limite encore meilleur que le précédent !, ce qui veut  tout dire. Des morceaux, l'album en offre 12, pour une durée assez généreuse de 46 minutes bien tassées. Sous une pochette pas vraiment patriotique malgré le red, white & blue de rigueur : on y voit, sur fond de drapeau américain (juste les bandes), le Boss, de dos, en T-shirt blanc et jeans, une casquette dans la poche de cul du jeans, une main placée devant le jeans, comme s'il était en train de pisser sur le stars'n'stripes, le saligaud. Au verso, la même chose. Une sous-pochette bleue le montre en photo couleur, ainsi que les membres de son groupe, en photos individuelles noir & blanc. Un insert avec les paroles. C'est tout.

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Le groupe en question, qui l'accompagne quasiment dépildébu, c'est le E-Street Band, ici dans sa formation optimale : 'Miami' Steve Van Zandt (guitare), Clarence Clemons (saxophone), Garry Tallent (basse), Danny Federici (orgue, synthétiseur), Roy Bittan (piano, synthétiseur), Max Weinberg (batterie), et le Boss lui-même est à la guitare. Un certain Nils Lofgren rejoindra le Band à la guitare (en remplacement de Van Zandt) peu après la sortie de ce disque. L'album est produit par Bruce, Van Zandt, Jon Landau et Chuck Plotkin et a été enregistré à Nouillorque. A l'époque, Brucie sort juste de l'expérience incroyable de Nebraska. Sorti en 1982, ce disque est un des premiers albums de lo-fi de l'histoire, le Boss l'a enregistré chez lui, seul avec sa guitare et un piano, sur un enregistreur à cassettes, comme des démos. Il sortira le disque tel quel, et l'album, bien accueilli par la presse (Bruce est déjà le Boss depuis un paquet de temps à cette époque ; plus tôt dans sa carrière, Nebraska aurait très bien pu la clore sans problème), sera un très gros succès, contre toute attente. Mais le Boss a envie d'un anti-Nebraska, et il va l'accomplir deux ans plus tard avec ce Born In The U.S.A. dont la chanson-titre a justement été écrite durant les sessions de l'album de 1982 et a failli s'y trouver (est-ce pour ça que la face B de Nebraska ne dure qu'un quart d'heure, contre 25 minutes pour la première face ? Un déséquilibre qui fut d'ailleurs 'réparé' dans la réédition vinyle la plus récente de cet album, au passage). Cettte chanson-titre, tout le monde en a parlé pendant des plombes et des minutes, depuis qu'elle existe. Tube mondial qui est bien souvent la SEULE chanson que les masses connaissent de Bruce, elle n'est pas ce que l'on pense qu'elle est. Non, c'est pas un hymne patriotique, Ronnie talk to Russia Reagan était décidément bien con de le penser, ce sacré cowboy de mes saintes couilles. La chanson parle d'un vétéran du 'Nam qui, de retour dans son pays, n'arrive pas à trouver du boulot et se sent inutile, vétéran, de plus, d'une guerre perdue. Il pense à son frangin (ou à un frère d'armes) probablement mort au feu, qui aimait une fille de là-bas, dont le narrateur conserve une photo chez lui en souvenir. Ah oui, entre le chômage, les mauvais regards, la récession, etc, c'est vraiment chouette d'être né aux USA, pas de doute. 

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En live, le Boss interprètera souvent cette chanson en acoustique (comme pour rappeler sur quel album elle a failli se trouver), ce qui en accentuera le message, foin de toute cette mitraille pop-rock butante mais peu subtile. Tout l'album ou presque est de ce tonneau. Et il est rempli de hits, aussi : No Surrender, Cover Me (ne me demandez pas pourquoi, et sachez que ça ne m'a pas dérangé du tout, mais cette chanson a trotté dans mon cerveau pendant une bonne semaine, plus que le reste de l'album), le plus lent Dancing In The Dark, Glory Days... Le calme, apaisant et sublime morceau final, My Hometown, aussi. Impossible de ne pas citer le triste et lent Downbound Train, sur une séparation déchirante... Ou le tout aussi lent  I'm On Fire, sublime et trop court (moins de 3 minutes)...ou le très court aussi, et superbement efficace Working On The Highway...Ou le génial Bobby Jean, sur une amitié d'enfance...Darlington County, sur une virée (qui se termine dans la cellule de prison locale) de deux potes, est très sympathique. En fait, il n'y à qu'une seule chanson qui ne m'a jamais botté des masses (mais je ne la considère pas comme ratée, c'est juste question de goût), c'est I'm Goin' Down. Sans cette chanson, l'album ne serait pas moins bon, il serait meilleur, mais elle ne le gâche cependant pas. Je ne la zappe jamais, ça serait mesquin, mais heureusement que c'est la seule comme ça sur l'album. Sinon, quelle patate il file, Born In The U.S.A., c'est peu de le dire. Bruce mérite amplement son surnom de Boss ici. Deux ans plus tard, il fera un cadeau ahurissant à ses fans (cadeau cher, ceci dit, vu le morceau dont il s'agit), un coffret de 5 vinyles (ou 3 CD) regroupant le meilleur de ses concerts de 1975 à 1985. Ensuite, le Boss va un peu s'effondrer, de 1987 (Tunnel Of Love, que je n'ai jamais réussi à apprécier,même si je commence, lentement, progressivement, à de moins en moins le considérer comme un album insignifiant ; un jour, peut-être, l'aimerai-je) à 1992 inclus (la paire Human Touch et Lucky Town, que j'apprécie bien mieux maintenant qu'avant, mais qui restent toutefois des albums vraiment moyens). Pendant une période de 10 ans environ, et même un peu plus que 10 ans, ce disque de 1984 sera la preuve la plus récente que Bruce est le Boss. Ou l'a été, et le redeviendra peut-être un jour, mais le surnom demeure. 

FACE A

Born In The U.S.A.

Cover Me

Darlington County

Workin' On The Highway

Downbound Train

I'm On Fire

FACE B

No Surrender

Bobby Jean

I'm Goin' Down

Glory Days

Dancing In The Dark

My Hometown 

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09 novembre 2019

These Are My Songs ! - Otis Blackwell

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Otis Blackwell : ce nom-là ne vous évoque peut être pas grand-chose et pourtant, ce mec a eu un impact considérable sur le rock. L'histoire même du rock n'roll est indissociable de son nom. Et pour cause, Blackwell, c'est le type qui a écrit et composé des chansons comme All Shook Up, Don't Be Cruel, Fever, Great Balls Of Fire, Breathless ou encore Handy Man. Des classiques quoi. Lesquels seront chantés notamment par Elvis Presley, Peggy Lee ou encore Jerry Lee Lewis. Bon, pour s'y retrouver dans l'oeuvre de Blackwell, c'est un peu le merdier. Ses chansons, disponibles à l'écoute, existent dans plusieurs versions. Celle d'origine, sous formes de démo ou dans des versions ré-arrangées. C'est le bordel. Pour la petite anecdote, il a toujours été dit que Blackwell n'a jamais rencontré les artistes pour lesquels il a écrit et composé. Il envoyait les démos aux principaux intéressés et ces derniers se démerdaient avec leurs zikos. L'album que je vais aborder et qui est sorti en 1978, même s'il est considéré comme tel, n'est pas un album studio original. C'est une compilation de chanson ré-enregistrées. Et, je peux vous dire que c'est un disque scandaleusement méconnu.

L'album s'appelle These Are My Songs ! Ça veut bien dire ce que ça veut dire. Blackwell y chante donc ses compositions les plus notables. C'est donc tout naturellement que l'on y retrouve All Shook Up, Don't Be Cruel, Fever, Great Balls Of Fire, Breathless et Handy Man. Et, je vais vous le dire franchement, c'est juste immense. Et Fever enterre littéralement toutes les interprétations dont elle a fait l'objet. Que soit celle d'Elvis ou de Peggy Lee. On trouve aussi Return To Sender, qui sera chantée par Elvis qui venait alors de basculer du côté obscur de la force. Et, je n'étonnerai personne que la version du King n'atteint pas celle que Blackwell interprète ici. Mais ne limiter cet album qu'à ces sept chansons serait parfaitement dégueulasse. Car que ce soit Back Trail, Searchin', Let's Talk About Us ou Hey Little Girl, tout est excellent. Et, comme je suis un mec super top cool, j'ai gardé le meilleur pour la fin. Il y a dans ce disque un sommet absolu, un régal de tous les instants : Daddy Rollin' Stone. Toute personne ayant un jour écouté ce disque et cette chanson ne saura me contredire : c'est un putain d'orgasme musical. Presque 3'30 tout simplement grandioses ! Et, je n'exagère rien !

Voilà pour ce These Are My Songs ! Un disque donc peu connu, donc pas facile à dénicher et qui est pourtant absolument indispensable. Tout amateur de rock, à défaut de l'avoir dans sa discothèque, se doit de l'avoir écouté au moins une fois. Que c'est beau le rock quand c'est joué de pareille manière bordel !

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Face A

All Shook Up

Fever

Back Trail

Daddy Rollin' Stone

Great Balls Of Fire

Don't Be Cruel

 

Face B

Searchin'

Let's Talk About Us

Hey Little Girl

Breathless

Handy Man

Return To Sender

Mean Ol' Frisco - Arthur Crudup

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Arthur Crudup, surnommé Big Boy. Est-ce que ce nom vous dit quelque chose ? Normalement oui. Si, sans en être fan pour autant, vous connaissez un peu Elvis Presley, ce nom vous évoque quelque chose. Le King lui ayant repris trois chansons dont deux qui deviendront de vrais standards du rock n'roll. Crudup, c'est un mec qui n'a pas eu de bol du tout. Ses disques n'avaient absolument aucun succès. Du coup, pas de pognon. La journée, il labourait la terre et le soir, il jouait dans des petits clubs à la con. Quand Elvis lui a repris ses chansons, il y avait moyen pour Big Boy de gratter du blé, mais les pontes de sa maison de disques l'ont enculé en long, en large et en travers. Donc, peau de zob. Et, dans les années 60, un peu de lumière a été faite sur les chansons de Crudup, mais pareil, pas de blé dans la poches. Et pourtant, certaines personnes et Cudrup lui-même se batteront pour qu'il récupère le blé qui lui était dû. Mais sans résultat. Le bonhomme est mort dans la misère totale. Même si elle ne lui a dégueulassement pas profité, l'influence de Crudup sur le rock est plus que réelle. Il était donc temps de lui rendre un peu justice au travers d'une chronique.

Sorti en 1962, Mean Ol' Frisco n'est pas à proprement parler un album studio. C'est en fait une compilation d'enregistrements parus dans les années 40 et au tout tout début des années 50. Mais, dans la discographie officielle de Crudup, il est quand même considéré comme un album studio. Je trouve ça très con, mais bon, c'est comme ça. Sur ce disque, sont présentes deux des trois chansons reprises par Elvis. A commencer par That's All Right (Mama). La version du King (sortie en 45 tours en 1954 et que l'on retrouvera sur Elvis At Sun sorti en 1976) était une tuerie de rock n'roll ayant lancé sa carrière. Alors que celle de Crudup est une tuerie aussi... mais une tuerie blues pur et dur. Un vrai régal de 2'22. L'autre reprise c'est So Glad You're Mine que l'on retrouvera sur Elvis (1956). La version du King était excellente, rock bien évidemment mais qui gardait bien la couleur blues. Celle de Crudup, blues jusqu'au bout des ongles l'enterre littéralement. Il y a dix mondes d'écart. Mais, limiter cet album à ces deux chansons uniquement serait tout simplement vachard. Parce que tout est remarquable ici. Pas une chanson moyenne à déplorer ici. Ni même bonne. Toutes sont de pures merveilles de blues qui certes, n'offrent pas énormément de variations, ce n'était pas le but du blues, mais qui se boivent comme du petit lait et qui gagnent à être connues et reconnues. La chanson titre, Look On Yonder Wall, Ethel Mae, Greyhound Bus ou encore Katie Mae, c'est du pur bonheur pour tout amateur de blues.

Ce Mean Ol' Frisco, je ne saurais que trop vous conseiller de l'écouter. Et, si vous parvenez à le dénicher, ne manquez pas l'occasion. Ce disque est indispensable et a sa place toute trouvée au sein d'une discothèque. Quels que soient les styles qui y sont déjà représentés. 

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Face A

Mean Ol' Frisco

Look On Yonder Wall

That's All Right (Mama)

Ethel Mae

Too Much Competition

Standing At My Window

 

Face B

Rock Me Mama

Greyhound Bus

Coal Black Mare

Katie Mae

Dig Myself A Hole

So Glad You're Mine

 

"So What" - Joe Walsh

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Encore un peu de Joe Walsh ? Je me doutais bien que vous répondriez par l'affirmative. Z'avez pas le choix, de toute façon. Il doit aimer l'aviation, le Walsh, car la pochette de son précédent opus, The Smoker You Drink, The Player You Get, montrait un avion de combat de la Grande Guerre (volant apparemment la tête à l'envers), et la pochette de cet album-ci, sorti en 1974, son troisième album, le montre torse nu, un foulard noir autour du cou et comme à moitié dans le vent, et des lunettes d'aviateur sur la tronche (une tronche qu'il tire à des kilomètres, d'ailleurs, regardant devant lui avec une expression du genre ouais, et alors ?). Vu que c'est le titre de l'album, So What, c'est totalement adéquat. Au verso, sur fond mauve, Walsh, habillé, chapeauté, foulardé, de profil. Produit par Walsh, Bill Szymczyk (producteur des Eagles) et John Stronach, cet album sera le dernier album studio de Walsh pendant une période de quatre ans (entre temps, il sortira un live), et il dure à peu près aussi longtemps que les deux précédents, soit 36 minutes, pour 9 titres allant de 6,43 minutes pour le plus long (County Fair) à 1 minute pour le plus court (All Night Laundry Mat Blues).

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Comprenant entre autres une relecture plus policée, moins nerveuse, de Turn To Stone (un des classiques du hard 70's, morceau présent sur Barnstorm, premier opus solo de Walsh), une relecture à la sauce Walsh, instrumentale et longue de 2 minutes, de la Pavane de la Belle Au Bois Dormant (Pavane Of The Sleeping Beauty) de Ravel (à noter que ce n'est pas la première fois que Walsh reprend du Ravel : sur le deuxième album du James Gang, Rides Again, le morceau The Bomber contient une bribe du Boléro, qui fut cependant retirée des repressages de l'album pour des raisons de droits, mais sera remise pour la réédition CD de l'album ; c'est à ça, d'ailleurs, qu'on reconnaît un pressage original de Rides Again, si le Bolero est crédité sur la pochette), et une touchante chanson, Song For Emma, dédiée à la fille de Walsh, morte l'année précédente, à l'âge de 3 ans, dans un accident de la route causé par un conducteur bourré, l'album est encore une fois très varié, et il offre aussi le sublimissime et touchant Help Me Through The Night, chanson que Walsh chantera au sein des Eagles, au même titre que Turn To Stone, d'ailleurs. 

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L'album a été enregistré  avec une foule de musiciens absolument prodigieux (Joe Vitale, Kenny Passarelli, qui étaient sur les précédents opus, sont encore là), comme Dan Fogelberg, Russ Kunkel, J.D. Souther, et trois membres des Eagles : Glenn Frey, Don Henley et Randy Meisner. Comme je l'ai dit, Walsh ne refera pas d'album studio avant une période de 4 ans, en 1978 précisément, et la raison est simple : il rejoindra les Eagles, en remplacement de Bernie Leadon, en 1975, et le premier album qu'il fera avec eux est Hotel California. En 1975, il sortira un album live (sur lequel joue Don Felder, des Eagles, et on a aussi, sur un titre, deux autres membres du groupe, Frey et Henley), qui sera abordé ici dans un futur vraiment proche, dans quelques jours. Pour en revenir rapidement sur So What, c'est un excellent album (encore un) de Walsh, on y trouve des chansons géniales, douces ou enlevée, un beau mélange entre rock et hard-rock, excellemment bien produit... Encore un classique un peu oublié, et à redécouvrir d'urgence !

FACE A

Welcome To The Club

Falling Down

Pavane Of The Sleeping Beauty

Time Out

All Night Laundry Mat Blues

FACE B

Turn To Stone

Help Me Through The Night

County Fair

Song For Emma

 

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08 novembre 2019

L'Equilibre - Kyo

L-equilibre

Comme ça, en vrac, tous styles et époques confondus, le Royaume-Uni nous a donné les Beatles, les Rolling Stones, les Who, les Kinks, Cream, Led Zeppelin, Deep Purple, Pink Floyd, Queen, Yes, Genesis, Jethro Tull, Savoy Brown, Cream, Thin Lizzy, Black Sabbath ou encore Motorhead. Les Etats-Unis nous ont donné Creedence Clearwater Revival, Jefferson Airplane, Blue Öyster Cult, Kiss, Aerosmith, Dire Straits, Kansas, ZZ Top, le Velvet Underground, les Stooges, les Doors ou encore les Beach Boys. L'Australie nous a donné AC/DC, Midnight Oil ou encore Airbourne. L'Allemagne nous a donné Can, Neu! ou Kraftwerk. Et, en France, on a notamment vu passer Ange, Magma, Bijou, Zoo, Les Rita Mitsouko, Téléphone, Niagara, Marquis de Sade, Taxi Girl, Pigalle, la Mano Negra, les Béruriers Noirs ou encore Noir Désir.

Mais voyez-vous mes bons amis, il est à présent temps d'oublier tout ça. Il nous faut tourner la page. Car, nous les frouzes, nous pouvons être fiers de dire que nous avons en nos frontières le plus grand groupe de rock n'ayant jamais existé. Qui renvoie tout ce petit monde à ses études. Ce groupe magnifique, incontournable, c'est Kyo. Originaire de la région parisienne, il est mené par Benoît Poher, un superbe blondinet qui pue le rock par tous ses pores et ses orifices. Et, en plus d'être super trop beau et "rock", il a une voix puissante et un charisme scénique qui relèguent Bon Scott, Steven Tyler, Freddie Mercury, l'Iguane ou Lemmy Kilmister au rang de chanteurs de kermesses. Franchement, Poher, il faut le voir et l'entendre chanter. C'est hallucinant de beauté. C'est pur, c'est fluide, ça met des étoiles dans les yeux. S'il y a bien un chanteur méritant d'être consacré plus grand chanteur de rock de tous les temps, c'est lui. Et, ne me contredisez pas ! Mais bon, limiter Kyo à seulement Benoît Poher, c'est insultant. Pour faire le plus grand groupe ayant existé, il faut les meilleurs musiciens de toute l'Histoire de la musique. Ils ont tout ça. Jimmy Page ? Brian May ? Pete Townshend ? Eric Clapton ? John Fogerty ? Lou Reed ? Keith Richards ? John Entwistle ? John Deacon ? John Paul Jones ? Paul McCartney ? Bill Wyman ? Roger Waters ? Cliff Williams ? John Bonham ? Ringo Starr ? Charlie Watts ? Nick Mason ? C'est rien que des petits pédés. Ils sont pas nuls, mais à côté de Kyo, c'est des brêles. 

Quand à la musique de ce fabuleux groupe parisien, que peut-on en dire ? C'est juste indéscriptible tant c'est grand. De toute ma vie, jamais je n'ai entendu une musique aussi puissante, une musique aussi complexe dans sa composition, jamais je n'ai entendu une guitare aussi saignante, jamais je n'ai entendu une batterie faire autant de bruit. Avec Kyo, la musique dépasse le stade de l'art. On est bien au-dessus de ça. Il faudrait créer un nouveau mot rien que pour elle. Pour bien rendre justice à sa complexité, à sa force et à sa richesse. Pour ma part, je proposerais bien : extraorditionnel. Je vais tenter de faire entrer ce mot dans le dictionnaire et je serai ferme sur le fait que sa définition doit être UNIQUEMENT associée à Kyo.

Bon, après cette longue présentation, je vais aborder l'album. Après tout, je suis là pour ça, vous n'êtes pas d'accord ? Cet album arrive après une période de 6 ans de silence pour cet illustre groupe. 6 ans qui, comme vous vous en doutez, on été pour moi et tant d'autres, une atroce attente. J'ai cru que 30 ans venaient de s'écouler. Quand j'ai su que ce merveilleux groupe revenait, j'étais tellement heureux. Mais je les attendais au tournant. Il fallait que cette longue pause débouche quand même sur un bon album. Et, le groupe ne m'a pas déçu. Pas du tout. Et puis, il y a même un gros tube de la mort qui tue : Le Graal. Une petite merveille un peu funky. Sly And The Family Stone ? James Brown ? Isaac Hayes ? Marvin Gaye ? Tu parles, c'est que des blaireaux à côté de Kyo. En plus, c'est des noirs. Si les noirs savaient faire de la musique, ça se saurait hein ! Et les autres chansons ? Que des joyaux mes bons amis ! Que des joyaux ! Ah bon sang, c'est merveilleux ! La chanson titre, XY, On Se Tourne Autour, pour ne citer qu'elles et les deux bonus-track Le Coeur Des Femmes et Born To Kiss, c'est si beau que ça m'en met les larmes aux yeux. Excusez-moi, je suis sous le coup de l'émotion. Tant de splendeurs me laissent baba.

L'Equilibre est un très grand album de rock à la française. Je dirais même que c'est le plus grand album de rock français de tous les temps et que c'est le meilleur album de rock tout court de tous les temps. Benoît, toi et ta bande, je vous kiffe de ouf mes chéris d'amour ! Même que j'ai mis des posters de vous partout dans ma chambre et que je me fais jouir rien qu'en vous regardant. Et, quand j'écoute vos chansons, je suis au 7ème Ciel. Je vous aime mes amours ! Quand vous voulez, je vous donne mon 06. Et, quand tu le reverras, fais la bise à Fabien qui a quitté l'aventure et qui nous manque terriblement. 

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Poupées Russes

Le Graal

L'Equilibre

L'Enfant Du Solstice

Les Vents Contraires

Nuits Blanches

XY

Madone

Récidiviste

On Se Tourne Autour

White Trash

Le Coeur Des Femmes

Born To Kiss

La Route