Rock Fever

01 novembre 2014

Disques bonus des rééditions 2014 de "Led Zeppelin IV" et "Houses Of The Holy" - Led Zeppelin

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Et c'est reparti pour du bon vieux Led Zeppelin des familles ! Mais pas de bootlegs cette fois-ci (je vous rassure, si les bootlegs vous passionnent, je n'ai pas  fini d'en parler ici, aussi bien pour Led Zep que pour d'autres groupes), pas même une nouvelle chronique de leurs albums officiels (faudrait que je refasse celle de Physical Graffiti, d'ailleurs...), mais une chronique abordant, comme je l'avais déjà fait il y à quelques mois avec les précédentes rééditions, abordant, donc, les disques bonus des rééditions actuelles du groupe, celles des quatrième et cinquième albums : l'Album sans nom, alias Led Zeppelin IV, alias Zoso, alias Four Symbols, alias The Runes LP... et Houses Of The Holy, alias Houses Of The Holy, plus communément appelé Houses Of The Holy, mais vous pouvez aussi l'appeler Houses Of The Holy si ça vous chante, je ne suis pas sectaire. C'est en juin dernier que les trois premiers opus du groupe furent réédités, le même jour, en éditions collector (deux disques) et super collector (coffret avec disques, vinyles, livre, DVD...). J'avais abordé ici les disques bonus des éditions simple, place maintenant aux disques bonus de ces deux nouvelles rééditions, que je n'attendais pas avant, au mieux, janvier/février 2015. Je ne m'en plains pas, de cette sortie rapide (moins de six mois après la précédente !) et je n'attends qu'une chose, que Physical Graffiti, le prochain sur la liste, soit réédité, mais ça, ça sera forcément pour 2015 (ne serait-ce que pour les 40 ans de l'album, qui date de 1975).

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Visuellement parlant, rien n'a changé, la pochette digipack trois volets reproduit le vinyle en rajoutant, dans le volet intérieur, des photos. On a aussi, au verso de pochette, la reproduction, en négatif, du recto. Et pour ce qui est des disques en eux-mêmes, ils sont, comme pour les autres rééditions, pas faciles à prendre parfois, glissés dans le haut des pochettes, ce qui donne le risque, un jour, à force d'écoutes, d'user les pochettes. Enfin bref. On va commencer par parler du disque bonus de la réédition du quatrième album, celui de 1971, celui qui reste probablement le meilleur album du groupe (et mon second préféré derrière Physical Graffiti). Je ne vais pas revenir ici sur la qualité de l'album studio (ni de Houses Of The Holy pour le paragraphe suivant), on le sait, IV est immense, 42 minutes de bonheur (et l'autre album concerné par cette seconde vague de réédition zeppelinienne, sans être leur sommet, est un vrai petit régal non avare en classiques). Long de quelques 39 minutes pour 8 titres (chaque morceau de l'album définitif est présent ici dans une autre version, et dans le même ordre que pour l'album studio), le companion disc (selon le terme choisi par Jimmy Page) du quatrième album est, autant le dire, excellent. Un Black Dog brut de décoffrage, avec des overdubs de guitare pas piqués des vers, avec des choeurs différents, et sans l'intro injouable sur scène (ce qui fera que, généralement, c'est l'intro de Out On The Tiles qui sera utilisée), un Rock And Roll au final peu différent de la version définitive (un mix différent), et tout aussi butant, un The Battle Of Evermore sans paroles, et nettement plus court que la version définitive (qui dure quasiment 6 minutes ; là, ça ne dure que 4,15 minutes), il s'agit ici de la version enregistrée à Headley Grange (pour l'album studio, le titre sera remixé aux studio Island de Londres, c'est notamment là que la partie vocale, un duo avec la chanteuse folk Sandy Denny de Fairport Convention, sera faite), de la trame mélodique mandoline/guitare. Sublime. Stairway To Heaven arrive ensuite, c'est un mix fait aux studios Sunset Sound de Los Angeles, les fans retrouveront bien leur chanson fétiche, peu différente de la version connue de tous (cependant, la dernière intervention vocale de Plant, And as we wind on down the road, etc, et le court solo final, varient un peu, et c'est tout aussi grandiose que la version studio définitive), mais quel son ! Misty Mountain Hop arrive ensuite dans un mix différent, idem pour Four Sticks (l'intro est plus pêchue, le morceau est plus tendu, nerveux dans l'ensemble, dans ce mix alternatif), on retrouve bien les chansons dans l'ensemble, rien ne choque, rien ne vient foutre en l'air l'alchimie de l'album. Going To California (mix entre guitare et mandoline) est sublime dans cette version qui, je le précise, est sans paroles, et When The Levee Breaks, dans un mix différent, alternatif, achève l'album bonus avec autant de force que la version définitive le fait pour l'album studio. Le chant est un peu différent, notamment, on a plus d'harmonica, et là encore, ce n'est pas moins bon que la chanson définitive, un des meilleurs blues que le groupe a pondu, dommage qu'ils ne l'aient jamais joué live (du moins, il me semble). Seul reproche à faire, l'absence de titres inédits joués durant les sessions et non utilisés au final, mais selon les dires de Jimmy Page (Rock & Folk de ce mois-ci), il n'est pas impossible que la future réédition collector de CODA (le disque de chutes de studio sorti en 1982, deux ans après la mort de John Bonham et du groupe) contienne certains de ces titres. Wait and see. Sinon, bien que ça ne bouleverse pas la teneur des chansons de l'album, ces version alternatives, de travail des huit chefs d'oeuvre composant IV sont dans l'ensemble excellentes.

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On passe à Houses Of The Holy ? D'accord. Bon, là aussi, pas la peine de revenir sur le disque, sur sa pochette signée Hipgnosis et s'inspirant du roman Les Enfants D'Icare d'Arthur C. Clarke, pochette prise à la Giants' Causeway en Irlande et dont les teintes psychédéliques sont un heureux accident d'impression. Les 40 minutes (et 8 titres) de l'album passent toujours aussi bien la rampe, même si je déteste toujours autant (et John Paul Jones, bassiste et claviériste du groupe, pense pareil) le reggae pourri de D'Yer Mak'er, une des pires merdes jamais faites par Led Zeppelin avec Ozone Baby, Hot Dog, Fool In The Rain et Candy Store Rock. La réédition collector propose donc le visuel en négatif au verso, la photo intérieure (très mystique) à l'intérieur avec photos inédites ou presque dans le livret... On a aussi, important de le signaler, le bandeau blanc avec le titre de l'album, qui était autour du vinyle original, mais ne fut pas reproduit par la suite (la première édition CD le proposait imprimé directement sur la pochette, hérésie) Essayez dene pas l'abîmer en le retirant (on ne peut pas ouvrir le disque sinon) !. Le companion disc, lui, est constitué de 7 titres, ce qui signifie, si vous n'êtes pas trop nuls en maths, que toutes les chansons de l'album original ne sont pas représentées, vu qu'elles sont au nombre de 8, ah ah ah. Heureusement, l'absent est D'Yer Mak'er, il y à une justice en ce bas-monde quand même. Mes oreilles et ma santé mentale n'auraient pas supporté une version alternative, sans doute sans paroles, sans doute avec plus de reggae encore, de cette pourriture musicale que le groupe n'aurait jamais du faire. 36 minutes, telle est la durée de ce disque bonus (au passage, j'avais dit, en abordant les disques bonus des trois précédents opus, que la durée additionnée des trois disque était plus longue que celle des trois albums studio additionnée ; ce n'est pas le cas ici, pour la durée additionnée des bonus des rééditions de ces deux albums, mais ce n'est pas grav non plus, hein, et d'ailleurs, on s'en fout). The Song Remains The Same déboule donc en intro. Version sans paroles, juste la trame mélodique. Au passage, rappelons que ce morceau, baptisé à l'origine The Overture, devait être, justement, instrumental, le groupe ne rajoutera les paroles qu'au fur de l'enregistrement de l'album. The Rain Song, sans le piano de John Paul Jones, est sublime, Over The Hills And Far Away, juste le backing-track sans paroles, est intéressant de la sorte, The Crunge et Dancing Days sont dans des prises brut de pomme (ou rough mix) qui rend, pour The Crunge, le morceau plus intéressant (la version définitive est amusante, un pastiche de funk, mais ça ne vole pas haut, ce n'est pas fait pour, d'ailleurs ; le passage faible de l'album avec, évidemment, ce reggae pourri que je me refuse à citer encore une fois ici). No Quarter est dans une version purement instrumentale avec pas mal d'overdubs de claviers, rappelons que John Paul Jones est le principal instigateur de cette immense chanson. Enfin, The Ocean est dans une version dite de travail, work in progress, ça n'apporte pas grand chose au morceau mais c'est toujours intéressant à écouter. Au final, ce disque bonus est un tantinet frustrant, comme l'était celui de Led Zeppelin II, mais bon, c'est quand même du bon boulot (je n'ai pas encore dit ici que, quel que soit le disque - album studio ou bonus -, quel que soit le morceau, le son est, toujours, exceptionnel), un fan appréciera totalement ces versions différentes, parfois de très peu.

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Ca ne fait en rien changer mon opinion, depuis longtemps établie : Led Zeppelin est le plus grand groupe de hard-rock qui soit, un des plus grands groupes de rock au monde (et une vraie bête de scène capable de tenir 3 heures ou plus par soir), et vivement la suite de ces rééditions ! L'attente sera longue jusqu'au prochain album, qui sera Physical Graffiti, le double opus. L'édition collector devrait donc être, logiquement, triple (j'espère, en tout cas, que Jimmy Page ne fera pas bouleverser l'ordre des chansons en plaçant une partie du second disque à la suite du premier, pour faire occuper le second disque par la fin de l'album et les bonus-tracks...mais une telle hérésie me semble aussi probable qu'une réélection de François Hollande avec 90% des suffrages en 2017). L'édition collector respectera-t-elle, aussi, le très original et sublime artwork découpé de la pochette ? Wait and see, et ça sera foutralement long, jusqu'à 2015 (et on ne sait même pas quel mois de 2015, en plus)...

Disque bonus Led Zeppelin IV :

Black Dog (Basic track with guitar overdubs)

Rock And Roll (alternate mix)

The Battle Of Evermore (Mandolin/guitar mix from Headley Grange)

Stairway To Heaven (Sunset Sound Studio mix)

Misty Mountain Hop (Alternate mix)

Four Sticks (Alternate mix)

Going To California (Mandolin/guitar mix)

When The Levee Breaks (Alternate UK mix)

Disque bonus Houses Of The Holy :

The Song Remains The Same (Guitar overdub reference mix)

The Rain Song (Without piano)

Over The Hills And Far Away (Backing-track)

The Crunge (Rough mix)

Dancing Days (Rough mix with vocals)

No Quarter (Rough mix with John Paul Jones keyboard overdubs and no vocals)

The Ocean (Working mix)


27 octobre 2014

"Good Evening, Liverpool" - Led Zeppelin

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Led Zeppelin, à nouveau. Hier, j'ai parlé d'un remarquable concert donné en mars 1975 à Dallas. Aujourd'hui, place à un concert donné en 1973, à Liverpool, au fameux Empire Theatre. Le concert date du 14 janvier, époque de l'année où Houses Of The Holy, l'album que Led Zeppelin a sorti en 1973, n'était, justement, pas encore dans les bacs. Le groupe y interprète ici pas moins de cinq de ses huit titres, et non des moindres. Good Evening, Liverpool, tel est le nom de ce bootleg de deux heures (70 et 50 minutes pour chaque CD, car ce bootleg est double), dont j'ignore s'il est bel et bien en intégralité ici. En effet, ni Moby Dick, ni Rock And Roll, ni Celebration Day (que le groupe jouait live à l'époque juste après l'ouverture de Rock And Roll) ne se trouvent ici, le concert démarrant par Over The Hills And Far Away, morceau généralement interprété en troisième position en 1973 (mais pas toujours). Parlons tout d'abord du son avant de parler des morceaux : il est correct, mais ce n'est pas le plus parfait que l'on puisse trouver, loin de là ; pas mal d'écho dans la voix, des imperfections, on ne comparera pas ce bootleg avec Mobile Dick (autre double bootleg, non complet, issu de la tournée 1973, et que j'ai abordé très récemment ici), par exemple, ou avec le live officiel The Song Remains The Same (concert de 1973 au Madison Square Garden de New York, sorti en 1976 comme tout fan le sait) qui, lui aussi, n'est pas complet (je parle de la version 1976, il a été réédité avec six titres supplémentaires en 2007). La comparaison ne serait, en tout cas, pas au bénéfice de Good Evening, Liverpool.

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A noter que Dazed And Confused est, sur mon exemplaire bootleg (pas ce visuel plus haut), en une seule plage audio et pas divisée en deux et dispatchée sur deux disques comme ici

Sinon, on trouve ici Dancing Days, The Ocean et Bron-Y-Aur Stomp, trois morceaux que l'on ne trouve pas si fréquemment que ça sur les bootlegs zeppeliniens. On y trouve, sinon, les classiques : Stairway To Heaven, un Dazed And Confused de quasiment 24 minutes (ça va encore, niveau durée !), Black Dog, Since I've Been Loving You, Whole Lotta Love (25 minutes avec medley rock'n'roll de rigueur), Gangnam Style, Heartbreaker, Misty Mountain Hop, la paire The Song Remains The Same/The Rain Song, un intrus s'est caché, sauras-tu le retrouver ? C'est assez dommage que le concert ne soit pas complet (car, franchement, le groupe ouvrait, en 1973, TOUS ces concerts par Rock And Roll, et jouait le solo de batterie de Moby Dick à CHAQUE concert depuis, disons, 1970, alors comment aurait-il pu ne pas faire de même avec ce concert à l'Empire Theatre ?), et si on ajoute à cela le fait que le son, sans être épouvantable, ne soit pas le meilleur pour un bootleg du groupe, alors ça ne transforme pas l'essai, et fait de Good Evening, Liverpool un bootleg moyen, secondaire, quasiment anecdotique même.

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Mais ce n'est pas à chier non plus, car la performance du groupe est vraiment bonne, Over The Hills And Far Away, Stairway To Heaven, Dancing Days ou Since I've Been Loving You sont, comme à leur habitude, de grands moments riches en émotions. Reste que malgré qu'il soit assez généreux (deux heures, quand même, soit plus que The Song Remains The Same dans sa version d'époque), contienne de grands moments et deux-trois morceaux au final peu fréquents sur les bootlegs de l'époque, Good Evening, Liverpool n'en demeure pas moins assez frustrant, et, donc, d'un intérêt assez secondaire. Un fan absolu devrait aimer l'écoute, mais je ne conseillerai pas ce bootleg pour découvrir le groupe, ni pour découvrir leurs bootlegs, justement. Mais un concert de Led Zeppelin, comme pour Pink Floyd, n'est jamais nul, musicalement parlant. Jamais.  

CD 1

Over The Hills And Far Away

Black Dog

Misty Mountain Hop

Since I've Been Loving You

Dancing Days

Bron-Y-Aur Stomp

The Song Remains The Same

The Rain Song

Dazed And Confused

CD 2

Stairway To Heaven

Whole Lotta Love

Heartbreaker

The Ocean

26 octobre 2014

"Too Early For A Gig" - Pink Floyd

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Récemment (enfin, il y à quand même quelques semaines !), j'ai abordé ici un bootleg de Pink Floyd intitulé Too Late For Mind Expanding, qui proposait l'intégralité, et avecune qualité sonore exceptionnelle, d'un concert donné le 21 novembre 1970 à Montreux (Suisse). Le lendemain, le groupe donnera un autre concert, qui n'était pas prévu à la base, et ce concert existe aussi en bootlegs : soit Montreux Casino - The 2nd Night, soit The Good...The Bad, soit celui que j'aborde, et dont le titre est à mettre en relation avec celui, déjà abordé ici, du concert de la veille. Il s'appelle en effet Too Early For A Gig. Là aussi, la qualité sonore est exceptionnelle, meilleure encore, je pense, que pour le concert du 21. Bref, ce bootleg, c'est le concert, non prévu à la base, du 22, et il est absolument remarquable. Généreux, aussi, pas du point de vue du nombre de morceaux (en effet, il n'y en à que 10, 5 par disque !), mais de sa durée : quasiment 2h20 de live. 70 minutes pour le premier disque (tous les morceaux du premier CD atteignent et dépassent la dizaine de minutes), 67 pour le second. La pochette du bootleg montre Waters et Gilmour assis à un piano à queue, Gilmour semblant en pleine récupération d'une soirée compliquée et fatigante, photo probablement prise le 22 novembre au petit matin, qui sait ?

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Comme je viens de le dire, Too Early For A Gig (qui démarre par une blagounette de Waters disant Good morning, alors que le concert n'a pas eu lieu le matin, mais dans l'après-midi du 22) est d'une qualité audio extraordinaire. Et musicalement, tudieu ! Seulement 10 titres, et on parle ici des classiques de l'époque (Careful With That Axe, Eugene précédé de Green Is The Colour, Cymbaline, Set The Controls For The Heart Of The Sun, Embryo, Fat Old Sun...), avec notamment un Atom Heart Mother (version sans orchestre, que le groupe, donc,version très rock, et courte, un peu moins de 18 minutes) dévastateur. Rien à jeter ici. Certains diront que le concert de la veille est plus culte encore car on y trouve More Blues et Just Another Twelve Bar (un blues), mais franchement, les deux concerts se valent, et ce second concert a ma préférence, de peu, au final (et si j'ai dit le contraire lors de mon article sur Too Late For Mind Expanding, bon, ben, j'ai changé d'avis entre temps).

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Un autre bootleg du même concert du 22 novembre

Que dire, franchement, que dire ? Non prévu à la base, ce show est bien une preuve supplémentaire (elles commencent à s'accumuler, hein ?) du génie du Floyd et de leur incroyable présence scénique. Il ne manque ici que l'image, et désolé, mais là, on ne pourra jamais rien y faire, ça n'a pas été filmé. Il faut quand même dire ici que le groupe avait assuré comme des bêtes la veille au soir, au même endroit, et qu'à la base, le lendemain, c'était relâche, pause, off. Ce second concert fut organisé in extremis, devant le succès du premier. Le groupe était peut-être un peu fatigué du concert de la veille, mais ça ne se ressent pas ici, du tout. Too Early For A Gig est tout aussi puissant, majestueux que Too Late For Mind Expanding. Un fan se doit à tout prix de les écouter, surtout s'il aime la période 1968/1970.

CD 1

Astronomy Domine

Fat Old Sun

Cymbaline

Atom Heart Mother

Embryo

CD 2

Green Is The Colour

Careful With That Axe, Eugene

Set The Controls For The Heart Of The Sun

A Saucerful Of Secrets

Interstellar Overdrive

"Dallas 1975" - Led Zeppelin

DALLAS 75

Et c'est reparti pour du bon vieux Led Zeppelin ! Et avec un live, évidemment (en même temps, les éditions double-CD-collector des albums Led Zeppelin IV et Houses Of The Holy vont bientôt sortir, et soyez assurés que j'aborderai ici leurs disques bonus, comme je l'avais fait pour les trois premiers opus réédités récemment), et avec un bootleg qui plus est, et un concert de la tournée 1975, de plus. Ici, il s'agit d'un concert donné en mars (le 3 ou le 4 ; le groupe a joué là ces deux soirs, en 1975), à Dallas, Texas. Je possédais déjà une petite partie (68 minutes sur les 160 du concert, et, en terme de nombre de morceaux, 8 sur 15) de ce concert via un bootleg intitulé Live USA (que j'ai abordé ici il y à un petit moment déjà, bien avant que ce long cycle bootlegs ne commence sur le blog), un disque simple édité par Amtrat, ne payant pas de mine (et effectivement, pas de quoi sauter au mur, le son était un peu granuleux, et le concert était tout sauf complet). Bien après, j'ai pu enfin me procurer tout le concert, en triple CD (gravés). Voici ce bootleg, et je précise que les différents visuels sont là surtout pour illustrer, mon bootleg perso ne les possédant pas (il est numérique).

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Comme de juste, la setlist ne bouleversera pas le petit monde des bootlegs zeppeliniens. Rock And Roll et Sick Again en ouverture (sur mon bootleg Live USA, les deux titres étaient sur la même plage audio, et Sick Again n'était par ailleurs pas crédité - mais Rock And Roll était crédité à la durée additionnée des deux titres, soit 9 minutes environ - ; on voit ici le niveau global de ce petit bootleg que je possède, fait à l'arrache, et visuellement repoussant...), Black Dog et Heartbreaker en final, et, entre ces morceaux, on a Over The Hills And Far Away, Stairway To Heaven, un Dazed And Confused de 33 minutes, 35 en comptant la parlote de Plant au tout début, No Quarter (long d'un peu moins d'un quart d'heure, ce qui, pour 1975, n'est pas énorme ; il  me semble avoir été quelque peu tronqué, ceci dit), Kashmir, Trampled Under Foot, Moby Dick (lui aussi aurait pu être plus long, car ici, il n'atteint pas le quart d'heure ; c'est mon bootleg qui ne le propose pas en entier, mais je ne m'en plains pas), In My Time Of Dying ou bien, dans une version aussi courte que la version studio (soit 5,30 minutes !), Whole Lotta Love. Pour ce dernier morceau, le sort aura été étrange : long de quasiment 30 minutes dans certaines versions live de 1971/72, il passera à 6 ou 7 minutes (enfin, parfois plus de 10, mais pas souvent) en 1975 et, en 1977, carrément 1,30 minute ! A ce niveau-là, on peut parler de boucherie, autant ne pas jouer le morceau, et ces interprétations de Whole Lotta Love de 1977 m'ont toujours énormément frustré, même si ce morceau n'est pas et n'a jamais été un de mes préférés en live (en studio, je ne dis pas : la batterie !!!). M'enfin bon, on parle ici d'un concert de 1975, pas de 1977, alors je m'arrête là (j'aurai l'occasion ici de reparler d'au moins un live de 1977, au fait).

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Le son est excellent, et la performance, très bonne. Apparemment, Jimmy Page avait eu, quelques jours auparavant, des soucis avec un doigt, qu'il s'était soit cassé, soit simplement blessé, et son jeu de guitare en pâtirait un petit peu, mais je n'ai pas trouvé qu'il jouait mal, personnellement. Existant sous plusieurs entités de bootlegs (Chasing The Dragon me semble de loin le plus connu), ce concert de Dallas 1975 est une vraie réussite. Il peut sembler un peu frustrant que No Quarter, ici, ne dure que 13 minutes, pareil pour le solo de batterie, quand on sait que la même année, les deux morceaux dépassaient souvent la vingtaine de minutes, mais si la version de No Quarter ici me semble trop courte (enfin, c'est déjà pas mal : en 1973, ils la jouaient aussi longuement que là), pour Moby Dick, ça me va. Dallas 1975 est donc un excellent bootleg, un de plus, pour le plus grand groupe de hard-rock au monde ! 160 minutes (respectivement deux disques de 45 minutes, et un de 70) de bonheur.

CD 1

Rock And Roll

Sick Again

Over The Hills And Far Away

In My Time Of Dying

The Song Remains The Same

The Rain Song

CD 2

Kashmir

No Quarter

Trampled Under Foot

Moby Dick

CD 3

Dazed And Confused

Stairway To Heaven

Whole Lotta Love

Black Dog

Heartbreaker

25 octobre 2014

"Blow Your Mind Until You Die" - Pink Floyd

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En 1972, au cours du second semestre, Pink Floyd a pas mal tourné en France, apparemment : il existe plusieurs bootlegs, de concerts de la fin d'année (décembre, essentiellement), captés soit à Lille, le 7 décembre (Filling A Gap, le bootleg sera abordé ici un jour), soit à Lyon le 10 décembre (Across The Swiss Border, qualité audio exécrable), soit à Poitiers (je ne me rappelle plus de la date, je ne possède pas le bootleg par ailleurs), soit, concernant ce bootleg, dans la région parisienne, à Saint-Ouen dans le 9-3, sur l'île de la Jatte précisément (qui se trouverait en fait plus vers Courbevoie, mais je peux me tromper !), concert donné le 1er décembre. Parmi les bootlegs qui circulent sur ce concert, celui que j'ai s'appelle Blow Your Mind Until You Die. Le tracklisting est le même selon les bootlegs (enfin, environ), et la qualité sonore aussi, laquelle est correcte, pas extraordinaire, mais, franchement, très écoutable. De toute façon, c'est surtout pour les morceaux joués plus que pour la qualité sonore ou le lieu du concert (le Palais des Sports sur l'île de la Jatte, donc) que ce bootleg est recommandé pour les fans, et même assez intéressant.

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Ce concert de 1972 propose en effet, et même si c'est dans une version encore bien work in progress (voir les titres de certains des morceaux, les titres définitifs sont ceux qui sont entre parenthèses), l'album The Dark Side Of The Moon, qui ne sortira que courant 1973. C'est toujours intéressant d'entendre ces versions embryonnaires de ce mythique album, à l'époque où On The Run n'était encore qu'une plutôt longue (et efficace) jam bluesy et électrique du nom de The Travel Sequence, et non pas le passage électro qu'il deviendra en album ; ou bien Any Colour You Like, bien rallongé et bluesy, aussi (Dave's Scat Section). The Great Gig In The Sky, encore baptisé The Mortality Sequence, ne possède pas encore ses fameux choeurs, ce qui ne rend pas le morceau moins bon. Après, dans l'ensemble, malgré des paroles parfois différentes de celles de la future version studio (Time, par exemple, et encore, juste pour une ou deux phrases), on retrouve parfaitement le futur album au prisme ici. The Dark Side Of The Moon était déjà bien rôdé, donc. Le premier disque, une cinquantaine de minutes voire un tout petit peu moins, offre tout l'album, et le second, un peu plus de cinquante minutes, offre la seconde partie du live, qui démarre par One Of These Days et Careful With That Axe, Eugene. Comme toujours, rien à dire, c'est immense. Un Blues suit derrière, ce qui, déjà, rend ce bootleg quelque peu original, ce Blues était souvent joué vers 1971, puis vers 1977, mais on ne le retrouve pas souvent en bootlegs, surtout pour 1972 (à noter qu'il ne s'agit pas de More Blues, mais d'un blues sans vrai nom) ! On passe ensuite à Echoes, dans une  version des plus sympathiques. Enfin, le bootleg se termine par une rareté, très peu fréquent en bootlegs, et probablement interprété ici sur scène pour la première fois : Childhood's End. Issu de la bande-son du film La Vallée de Barbet Schroeder (l'album Obscured By Clouds, enregistré au Château d'Hérouville et sorti en 1972), ce morceau sera parfois (mais vraiment pas souvent !) joué live en 1973, jamais ensuite. Il sera joué quelques fois en fin d'année 1972, comme au Forest National de Bruxelles quelques jours après Saint-Ouen (si je ne me trompe pas, le concert bruxellois date du lendemain de celui de Lille, ou de deux jours après), mais pas à Lille, en revanche. Une excellente version (ce qui ne gâche rien), et la présence de Childhood's End en rajoute, de plus, à l'intérêt de ce bootleg de Saint-Ouen.

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Version vinyle, rarissime

Capté à la base par RTL pour sa seconde partie (on entend la voix d'un annonceur, sur le CD 2), ce qui explique que le son soit des plus corrects (mais un peu hésitant parfois, un peu rocailleux, boueux, selon les morceaux : par exemple, les voix sont parfois inaudibles sur Us And Them), ce concert francilien de décembre 1972 est sans doute un des meilleurs de cette année avec ceux de Böblingen et du Hollywood Bowl (et ceux du Rainbow de Londres). C'est en tout cas mon préféré, en grande partie parce qu'il offre Childhood's End et le Blues, et en partie aussi parce qu'il est capté en France (le concert de Lille est vraiment bien aussi, mais d'une qualité sonore un peu inférieure encore, quoique très potable quand même). Une bonne qualité audio, une excellente performance, une version embryonnaire intéressante de The Dark Side Of The Moon, des raretés et des classiques, voilà de quoi faire de Blow Your Mind Until You Die un must pour les fans ! A noter cependant que le concert bruxellois du Forest (ou Vorst, selon la langue) National possède une bien meilleure qualité audio, ce qui le rend, donc, encore plus essentiel, mais je l'aborderai ici un jour, comme celui de Lille, rassurez-vous.

CD 1

Heart Beat Intro (Speak To Me)

Breathe

The Travel Sequence (On The Run)

Time

Breathe (Reprise)

The Mortality Sequence (The Great Gig In The Sky)

Money

Us And Them

Dave's Scat Section (Any Colour You Like)

Brain Damage

Eclipse

CD 2

One Of These Days

Careful With That Axe, Eugene

Blues

Echoes

Childhood's End



19 octobre 2014

"Robbery, Assault And Berkeley" - Genesis

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C'est le quatrième bootleg de Genesis que j'aborde ici, et pas le dernier. Après en avoir abordé un de 1975 (Broadway Everglades, à Lakeland en Floride), un de 1977 (In A House Of Dreams, à Southampton) et un de 1983 (au Spectrum de Philadelphia), place maintenant à une année que je n'avais pas encore abordé : 1976. C'est l'année de sortie de A Trick Of A Tail, premier album de la seconde période du groupe, la plus longue et connue du grand public, celle avec Phil Collins au chant (tout en continuant, pour les albums, à jouer de la batterie). Peter Gabriel, le premier chanteur, avait en effet décidé, au cours de la tournée The Lamb Lies Down On Broadway (1974/1975), de quitter le groupe une fois la tournée achevée. Le choix de le remplacer par Phil Collins, dans le groupe depuis 1971, a été approuvé par Gabriel lui-même (Collins, lui, était réticent au départ), inutile de dire donc qu'aucune rancoeur, aucune amertume, ne fut à l'ordre du jour à l'époque. En 1976, pour les premiers concerts de la nouvelle formation, Bill Bruford, batteur de Yes puis de King Crimson (puis fondateur de U.K.), prit le rôle de batteur, avec Collins pour certains passages instrumentaux. Il (Bruford) sera remplacé en 1977 par celui qui, ensuite, restera longuement au sein du Genesis de scène (et aussi sur les tournées de Phil Collins solo) : Chester Thompson. Mais en 1976, et sur ce bootleg capté à Berkeley (Californie) le 29 avril, c'est Bill Bruford, lequel est un batteur d'exception, il faut bien le dire (le meilleur batteur de toute l'histoire du rock progressif, en concurrence cependant avec Carl Palmer d'Emerson, Lake & Palmer...et Phil Collins !).

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Long de quelques 105 minutes (en fait, un petit peu plus, presque 110) pour 17 titres dont deux constitués d'historiettes, ce bootleg porte un chouette nom en jeu de mots : Robbery, Assault And Berkeley, allusion à la chanson Robbery, Assault And Battery (présente ici, et issue de A Trick Of The Tail) et au fait que le concet ait lieu à Berkeley, au Community Center plus précisément. Des 8 titres du nouvel album (lequel est, par ailleurs, un authentique chef d'oeuvre du genre), 5 sont présents ici, et non des moindres : Dance On A Volcano, Squonk, Entangled, Robbery, Assault And Battery et l'instrumental Los Endos, qui servira dès lors quasiment tout le temps de final de concert (avant un ou deux rappels). Dès l'année suivante, un plus ou moinscourt duo de batterie entre Collins et Chester Thompson (Drum Duet) fera son apparition, juste avant Los Endos, mais pas ici. En revanche, on a ici, en 1976, sur ce bootleg comme sur d'autres, deux-trois morceaux que le groupe ne jouera plus forcément par la suite : White Mountain (issu de l'album Trespass, de 1970), Fly On A Windshield (de The Lamb Lies Down On Broadway, 1974 ; le groupe joue d'ailleurs d'affilée trois titres de ce mythique double album, ici) et le doublé final constitué de it (issu aussi du double album de 1974) et Watcher Of The Skies (courte version de ce morceau issu de Foxtrot, 1972). Entangled, de même, ne sera pas souvent rejoué, voire même pas du tout une fois 1976 passé. Dommage, car cette chanson est sublime (ma préférée de A Trick Of The Tail, une de mes grandes préférées du groupe), et elle rend bien en live.

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Une photo de magazine montrant le groupe et des amis ou membres de l'équipe technique de la tournée, en 1976

Robbery, Assault And Berkeley possède une excellente qualité audio, c'est un des meilleurs bootlegs de Genesis de 1976 avec Cleveland et Pittsburg (hélas pour moi, je ne possède pas ce dernier, qui est probablement le summum du Genesis de cette année peu représentée en bootlegs, moins représentée que la suivante). Phil Collins est juste excellent, il a bien repris le flambeau, et fut, on le sait, très bien accueilli par le grand public dans son nouveau rôle de frontman. Il s'est bien approprié les chansons de l'ère Gabriel, se permet lui aussi d'en annoncer certaines (The Cinema Show, Robbery, Assault And Battery) par des histoires, ce que Gabriel aussi faisait. Supper's Ready, que le groupe jouera jusqu'en 1977 (plus la version du concert de reformation-éclair de 1982, concert unique donné par le groupe plus Gabriel, au Milton Keynes Bowl, en Angleterre), est tout aussi bon chanté par Collins que par Gabriel, c'est dire ! Et entendre The Cinema Show, The Carpet CrawlersWhite Mountain ou Firth Of Fifth, c'est toujours sublime. Bref, ce double live à la qualité audio remarquable et à la qualité musicale sublime est ultra conseillé aux fans !

CD 1

Dance On A Volcano

The Lamb Lies Down On Broadway

Fly On A Windshield

The Carpet Crawlers

Romeo And Juliet Story

The Cinema Show

Harry's Robbery Story

Robbery, Assault And Battery

White Mountain

Firth Of Fifth

CD 2

Entangled

Squonk

Supper's Ready

I Know What I Like (In Your Wardrobe)

Los Endos

it

Watcher Of The Skies

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18 octobre 2014

"Echoes In The Gardens" - Pink Floyd

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Encore une fois, plusieurs bootlegs pour ce concert donné le 18 juin 1975 à Boston, au Boston Gardens (d'où le titre du bootleg que j'aborde, soit-dit en passant !) : Echoes In The Gardens pour celui que j'aborde, mais aussi Echoes Of The StageBoston Gardens, A Saucerful Of Treasures (c'est le visuel de ce bootleg que j'ai choisi pour illustrer ma copie CD : une photo, reproduite sur le recto et le verso du livret, et qui est celle située dans la pochette intérieure de Wish You Were Here, le nageur dans le lac de montagne)... et sans doute d'autres. Bon, voici le temps, donc, de parler ici du troisième bootleg floydien de la période 1975, après avoir abordé, ici, Cruel But Fair (concert donné au Los Angeles Sports Arena le 26 avril, et qui existe aussi sous un autre bootleg à la qualité sonore dégueulasse, Dogs And Sheep) et Steel Breeze (concert donné quelques jours après celui de Boston - le 28 juin -, dans l'Ontario, Canada, et plus précisément à l'Ivor Wynne Stadium d'Hamilton). Concert donné à Boston le 18 juin, celui-ci s'appelle donc, pour son bootleg le plus réputé et réussi (qualité sonore vraiment bonne), Echoes In The Gardens. La pochette est sobrissime de sobriété sobre : David Gilmour en train de chanter et de jouer de la guitare, photo en noir & blanc, dans un cadre blanc. Musicalement parlant, c'est moins sobre, le groupe, en plus de jouer deux extraits du futur Animals (lequel album, de 1977, n'était pas encore envisagé par le groupe à l'époque, mais deux de ses morceaux existaient déjà depuis 1974 dans des versions de travail) et trois de Wish You Were Here, jouent aussi tout The Dark Side Of The Moon et, en rappel, Echoes.

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La setlist ne change pas d'un iota, donc, par rapport à celles des autres concerts de 1975. Raving And Drooling (futur Sheep) et You Gotta Be Crazy (futur Dogs), le premier plus long qu'il ne le sera par la suite, et le second, plus court qu'il ne le sera par la suite (ah ah ah !), ouvrent donc le bal avec panache (on ne le dira jamais assez, mais Raving And Drooling, quelle furie...plus pêchu que ce qu'il deviendra une fois Sheep, même si Sheep est assez rock lui aussi), puis les deux parties de Shine On, You Crazy Diamond avec Have A Cigar entre elles. 55 minutes, telle est la durée du premier disque, qui renferme ce que je viens de citer. Rien que ça suffirait au bonheur. Les 77 minutes du second disque, tout The Dark Side Of The Moon plus les 22,55 minutes d'Echoes, comblent ce bonheur encore plus fort qu'un bébé survenant quelques mois après un mariage (non, finalement, peut-être pas aussi fort ; mais on se comprend). Avec un son parfois un petit peu ténu (mais on s'y fait) par rapport à Cruel But Fair, Echoes In The Gardens offre donc encore une fois une intense performance floydienne, le groupe est, à l'époque, définitivement au sommet de son art. D'autres bootlegs de la même époque offrent d'aussi intenses prestations, mais avec, hélas, une qualité sonore des plus minables, je pense à deux bootlegs proposant deux shows d'affilée, ceux du Nassau Coliseum les 15 et 16 juin (bref, deux-trois jours plus tôt !), respectivement Jersey Not Mother et Random Precision (pour le second, il manque Echoes, mais possède une qualité très légèrement supérieure à l'autre). Vous pouvez clairement éviter ces bootlegs, qui sonnent atrocement. Echoes In The Gardens, lui, est quasiment parfait.

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Autre visuel, autre bootleg, même show

On prend encore une fois beaucoup de plaisir à écouter The Dark Side Of The Moon, dont les meilleurs moments sont légions et, ici, brillent totalement (Time et son solo de guitare, Us And Them, The Great Gig In The Sky, Any Colour You Like, Brain Damage...Quoi ??? Quoi, je n'ai pas cité Money ? Ah mais c'est que pardon, Money, à force d'à force, je commence à en avoir légèrement un petit peu marre, OK, c'est une grande chanson, mais arrêtons de ne parler que de Money quand on parle de Pink Floyd ou de leur album The Dark Side Of The Moon, Money par çi, Money par là, Money fait du cheval, Money et ses Nymphéas, merde, ils n'ont vraiment pas fait que ça et ce n'est en rien leur meilleure chanson ni la meilleure de cet album ; ahem ; OK, je me calme, OK OK OK). Echoes, rien à dire, c'est sublime (dernière année que le groupe joue ce morceau en entier ; aussi bien "en entier" pour le groupe que pour le morceau). Le reste aussi. Ce bootleg, encore une fois, déchire son papier peint avec une cuillère en plastique rose bonbon achetée à Gifi. C'est du grand art, pardon, du Grand Art. Conseillé, donc, si je me suis bien fait comprendre. Sinon, reprenez du début : Encore une fois, plusieurs bootlegs pour ce concert donné le 18 juin 1975 à Boston, au Boston Gardens (d'où le titre du bootleg que j'aborde, soit-dit en passant !) : Echoes In The Gardens pour celui que j'aborde, mais aussi Echoes Of The Stage, Boston Gardens, A Saucerful Of Treasures (c'est le visuel de ce bootleg que j'ai choisi pour...

CD 1

Raving And Drooling

You Gotta Be Crazy

Shine On, You Crazy Diamond 1

Have A Cigar

Shine On, You Crazy Diamond 2

CD 2

Speak To Me

Breathe

On The Run

Time

The Great Gig In The Sky

Money

Us And Them

Any Colour You Like

Brain Damage

Eclipse

Echoes

"Mobile Dick" - Led Zeppelin

MOBILE 73

Après avoir abordé plusieurs (et il m'en reste !) bootlegs assez conséquents (c'est à dire, longs, constitués de trois disques à chaque fois) de Led Zeppelin, place maintenant à un bootleg nettement plus...sobre. Ce live ne contient en effet que deux disques (certains diront que c'est déjà pas mal, surtout que ces deux disques durent respectivement 60 et 55 minutes, soit quasiment deux heures), ce qui signifie forcément, à moins que ce concert n'ait été plus court que de coutume (ce n'est pas le cas, en fait), que ce bootleg ne le propose pas dans son intégralité. Mais on a en tout cas une bonne partie du show, et avec une qualité audio qui, si elle n'est pas exceptionnelle, passe quand même très bien la rampe d'essais. D'ailleurs, ce bootleg est assez connu, réputé dans le petit monde des fans de Led Zeppelin. Il y à des bootlegs qui sont devenus mythiques : Bonzo's Birthday Party (L.A. Foum 1973), Royal Albert Hall 1970, Live On Blueberry Hill (L.A. Forum 1970, sans doute le premier-premier-premier disque bootleg sur le groupe), Burn That Candle (Long Beach Arena 1972, ou L.A. Forum 1972, je ne sais plus, mais il a donné lieu au triple live officiel How The West Was Won, du moins en grande partie), Earl's Court 1975, Madison Square Garden de la même année, For Badgeholders Only (L.A. Forum 1977), Destroyer (Cleveland 1977), Knebworth 1979, et le tout dernier show, de Berlin, en 1980. Celui-ci aussi, capté à Mobile (Alabama) le 13 mai 1973, est mythique. Son titre aussi, un beau jeu de mots qu'il aurait été dommage de louper : Mobile Dick. Il manque trois morceaux, en l'occurrence Heartbreaker, Whole Lotta Love et Communication Breakdown, situés en final de concert, pour que ce bootleg (et pas mal d'autres, qui contiennent autant de titres que lui) soit complet.

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Le dos de boîtier d'un autre bootleg pour le même show de Mobile

Comme de juste, on trouve le célèbre solo de batterie de John Bonham, Moby Dick, sur ce bootleg, et malgré le fait qu'il aurait été dommage qu'un bootleg puisant en partie son nom dans celui de ce morceau (lequel nom est évidemment, à la base, celui d'un roman de Melville, je ne vous apprend, je l'espère, rien ici) ne contienne pas ledit morceau, j'aurais préféré que Moby Dick ne soit pas présent ici, et ait été remplacé par Whole Lotta Love. En même temps, le solo dure ici moins de 16 minutes, ce qui n'est pas énorme, il durera parfois jusqu'à 35 minutes en 1977, et atteignait souvent la vingtaine de minutes en 1975... Dazed And Confused est le seul morceau vraiment long ici, 28 minutes (là aussi, il durera bien plus longtemps en 1975). Stairway To Heaven et No Quarter tapotent les 11 minutes, Since I've Been Loving You dure 8,45 minutes, les durées ici ne sont clairement pas éléphantesques. La performance, elle, est franchement bonne, le groupe est en forme (si ce concert est réputé chez les fans, ce n'est pas pour son titre en calembour !), et livre d'excellentes interprétations de No Quarter, Over The Hills And Far Away, Stairway To Heaven ou de la paire The Song Remains The Same/The Rain Song. Comme toujours avec un bootleg de Led Zeppelin, le son devient progressivement de mieux en mieux, difficile de comparer la qualité sonore entre Rock And Roll et, disons, The Rain Song.

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Autre bootleg (avec le même nombre de morceaux) pour le même concert

Après, ce n'est pas pourri au début et génial à la fin. Comme je l'ai dit aussi, Mobile Dick, sans posséder une immense qualité sonore, n'est pas honteux de ce côté-là. Par exemple, Bonzo's Birthday Party, concert de la même année donné au L.A. Forum le jour de l'anniversaire de John Bonham, possède, lui, une qualité des plus hésitantes, alternant entre le correct-mais-peut-mieux-faire et le franchement-ce-travail-laisse-à-désirer. Ce concert du 13 mai 1973, lui, est plus dans la première catégorie, le son est un peu rude des fois, mais rien de grave, et on parle de bootleg, là, pas d'un enregistrement live officiel ayant été retravaillé en studio, correctement enregistré et mixé, etc. Pour un bootleg, c'est franchement de la bonne qualité globale, et en ce qui concerne les morceaux, la prestation, Mobile Dick, c'est encore une fois une preuve que Led Zep était un immense groupe de scène, et que 1973 est une grande année zeppelinienne. Dommage, surtout, en écoutant les quasi-deux heures de ce concert, qu'il ne soit pas complet, même si on en a une grosse majorité, 12 titres sur 15...C'est déjà ça, comme le chante Alain Souchon.

CD 1

Rock And Roll

Celebration Day

Black Dog

Over The Hills And Far Away

Misty Mountain Hop

Since I've Been Loving You

No Quarter

The Song Remains The Same

The Rain Song

CD 2

Dazed And Confused

Stairway To Heaven

Moby Dick

14 octobre 2014

"Boston Music-Hall" - Pink Floyd

Pink Floyd-Music Hall Boston - March 14, 1973

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire ici récemment, il y à une année maudite (enfin, terme un peu fort, mais bon...), pour le Pink Floyd, concernant les bootlegs : 1973. Pas mal de bootlegs de cette année, l'année de sortie de l'album The Dark Side Of The Moon et donc une importante année pour le groupe, pas mal de bootlegs de cette année, donc, disais-je avant d'être violemment interrompu par moi-même (quel con), sonnent mal, ou moyennement. Par exemple, The Valley Of The Kings (Saint-Louis) ou When You're In...Tampa (Tampa), abordés ici, pour ne citer qu'eux, mais on peut aussi citer Childhood's End (concert donné à Chicago), Saratoga Master (Saratoga) ou les différents bootlegs proposant la prestation scénique donnée avec le ballet de Roland Petit (Palais des Sports de Paris)... Mais on a quand même au moins trois excellents bootlegs (encore une fois, je parle de la qualité sonore, pas de la qualité de jeu du groupe ces soir-là) : Yeeshkul ! (Toronto), Supine In The Sunshine (Earl's Court) et ce Boston Music-Hall, concert donné à Boston, donc, le 14 mars. La pochette ci-dessus est celle du bootleg que je possède, et celles plus bas, d'autres bootlegs (de qualité sonore équivalente) pour le même soir.

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Alors tout juste sorti aux USA (le 10 mars), et pas encore en Angleterre et Europe (le 23 mars), The Dark Side Of The Moon est, comme ce fut le cas de tous les concerts de 1973, 1974 et 1975 (et d'une partie de ceux de 1972, où une version work in progress fut proposée), joué ici en intégralité, sur le second disque du live (et, donc, en seconde partie de show). Le bootleg dure 2h12 minutes, deux disques de 66 minutes chacun. 14 titres en tout, ou bien 17, selon le découpage des plages audio, trois d'entre elles proposant en fait deux titres à chaque fois. Parlons tout de suite de la seconde partie du show, et ne tergiversons pas 107 ans dessus : les amateurs de The Dark Side Of The Moon apprécieront totalement l'écoute, tant l'album majeur (et tout juste sorti, pas encore totalement culte) est joué à la perfection ici. Time, The Great Gig In The Sky, Us And Them, Brain Damage, Any Colour You Like, et bien entendu Money (accueilli comme Lionel Messi le Messie par une foule en délire, déjà !) brillent de mille feux. Après la cinquantaine de minutes (tout réuni) de l'album joué, le groupe s'accorde un rappel, One Of These Days (la plage audio dure 15 minutes, mais le morceau démarre à partir de la sixième, ce qui se passe avant, c'est la clameur de la foule, dans l'expectative du retour du groupe sur scène), terrible comme quasiment chaque fois qu'ils le jouaient. La première partie du show, elle, s'ouvre sur un Careful With That Axe, Eugene démentiel et oppressant, suivi par le doublé (sur une seule plage audio d'un quart d'heure) Obscured By Clouds/When You're In, que curieusement, le groupe n'a pas interprété avant le précédent morceau ce soir-là (cette paire d'instrumentaux servait, en effet, d'intro de concert en 1973). Set The Controls For The Heart Of The Sun (dernière année que le groupe jouera ce morceau, je crois) arrive derrière, sublime comme à chaque fois, et que dire, aussi, d'Echoes, qui achève le premier disque ? Mythique.

front

Boston Music-Hall est un excellent bootleg, donc, à la qualité sonore vraiment magnifique, c'est, avec Supine In The Sunshine, vraiment celui, de 1973, qui sonne le mieux. Que dire de plus, sinon que c'est amplement conseillé ? On notera pour finir une pochette (le premier visuel, tout en haut de l'article) qui, sans être d'une beauté révolutionnaire et absolue, n'est franchement pas repoussante, ce qui, pour un bootleg, n'est pas très fréquent (on a souvent soir une banalité visuelle affligeante, soit des délires photoshop hideux). Ce bootleg offre, donc, un peu plus de deux heures de grand spectacle floydien, il ne manque plus que l'image, mais là, désolé, on ne peut rien faire. Conseillé, donc !

CD 1

Careful With That Axe, Eugene

Obscured By Clouds/When You're In

Set The Controls For The Heart Of The Sun

Echoes

CD 2

Speak To Me/Breathe

On The Run

Time/Breathe (Reprise)

The Great Gig In The Sky

Money

Us And Them

Any Colour You Like

Brain Damage

Eclipse

One Of These Days

12 octobre 2014

"Knebworth Festival 1979" - Led Zeppelin

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On tient ici, probablement, hormis le concert de reformation de décembre 2007 à l'O2 Stadium de Londres (sorti officiellement en CD et DVD en 2012 : Celebration Day), le dernier grand concert de Led Zeppelin. Et il s'agit, d'ailleurs, du dernier grand concert du groupe au complet, John Bonham (batteur) mourra un peu plus d'un an après ce concert donné le 11 août 1979 (il est mort le 25 septembre 1980, d'overdose, sa mort entraînera la fin du groupe, d'un commun accord) à Stevenage, en Angleterre, plus précisément au cours du festival de Knebworth. Il existe plusieurs bootlegs pour ce mythique concert dont une cinquantaine de minutes sont disponibles, officiellement, en version filmée, sur le double DVD Led Zeppelin DVD sorti en 2003. Le visuel plus haut porte le nom de We'll See You Soon, il en existe un autre du nom de Welcome To Knebworth... Certains bootlegs (comme le mien) sont doubles, d'autres, comme le dernier que j'ai cité, sont triples, mais on a le même nombre de morceaux, soit 21 en tout, pour environ 2h30 minutes de concert. Bien que le groupe ait, à l'époque, conçu et sorti un nouvel album (In Through The Out Door, sorti en 1979, et enregistré en 1978 aux studios Polar, à Stockholm, Suède...les studios du groupe ABBA !), seuls deux titres de ce nouvel album sont présents ici (et peu de chansons de cet album seront jouées live, d'ailleurs) : In The Evening et Hot Dog. La première est une des meilleures de cet ultime (enfin, je ne compte pas CODA, disque de chutes de studio sorti en 1982, après la 'mort' du groupe) album un peu moyen. La seconde, elle, est une des pires fientes jamais pondues par le groupe, en concurrence directe avec D'yer Mak'er et Candy Store Rock !

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Une amusante et étonnante pochette de bootleg (pas celui que j'ai) avec un Robert Plant plutôt peu frileux !

Knebworth Festival 1979 est donc double, dans l'édition que j'ai, ce qui représente quand même 2h30 de musique, deux CDs chargés assez en plein. Niveau musical assez bon, le groupe était en forme durant cette prestation (il y en à eu deux, en fait, les 4 et 11 août), même si, il faut le dire, le niveau monstrueux de l'Âge d'Or 1973/1975 est passé. En 1977, Robert Plant apprend la mort de son fils Karac, d'une infection pulmonaire, et il a bien failli partir, quitter le groupe. Il faudra toute la diplomatie des autres pour qu'après quelques mois, il ne décide de revenir, pour enregistrer In Through The Out Door en 1978. Mais rien ne sera plus jamais comme avant, on le comprend aisément (quand, en 1979/80, Plant chante All My Love, chanson de In Through The Out Door dédiée à son fils disparu, et absente de ce concert de Knebworth du 11 août, on entend son émotion). Ici, Plant est en forme, le groupe aussi, et livre d'étincelantes prestations de Stairway To Heaven, The Song Remains The Same, The Rain Song (étrangement, ces deux morceaux ne sont pas collés l'un à l'autre, alors que d'ordinaire, quand le groupe les jouait toutes deux, c'était à la suite), Kashmir, Achilles Last Stand ou bien encore Sick Again. Pas de In My Time Of Dying : suite au décès de son fils en 1977 et, en général, à toutes les merdes survenues depuis 1975 (accident de bagnole de Plant et de sa femme, mort de son fils, problèmes de came, divers incidents 'diplomatiques' survenant dans l'entourage assez violent du groupe...), Plant refusera de la chanter, estimant cette chanson assez mortifère (en effet !) et scoumounarde. Le groupe la refera durant le concert de reformation de 2007, ceci dit, de l'eau aura coulé sous les ponts depuis lors...Mais en 1979, c'était trop tôt, trop frais. Donc, pas de In My Time Of Dying pour Led Zeppelin après le dernier concert de la tournée (interrompue en plein cours suite au décès de Karac Plant) de 1977.

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Pas grave, car mis à part un Hot Dog épouvantable (comme la version studio), ce concert de Knebworth est excellentissime. Le son est, quant à lui, très bon, on peu trouver mieux encore, mais franchement, c'est tout ce qu'il y à d'écoutable, on ne va pas chipoter si c'est parfois un peu 'fin'. On parle de bootleg, après tout, et Knebworth Festival sonne bien mieux, pour un bootleg, que Live On Blueberry Hill (L.A. Forum 1970, un bootleg mythique, mais ayant mal vieilli, niveau son) ou que le bootleg, abordé ici récemment, du concert d'Osaka 1971 (un des concerts d'Osaka, en fait !). On a ici 2h30 minutes de Led Zeppelin en grande forme, même si l'Âge d'Or est passé quand même. C'est, en tout cas, un des derniers shows du groupe, une de leurs premières apparitions scéniques depuis le dernier concert de 1977, et sans aucun doute leur ultime grand moment live...jusqu'au concert de reformation de 2007 s'entend ! Essentiel pour les fans.

CD 1

The Song Remains The Same

Celebration Day

Black Dog

Nobody's Fault But Mine

Over The Hills And Far Away

Misty Mountain Hop

Since I've Been Loving You

No Quarter

Hot Dog

The Rain Song

White Summer

Kashmir

CD 2

Trampled Under Foot

Sick Again

Achilles Last Stand

Guitar Solo

In The Evening

Stairway To Heaven

Rock And Roll

Whole Lotta Love

Communication Breakdown



Fin »