Rock Fever

30 septembre 2014

"Everybody Say Mr Bonham !" - Led Zeppelin

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Il existe une quantité astronomique de bootlegs concernant ce concert donné le 29 septembre 1971 à Osaka (Japon), dernier concert japonais de Led Zeppelin pour cette année si je ne m'abuse. Le visuel plus haut et le visuel plus bas sont deux exemples de bootlegs existants, je n'ai ni l'un ni l'autre (j'ignore le nom de celui que je possède, mis à part qu'il contient les morceaux indiqués plus bas dans le tracklisting). Par défaut, j'ai choisi d'appeler cet article du nom du bootleg Everybody Say Mr Bonham !  (visuel ci-dessus) car, quand j'ai choisi un artwork pour illustrer mon CD gravé (mon triple CD gravé, en fait !), c'est sur cette pochette à fond vert que mon choix s'est porté (mais en regardant le dos de pochette, sur le site Zeppelin Art, sur lequel on peut télécharger légalement des artworks de bootlegs, je me rends compte que ce bootleg Everybody Say Mr Bonham ! ne peut pas être le mien, il est, en effet, moins complet que le mien). Quant à l'autre illustration (ci-dessous), le bootleg s'appelle Nine Two Nine, allusion à la date du concert (29/9). Bref. Tout ça pour dire que l'illustration et le titre de l'article sont là uniquement parce qu'il en fallait un(e), tout simplement. Ce concert a donc été donné à Osaka, Japon, le 29 septembre 1971, alors que le groupe n'avait pas encore sorti son quatrième album, celui sans titre officiel (mais quatre runes symbolisant les quatre membres du groupe), celui avec le tableau d'un vieillard portant des fagots de bois sur son dos, celui avec Black Dog, When The Levee Breaks, Rock And Roll et Stairway To Heaven (mais il faudrait citer les huit titres de l'album, en fait), celui que pas mal de monde, moi y compris, tient pour le sommet absolu de Led Zeppelin (même si ma préférence, pour les albums, va à Physical Graffiti, j'estime en effet que le quatrième opus, sans titre, est bel et bien leur sommet).

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Que vaut ce bootleg ? Autant le dire tout de suite, la qualité sonore n'y est pas des plus géniales ; c'est même probablement, à l'heure actuelle, de tous les bootlegs de Led Zeppelin que j'ai abordés (il m'en reste à aborder, en même temps), celui qui est le moins appréciable, en terme de qualité sonore. Triple, comprenant un disque de 70 minutes, un de 39 et un de 60 minutes (bref, presque 3 heures en tout), ce concert nippon du 29 septembre possède d'indéniables qualités : on y trouve des morceaux assez peu fréquemment présents sur les bootlegs, comme Thank You, Tangerine, Friends, Immigrant Song et un solo d'orgue (situé avant Thank You, et faisant en fait partie intégrante de ce morceau) de John Paul Jones. On y trouve aussi un Whole Lotta Love de 30 minutes (il atteindra rarement une durée aussi pharaonique), un Dazed And Confused de la même durée (là, en revanche, le groupe fera ensuite plus long encore), un Moby Dick de, en revanche, seulement 13,35 minutes (on ne s'en plaindra pas), un Stairway To Heaven de 10 minutes...Un beau set acoustique en milieu de show, avec, donc, Friends, Tangerine, mais aussi That's The Way et Going To California... Un Since I've Been Loving You remarquable, un Black Dog efficace, un Communication Breakdown rageur en final... Pas de Rock And Roll, en revanche. Par la suite, il ne se passera pas un seul concert sans que le groupe ne chante, en intro ou en final, ce morceau issu du quatrième opus, mais ici, il brille de mille feux par son absence, ce qui est regrettable (ce n'est pas parce que l'album sur lequel il se trouve n'était pas encore sorti dans les bacs : après tout, on a ici trois morceaux issus du futur quatrième album, alors pourquoi pas quatre ?). En fait, Rock And Roll a bien été joué ce soir-là, mais le bootleg que je possède, hélas, ne le possède pas.

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Déjà qu'en plus, sans aller jusqu'à la qualifier d'honteuse, la qualité sonore de ce bootleg n'est pas des plus belles, s'il y manque un des morceaux les plus fédérateurs du groupe, ça ne va plus. J'exagère un peu, c'est pas comme s'il manquait Stairway To Heaven ou Whole Lotta Love (longue d'une demi-heure, cette version riche en medley rock'n'roll, comme de coutume, et en theremin, est en effet vraiment bonne, bien que longue, longue, longue, et même, pour tout dire, longue ; j'aurais même envie de dire qu'elle est limite longue, vous dire ! Bref, elle est, vous savez quoi ? longue. Ahem). Everybody Says Mr Bonham ! ou Nine Two Nine, ou ce que vous voulez comme titre, est, mis à part ça, un très bon bootleg. Certes, la qualité un peu médiocre du son empêche de totalement adorer le bouzin, surtout qu'il faut écouter ça pendant 170 minutes, et 3 heures (à 10 minutes près) de musique médiocrement enregistrée, ça peut sembler ardu pour quelqu'un qui a plus l'habitude d'écouter de la musique bien produite (et si on a écouté pas mal de bootlegs, mais de meilleure qualité audio, ça fait difficile aussi, surtout au début). Mais si on parvient à mettre ce détail gênant de côté, on a affaire ici à une excellente prestation zeppelinienne ; heureusement, d'ailleurs, car si le groupe, en plus, n'avait pas été en grande forme ce soir-là, on pourrait ranger ce bootleg dans la catégorie des j'les écoute une fois, et puis je les range dans leur boîtier et on n'en parle plus ! Ici, entre les morceau peu souvent présents sur les bootlegs du groupe (Friends, Thank You...) et les excellentes interprétations, on a de quoi faire, malgré, encore une (dernière) fois, le son.

CD 1

Immigrant Song

Heartbreaker

Since I've Been Loving You

Black Dog

Dazed And Confused

Stairway To Heaven

CD 2

Celebration Day

That's The Way

Going To California

Tangerine

Friends

Robert Plant Singing

What Is And What Should Never Be

CD 3

Moby Dick

Whole Lotta Love

Communication Breakdown

Organ Solo

Thank You


28 septembre 2014

"Yeeshkul !" - Pink Floyd

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Comme j'ai sans aucun doute déjà eu l'occasion de le dire ici (et si ce n'est pas le cas, maintenant, ça l'est !), 1973 est une année assez difficile, en ce qui concerne les bootlegs de Pink Floyd (la même chose pour Led Zeppelin, mais avec 1972, d'ailleurs) : non pas que le groupe assurait comme des merdes à l'époque, sur scène (clairement pas), mais une grande partie des enregistrements bootlegs existants, pour cette année, sont d'une qualité sonore assez moyenne, voire même médiocre. Pour exemples parmi tant d'autres, deux bootlegs que j'ai abordés ici, When You're In...Tampa et The Valley Of The Kings. Heureusement, il y en à quand même avec une très bonne (pour un bootleg floydien de 1973, on ne peut pas parler d'excellence, en ce qui concerne le son) qualité sonore, tel Supine In The Sunshine (Earl's Court, 19 mai) que j'ai aussi abordé récemment. Tel le concert du 14 mars au Boston Music-Hall (bientôt abordé ici, le bootleg n'a pas de nom particulier). Et tel ce concert donné trois jours plus tôt, le 11 mars, donc, au Maple Leaf Gardens de Toronto, au Canada. Ce bootleg possède une qualité sonore acceptable, et même plus qu'acceptable. Avec Supine In The Sunshine, il s'agit probablement du bootleg 1973 du groupe qui possède la meilleure qualité audio, il frôle l'excellence, toutes proportions gardées. Il possède, de plus, un titre des plus chelous : Yeeshkul !

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Ce qui s'explique de façon suivante : durant le concert, un mec inconnu, sans doute dans un état proche de l'Ohio, n'a cessé de prononcer ce mot étrange, yeeshkul, non loin de l'endroit où le mec qui a enregistré le concert (ce bootleg est dans la catégorie audience, capté dans le public ; l'autre catégorie, soundboard, signifie qu'un bootleg est enregistré sur scène directos) se trouvait. Au dos du livret, il est d'ailleurs indiqué que le bootleg est dédié au Floyd et au Yeeshkul Guy ! Ce mec venait-il d'une autre planète, sur laquelle yeeshkul signifie sans doute Mon Dieu, que ce groupe joue bien, ou alors J'ai soif, où est la buvette ?, ou bien cela veut-il dire Est-il possible de ne pas passer par la case 'prison' quand on joue au Monopoly ?, je ne sais pas trop en ce moment. Ou alors le mec était défoncé. Ou bien son échiquier mental possèdait quelques cases en moins que le commun des mortels. Ou alors il avait lu ce mot quelque part et ça lui avait tellement plu qu'il n'a eu de cesse de le répéter. Bref, si ce bootleg s'appelle Yeeshkul ! c'est uniquement parce que l'on entend fréquemment ce mot durant le show, un petit parasitage qui ne vient heureusement pas ternir la qualité globale de ce bootleg. Démarrant par Echoes, et s'achevant par The Dark Side Of The Moon en intégralité et One Of These Days, ce bootleg ne déroge pas à la règle des concerts de la première partie de 1973, on y trouve aussi Obscured By Clouds, When You're In, Set The Controls For The Heart Of The Sun et Careful With That Axe, Eugene. Des interprétations éblouissantes (When You're In, 9 minutes de bonheur ; Set The Controls For The Heart Of The Sun, long de 14 minutes, rarement ce morceau aura été aussi étendu qu'ici), Echoes est lui-même pas très bien joué, rappelons qu'en 1973, le groupe en livrait parfois des versions quelque peu moyennes (When You're In...Tampa), ils ont, généralement, mieux joué ce morceau en 1971, 1972, 1974 et 1975 qu'en 1973. Mais là, c'est du grand art durant 23 minutes.

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Yeeshkul ! mérite donc amplement l'écoute, à moins d'être un anti-Pink Floyd ou de se refuser à écouter des bootlegs. Mais si vous aimez ou adorez ce groupe (comme un grand nombre de personnes, et à ce titre, bien qu'étant un peu hors-sujet ici, j'ai une de ces hâtes d'écouter The Endless River, leur nouvel album, qui sort le 10 novembre prochain !, même si ce nouvel album n'est pas si 'nouvel' que ça, comprenant notamment pas mal de morceaux datant d'il y à 20 ans, pour les bases mélodiques), si vous aimez ou adorez ce groupe, donc, je ne peux que vous conseiller de jeter une oreille, ou les deux, sur ce bootleg qui figure sans doute parmi les plus réussis du Floyd pour l'année 1973. Le son est parfois un peu granuleux, mais par rapport à d'autres bootlegs de la même année, c'est le jour et la nuit. Non, vraiment, Yeeshkul ! est une réussite dans son genre.

CD 1

Echoes

Obscured By Clouds

When You're In

Set The Controls For The Heart Of The Sun

Careful With That Axe, Eugene

CD 2

Speak To Me

Breathe

On The Run

Time

Breathe (Reprise)

The Great Gig In The Sky

Money

Us And Them

Any Colour You Like

Brain Damage

Eclipse

One Of These Days

"Steel Breeze" - Pink Floyd

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Les bootlegs de Pink Floyd sont si nombreux que je sais que je n'y arriverai jamais au bout. C'est, de plus, dur de choisir entre tel et tel bootleg, au moment de les aborder ici. Par exemple, j'ai, pour le coup, hésité entre aborder un bootleg capté en 1975 aux Boston Gardens le 18 juin, et ce bootleg, aussi de 1975, capté dans l'Ontario (une province du Canada), plus précisément à Hamilton, au Ivor Wynne Stadium, à la date du 28 juin, 10 jours plus tard, donc. Il est fort probable que le bootleg que je possède, du Boston Gardens (Echoes In The Gardens), soit un jour ou l'autre abordé ici, mais j'ai préféré parler de cet autre bootleg, qui porte le nom de Steel Breeze (allusion aux paroles de Shine On, You Crazy Diamond). Pourquoi ? Parce que. Faut dire aussi qu'il en jette, ce bootleg, c'est de loin le meilleur concernant cette performance ontarienne (il existe au moins deux autres bootlegs, un en vinyl et un en CD, intitulé Ivor Wynne, à la qualité nettement inférieure ; le visuel de ce bootleg est reproduit plus bas dans l'article), laquelle performance, sans aller juqu'à dire que c'est la meilleure du groupe pour 1975 (celles de Boston, du L.A. Sports Arena, notamment, sont immenses aussi), assure vraiment. En plus, visuellement, ce bootleg en jette, le visuel reproduit les iconographies de Wish You Were Here et de The Dark Side Of The Moon, avec aussi le petit cochon gonflable d'Animals, c'est vraiment un bel artwork, et concernant un bootleg, c'est au final assez rare.

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Comme tout concert du Pink Floyd de 1975, on a ici tout d'abord deux extraits en avant-première, et dans leurs versions embryonnaires, d'Animals (le futur Sheep, alias Raving And Drooling, et le futur Dogs, alias You Gotta Be Crazy) en entrée de jeu, suivi par les deux parties de Shine On, You Crazy Diamond avec, entre les deux, Have A Cigar. Là s'arrêtait la première partie du show, avant que le groupe ne joue tout The Dark Side Of The Moon, puis Echoes, en guise de seconde partie. Comme d'autres bootlegs de cette année 1975, Steel Breeze coupe The Dark Side Of The Moon en deux : on a la première partie, de Speak To Me à Time inclus, sur le premier CD, et le second CD commence donc avec The Great Gig In The Sky. Pourquoi ? Pas pour faire chier, mais parce que ça n'aurait pas forcément tenu sur un seul CD, en rajoutant les 26 minutes d'Echoes ! D'autres bootlegs, cependant, sont plus structurés (celui du L.A. Sports Arena, Cruel But Fair, par exemple). Dans l'ensemble, compte tenu qu'on entend tout du concert, sans coupe, sans morceaux manquants, ce n'est pas grave. Musicalement, on en prend plein les oreilles, le groupe livrant ici une prestation remarquable (Raving And Drooling est très musclé, Have A Cigar et Money aussi), je trouve juste un peu plate la seconde partie de Shine On, You Crazy Diamond, mais compte tenu que cette seconde partie n'est déjà pas aussi immense que la première sur l'album studio, ce n'est pas étonnant, quelque part. Il me semble qu'au début de la première partie, Gilmour (ou Waters) cite Syd Barrett en présentant le morceau, il est vrai que ce morceau est une ode à l'absence, et à Syd, le Diamant Fou... Je ne vais, pour le reste du live, pas revenir sur ce qui a quasiment toujous été immense en live, à savoir Echoes. Certaines interprétations de 1973 n'étaient pas des plus abouties, celles de 1975, les dernières, sont immenses. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

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The Dark Side Of The Moon, tronçonné entre les deux disques donc (l'essentiel est sur le 2, ceci étant, et on a un effet de fade-up à la fin de Time, dans les clameurs de la foule, pour permettre une meilleure transition, bien vu), est génialement joué, le solo de guitare de Time assure à donf', un des meilleurs que j'ai pu entendre, pour cette chanson. Le son est, quant à lui, des plus excellents. Certes, le bootleg Cruel But Fair, déjà cité (et abordé ici), c'est à dire le concert de Los Angeles, sonne encore mieux, mais franchement, Steel Breeze sonne super bien. On lui a donné, sur le Net, la note de 8/10 pour le son, et il mérite amplement cette note. Voire même un demi-point de plus. Dans l'ensemble, ce bootleg accumule donc les bons points, entre un visuel attrayant, un son excellent, une excellente interprétation, une excellente ambiance... Conseillé, vraiment conseillé ! 2h10 (et un petit peu plus, même) de bonheur.

CD 1

Raving And Drooling

You Gotta Be Crazy

Shine On, You Crazy Diamond 1

Have A Cigar

Shine On, You Crazy Diamond 2

Speak To Me

Breathe

On The Run

Time/Breathe (Reprise)

CD 2

The Great Gig In The Sky

Money

Us And Them

Any Colour You Like

Brain Damage

Eclipse

Echoes

27 septembre 2014

"The Final Oz '86" - Dire Straits

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26 avril 1986. Dire Straits signe ici le tout dernier concert de sa longue et épuisante (quasiment un concert par jour, durant une majeure partie de l'année 1985 et le début de 1986 !) tournée mondiale de promotion de Brothers In Arms, album magnifique sorti en 1985. La plus grosse vente d'albums du groupe, un robinet à tubes (Walk Of Life, la chanson-titre, So ar Away, Your Latest Trick, Money For Nothing), une des plus grosses (et pendant longtemps, la plus grosse) vente d'albums en Angleterre, et un des premiers albums à être commercialisé directement en CD (dans une version plus longue que le vinyle d'environ 8 minutes). Sous une pochette magnifique bleu-clair représentant une belle guitare suspendue dans le ciel nuageux, pochette qui a été, et ce n'est pas bien original n'est-ce pas, reprise tel quel pour la pochette de ce bootleg, car ç'en est un, proposant ce fameux dernier concert de la tournée, concert donné à Sydney, Australie. Logiquement, le titre de ce bootleg, double, et d'une durée de 130 minutes environ, est The Final Oz '86 (Oz pour Australia, en abrégé anglais). Il est indiqué en bas d'article, dans la setlist, que le CD 1 s'ouvre sur une Intro et une Interview, et que le dernier morceau du CD 2 est une Outro. Je les indique ici, tout en précisant que ma version du bootleg ne les contient pas, ce qui n'est pas grave, ce ne sont, après tout, pas des chansons. Les 130 minutes que j'indique (un peu plus d'une heure pour le CD 1, 70 minutes pour le 2) ne tiennent pasen compe ces trois plages audio dont j'ignore la durée. En rajoutant ne serait-ce que l'interview, ça doit faire durer le CD 1 aussi longtemps que le 2, au final.

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Brothers In Arms, album magistral comptant non seulement parmi les meilleurs de Dire Straits (et leur dernier jusqu'à la courte reformation de 1991/92, On Every Street, une tournée mondiale et un live, On The Night, puis au revoir, définitivement cette fois-ci), mais parmi les meilleurs albums des années 80 (Love Over Gold, album studio précédent du groupe - 1982 -, mérite aussi d'être classé parmi les meilleurs albums des années 80, d'ailleurs), est un album assez triste, mélancolique, rempli de chansons aux thèmes graves : guerre, peines de coeur, solitude, mort... Certes, on y trouve deux hits majeurs (en terme de succès commercial), Money For Nothing en duo avec Sting et l'irritant (ces claviers, ces youhou) mais fendard Walk Of Life, mais ce sont les seules chansons gaies de l'album, les 7 autres étant vraiment graves. Comme on peut s'y attendre, ce bootleg propose pas mal de morceaux de cet album mythique : 7 des 9 chansons s'y trouvent, seuls One World et The Man's Too Strong n'ont pas été jouées ce soir-là (l'une des deux, One World, fut jouée live durant la tournée, quant à l'autre, j'imagine qu'elle a dûe être jouée aussi de temps en temps). C'est Ride Across The River, sublime chanson aux accents un peu latino, qui ouvre le bal (dans une version de 10 minutes), suivi par le plus mouvementé Expresso Love. Le son est juste à tomber par terre et à oublier de s'en relever. Le morceau suivant est une rareté, un morceau tout sauf essentiel (des 5 qui occupent Love Over Gold, c'est le morceau le moins réussi, de loin, mais il n'est pas honteux), que le groupe n'a pas du souvent jouer live (et il est absent de tout album live officiel) : Industrial Disease. Amusant, pas un grand morceau, mais on prend plaisir à l'écouter. So Far Away, et des versions sublimes de Romeo And Juliet, Private Investigations et Sultans Of Swing viennent achever ce premier disque. A ce moment-là, une seule envie, foutre le second.

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Le second, justement, le voici, il s'ouvre sur Why Worry, chanson tristounette, un peu longue (8 minutes pour la version studio, un tantinet moins ici) mais vraiment belle, issue de Brothers In Arms. Ambiance mélanco, apparemment, à ce moment-là, car Your Latest Trick surgit après. Magnifique, mais je sens que je ne cesse de me répéter. Walk Of Life, le morceau le moins exceptionnel, de loin, de Brothers In Arms, arrive, suivi par Two Young Lovers, morceaux très réussi, long ici de 9 minutes, issu de l'EP Extended DancE Play de 1984 (jamais édité en CD, comme tout EP qui se respecte). Money For Nothing bute tout, comme d'hab', et un Tunnel Of Love de 11,30 minutes met tout le monde d'accord, là aussi comme d'hab'. Brothers In Arms, chanson sublime et triste comme une victoire du FN aux élections, chanson parlant de la guerre et de ses victimes (les soldats, qui meurent souvent loin de chez eux, tués par d'autres soldats avec qui ils auraient très bien pu être amis s'il n'y avait pas eu cette guerre), arrive ensuite. Comme pour, encore une fois, contrebalancer la tristesse ambiante, Knopfler et sa bande livrent Solid Rock (morceau très rock, mais banal, issu de Making Movies de 1980, un morceau devenu un classique en live, mais que je n'ai amais aimé). Arrive ensuite une courte interprétation de l'air traditionnel Waltzing Matilda, un morceau australien très connu, quasiment devenu l'hymne national, ce qu'il n'est cependant pas, mais c'est tout comme ; puis un speech de Mark Knopfler avant l'instrumental final, Going Home, thème principal de la bande-son (composée par Knopfler en solo) du film Local Hero, avec Burt Lancaster. Fin du concert sur ce moment de grâce. Et que dire ? Le son est génial, l'interprétation aussi, les morceaux aussi, The Final Oz '86 est un grandiose live, qui mériterait amplement d'être officiellement édité. Il existe un DVD proposant des extraits du concert, ainsi que d'autres concerts de la tournée, mais rien en tant que CD. Ce bootleg-là pourrait amplement faire l'affaire ! Ultra-conseillé aux fans du groupe qui ne le connaissent pas déjà.

CD 1

Intro

Interview With Mark And Ed

Ride Across The River

Expresso Love

Industrial Disease

So Far Away

Romeo And Juliet

Private Investigations

Sultans Of Swing

CD 2

Why Worry

Your Latest Trick

Walk Of Life

Two Young Lovers

Money For Nothing

Tunnel Of Love

Brothers In Arms

Solid Rock

Waltzing Matilda

Speech Of Mark Knopfler

Going Home (Theme From "Local Hero")

Outro

Posté par ClashDoherty à 09:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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26 septembre 2014

"Live At The Rainbow '74" - Queen

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Dans l'histoire de Queen, ces concerts sont, comment dire, mythiques. En 1974, le groupe de Freddie Mercury (chant, claviers), Brian May (guitare, chant occasionnel, choeurs), John Deacon (basse) et Roger Taylor (batterie, percussions, chant occasionnel et choeurs) sort deux albums : Queen II et Sheer Heart Attack. Deux albums immenses, parmi les meilleurs du groupe. Le groupe passera à plusieurs reprises au Rainbow Club de Londres, durant cette année, pour promouvoir ces deux disques sortis, comme les deux premiers Led Zeppelin en 1969, en une petite année (en début et en fin d'année, respectivement). Il existait plusieurs bootlegs queeniens proposant, avec une qualité parfois rebutante, des extraits de ces shows, et un de ces shows fut par ailleurs filmé et il en existait une VHS, proposant une cinquantaine de minutes, si je ne m'abuse, de spectacle. Mais jamais le groupe n'avait officiellement sorti ces bandes, le premier live officiel de la Reine étant Live Killers, en 1979 (proposant des titres issus de concerts de la tournée 1978, la tournée Jazz). Par la suite, après la mort de Mercury, plusieurs lives sortiront, comme le fameux Live At Wembley '86, mais aussi Queen At The Beeb (proposant des morceaux issus de sessions BBC de 1974), Queen On Fire - Live At The Bowl (concert au Milton Keynes Bowl en 1982)... Ce n'est que 40 ans après les faits que Queen ou plutôt, ses trois membres rescapés, décide de sortir, enfin, officiellement ces concerts au Rainbow Club. Tout à fait logiquement, ce live, double dans son édition complète (une édition simple CD existe aussi, avec seulement le show situé sur le second disque), existant aussi en DVD et dans un luxueux coffret incluant aussi les vinyles, ce live, donc, s'appelle Live At The Rainbow '74. Il vient de sortir. J'en parle. Je suis donc dans l'actualité. Et trop fort. Si, j'insiste.

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Live At The Rainbow '74, sous son artwork un peu criard (mais pas vilain pour autant), propose non pas un, mais deux concerts. Je ne sais pas s'il s'agit de l'intégralité de ces concerts, compte tenu de la durée des deux CDs : 65 minutes pour le premier, 79 minutes pour le second. Ce qui, on est d'accord, fait quand même 140 minutes, environ, de musique dans l'ensemble, soit une offre généreuse. Le premier live date de mars, et le second, de novembre. Le premier concert est issu de la tournée de l'album Queen II, et le second, de celle de Sheer Heart Attack, ce qui explique que le second live soit plus long : il y à en effet, plus de morceaux, ceux du nouvel album se rajoutant à ceux que l'on retrouve (quasiment tous) aussi sur le premier live. Il y à pas mal de doublons, ici, ce ne sont évidemment pas les mêmes versions, mais on a deux fois Ogre Battle, Modern Times Rock'n'Roll, White Queen (As It Began), Keep Yourself Alive, Liar, Son And Daughter ou Father To Son, pour ne citer qu'elles. Je déconseille donc, dans un sens, l'écoute successive, le même jour, des deux disques, privilégiez d'écouter le premier CD un jour, et le second le lendemain ou un autre jour. Enfin, faites comme vous voulez, après tout, merde quoi à la fin. Le second disque est le plus réussi (niveau son, c'est réussi dans les deux cas), car il est plus long, et on y trouve Now I'm Here, Killer QueenIn The Lap Of The Gods (et sa seconde version : In The Lap Of The Gods...Revisited), Stone Cold Crazy, Flick Of The Wrist, bref, des extraits de Sheer Heart Attack (on a aussi Bring Back That Leroy Brown, du même album, mais ce morceau étant une telle merde, je ne veux même pas en parler plus ici, à part pour dire que cette version live est heureusement bien plus courte que la version studio). On y trouve aussi God Save The Queen, fameuse reprise de l'hymne national, que le groupe, donc, jouait déjà sur scène en clôture de show à l'époque (la version studio ne sera placée sur album qu'en 1975 sur A Night At The Opera). On a aussi, hélas dans une version d'un peu plus d'une minute (au lieu des 6 de la version studio !), The March Of The Black Queen, immense morceau de Queen II, sorte de préfigurateur de Bohemian Rhapsody.

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Mais le premier CD n'est pas piqué des vers non plus, et on y trouve quelques morceaux absents de la setlist du second CD : Great King Rat, The Fairy Teller Master-Stroke, See What A Fool I've Been (cette chanson absente de tout album studio du groupe date de l'époque où Queen, alors constitué de Brian May, Roger Taylor et du chanteur et bassiste Tim Staffel, s'appelait Smile, vers 1971/72 ; Staffel partira, John Deacon et surtout Mercury arriveront, le nom du groupe changera, the rest is history) et un medley de reprises de morceaux de rock'n'roll incluant Jailhouse Rock (aussi sur le second CD), Stupid Cupid et Be-Bop-A-Lula. Performance aussi hallucinante (Mercury était en grande forme), avec solo de batterie durant Keep Yourself Alive (dans les deux versions), solo de guitare durant Son And Daughter (idem, dans les deux versions), un Liar exemplaire, un Ogre Battle démentiel, un Now I'm Here géantissime... Seule ombre au tableau, il manque très vraisemblablement des morceaux, j'imagine que Brighton Rock devait être joué, notamment... Même à l'époque, un concert durait rarement une heure ou 80 minutes, ces deux concerts de 1974, géants tels qu'ils sont, ne sont pas les versions complètes de ces shows. Mais bon, tel qu'il est, Live At The Rainbow' 74 est vraiment un live génial, le meilleur du groupe avec Live Killers (dont le seul reproche à faire est la production qui a pris un sérieux coup dans l'aile ; et aussi le fait qu'il ne propose pas un seul show, mais un melting-pot de plusieurs prestations de 1978, et qu'il est quasiment impossible de dire de quel concert vient tel ou tel morceau, selon Brian May lui-même). Si vous êtes fans de Queen, fans de rock, fans de glam-rock, ruez-vous dessus !

CD 1

Procession

Father To Son

Ogre Battle

Son And Daughter

Guitar Solo

Son And Daughter (Reprise)

White Queen (As It Began)

Great King Rat

The Fairy Teller Master-Stroke

Keep Yourself Alive

Drum Solo

Keep Yourself Alive

Seven Seas Of Rhye

Modern Times Rock'n'Roll

Medley : Jailhouse Rock/Stupid Cupid/Be-Bop-A-Lula

Liar

See What A Fool I've Been

CD 2

Procession

Now I'm Here

Ogre Battle

Father To Son

White Queen (As It Began)

Flick Of The Wrist

In The Lap Of The Gods

Killer Queen

The March Of The Black Queen

Bring Back That Leroy Brown

Son And Daughter

Guitar Solo

Son And Daughter (Reprise)

Keep Yourself Alive

Drum Solo

Keep Yourself Alive (Reprise)

Seven Seas Of Rhye

Stone Cold Crazy

Liar

In The Lap Of The Gods...Revisited

Big Spender

Modern Times Rock'n'Roll

Jailhouse Rock

God Save The Queen



21 septembre 2014

"Hang On To Your Heads - Louisiana State University, Baton Rouge, 1975" - Led Zeppelin

BATON ROUGE 75

Pour ce nouveau bootleg, place à nouveau à Led Zeppelin. Et à un concert de leur tournée américaine de 1975. Une tournée franchement remarquable, le groupe étant la plupart du temps en forme, et, musicalement parlant, par le biais de leur double album Physical Graffiti (1975, justement), au sommet de leur art. Capté le 28 février à la Louisiana State University, à Baton Rouge, en Louisiane, ce bootleg s'appelle Hang On To Your Heads, et, triple, il offre la totalité, avec une excellente qualité audio, de ce concert. Soit presque 3 heures de concert (une cinquantaine de minutes pour chacun des deux premiers disques, et un peu plus d'une heure pour le dernier), une durée généreuse et, pour Led Zeppelin, très classique, le groupe ayant même fait encore plus fort (Earl's Court de la même année, ou certains concerts de la tournée 77). Ce concert n'est sans doute pas le plus monumental que Led Zeppelin ait fait en cette année 1975, la dernière année où le groupe fut totalement, pleinement en pleine possession de ses moyens artistiques, au faîte de sa gloire, mais il est un des plus musclés. Il existe plusieurs bootlegs proposant ce show (l'un d'entre eux s'appelle Bon Soir, Baton Rouge !, allusion au fait que la Louisiane est en partie francophone), les deux autres illustrations de l'article sont des pochettes d'autres bootlegs, justement.

FRONT

J'ai dit que ce concert n'est sans doute pas le sommet de la tournée 75, mais il n'est pas non plus un mauvais soir de Led Zeppelin. Sans surprise en ce qui concerne la setlist (aussi bien les morceaux issus de Physical Graffiti que les morceaux plus anciens, ils sont tous interprétés dans le même ordre que d'ordinaire, le show démarrant par Rock And Roll et Sick Again, et s'achevant par Black Dog), certains avec une suffisance et un zèle totaux (Dazed And Confused, long de 35 minutes... Moby Dick, long de 24... No Quarter, de 20 minutes...est-ce utile de faire durer à ce point ?). Mais on parle de Led Zeppelin, le plus grand groupe de rock au monde, selon pas mal de fans (et Led Zeppelin). Quand on écoute un live de ce groupe, ou quand on y assistait à l'époque (pendant la période 73/77, c'était vraiment le cas), on sait ou savait qu'on allait avoir 2h30 ou 3 heures (ou plus...) de concert avec, au final, moins de 20 chansons en tout. Bref, que ça allait être épique. Ici, ça l'est un tantinet moins qu'à Earl's Court, ou que pendant certains soirs de 1977 (ceux du Capitol Center de Landover, ou celui du Madison Square Garden), mais bon Dieu, ça l'est. Ca l'est. Ca l'est ! Rien que Trampled Under Foot, ici, montre à quel point le groupe était en pleine possession de ses moyens à l'époque. Oui, ils ne carburaient pas au Banania, on le sait (tenir pendant 35 minutes sur Dazed And Confused, faut le faire, et je parle des musiciens), mais quoi qu'ils prenaient, ça leur réussissait plutôt bien, en 1975.

LedZep1975

On a donc ici, dans le désordre, Moby Dick, Over The Hills And Far Away, No Quarter, Stairway To Heaven, In My Time Of Dying, Kashmir, Rock And Roll, Whole Lotta Love ou The Song Remains The Same (suivi par The Rain Song). Dans d'excellentes versions, bien musclées parfois, et avec une qualié sonore franchement plus que correcte. Ce live à Baton Rouge, Louisiane, ce Hang On To Your Heads, est donc un bootleg conseillé aux amateurs de Led Zeppelin. Je ne sais pas si c'est le meilleur live du groupe, sans doute pas (sûrement pas, même, car, perso, je ne le considère pas comme tel), mais ça fait du bien par où ça passe encore mieux que du Synthol, alors fans du groupe, n'hésitez plus. 160 minutes (et des couillettes) de bonheur.

 

CD 1

Rock And Roll

Sick Again

Over The Hills And Far Away

In My Time Of Dying

The Song Remains The Same

The Rain Song

Kashmir

CD 2

No Quarter

Trampled Under Foot

Moby Dick

CD 3

Dazed And Confused

Stairway To Heaven

Whole Lotta Love

Black Dog

20 septembre 2014

"In A House Of Dreams" - Genesis

77 GENESIS SOUTHAMPTON

Genesis n'a sorti que six albums lives officiels (je n'inclus pas les lives des coffrets type Archives) : Genesis Live (le seul de la période Peter Gabriel), Seconds Out, Three Sides Live (dont l'édition originale incluait une quatrième face constituée d'inédits studio, ce n'est plus le cas désormais), les deux volumes de The Way We Walk (un constitué des hits, et un, de longs morceaux), et Live Over Europe (tournée de reformation de 2007). En revanche, en ce qui concerne les bootlegs, on a l'embarras du choix (et avec une qualité sonore des plus variables), entre 1971 et 2007, on a à peu près de tout. J'ai déjà abordé ici deux bootlegs, un de 1983 (concert donné à Philadelphie, qualité sonore parfaite, mais durée décevante de juste 95 minutes, sans doute que le show durait un poil plus longtemps en réalité) et un de 1975 à Lakeland (Floride) pendant la tournée du double album conceptuel The Lamb Lies Down On Broadway (après la tournée, Gabriel partira, on le sait), excellente qualité audio. Voici un troisième bootleg, à la qualité sonore tout simplement parfaite, somptueuse (il s'agit probablement de la meilleure qualité audio pour un concert de Genesis d'avant les années 80), proposant un concert donné à Southampton (dans l'enceinte du Gaumont Theatre) en 1977. Le 20 janvier, précisément. La veille, le groupe (alors en pleine tournée de promotion de l'album Wind And Wuthering, qui venait alors tout juste de sortir dans les bacs (entre le 26 décembre 1976 et le 7 janvier 1977, selon le continent, Europe ou USA) et était le second avec Phil Collins au chant en plus de la batterie), avait aussi donné un concert au même endroit, concert existant aussi en bootleg, mais la qualité y est moins bonne (sans être mauvaise non plus). Ce bootleg du 20 janvier, qui a été "remastérisé", s'appelle In A House Of Dreams, et il est généreux : un disque de 68 minutes, et un d'une heure, soit 2h08 minutes de show (le show complet, quoi).

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Il existe déjà un live officiel (Seconds Out) de la tournée 1977, et on trouve ici plusieurs titres qui y sont aussi (Supper's Ready, Squonk, Firth Of Fifth, Afterglow...), mais, croyez-moi, bien que Seconds Out soit excellent (sa qualité audio est même tellement bonne qu'une réputation de 'faux live' lui traîne au cul comme des casseroles de jeunes mariés ; ce n'est pas un faux live, cependant, il est issu essentiellement d'un show parisien), il plonge complètement, comparé à In A House Of Dreams. 27 titres (enfin, les plages audio de discussions sont incluses dedans ; sinon, on a 16 morceaux dont un en deux parties, plus un petit duo de batterie, et, donc, des plages audio de discussions, 9 en tout). Parmi ces titres, on notera plusieurs qui ne se sont jamais retrouvés sur un live officiel du groupe : ...In That Quiet Earth (en deux parties, ce qui est étrange, mais ça a sans aucun doute un rapport avec la manière dont fut enregistré le bootleg ; on ne se rend absolument pas compte de la coupure entre les deux parties, ça a été bien fait), Your Own Special Way, Eleventh Earl Of Mar, All In A Mouse's Night (rare, celui-là !), qui sont tous issus de Wind And Wuthering. Les autres ont déjà été proposés sur Seconds Out, ou sur Three Sides Live (notamment sur la face 4, celle qui, pour l'édition américaine et la version CD, propose des morceaux live de 1976/77 plutôt que les inédits studio dont j'ai rapidement parlé en intro d'article ; on y trouve One For The Vine, dans une autre version). Le groupe (avec Chester Thompson à la batterie) est en forme, même s'il plante totalement le début de The Carpet Crawlers (d'ailleurs, Phil Collins, après le morceau, dit quelque chose comme ouais, je crois que c'est aussi une chanson qu'on adore, en anglais bien sûr), ce qui peut arriver. Steve Hackett (guitare), particulièrement, est en bonne forme ce soir-là, c'est d'autant plus dommage qu'il partira de Genesis, plus ne plus revenir sauf pour le concert de 1982 au Milton Keynes Bowl (concert unique de reformation avec Peter Gabriel), après cette tournée 1977. Tony Banks (claviers) est en forme, surtout que Wind And Wuthering fait la part belle à ses envolées de claviers.

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Pour un fan de Genesis, ce double live est un régal. Qualité sonore sublime, interprétation de haute volée, morceaux légendaires (au débotté, Firth Of Fifth, Supper's Ready, Afterglow, The Lamb Lies Down On Broadway) et, pour certains, rares (All In A Mouse's Night, pas le sommet de Wind And Wuthering ni du groupe, mais morceau peu souvent joué live), et durée parfaite. Dommage qu'on ne trouve pas Blood On The Rooftops (je ne sais pas si le morceau fut joué live, d'ailleurs), ni Entangled (il le fut, en 1976), ni Mad Man Moon (je ne sais pas s'il fut joué live, pareil), dommage aussi que le groupe ne s'en tenait toujours qu'au segment final pour ce qui est de jouer The Musical Box (dernière version live du morceau complet : avec Peter Gabriel). Enfin, tel qu'il est, In A House Of Dreams est un génial bootleg, un des meilleurs du groupe (le meilleur, même ?), et peut-être même le meilleur (en tout cas, pour le son), pour l'année 1977. La dernière année que j'adore vraiment, chez Genesis. La suite sera souvent très correcte (enfin, je n'aime pas leur album studio de 1978, ...And Then There Were Three..., et je ne suis pas fanatique de leurs lives de l'année 1978, aussi, pour lesquels il y à trop de morceaux de cet album fadasse, justement), mais rien d'aussi génial qu'ici, et qu'en 1977 en général. Ultra-ultra conseillé.

CD 1

Squonk

(Chat) - Good Evening

One For The Vine

(Chat) - A Silly Story

Robbery, Assault And Battery

(Chat) - Myrtle The Mermaid

Your Own Special Way

(Chat) - Steve's Intro

Firth Of Fifth

(Chat) - Something From Our New Record

...In That Quiet Earth 1

...In That Quiet Earth 2

Afterglow

I Know What I Like (In Your Wardrobe)

(Chat) - Mike's Intro

Eleventh Earl Of Mar

CD 2

(Chat) - Hospital Radio

The Carpet Crawlers

(Chat) - The Mouse

All In A Mouse's Night

(Chat) - A Bloody Stupid Story

Supper's Ready

Dance On A Volcano

Drum Duet

Los Endos

The Lamb Lies Down On Broadway

The Musical Box (Closing Section)

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"Too Late For Mind Expanding" - Pink Floyd

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Il existe plusieurs bootlegs concernant les performances de Pink Floyd en novembre 1970 au Casino de Montreux (Suisse). Celui-ci et un autre que j'aborderai bientôt (et au titre similaire : Too Early For A Gig, concert donné dans la journée - et pas la soirée - du lendemain 22 novembre) en sont les meilleurs, d'un strict point de vue (si ce mot de 'vue' convient, ici...) sonore. A la base, le groupe ne devait donner qu'un seul concert (celui du 21, bref, celui que j'aborde aujourd'hui), mais le lendemain, un autre show fut donné, quasiment à l'improviste. Ce second show, je viens d'en donner le tire du bootleg, que j'aborderai donc bientôt ici, et il existe d'autres bootlegs le proposant, comme The Good...And The Bad ou Smoking Blues (celui-ci est réputé chez les fans). Mais pour ce qui est du show du 21 novembre, c'est un autre bootleg, celui-ci, intitulé Too Late For Mind Expanding. Comme on le voit, le titre du bootleg est similaire à celui du show du lendemain, ce qui est logique, les deux bootlegs ont probablement été faits en même temps, et on a la même mention ("The Montreux 40th Anniversary Series") sur leurs pochettes de livrets. Voici donc le premier des deux shows de Montreux 1970 (novembre), et il s'agit probablement du meilleur des deux, bien que le second soit aussi ultra recommandé.

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Particularité de ce concert par rapport au suivant : on y trouve, en final, deux blues, Just Another Twelve Bar et More Blues. On y trouve aussi pléthore de morceaux qui étaient joués quasiment à chaque concert, et on peut même virer le 'quasiment' de la phrase, à l'époque, par le groupe : Set The Controls For The Heart Of The Sun, Careful With That Axe, Eugene (précédé, comme toujours, de Green Is The Colour), Embryo, A Saucerful Of Secrets, un Atom Heart Mother électrique, sans orchestre, Cymbaline, Fat Old Sun... on a aussi une remarquable version d'Astronomy Domine en guise d'ouverture. Too Late For Mind Expanding ne déroge donc pas à la règle floydienne, on retrouve les mêmes morceaux. Mais comme il ne s'agit pas, évidemment, des mêmes versions que sur les autres bootlegs, l'honneur est sauf. On déconseillera de toute façon l'écoute simultanée, l'un après l'autre, de deux bootlegs de la même année, sauf si on aime les doublons. En ce qui concerne la qualité sonore, ce bootleg généreux (deux heures de concert, environ, et même un peu plus) est vraiment un must absolu, une des meilleures qualités audio pour un concert de l'année 1970. Et comme la prestation du Floyd est à la hauteur, inutile donc de dire, encore une fois, que ce bootleg est des plus essentiels.

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On pardonnera en revanche, d'autant plus que pour un bootleg, l'artwork est peu important, la faible qualité de l'artwork, justement, entre ces teintes roses du verso et cette photo rigolote mais nulle d'un Waters amusé au recto. L'artwork de l'autre bootleg, celui du show du lendemain, sera plus sobre, et plus réussie. Mais comme je l'ai dit, on s'en fout, de l'artwork, on ne juge pas un livre sur sa couverture. Musicalement, Too Late For Mind Expanding est une vraie réussite, d'excellentissimes versions des meilleurs morceaux que le groupe, à l'époque, avait à son répertoire. On regrettera l'absence de certains d'entre eux (If, par exemple, rarement joué, quasiment toujours lors de sessions BBC ou autres radios et/ou TVs), mais bon, on ne va pas chipoter non plus, ceci est un des meilleurs bootlegs de cette année 1970, pour le groupe.

CD 1

Astronomy Domine

Fat Old Sun

Cymbaline

Atom Heart Mother

Embryo

CD 2

Green Is The Colour

Careful With That Axe, Eugene

Set The Controls For The Heart Of The Sun

A Saucerful Of Secrets

Just Another Twelve Bar

More Blues

18 septembre 2014

"The Valley Of The Kings" - Pink Floyd

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En 1973, les concerts de Pink Floyd étaient rôdés : le groupe y jouait l'intégralité, généralement en seconde partie de show, de The Dark Side Of The Moon, suivi en rappel de One Of These Days, et la première partie était constituée d'Echoes et de quelques anciens titres de gloire type Careful With That Axe, Eugene. Obscured By Clouds, l'album de la bande-son du film La Vallée de Barbet Schroeder, film et album sortis en 1972 dans une relative indifférence, était aussi de la partie via l'interprétation du morceau-titre et de When You're In, deux instrumentaux qui servaient, couplés comme sur l'album, d'entrée de jeu pour le concert. Je pense que tous les concerts de la première moitié de 1973 étaient assemblés de la sorte. Il y en à aussi quelques uns, rares (une dizaine à peine) qui, en plus, offraient une chanson (par conséquent) très rarement jouée live, qui ne le sera plus du tout par la suite : Childhood's End. Cette chanson aussi est issue de l'album Obscured By Clouds. Parmi les rares bootlegs proposant cette chanson, celui que j'aborde aujourd'hui, un concert donné le - mars 1973 à Saint-Louis, Missouri (dans le Kiel Opera House), est concerné. Il s'appelle The Valley Of The Kings, titre qui est sans doute en allusion à un des deux posters glissés dans la pochette de The Dark Side Of The Moon : les Pyramides de Gizeh, sur fond bleu. La Vallée des Rois, fameux site égyptien. A moins qu'il y ait une autre raison pour ce titre, mais si c'est le cas, je l'ignore. Double, ce bootleg sorti je ne sais quand, par le label SCS (avec un vilain logo au centre de la pochette, d'ailleurs !) dure 106 minutes environ, ce qui n'est pas énorme (58 et 48 minutes, plus une trentaine de secondes par disque en plus des minutes) par rapport à d'autres.

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The Valley Of The Kings, surtout, souffre d'une qualité sonore assez moyenne. Un site francophone (et sans doute même français) répertoriant des bootlegs, Ace Bootlegs (ne cherchez pas à télécharger dessus, ce n'est pas proposé directement par le site, on a juste, des fois, des propositions de liens) lui a donné la note de 7/10, en ce qui concerne sa qualité, mais je pense qu'un 6/10 serait plus approprié. Par moments, la qualité sonore de ce bootleg sonne aussi faiblarde que celle de When You're In...Tampa, autre bootleg de 1973 (abordé ici récemment), lequel bootleg ne brille vraiment pas par sa qualité sonore (il a d'autres défauts : coupures dans les morceaux, morceaux manquants pour la suite The Dark Side Of The Moon). Enfin, c'est vrai que The Valley Of The Kings est supérieur, un peu, en qualité, mais pour 1973, je pense que Supine In The Sunshine (Earl's Court, abordé ici récemment aussi) est le meilleur bootleg de l'année. Mais revenons donc à The Valley Of The Kings, et sa pochette qui multiplie, dans tous les sens, le prisme de la pochette du mythique album studio que le Floyd a sorti en cette année si importante pour lui. Une pochette pas géniale, tout le monde le reconnaîtra. Le groupe est plutôt en bonne forme, ce soir du 6 mars à Saint-Louis, et la suite The Dark Side Of The Moon est efficacement (mais sobrement : tout réuni, on a environ 42 minutes, 43 à tout casser, ce qui fait à peu près la durée de l'album studio ; certaines versions live de la suite atteignaient presque une heure de musique !) jouée. La présence de Childhood's End sur le premier disque, à elle seule, rend ce bootleg assez cher à mes yeux, malgré la qualité sonore moyenne (voire médiocre) et le fait qu'il existe d'autres interprétations, plus réussies, des autres morceaux joués ici.

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Un amateur de bootleg vous le dira : rien que le fait qu'un bootleg contienne un morceau quasiment jamais joué rend ce bootleg important, voir Project Birmingham (1970) qui contient Sysyphus et Main Theme From More, ou Rise And Shine ! (1970 aussi), qui contient la seule et unique interprétation live (on la trouve sur un autre bootleg, Alan's Psychedelic Mastertape, mais ce bootleg vient du même concert, à Sheffield) d'Alan's Psychedelic Breakfast... et, donc, ce bootleg et les deux-trois autres faits à partir de ce concert, qui offre Childhood's End. C'est plus appréciable que les 20 minutes pas extraordinaires (ça peut sembler un blasphème de dire ça, mais j'insiste) d'Echoes en ouverture. Le morceau a souvent été mieux joué qu'ici. Pareil pour One Of These Days. Dans l'ensemble, ce bootleg n'a pas grand chose pour lui, mis à part Childhood's End (et les deux autres extraits d'Obscured By Clouds, moins rares, mais uniquement joués pendant la première partie de 1973). Le son est cafouilleux, certains morceaux seront et furent bien mieux joués, la durée en elle-même est moins généreuse que de coutume (Supine In The Sunshine dure deux heures)... A réserver aux grands fans.

CD 1

Echoes

Tune Up

Obscured By Clouds

When You're In

Tune Up

Childhood's End

Careful With That Axe, Eugene

CD 2

Speak To Me

Breathe

On The Run

Time

Breathe (Reprise)

The Great Gig In The Sky

Money

Us And Them

Any Colour You Like

Brain Damage

Eclipse

One Of These Days

17 septembre 2014

"Rolf's Pepperland Bomb" - Pink Floyd

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La pochette de ce bootleg est étrange et un peu moyenne : on y voit un homme, un certain Rolf Ossenberg, allumant une bombe cerise de cartoon, sur fond jaune. L'homme en question est mort en 2012, ce bootleg lui est dédié. Qui était-il ? Apparemment, un passionné de bootlegs de Pink Floyd, ayant travaillé sur la conception de bootlegs basés sur les concerts du groupe, et ce bootleg, intitulé Rolf's Pepperland Bomb, et proposant, sur deux disques bien remplis (70 et 60 minutes), un concert de 1970 (le 16 octobre) à San Rafael (Californie), est le dernier bootleg de Pink Floyd sur lequel il a bossé avant sa mort. On aurait pu trouver un autre artwork que ça, quand même (et je ne vous parle même pas du livret), même si c'est un hommage. Bon, sinon, on va dire que le visuel, on s'en contrecogne le ticket de bus contre un lama en fourrure rose et bleue, et on aura raison. L'important réside ici en deux choses : la qualité du son, et la performance du Floyd (alors en pleine période Atom Heart Mother : l'album venait de sortir, et le groupe en jouait déjà des choses, la preuve ici à deux reprises). Pour ce qui est de la performance, le groupe est en bonne forme, et livre de très bonnes versions de leurs meilleurs titres de l'époque, même si le début est laborieux, entre plantages techniques et bourdes (Astronomy Domine est présent ici en quatre plages audio successives, en entrée de jeu, vous dire). Pour ce qui est du son, c'est juste divin, du cristallin, du merveilleux, du sublime, les mecs.

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Pink Floyd, en 1970, c'était quand même quelque chose. Le groupe, selon moi au sommet de son talent pour ce qui est de sa première époque (rock progressif teinté d'oppression, expérimental), livrait des versions à tomber de morceaux que, par le suite, il abandonnera totalement (Cymbaline, Embryo, Fat Old Sun, A Saucerful Of Secrets). J'entends déjà les détracteurs gueuler du haut de leurs balcons du 22ème (ou du 11ème, je ne suis pas sectaire) : si c'est pour, à chaque fois que tu abordes un bootleg du Floyd, aborder un bootleg proposant les mêmes chansons que les autres, à quoi ça sert ? On a toujours Set The Controls For The Heart Of The Sun et Embryo, par exemple, et à force, ça fait chier. Réponse : demandez au Floyd de remonter dans le temps et de rejouer leurs concerts en changeant les morceaux joués, les mecs. C'est pas de ma faute si, comme tant d'autres groupes (au choix : Led Zeppelin, Deep Purple...), ils ne changeaient pas beaucoup leurs setlists. Et puis, prenez Mooed Music, Rolf's Pepperland Bomb, Too Late For Mind Expanding, Rise And Shine ! et Vierundzwanzig Teile Von Nichts, tous ces bootlegs, qui sont tous de la période 1970 (sauf le dernier cité, 1971), proposent Embryo, Set The Controls For The Heart Of The Sun, Careful With That Axe, Eugene, Fat Old Sun, Cymbaline ou Atom Heart Mother (tous n'ont pas l'ensemble de ces morceaux, mais tous ont, au moins, les trois premiers cités). Et ce ne sont pas les mêmes versions, certaines sont plus pêchues, ou au contraire plus soft. Certaines versions d'Atom Heart Mother (qui, parfois, au début 1970, était appelé de son premier titre, The Amazing Pudding) ont l'accompagnement orchestral, et d'autres, non. A Saucerful Of Secrets, ici, atteint 20 minutes, et faisait parfois moins, mais rarement plus.

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Une des pages du livret

Rolf's Pepperland Bomb n'a qu'un défaut, son artwork vraiment craignos. Rendre hommage au mec ayant bossé sur le bootleg et tant d'autres concernant Pink Floyd est honorable, même s'il est inconnu du commun des mortels et qu'il y avait d'autres manières de lui rendre hommage (appeler le bootleg par son nom, OK, mais mettre son visage partout dans le livret et la pochette, non, surtout dans un environnement pictural aussi kitschouille). En même temps, rares sont les bootlegs à avoir un artwork remarquable, et ce n'est pas ça qu'on recherche en premier lieu quand on farfouille pour trouver un bootleg, de Pink Floyd ou d'autres artistes. Ici, le son est parfait ou peu s'en faut, l'interprétation est excellente, et même si la setlist est peu originale, des morceaux comme Careful With That Axe, Eugene (précédé, comme très souvent, par le bucolique Green Is The Colour), Embryo, Fat Old Sun ou A Saucerful Of Secrets sont toujours géniaux à écouter. Bref, encore une fois, un bootleg remarquable de Pink Floyd !

CD 1

Astronomy Domine (1st attempt)

Astronomy Domine (2nd attempt)

Astronomy Domine (3rd attempt)

Astronomy Domine (4th attempt)

Tune Up

Fat Old Sun

Tune Up

Cymbaline

Tune Up

Atom Heart Mother

CD 2

Tune Up

Embryo

Announcement/Tune Up

Green Is The Colour

Careful With That Axe, Eugene

Tune Up

Set The Controls For The Heart Of The Sun

Tune Up

 A Saucerful Of Secrets



Fin »