Rock Fever

19 octobre 2014

"Robbery, Assault And Berkeley" - Genesis

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C'est le quatrième bootleg de Genesis que j'aborde ici, et pas le dernier. Après en avoir abordé un de 1975 (Broadway Everglades, à Lakeland en Floride), un de 1977 (In A House Of Dreams, à Southampton) et un de 1983 (au Spectrum de Philadelphia), place maintenant à une année que je n'avais pas encore abordé : 1976. C'est l'année de sortie de A Trick Of A Tail, premier album de la seconde période du groupe, la plus longue et connue du grand public, celle avec Phil Collins au chant (tout en continuant, pour les albums, à jouer de la batterie). Peter Gabriel, le premier chanteur, avait en effet décidé, au cours de la tournée The Lamb Lies Down On Broadway (1974/1975), de quitter le groupe une fois la tournée achevée. Le choix de le remplacer par Phil Collins, dans le groupe depuis 1971, a été approuvé par Gabriel lui-même (Collins, lui, était réticent au départ), inutile de dire donc qu'aucune rancoeur, aucune amertume, ne fut à l'ordre du jour à l'époque. En 1976, pour les premiers concerts de la nouvelle formation, Bill Bruford, batteur de Yes puis de King Crimson (puis fondateur de U.K.), prit le rôle de batteur, avec Collins pour certains passages instrumentaux. Il (Bruford) sera remplacé en 1977 par celui qui, ensuite, restera longuement au sein du Genesis de scène (et aussi sur les tournées de Phil Collins solo) : Chester Thompson. Mais en 1976, et sur ce bootleg capté à Berkeley (Californie) le 29 avril, c'est Bill Bruford, lequel est un batteur d'exception, il faut bien le dire (le meilleur batteur de toute l'histoire du rock progressif, en concurrence cependant avec Carl Palmer d'Emerson, Lake & Palmer...et Phil Collins !).

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Long de quelques 105 minutes (en fait, un petit peu plus, presque 110) pour 17 titres dont deux constitués d'historiettes, ce bootleg porte un chouette nom en jeu de mots : Robbery, Assault And Berkeley, allusion à la chanson Robbery, Assault And Battery (présente ici, et issue de A Trick Of The Tail) et au fait que le concet ait lieu à Berkeley, au Community Center plus précisément. Des 8 titres du nouvel album (lequel est, par ailleurs, un authentique chef d'oeuvre du genre), 5 sont présents ici, et non des moindres : Dance On A Volcano, Squonk, Entangled, Robbery, Assault And Battery et l'instrumental Los Endos, qui servira dès lors quasiment tout le temps de final de concert (avant un ou deux rappels). Dès l'année suivante, un plus ou moinscourt duo de batterie entre Collins et Chester Thompson (Drum Duet) fera son apparition, juste avant Los Endos, mais pas ici. En revanche, on a ici, en 1976, sur ce bootleg comme sur d'autres, deux-trois morceaux que le groupe ne jouera plus forcément par la suite : White Mountain (issu de l'album Trespass, de 1970), Fly On A Windshield (de The Lamb Lies Down On Broadway, 1974 ; le groupe joue d'ailleurs d'affilée trois titres de ce mythique double album, ici) et le doublé final constitué de it (issu aussi du double album de 1974) et Watcher Of The Skies (courte version de ce morceau issu de Foxtrot, 1972). Entangled, de même, ne sera pas souvent rejoué, voire même pas du tout une fois 1976 passé. Dommage, car cette chanson est sublime (ma préférée de A Trick Of The Tail, une de mes grandes préférées du groupe), et elle rend bien en live.

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Une photo de magazine montrant le groupe et des amis ou membres de l'équipe technique de la tournée, en 1976

Robbery, Assault And Berkeley possède une excellente qualité audio, c'est un des meilleurs bootlegs de Genesis de 1976 avec Cleveland et Pittsburg (hélas pour moi, je ne possède pas ce dernier, qui est probablement le summum du Genesis de cette année peu représentée en bootlegs, moins représentée que la suivante). Phil Collins est juste excellent, il a bien repris le flambeau, et fut, on le sait, très bien accueilli par le grand public dans son nouveau rôle de frontman. Il s'est bien approprié les chansons de l'ère Gabriel, se permet lui aussi d'en annoncer certaines (The Cinema Show, Robbery, Assault And Battery) par des histoires, ce que Gabriel aussi faisait. Supper's Ready, que le groupe jouera jusqu'en 1977 (plus la version du concert de reformation-éclair de 1982, concert unique donné par le groupe plus Gabriel, au Milton Keynes Bowl, en Angleterre), est tout aussi bon chanté par Collins que par Gabriel, c'est dire ! Et entendre The Cinema Show, The Carpet CrawlersWhite Mountain ou Firth Of Fifth, c'est toujours sublime. Bref, ce double live à la qualité audio remarquable et à la qualité musicale sublime est ultra conseillé aux fans !

CD 1

Dance On A Volcano

The Lamb Lies Down On Broadway

Fly On A Windshield

The Carpet Crawlers

Romeo And Juliet Story

The Cinema Show

Harry's Robbery Story

Robbery, Assault And Battery

White Mountain

Firth Of Fifth

CD 2

Entangled

Squonk

Supper's Ready

I Know What I Like (In Your Wardrobe)

Los Endos

it

Watcher Of The Skies

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18 octobre 2014

"Echoes In The Gardens" - Pink Floyd

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Encore une fois, plusieurs bootlegs pour ce concert donné le 18 juin 1975 à Boston, au Boston Gardens (d'où le titre du bootleg que j'aborde, soit-dit en passant !) : Echoes In The Gardens pour celui que j'aborde, mais aussi Echoes Of The StageBoston Gardens, A Saucerful Of Treasures (c'est le visuel de ce bootleg que j'ai choisi pour illustrer ma copie CD : une photo, reproduite sur le recto et le verso du livret, et qui est celle située dans la pochette intérieure de Wish You Were Here, le nageur dans le lac de montagne)... et sans doute d'autres. Bon, voici le temps, donc, de parler ici du troisième bootleg floydien de la période 1975, après avoir abordé, ici, Cruel But Fair (concert donné au Los Angeles Sports Arena le 26 avril, et qui existe aussi sous un autre bootleg à la qualité sonore dégueulasse, Dogs And Sheep) et Steel Breeze (concert donné quelques jours après celui de Boston - le 28 juin -, dans l'Ontario, Canada, et plus précisément à l'Ivor Wynne Stadium d'Hamilton). Concert donné à Boston le 18 juin, celui-ci s'appelle donc, pour son bootleg le plus réputé et réussi (qualité sonore vraiment bonne), Echoes In The Gardens. La pochette est sobrissime de sobriété sobre : David Gilmour en train de chanter et de jouer de la guitare, photo en noir & blanc, dans un cadre blanc. Musicalement parlant, c'est moins sobre, le groupe, en plus de jouer deux extraits du futur Animals (lequel album, de 1977, n'était pas encore envisagé par le groupe à l'époque, mais deux de ses morceaux existaient déjà depuis 1974 dans des versions de travail) et trois de Wish You Were Here, jouent aussi tout The Dark Side Of The Moon et, en rappel, Echoes.

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La setlist ne change pas d'un iota, donc, par rapport à celles des autres concerts de 1975. Raving And Drooling (futur Sheep) et You Gotta Be Crazy (futur Dogs), le premier plus long qu'il ne le sera par la suite, et le second, plus court qu'il ne le sera par la suite (ah ah ah !), ouvrent donc le bal avec panache (on ne le dira jamais assez, mais Raving And Drooling, quelle furie...plus pêchu que ce qu'il deviendra une fois Sheep, même si Sheep est assez rock lui aussi), puis les deux parties de Shine On, You Crazy Diamond avec Have A Cigar entre elles. 55 minutes, telle est la durée du premier disque, qui renferme ce que je viens de citer. Rien que ça suffirait au bonheur. Les 77 minutes du second disque, tout The Dark Side Of The Moon plus les 22,55 minutes d'Echoes, comblent ce bonheur encore plus fort qu'un bébé survenant quelques mois après un mariage (non, finalement, peut-être pas aussi fort ; mais on se comprend). Avec un son parfois un petit peu ténu (mais on s'y fait) par rapport à Cruel But Fair, Echoes In The Gardens offre donc encore une fois une intense performance floydienne, le groupe est, à l'époque, définitivement au sommet de son art. D'autres bootlegs de la même époque offrent d'aussi intenses prestations, mais avec, hélas, une qualité sonore des plus minables, je pense à deux bootlegs proposant deux shows d'affilée, ceux du Nassau Coliseum les 15 et 16 juin (bref, deux-trois jours plus tôt !), respectivement Jersey Not Mother et Random Precision (pour le second, il manque Echoes, mais possède une qualité très légèrement supérieure à l'autre). Vous pouvez clairement éviter ces bootlegs, qui sonnent atrocement. Echoes In The Gardens, lui, est quasiment parfait.

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Autre visuel, autre bootleg, même show

On prend encore une fois beaucoup de plaisir à écouter The Dark Side Of The Moon, dont les meilleurs moments sont légions et, ici, brillent totalement (Time et son solo de guitare, Us And Them, The Great Gig In The Sky, Any Colour You Like, Brain Damage...Quoi ??? Quoi, je n'ai pas cité Money ? Ah mais c'est que pardon, Money, à force d'à force, je commence à en avoir légèrement un petit peu marre, OK, c'est une grande chanson, mais arrêtons de ne parler que de Money quand on parle de Pink Floyd ou de leur album The Dark Side Of The Moon, Money par çi, Money par là, Money fait du cheval, Money et ses Nymphéas, merde, ils n'ont vraiment pas fait que ça et ce n'est en rien leur meilleure chanson ni la meilleure de cet album ; ahem ; OK, je me calme, OK OK OK). Echoes, rien à dire, c'est sublime (dernière année que le groupe joue ce morceau en entier ; aussi bien "en entier" pour le groupe que pour le morceau). Le reste aussi. Ce bootleg, encore une fois, déchire son papier peint avec une cuillère en plastique rose bonbon achetée à Gifi. C'est du grand art, pardon, du Grand Art. Conseillé, donc, si je me suis bien fait comprendre. Sinon, reprenez du début : Encore une fois, plusieurs bootlegs pour ce concert donné le 18 juin 1975 à Boston, au Boston Gardens (d'où le titre du bootleg que j'aborde, soit-dit en passant !) : Echoes In The Gardens pour celui que j'aborde, mais aussi Echoes Of The Stage, Boston Gardens, A Saucerful Of Treasures (c'est le visuel de ce bootleg que j'ai choisi pour...

CD 1

Raving And Drooling

You Gotta Be Crazy

Shine On, You Crazy Diamond 1

Have A Cigar

Shine On, You Crazy Diamond 2

CD 2

Speak To Me

Breathe

On The Run

Time

The Great Gig In The Sky

Money

Us And Them

Any Colour You Like

Brain Damage

Eclipse

Echoes

"Mobile Dick" - Led Zeppelin

MOBILE 73

Après avoir abordé plusieurs (et il m'en reste !) bootlegs assez conséquents (c'est à dire, longs, constitués de trois disques à chaque fois) de Led Zeppelin, place maintenant à un bootleg nettement plus...sobre. Ce live ne contient en effet que deux disques (certains diront que c'est déjà pas mal, surtout que ces deux disques durent respectivement 60 et 55 minutes, soit quasiment deux heures), ce qui signifie forcément, à moins que ce concert n'ait été plus court que de coutume (ce n'est pas le cas, en fait), que ce bootleg ne le propose pas dans son intégralité. Mais on a en tout cas une bonne partie du show, et avec une qualité audio qui, si elle n'est pas exceptionnelle, passe quand même très bien la rampe d'essais. D'ailleurs, ce bootleg est assez connu, réputé dans le petit monde des fans de Led Zeppelin. Il y à des bootlegs qui sont devenus mythiques : Bonzo's Birthday Party (L.A. Foum 1973), Royal Albert Hall 1970, Live On Blueberry Hill (L.A. Forum 1970, sans doute le premier-premier-premier disque bootleg sur le groupe), Burn That Candle (Long Beach Arena 1972, ou L.A. Forum 1972, je ne sais plus, mais il a donné lieu au triple live officiel How The West Was Won, du moins en grande partie), Earl's Court 1975, Madison Square Garden de la même année, For Badgeholders Only (L.A. Forum 1977), Destroyer (Cleveland 1977), Knebworth 1979, et le tout dernier show, de Berlin, en 1980. Celui-ci aussi, capté à Mobile (Alabama) le 13 mai 1973, est mythique. Son titre aussi, un beau jeu de mots qu'il aurait été dommage de louper : Mobile Dick. Il manque trois morceaux, en l'occurrence Heartbreaker, Whole Lotta Love et Communication Breakdown, situés en final de concert, pour que ce bootleg (et pas mal d'autres, qui contiennent autant de titres que lui) soit complet.

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Le dos de boîtier d'un autre bootleg pour le même show de Mobile

Comme de juste, on trouve le célèbre solo de batterie de John Bonham, Moby Dick, sur ce bootleg, et malgré le fait qu'il aurait été dommage qu'un bootleg puisant en partie son nom dans celui de ce morceau (lequel nom est évidemment, à la base, celui d'un roman de Melville, je ne vous apprend, je l'espère, rien ici) ne contienne pas ledit morceau, j'aurais préféré que Moby Dick ne soit pas présent ici, et ait été remplacé par Whole Lotta Love. En même temps, le solo dure ici moins de 16 minutes, ce qui n'est pas énorme, il durera parfois jusqu'à 35 minutes en 1977, et atteignait souvent la vingtaine de minutes en 1975... Dazed And Confused est le seul morceau vraiment long ici, 28 minutes (là aussi, il durera bien plus longtemps en 1975). Stairway To Heaven et No Quarter tapotent les 11 minutes, Since I've Been Loving You dure 8,45 minutes, les durées ici ne sont clairement pas éléphantesques. La performance, elle, est franchement bonne, le groupe est en forme (si ce concert est réputé chez les fans, ce n'est pas pour son titre en calembour !), et livre d'excellentes interprétations de No Quarter, Over The Hills And Far Away, Stairway To Heaven ou de la paire The Song Remains The Same/The Rain Song. Comme toujours avec un bootleg de Led Zeppelin, le son devient progressivement de mieux en mieux, difficile de comparer la qualité sonore entre Rock And Roll et, disons, The Rain Song.

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Autre bootleg (avec le même nombre de morceaux) pour le même concert

Après, ce n'est pas pourri au début et génial à la fin. Comme je l'ai dit aussi, Mobile Dick, sans posséder une immense qualité sonore, n'est pas honteux de ce côté-là. Par exemple, Bonzo's Birthday Party, concert de la même année donné au L.A. Forum le jour de l'anniversaire de John Bonham, possède, lui, une qualité des plus hésitantes, alternant entre le correct-mais-peut-mieux-faire et le franchement-ce-travail-laisse-à-désirer. Ce concert du 13 mai 1973, lui, est plus dans la première catégorie, le son est un peu rude des fois, mais rien de grave, et on parle de bootleg, là, pas d'un enregistrement live officiel ayant été retravaillé en studio, correctement enregistré et mixé, etc. Pour un bootleg, c'est franchement de la bonne qualité globale, et en ce qui concerne les morceaux, la prestation, Mobile Dick, c'est encore une fois une preuve que Led Zep était un immense groupe de scène, et que 1973 est une grande année zeppelinienne. Dommage, surtout, en écoutant les quasi-deux heures de ce concert, qu'il ne soit pas complet, même si on en a une grosse majorité, 12 titres sur 15...C'est déjà ça, comme le chante Alain Souchon.

CD 1

Rock And Roll

Celebration Day

Black Dog

Over The Hills And Far Away

Misty Mountain Hop

Since I've Been Loving You

No Quarter

The Song Remains The Same

The Rain Song

CD 2

Dazed And Confused

Stairway To Heaven

Moby Dick

14 octobre 2014

"Boston Music-Hall" - Pink Floyd

Pink Floyd-Music Hall Boston - March 14, 1973

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire ici récemment, il y à une année maudite (enfin, terme un peu fort, mais bon...), pour le Pink Floyd, concernant les bootlegs : 1973. Pas mal de bootlegs de cette année, l'année de sortie de l'album The Dark Side Of The Moon et donc une importante année pour le groupe, pas mal de bootlegs de cette année, donc, disais-je avant d'être violemment interrompu par moi-même (quel con), sonnent mal, ou moyennement. Par exemple, The Valley Of The Kings (Saint-Louis) ou When You're In...Tampa (Tampa), abordés ici, pour ne citer qu'eux, mais on peut aussi citer Childhood's End (concert donné à Chicago), Saratoga Master (Saratoga) ou les différents bootlegs proposant la prestation scénique donnée avec le ballet de Roland Petit (Palais des Sports de Paris)... Mais on a quand même au moins trois excellents bootlegs (encore une fois, je parle de la qualité sonore, pas de la qualité de jeu du groupe ces soir-là) : Yeeshkul ! (Toronto), Supine In The Sunshine (Earl's Court) et ce Boston Music-Hall, concert donné à Boston, donc, le 14 mars. La pochette ci-dessus est celle du bootleg que je possède, et celles plus bas, d'autres bootlegs (de qualité sonore équivalente) pour le même soir.

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Alors tout juste sorti aux USA (le 10 mars), et pas encore en Angleterre et Europe (le 23 mars), The Dark Side Of The Moon est, comme ce fut le cas de tous les concerts de 1973, 1974 et 1975 (et d'une partie de ceux de 1972, où une version work in progress fut proposée), joué ici en intégralité, sur le second disque du live (et, donc, en seconde partie de show). Le bootleg dure 2h12 minutes, deux disques de 66 minutes chacun. 14 titres en tout, ou bien 17, selon le découpage des plages audio, trois d'entre elles proposant en fait deux titres à chaque fois. Parlons tout de suite de la seconde partie du show, et ne tergiversons pas 107 ans dessus : les amateurs de The Dark Side Of The Moon apprécieront totalement l'écoute, tant l'album majeur (et tout juste sorti, pas encore totalement culte) est joué à la perfection ici. Time, The Great Gig In The Sky, Us And Them, Brain Damage, Any Colour You Like, et bien entendu Money (accueilli comme Lionel Messi le Messie par une foule en délire, déjà !) brillent de mille feux. Après la cinquantaine de minutes (tout réuni) de l'album joué, le groupe s'accorde un rappel, One Of These Days (la plage audio dure 15 minutes, mais le morceau démarre à partir de la sixième, ce qui se passe avant, c'est la clameur de la foule, dans l'expectative du retour du groupe sur scène), terrible comme quasiment chaque fois qu'ils le jouaient. La première partie du show, elle, s'ouvre sur un Careful With That Axe, Eugene démentiel et oppressant, suivi par le doublé (sur une seule plage audio d'un quart d'heure) Obscured By Clouds/When You're In, que curieusement, le groupe n'a pas interprété avant le précédent morceau ce soir-là (cette paire d'instrumentaux servait, en effet, d'intro de concert en 1973). Set The Controls For The Heart Of The Sun (dernière année que le groupe jouera ce morceau, je crois) arrive derrière, sublime comme à chaque fois, et que dire, aussi, d'Echoes, qui achève le premier disque ? Mythique.

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Boston Music-Hall est un excellent bootleg, donc, à la qualité sonore vraiment magnifique, c'est, avec Supine In The Sunshine, vraiment celui, de 1973, qui sonne le mieux. Que dire de plus, sinon que c'est amplement conseillé ? On notera pour finir une pochette (le premier visuel, tout en haut de l'article) qui, sans être d'une beauté révolutionnaire et absolue, n'est franchement pas repoussante, ce qui, pour un bootleg, n'est pas très fréquent (on a souvent soir une banalité visuelle affligeante, soit des délires photoshop hideux). Ce bootleg offre, donc, un peu plus de deux heures de grand spectacle floydien, il ne manque plus que l'image, mais là, désolé, on ne peut rien faire. Conseillé, donc !

CD 1

Careful With That Axe, Eugene

Obscured By Clouds/When You're In

Set The Controls For The Heart Of The Sun

Echoes

CD 2

Speak To Me/Breathe

On The Run

Time/Breathe (Reprise)

The Great Gig In The Sky

Money

Us And Them

Any Colour You Like

Brain Damage

Eclipse

One Of These Days

12 octobre 2014

"Knebworth Festival 1979" - Led Zeppelin

KNEBWORTH 79

On tient ici, probablement, hormis le concert de reformation de décembre 2007 à l'O2 Stadium de Londres (sorti officiellement en CD et DVD en 2012 : Celebration Day), le dernier grand concert de Led Zeppelin. Et il s'agit, d'ailleurs, du dernier grand concert du groupe au complet, John Bonham (batteur) mourra un peu plus d'un an après ce concert donné le 11 août 1979 (il est mort le 25 septembre 1980, d'overdose, sa mort entraînera la fin du groupe, d'un commun accord) à Stevenage, en Angleterre, plus précisément au cours du festival de Knebworth. Il existe plusieurs bootlegs pour ce mythique concert dont une cinquantaine de minutes sont disponibles, officiellement, en version filmée, sur le double DVD Led Zeppelin DVD sorti en 2003. Le visuel plus haut porte le nom de We'll See You Soon, il en existe un autre du nom de Welcome To Knebworth... Certains bootlegs (comme le mien) sont doubles, d'autres, comme le dernier que j'ai cité, sont triples, mais on a le même nombre de morceaux, soit 21 en tout, pour environ 2h30 minutes de concert. Bien que le groupe ait, à l'époque, conçu et sorti un nouvel album (In Through The Out Door, sorti en 1979, et enregistré en 1978 aux studios Polar, à Stockholm, Suède...les studios du groupe ABBA !), seuls deux titres de ce nouvel album sont présents ici (et peu de chansons de cet album seront jouées live, d'ailleurs) : In The Evening et Hot Dog. La première est une des meilleures de cet ultime (enfin, je ne compte pas CODA, disque de chutes de studio sorti en 1982, après la 'mort' du groupe) album un peu moyen. La seconde, elle, est une des pires fientes jamais pondues par le groupe, en concurrence directe avec D'yer Mak'er et Candy Store Rock !

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Une amusante et étonnante pochette de bootleg (pas celui que j'ai) avec un Robert Plant plutôt peu frileux !

Knebworth Festival 1979 est donc double, dans l'édition que j'ai, ce qui représente quand même 2h30 de musique, deux CDs chargés assez en plein. Niveau musical assez bon, le groupe était en forme durant cette prestation (il y en à eu deux, en fait, les 4 et 11 août), même si, il faut le dire, le niveau monstrueux de l'Âge d'Or 1973/1975 est passé. En 1977, Robert Plant apprend la mort de son fils Karac, d'une infection pulmonaire, et il a bien failli partir, quitter le groupe. Il faudra toute la diplomatie des autres pour qu'après quelques mois, il ne décide de revenir, pour enregistrer In Through The Out Door en 1978. Mais rien ne sera plus jamais comme avant, on le comprend aisément (quand, en 1979/80, Plant chante All My Love, chanson de In Through The Out Door dédiée à son fils disparu, et absente de ce concert de Knebworth du 11 août, on entend son émotion). Ici, Plant est en forme, le groupe aussi, et livre d'étincelantes prestations de Stairway To Heaven, The Song Remains The Same, The Rain Song (étrangement, ces deux morceaux ne sont pas collés l'un à l'autre, alors que d'ordinaire, quand le groupe les jouait toutes deux, c'était à la suite), Kashmir, Achilles Last Stand ou bien encore Sick Again. Pas de In My Time Of Dying : suite au décès de son fils en 1977 et, en général, à toutes les merdes survenues depuis 1975 (accident de bagnole de Plant et de sa femme, mort de son fils, problèmes de came, divers incidents 'diplomatiques' survenant dans l'entourage assez violent du groupe...), Plant refusera de la chanter, estimant cette chanson assez mortifère (en effet !) et scoumounarde. Le groupe la refera durant le concert de reformation de 2007, ceci dit, de l'eau aura coulé sous les ponts depuis lors...Mais en 1979, c'était trop tôt, trop frais. Donc, pas de In My Time Of Dying pour Led Zeppelin après le dernier concert de la tournée (interrompue en plein cours suite au décès de Karac Plant) de 1977.

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Pas grave, car mis à part un Hot Dog épouvantable (comme la version studio), ce concert de Knebworth est excellentissime. Le son est, quant à lui, très bon, on peu trouver mieux encore, mais franchement, c'est tout ce qu'il y à d'écoutable, on ne va pas chipoter si c'est parfois un peu 'fin'. On parle de bootleg, après tout, et Knebworth Festival sonne bien mieux, pour un bootleg, que Live On Blueberry Hill (L.A. Forum 1970, un bootleg mythique, mais ayant mal vieilli, niveau son) ou que le bootleg, abordé ici récemment, du concert d'Osaka 1971 (un des concerts d'Osaka, en fait !). On a ici 2h30 minutes de Led Zeppelin en grande forme, même si l'Âge d'Or est passé quand même. C'est, en tout cas, un des derniers shows du groupe, une de leurs premières apparitions scéniques depuis le dernier concert de 1977, et sans aucun doute leur ultime grand moment live...jusqu'au concert de reformation de 2007 s'entend ! Essentiel pour les fans.

CD 1

The Song Remains The Same

Celebration Day

Black Dog

Nobody's Fault But Mine

Over The Hills And Far Away

Misty Mountain Hop

Since I've Been Loving You

No Quarter

Hot Dog

The Rain Song

White Summer

Kashmir

CD 2

Trampled Under Foot

Sick Again

Achilles Last Stand

Guitar Solo

In The Evening

Stairway To Heaven

Rock And Roll

Whole Lotta Love

Communication Breakdown



11 octobre 2014

"Time In London" - Pink Floyd

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Quand Pink Floyd a réédité ses albums en 2011, il (le groupe) en a profité pour faire des éditions collectors, et même TRES collectors, pour trois de ses albums majeurs, The Dark Side Of The Moon, Wish You Were Here et The Wall. Les coffrets s'appelaient Immersion Edition, et les éditions double CD, les Experience Edition. Concernant Wish You Were Here, les éditions Experience et Immersion proposaient toutes deux des extraits de concert, trois morceaux issus du concert donné à la Wembley Arena (alias Empire Pool, sous son ancien nom), situé en face du stade de Wembleyn à Londres, le 16 novembre 1974, avant la sortie de Wish You Were Here. Ces trois morceaux, totalisant une cinquantaine de minutes, sont Shine On, You Crazy Diamond, Raving And Drooling (futur Sheep) et You Gotta Be Crazy (futur Dogs), dans des versions embryonnaires. Ces trois morceaux constituaient la première partie du concert de Wembley, lequel concert existe en bootlegs. Un des bootlegs s'appelle No Room Upon The Hill (allusion aux paroles de Brain Damage), et propose tout le show. Ce bootleg, en revanche, que j'aborde maintenant, et qui s'appelle Time In London, ne propose que la seconde partie du concert, consacrée à l'intégralité de The Dark Side Of The Moon plus Echoes en final. En tout, 80 minutes (79 en fait !) qui sont donc, sous une immense qualité audio, le complément indispensable au disque bonus de la réédition 2011 de Wish You Were Here. Enfin, en ce qui me concerne !

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Après, les fans diront sans doute qu'on trouve aussi le bootleg de l'intégralité du show, oui, mais No Room Upon The Hill, pour ne citer que lui, n'est pas d'une qualité audio aussi extraordinaire que Time In London, ni que la version remastérisée des trois morceaux de la première partie du concert, désormais disponibles officiellement. Il est possible de se faire son propre live en prenant ce bootleg et les trois morceaux disponibles officiellement, donc. Après, ce bootleg est d'un intérêt peu vital, sauf pour les fans hardcore, car il est court (enfin, quasiment 80 minutes quand même), un seul disque, et ne propose, donc, pas tout le concert. Mais on y trouve Echoes, morceau qui ne se retrouve pas forcément sur toutes les éditions bootlegs de ce concert du 16 novembre 1974. Et entre la présence de cet immense morceau, plus le fait que The Dark Side Of The Moon s'y trouve dans une version géniale, plus la qualité sonore tout simplement tuante, Time In London, bien que pas le bootleg le plus essentiel du Floyd (à ce titre, mon article est fini, bien plus court que de coutume, désolé d'ailleurs, mais j'ai fini de dire tout ce que j'avais à dire d'important à son sujet !), est tout de même un excellent moment de musique qui ravira les fans du groupe, et surtout ceux de la période 1973/74.

Speak To Me

Breathe

On The Run

Time

The Great Gig In The Sky

Money

Us And Them

Any Colour You Like

Brain Damage

Eclipse

Tune-Up

Echoes

"The Maximum Destroyer - Cleveland 1977" - Led Zeppelin

CLEVELAND 77

Mon article s'appelle The Maximum Destroyer, mais sachez que plusieurs noms existent pour ce bootleg (car ç'en est un) de Led Zeppelin : Destroyer, Complete Destroyer, etc..., et le visuel plus haut n'est pas celui de l'édition du bootleg que je possède, mais, comme vous le savez, les visuels, dans les bootlegs, ça va, ça vient, et ça ne veut rien dire. On peut avoir un même bootleg (même concert, même source d'enregistrement, même qualité, même nombre de morceaux) avec deux visuels différents ! Il s'agit d'un bootleg faisant partie des plus mythiques, des plus cultes de Led Zeppelin, un concert donné dans le Richfield Coliseum de Cleveland (Ohio) le 27 avril 1977. Mon bootleg porte le nom de The Maximum Destroyer, et comme une grande partie des bootlegs de ce concert (et de Led Zeppelin), il est triple, d'une durée de 165 minutes (deux disques d'une heure, le premier et le dernier, et un de 45 minutes, le second, fatalement). J'ai déjà abordé ici trois bootlegs de la tournée 1977 (la tournée de l'album Presence, sorti un an auparavant), et comme vous pourrez le constater en regardant les setlists de ces différents bootlegs/articles (deux concerts différents - dont un dans une version incomplète, moins deux titres - du Capitol Center de Landover, dans le Maryland, et un concert à Houston), la setlist de ce concert de Cleveland ne change pas beaucoup des autres. La seule différence qu'il pouvait y avoir, en gros, dans les concerts de Led Zep en 1977, c'était un changement de morceaux dans les rappels : soit Rock And Roll et Trampled Under Foot (voir ici), soit Whole Lotta Love (dans une version extrêmement courte de même pas 2 minutes) et Rock And Roll.

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Sinon, pour le reste, c'est du pareil au même (en tout cas, pour les concerts disponibles en bootlegs, ce qui n'est pas le cas de tous les concerts de la tournée) : le concert s'ouvre sur The Song Remains The Same (amputé de sa première minute environ, c'est l'un des deux passages tronqués du bootleg avec Rock And Roll, dont il manque aussi un petit bout), suivi de Sick Again avec intro de The Rover (morceau n'ayant, sinon, jamais été joué live), puis Nobody's Fault But Mine, In My Time Of Dying, Since I've Been Loving You, et une très longue (ici 21 minutes, mais parfois elle pouvait atteindre 27, voire 31 minutes !) version de No Quarter, avec un long (long, long...) solo de piano solo de John Paul Jones. Ici s'arrête le CD 1. Le 2 commence avec Ten Years Gone, sublime, puis le set acoustique, qui démarre par The Battle Of Evermore (avec, comme toujours, John Paul Jones qui chante, plutôt médiocrement, ce qui, dans la version studio, était chanté par Sandy Denny, chanteuse folk de Fairport Convention et unique artiste ayant officiellement chanté en duo sur un morceau studio de Led Zeppelin), puis Going To California, puis Black Country Woman dans une très courte version de même pas 2 minutes, puis Bron-Y-Aur Stomp, et le mini-set se finit sur le double instrumental, ici en deux plages audio mais quelquefois en une seule, White Summer/Black Mountain Side, lequel s'enchaîne sur Kashmir, qui achève le CD 2 en beauté. Le dernier disque s'ouvre sur Moby Dick (parfois appelé Over The Top, et toujours avec intro de Out On The Tiles), ici long de 18 minutes, ce qui est déjà pas mal, mais qui pouvait en faire le double, facilement !

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Après ce tour de force que l'on n'appréciera aujourd'hui que modérément (à moins d'être un fou de batterie, voire batteur soi-même), on a un solo de guitare de Page, avec le fameux passage à l'archet qui, pour les tournées précédentes, était utilisé pendant Dazed And Confused, morceau non joué durant la tournée 1977 d'ailleurs. Puis Achilles Last Stand, morceau qui, comme je l'ai déjà dit, était soit immense, soit raté au possible à l'époque, vu sa complexité guitaristique. Ici, c'est pas mal, mais ils l'ont mieux jouée (le concert du 30 mai au Capitol Center de Landover, notamment). Stairway To Heaven (sublime comme toujours) arrive ensuite, puis le rappel de Rock And Roll et Trampled Under Foot. Voilà donc pour ce concert de Cleveland, au Richfield Coliseum. Il ne me reste plus qu'à parler de la qualité sonore, qui est, selon les divers bootlegs de ce concert, variable. Ici, c'est franchement très appréciable, et même excellent, le bootleg a été remastérisé, et par rapport au Destroyer originel (le premier bootleg pour ce concert de Cleveland, au cours duquel le groupe était vraiment en forme), The Maximum Destroyer assure encore plus fort. Bref, amateurs, c'est du tout bon, du conseillé !

CD 1

The Song Remains The Same

The Rover (Intro)/Sick Again

Nobody's Fault But Mine

In My Time Of Dying

Since I've Been Loving You

No Quarter

CD 2

Ten Years Gone

The Battle Of Evermore

Going To California

Black Country Woman

Bron-Y-Aur Stomp

White Summer

Black Mountain Side

Kashmir

CD 3

Over The Top (Intro)/Moby Dick

Guitar Solo

Achilles Last Stand

Stairway To Heaven

Rock And Roll

Trampled Under Foot

05 octobre 2014

"Boston '76" - Queen

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Ne vous fiez pas à la pochette (par ailleurs pixellisée, désolé), je ne vais pas réaborder l'album A Night At The Opera de Queen mais un de leurs lives officieux (un bootleg, quoi), et je ne me suis pas planté de visuel pour illustrer cet article. Non, je dis ça, parce que, sinon, et c'est vraiment tout sauf original, ce bootleg possède un visuel qui n'est ni plus ni moins que celui de l'album que je viens de citer (1975), album que le groupe défendait alors sur scène à l'époque, ce bootleg datant du 30 janvier 1976. 1976 est aussi l'année de sortie de A Day At The Races, mais ça sera pour bien plus tard dans le courant de l'année, le groupe n'avait pas encore commencé son enregistrement à la date de ce concert donné à Boston. D'ailleurs, vous pouvez regardez la setlist située en bas d'article (16 titres pour le CD 1, qui dure 59 minutes, et 7 titres pour le CD 2, qui n'en dure, lui, que 38, soit, en tout, quasiment 100 minutes de concert et, donc, carvous savez bien compter n'est-ce pas, 23 titres), vous n'y trouverez aucun titre de A Day At The Races, ce qui est donc bien normal. A Night At The Opera, malgré qu'il soit à l'époque le dernier opus de la Reine, n'est par ailleurs pas si bien représenté que cela, on y dénombre, sur ses 12 titres, 5 de présents ici (je compte  les trois parties de Bohemian Rhapsody pour un seul morceau, et je compte aussi God Save The Queen, que le groupe jouait déjà live en final de show en 1974). Queen, Queen II et Sheer Heart Attack, les trois premiers (et précédents, A Night At The Opera étant le quatrième !) opus du groupe, sont ici bien mieux représentés. A ce titre, la setlist de ce concert de janvier 1976 ne se distingue pas particulièrement de celles des deux disques (un concert de mars, un de novembre) du double Live At The Rainbow '74 qui vient de sortir officiellement, en CD et/ou DVD.

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En ce qui concerne la qualité sonore, ce bootleg bostonien de 1976 (il existe au moins deux autres bootlegs de ce concert, le visuel plus bas, dernier de l'article, en propose un autre) est franchement très très convaincant. Oui, OK, il n'est pas parfait de fond en comble, et le double live que je viens de citer, officiel depuis peu car existant, sinon, en bootlegs depuis des lustres, sonne mieux. M'enfin, comme dirait Gaston, ce n'est pas épouvantable du tout. Freddie Mercury, dans ses tenues moulantes en damier (illustration ci-dessus), est en forme, le groupe assure et livre une excellente prestation, avec notamment The Prophet's Song (ce morceau est non seulement mon préféré de A Night At The Opera, mais probablement mon préféré de Queen, point barre, et donc, quand j'ai vu qu'il se trouvait sur le bootleg, j'ai tellement sauté de joie que la hauteur du plafond de ma piaule n'est plus la même), Bohemian Rhapsody en trois temps, Ogre Battle, White Queen (As It Began), Lazing On A Sunday Afternoon, Liar, Brighton Rock plus un solo de guitare, Doing All Right ou bien encore In The Lap Of The Gods...Revisited, stop, stop, c'est trop de bonheur pour le fan que je suis. Enfin, avec un petit '39, ou bien Love Of My Life, ou Death On Two Legs, ou I'm In Love With My Car (tous issus de A Night At The Opera) en plus, ma joie aurait confiné au délire, mais on ne peut pas tout avoir. Et putain, pourquoi se faire ch.er la bi.e à jouer Bring Back That Leroy Brown, hein, je vous le demande ? Et le fait que The March Of The Black Queen ne dure, comme bien souvent, qu'une minute et quelque, ça m'ennuie aussi, ce morceau étant tellement grandiose...

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Enfin,  tel qu'il est, Boston '76 est un excellent live de Queen, et mon bootleg préféré d'eux. Une setlist certes peu originale par rapport à la tournée précédente, mais une qualité sonore vraiment bonne, et une interprétation à la hauteur en font un bootleg de grande, grande qualité, et si vous aimez Queen, et plus particulièrement cette période de Queen (entre 1974 et 1977, rien à dire, c'est leur Âge d'Or), alors je ne peux que vous le conseiller, enfin, si vous parvenez (ce n'est pas trop dur, il faut chercher sur le net !) à vous le procurer. 100 minutes (environ) de pur plaisir auditif !

CD 1

Bohemian Rhapsody 1

Ogre Battle

Sweet Lady

White Queen (As It Began)

Flick Of The Wrist

Bohemian Rhapsody 2

Killer Queen

The March Of The Black Queen

Bohemian Rhapsody (Reprise)

Bring Back That Leroy Brown

Brighton Rock

Guitar Solo

Son And Daughter

The Prophet's Song

Stone Cold Crazy

Doing All Right

CD 2

Lazing On A Sunday Afternoon

Keep Yourself Alive

Seven Seas Of Rhye

Liar

In The Lap Of The Gods...Revisited

Now I'm Here

Rock'n'Roll Medley (Big Spender/Jailhouse Rock/Be-Bop-A-Lula) - God Save The Queen

04 octobre 2014

"Iron Pigs On Fire" - Pink Floyd

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Revoilou un bootleg de Pink Floyd issu de la fameuse tournée "In The Flesh" de 1977, de l'album Animals. Trois ont déjà été abordés ici : Animals Aux Abattoirs (concert donné en février à Paris, aux anciens abattoirs de la Villette), Animal Instincts (concert donné à Oakland, Californie, en mai) et Who Was Trained Not To Spit On The Fan (mythique ultime concert de la tournée, juillet, au Stade Olympique de Montréal, Québec, un concert riche en sensations fortes). Trois grands concerts de la tournée. Un autre concert, ici, celui donné le 1er main au Tarrant County Convention Center de Fort Worth, dans le Texas. Double comme les autres bootlegs de la tournée, il ne brille pas par son originalité (comme les autres bootlegs de la tournée, à de rares exceptions, comme le show d'Oakland) : on y trouve, sur le premier disque, tout Animals, et sur le second, tout Wish You Were Here plus deux rappels, qui sont Money et Us And Them. Ce que le groupe, en gros, jouait chaque soir ! Ce bootleg à la pochette rigolote (des cochons en train de rôtir dans les flammes) porte un nom à la hauteur de sa pochette (ou alors est-ce l'inverse) : Iron Pigs On Fire. Est-ce le meilleur bootleg de la tournée "In The Flesh", probablement pas, certainement pas même, mais il faut quand même dire que ce n'est vraiment pas un mauvais cru.

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Ce bootleg, qui plus est, possède une durée des plus conventionnelles pour un live de la tournée 1977 : le groupe interprétait en effet toujours les mêmes morceaux, dans le même ordre, et de la même manière ou presque, on se retrouve donc forcément avec des versions de Sheep, Dogs et autres Welcome To The Machine de la même durée que pour les autres bootlegs de la tournée, type Animal Instincts ou In The Grassland Away (Madison Square Garden). Ce qui fait une cinquantaine de minutes bien tapée pour le CD 1, et dans les 70 minutes pour le second. Deux heures de show. Pour ce qui est du son, sachez que cet Iron Pigs On Fire à la pochette enflammée est sans doute un des meilleurs exemples de bootlegs floydiens de 1977, c'est une qualité sonore vraiment excellente, ce qui ne gâche évidemment rien, surtout que la performance du groupe, ce soir-là, à Fort Worth, n'est vraiment pas à négliger. Le groupe assure et livre une extraordinaire version live de Pigs (Three Different Ones) et de Shine On, You Crazy Diamond (je parle des deux parties). C'est surtout concernant le premier morceau que je viens de citer (et qui fut, en live, le dernier de l'album Animals à être interprété, de soir en soir) que l'alchimie est bluffante : comment un morceau qui, dans sa version studio, est le moins marquant, le moins réussi, le moins accrocheur, et, autant le dire, le moins convaincant de l'album peut-il, en live, être aussi grandiose, et pas seulement sur Iron Pigs On Fire, mais aussi sur les autres bootlegs de la tournée ? Faut dire que, très bluesy, ces versions live durent généralement aussi longtemps que celles de Dogs (soit 17/18 minutes ; à noter que la version studio de Dogs dure 17 minutes, mais celle de Pigs (Three Different Ones), elle, n'y fait que 11 minutes), avec en final un excellent solo de guitare, ça ne gâche rien...

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Le reste du live, avec Sheep, les deux parties de Pigs On The Wing, les rappels Money et Us And Them, pour ne citer que ces morceaux, est d'une intense qualité aussi. On ne s'ennuie pas une seule seconde durant les deux heures et des poussières de ce bootleg vraiment passionnant, un des meilleurs de la tournée "In The Flesh". C'est le quatrième de la tournée que j'aborde ici, et sans doute pas le dernier (In The Grassland Away, Dragged Down By The Stone - qui propose un autre show parisien des Abattoirs, et qui existe aussi sous le nom de Pavillion De Pigs -, Ducks On The Wall - concert belge - seront sans doute abordés ici un de ces jours, mais pas dans les prochains jours non plus), et bien que ça ne soit pas le meilleur de ces quatre-là (pour la qualité sonore, c'est Animal Instincts, clairement ; pour les sensations à l'écoute, c'est Who Was Trained Not To Spit On The Fan), c'est vraiment un bootleg que je conseille à tous les fans du Floyd, et particulièrement à ceux qui, parmi eux, aiment ou adorent Animals, album grandiose et vraiment, parfois, sous-estimé.

CD 1

Sheep

Pigs On The Wing 1

Dogs

Pigs On The Wing 2

Pigs (Three Different Ones)

CD 2

Shine On, You Crazy Diamond 1

Welcome To The Machine

Have A Cigar

Wish You Were Here

Shine On, You Crazy Diamond 2

Applause

Money

Us And Them

30 septembre 2014

"Everybody Say Mr Bonham !" - Led Zeppelin

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Il existe une quantité astronomique de bootlegs concernant ce concert donné le 29 septembre 1971 à Osaka (Japon), dernier concert japonais de Led Zeppelin pour cette année si je ne m'abuse. Le visuel plus haut et le visuel plus bas sont deux exemples de bootlegs existants, je n'ai ni l'un ni l'autre (j'ignore le nom de celui que je possède, mis à part qu'il contient les morceaux indiqués plus bas dans le tracklisting). Par défaut, j'ai choisi d'appeler cet article du nom du bootleg Everybody Say Mr Bonham !  (visuel ci-dessus) car, quand j'ai choisi un artwork pour illustrer mon CD gravé (mon triple CD gravé, en fait !), c'est sur cette pochette à fond vert que mon choix s'est porté (mais en regardant le dos de pochette, sur le site Zeppelin Art, sur lequel on peut télécharger légalement des artworks de bootlegs, je me rends compte que ce bootleg Everybody Say Mr Bonham ! ne peut pas être le mien, il est, en effet, moins complet que le mien). Quant à l'autre illustration (ci-dessous), le bootleg s'appelle Nine Two Nine, allusion à la date du concert (29/9). Bref. Tout ça pour dire que l'illustration et le titre de l'article sont là uniquement parce qu'il en fallait un(e), tout simplement. Ce concert a donc été donné à Osaka, Japon, le 29 septembre 1971, alors que le groupe n'avait pas encore sorti son quatrième album, celui sans titre officiel (mais quatre runes symbolisant les quatre membres du groupe), celui avec le tableau d'un vieillard portant des fagots de bois sur son dos, celui avec Black Dog, When The Levee Breaks, Rock And Roll et Stairway To Heaven (mais il faudrait citer les huit titres de l'album, en fait), celui que pas mal de monde, moi y compris, tient pour le sommet absolu de Led Zeppelin (même si ma préférence, pour les albums, va à Physical Graffiti, j'estime en effet que le quatrième opus, sans titre, est bel et bien leur sommet).

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Que vaut ce bootleg ? Autant le dire tout de suite, la qualité sonore n'y est pas des plus géniales ; c'est même probablement, à l'heure actuelle, de tous les bootlegs de Led Zeppelin que j'ai abordés (il m'en reste à aborder, en même temps), celui qui est le moins appréciable, en terme de qualité sonore. En plus, on a pas mal de morceaux (Moby Dick, Dazed And Confused, Stairway To Heaven, Going To California...) souffrant de coupes de son, des raccords mal faits, des trous (jamais immenses, de l'ordre de 5 ou 10 secondes de morceau qui manquent) pendant le morceau. Thank You, dernier morceau du live, est, ainsi, coupé à la fin, inachevé, ce qui est rageant. Triple, comprenant un disque de 70 minutes, un de 39 et un de 60 minutes (bref, presque 3 heures en tout), ce concert nippon du 29 septembre possède d'indéniables qualités : on y trouve des morceaux assez peu fréquemment présents sur les bootlegs, comme Thank You, Tangerine, Friends, Immigrant Song et un solo d'orgue (situé avant Thank You, et faisant en fait partie intégrante de ce morceau) de John Paul Jones. On y trouve aussi un Whole Lotta Love de 30 minutes (il atteindra rarement une durée aussi pharaonique), un Dazed And Confused de la même durée (là, en revanche, le groupe fera ensuite plus long encore), un Moby Dick de, en revanche, seulement 13,35 minutes (on ne s'en plaindra pas), un Stairway To Heaven de 10 minutes...Un beau set acoustique en milieu de show, avec, donc, Friends, Tangerine, mais aussi That's The Way et Going To California... Un Since I've Been Loving You remarquable, un Black Dog efficace, un Communication Breakdown rageur en final... Pas de Rock And Roll, en revanche. Par la suite, il ne se passera pas un seul concert sans que le groupe ne chante, en intro ou en final, ce morceau issu du quatrième opus, mais ici, il brille de mille feux par son absence, ce qui est regrettable (ce n'est pas parce que l'album sur lequel il se trouve n'était pas encore sorti dans les bacs : après tout, on a ici trois morceaux issus du futur quatrième album, alors pourquoi pas quatre ?). En fait, Rock And Roll a bien été joué ce soir-là, mais le bootleg que je possède, hélas, ne le possède pas.

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Déjà qu'en plus, sans aller jusqu'à la qualifier d'honteuse, la qualité sonore de ce bootleg n'est pas des plus belles, s'il y manque un des morceaux les plus fédérateurs du groupe, ça ne va plus. J'exagère un peu, c'est pas comme s'il manquait Stairway To Heaven ou Whole Lotta Love (longue d'une demi-heure, cette version riche en medley rock'n'roll, comme de coutume, et en theremin, est en effet vraiment bonne, bien que longue, longue, longue, et même, pour tout dire, longue ; j'aurais même envie de dire qu'elle est limite longue, vous dire ! Bref, elle est, vous savez quoi ? longue. Ahem). Everybody Says Mr Bonham ! ou Nine Two Nine, ou ce que vous voulez comme titre, est, mis à part ça, un très bon bootleg. Certes, la qualité un peu médiocre du son empêche de totalement adorer le bouzin, surtout qu'il faut écouter ça pendant 170 minutes, et 3 heures (à 10 minutes près) de musique médiocrement enregistrée, ça peut sembler ardu pour quelqu'un qui a plus l'habitude d'écouter de la musique bien produite (et si on a écouté pas mal de bootlegs, mais de meilleure qualité audio, ça fait difficile aussi, surtout au début). Mais si on parvient à mettre ce détail gênant de côté, on a affaire ici à une excellente prestation zeppelinienne ; heureusement, d'ailleurs, car si le groupe, en plus, n'avait pas été en grande forme ce soir-là, on pourrait ranger ce bootleg dans la catégorie des j'les écoute une fois, et puis je les range dans leur boîtier et on n'en parle plus ! Ici, entre les morceau peu souvent présents sur les bootlegs du groupe (Friends, Thank You...) et les excellentes interprétations, on a de quoi faire, malgré, encore une (dernière) fois, le son.

CD 1

Immigrant Song

Heartbreaker

Since I've Been Loving You

Black Dog

Dazed And Confused

Stairway To Heaven

CD 2

Celebration Day

That's The Way

Going To California

Tangerine

Friends

Robert Plant Singing

What Is And What Should Never Be

CD 3

Moby Dick

Whole Lotta Love

Communication Breakdown

Organ Solo

Thank You



Fin »