Rock Fever

03 juillet 2015

Led Zeppelin : la discographie des singles

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Avant de m'atteler aux Beatles, place à un groupe n'ayant pas sorti beaucoup de 45-tours : Led Zeppelin !

220px-GtbtsingleGood Times, Bad Times/Communication Breakdown (1969) : Pas sûr à 100% que ce visuel ait été celui de la première édition de ce single, mais si ça se trouve, c'est le cas. Deux chansons démentielles et courtes (chacune fait moins de 3 minutes) issues du premier album éponyme de Led Zeppelin. Du pur hard-rock des familles ici, entre Good Times, Bad Times (que le groupe ne jouera live, en entier, qu'en 2007 au cours de l'unique concert de reformation ; seule l'intro était, autrefois, jouée, en ouverture de concert) et Communication Breakdown (joué assez souvent en live). Les deux morceaux les plus furax, expéditifs (et courts) d'un premier album très fortement teinté de blues. C'est du grand art, Led Zeppelin en fout plein la tronche dès le départ ! On ne s'en lasse pas.

220px-WllsingleWhole Lotta Love/Living Loving Maid (She's Just A Woman) (1969) : Issus du second album (Led Zeppelin II, fin d'année 1969), ces deux titres de niveau différent sont encore une fois une preuve que le groupe envoie le bois à profusion. Si la face B, Living Loving Maid (She's Just A Woman), est un hard-rock sympa mais un peu banal (et heureusement, court, moins de 3 minutes, car plus long, il aurait été, à force, insupportable), et le moins bon titre de l'album, la face B, elle, démantibule tout : Whole Lotta Love. Ici présente en version raccourcie pour le single (cela fut fait sans l'accord du groupe, qui n'aimait de toute façon pas vraiment le format 45-tours), elle n'en demeure pas moins géniale, malgré que le passage psychédélique central y fut expurgé. Encore un single qui fait date.

Led_Zeppelin_-_Immigrant_SongImmigrant Song/Hey, Hey, What Can I Do (1970) : Pour promouvoir Led Zeppelin III en 1970 (un disque qui fera polémique au sein des fans et de la presse : il est quasi exclusivement acoustique), le groupe y propose en single sa chanson la plus bourrine de l'époque, et la seule vraiment hard-rock de l'album, Immigrant Song, une pure tuerie dans le genre (ce riff ! Les hurlements de Plant ! La batterie !), chanson hélas très courte, 2,20 minutes. Ne sachant apparemment pas quelle chanson mettre en face B parmi celles de l'album, le groupe décidera, et ça sera unique pour leur discographie de singles, de mettre, en face B, un morceau inédit qui ne se retrouvera sur aucun album studio du groupe (on le retrouvera sur quelques compilations, notamment la version CD de CODA présente dans le coffret intégrale de 1993, et on le retrouvera sur la nouvelle version, collector, rééditée, de ce même album en fin juillet 2015, fin de ce mois, donc), et sera peu souvent jouée live, si jamais elle le fut : Hey, Hey, What Can I Do. Un moceau d'enfer qui aurait très bien pu être placé sur III, et qui fait de ce single un collector assez recherché.

220px-Black_Dog45Black Dog/Misty Mountain Hop (1971) : Le quatrième album du groupe, probablement leur meilleur (j'avoue être totalement dingue de Physical Graffiti, c'est mon préféré d'eux et de loin, mais objectivement, le quatrième album est plus parfait encore), ne porte pas de titre. A la demande du groupe, des symboles les représentent sur la pochette intérieure, et mis à part un numéro de catalogue, il n'y à aucune inscription, histoire de prouver que le groupe pouvait vendre même sans mettre leur nom sur la pochette (pari gagné). Deux singles seront proposés, le premier est celui-ci, et est absolument divin : Black Dog en face A (morceau démentiel avec un Plant totalement déchaîné) et Misty Mountain Hop (morceau plus pop, sautillant) en face B. Marrant, ces deux chansons ouvrent respectivement les faces A et B de l'album (et les morceaux du single suivant les suivent, respectivement, dans le même ordre) ! Pure perfection.

220px-Rock_&_Roll45Rock And Roll/Four Sticks (1971) : Deuxième et dernier single promotionnel de l'album sans nom, celui-ci est plus teigneux, plus heavy. Rock And Roll est une furie plus qu'à moitié inspirée par le Keep A-Knockin' de Little Richard, un morceau bénéficiant d'une partie de batterie absolument infernale de John Bonham, et d'un Robert Plant en état de totale grâce. Rien d'autre à dire, si ce n'est que ça sera un essentiel en live, placé généralement en clôture de concerts, mais parfois joué en ouverture (1973/1975). En face B, Four Sticks, morceau assez orientalisant et au riff cyclique, et dont le titre ('quatre baguettes') vient du fait que le batteur utilise, justement, quatre baguettes, deux par main, sur ce titre (les petits cliquetis que l'on entend parfois sur le morceau, c'est ça). Un morceau franchement réussi, pas le sommet de l'album, mais rien n'est mauvais dessus, c'est juste un super bon morceau.

220px-Over_the_Hills_and_Far_Away45Over The Hills And Far Away/Dancing Days (1973) : Premier single promouvant Houses Of The Holy, on y trouve deux des morceaux les plus efficaces de l'album (pas les sommets de l'album cependant, mais les sommets sont trop longs pour être mis en singles) : Over The Hills And Far Away et Dancing Days. Le premier s'ouvre en acoustique, un régal, pure magnificence, avant de plonger, assez rapidement, dans un rythme bien plus nerveux, heavy, avec un Plant déchaîné (surtout en live). Ultra efficace. Dancing Days est plus rythmé du début à la fin, un riff bien efficace et cyclique, un excellent solo en plus. Les paroles sont un peu connes, on y parle des jours d'été, etc, mais le morceau, qui ouvre la face B de l'album, est vraiment entraînant. Selon la légende, une fois le morceau enregistré, le groupe dansera, dehors, de joie, en entendant le résultat final, qui leur convenait donc parfaitement ! Je dis 'selon la légende', mais des photos existent de cette anecdote maintes fois racontée dans divers livres sur le groupe, ce n'est pas une légende, mais un fait avéré !

220px-D'yer_Mak'er45D'yer Mak'er/The Crunge (1973) : Deuxième et dernier single promotionnel pour Houses Of The Holy (ça sera la dernière fois que le groupe publiera deux singles pour promouvoir un seul et même album) dont, comme pour le précédent opus, la moitié des titres aura été proposée en 45-tours, faces A et B réunies. Si le précédent single assurait, ce n'est clairement pas le cas de celui-ci, un des pires du groupe, et une première dégringolade les concernant. Que dire ? D'yer Mak'er, en face A, est un ratage total, une chanson de...reggae (avec une partie de batterie bien frappadingue et tout sauf subtile, il ne fallait pas demander à Bonham de jouer du reggae, apparemment !), ce qui ne va pas du tout au groupe. Une chanson détestée par la moitié des membres du groupe, par quasiment tous les fans... A fuir. The Crunge, sur l'autre face, est un pastiche de soul/funk qui cite Otis Redding, James Brown, et est, dans l'ensemble, rigolote, mais aussi réussie qu'un film de Philippe Clair, autrement dit, passez votre chemin là aussi. On sent cependant que le groupe s'est amusé, et le riff de guitare, bien que pas original, est sympa. Mais sinon...

220px-TufsingleTrampled Under Foot/Black Country Woman (1975) : Une belle remontée en puissance ici, pour ce doublé issu du monumental double album Physical Graffiti. L'album est une alternance efficace entre hard-rock et morceaux plus aventureux, et entre morceaux datant de 1974 (sessions de l'album) et morceaux datant des sessions des trois précédents opus (histoire de combler les trous, le groupe n'avait pas assez de morceaux pour un double album, mais trop pour un simple, et ne voulait rien mettre de côté cette fois-ci). Le single aussi : la face A est un funk-rock monumental datant de 1974, plus qu'à moitié inspiré par le Terraplane Blues de Robert Johnson, et intitulé Trampled Under Foot, une sorte de croisement féroce entre le Long Train Runnin' des Doobie Brothers et le Superstition de Stevie Wonder (le clavinet, notamment). Monstrueux. La face B est un morceau acoustique datant de 1972, sessions de l'album précédent, et enregistré en extérieur, Black Country Woman. J'ai mis du temps à l'aimer, cette chanson, mais c'est désormais le cas, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est très belle dans son genre ! Bref, un excellent single, et autant le dire, leur dernier grand moment.

CandyStoreRocksingleCandy Store Rock/Royal Orleans (1976) : Seconde dégringolade pour le groupe, et à partir de là, ça ne pourra pas aller mieux. Ce n'est peut-être pas le pire des singles de Led Zeppelin, mais ce doublé de titres issus de Presence (un disque vraiment bon, bien que dans l'ensemble moyennement aimé, et enregistré dans des condition difficiles pour le groupe) est clairement mineur. Pourquoi placer les deux pires chansons de l'album sur un single ? Si la face B, Royal Orleans, est à la rigueur écoutable parce que courte (3 minutes) et rigolote, Candy Store Rock, elle, est vraiment risible et limite insupportable, une sorte de parodie (ça ne peut être que ça) d'un rockabilly à la Elvis. Cette chanson est apparemment une des préférées de Robert Plant (chanteur du groupe), on se demande vraiment s'il va bien, quand même... A noter que dans l'ensemble, ce single sortira en pochette neutre, blanche et trouée au centre, peu d'éditions seront avec une vraie pochette.

220px-Led-Zeppelin-Fool-In-The-Rain-115197Fool In The Rain/Hot Dog (1979) : On ne va pas se mentir, ceci est incontestablement le pire single jamais sorti par le groupe, une authentique daube en deux temps. Face A, le ratage quasi-total de Fool In The Rain, dont le passage samba central ne cessera jamais de me faire fortement grincer les dents depuis la première fois que je l'ai écouté. Face B, l'épouvantablement nul (et heureusement court) Hot Dog, morceau de boogie certes endiablé, mais franchement déplorable ; quand je pense que le groupe, durant leurs quelques concerts de 1980, l'a joué, je me pose vraiment des questions. Deux extraits du très moyen (et même médiocre) In Through The Out Door, et il s'agit même des deux pires chansons de cet ultime album du Dirigeable. A fuir, sauf si on est collectionneur.

TrbsingleTravelling Riverside Blues (1990) : En 1990, Led Zeppelin sort un coffret anthologique baptisé Boxed Set, quatre CDs proposant le meilleur du groupe (une suite, en un coffret deux CDs, sortira trois ans plus tard). Histoire de promouvoir le bouzin, un single proposant une des raretés de Boxed Set sort : Travelling Riverside Blues, reprise immense du légendaire Robert Johnson. 5 minutes de bonheur. Rien à dire, c'est parfait.

Led_Zeppelin_-_Baby_Come_On_HomeBaby Come On Home (1993) : Publié en single promotionnel à l'occasion de la sortie du second volume (moins imposant que le premier : deux disques au lieu de quatre) de Boxed Set (sur lequel on la retrouve, évidemment), Baby Come On Home est une chanson qui fut enregistrée pendant les sessions du premier opus du groupe, mais resta dans les tiroirs jusqu'à 1993, donc, on se demande bien pourquoi (et le groupe ne la joua jamais en live), car elle est vraiment excellente. Présente aussi sur la version CD de CODA présente dans le coffret intégrale de 1993 (mais pas sur la version CD vendue séparément, qui ne propose que les 8 titres de l'album original), elle sera à nouveau présente sur CODA, à l'occasion de la sortie en collector (deux disques bonus !) en fin de mois, j'ai déjà commandé le disque (ainsi que les deux autres rééditions, les dernières, Presence et In Through The Out Door, mais je m'égare). Vraiment une excellente chanson bien bluesy.

Led-Zeppelin-Whole-Lotta-Love-304083Whole Lotta Love /Baby Come On Home/Travelling Riverside Blues (1997) : Aucun intérêt sauf pour le collectionneur acharné : ce single sorti en 1997 est tout simplement une réédition du single Whole Lotta Love, à l'occasion de la sortie des BBC Sessions... Les deux autres titres proposés ici sont ceux que l'on trouvait sur les deux précédents singles de 1990 et 1993, rien de neuf sous le soleil zeppelinien...

The_Girl_I_Love_She_Got_Long_Black_Wavy_Hair_(Led_Zeppelin_single_-_cover_art))The Girl I Love She Got Long Black Wavy Hair/Whole Lotta Love (Medley) (1997) : Encore un single promotionnel pour les BBC Sessions, ce double album live dantesque sorti en 1997. Nettement plus intéressant que le précédent, car, ici, on y trouve une des raretés de l'album : The Girl I Love She Got Long Black Wavy Hair. Sous ce titre à coucher dehors par temps de grêle se cache un morceau bien heavy, dont le riff semble avoir inspiré le groupe pour leur Moby Dick qui, quelque mois plus tard au cours de la même année 1969 (car ce morceau sorti en single, au titre interminable, est issu d'une session BBC de juin, et Moby Dick sera fait peu après, et sortira en album en octobre), sera proposé sur Led Zeppelin II. Morceau bien efficace. L'autre titre proposé ici (je ne parle pas de face B, c'est un single CD, ah ah ah) est une version live de Whole Lotta Love, issue des mêmes BBC Sessions, et qui est, évidemment, dantesque.


02 juillet 2015

George Harrison : la discographie des singles

George-Harrison

Après McCartney (période Wings seulement - pour le moment !) et Lennon, place à un troisième Beatles pour ce...troisième article résumant les discographie 45-tours : George Harrison ! Le fameux Quiet Beatle, probablement mon favori des quatre. J'ai volontairement inclus ici les chansons de sa période Traveling Wilburys (supergroupe de folk/pop/rock fondé en 1988 avec Jeff Lynne, Roy Orbison, Tom Petty et Bob Dylan). On commence :

1My Sweet Lord/Isn't It A Pity  (1970) : Premier single (issu de All Things Must Pass, triple album légendaire), et premier succès pour Harrison, même si, par la suite, un procès pour plagiat lui ssera intenté, Harrison aurait eu la main un peu lourde sur une référence à la chanson He's So Fine des Chiffons (chanson datant de 1963). Il abordera cette affaire dans une de ses chansons, en 1976, This Song. My Sweet Lord est, sinon, une splendeur absolue, dont le mantra Hare Krishna fera les beaux jours des radios à l'époque. Rien à dire, d'autant plus que la face B, aussi issue de l'album, est le long (plus de 7 minutes ! assez rare sur une face de single, d'un seul tenant !) et grandiose, et triste aussi, Isn't It A Pity. Un single parfait. A noter qu'en 1982, ce single sera réédité à l'identique (étiquette de label et bandeau 'dance for ever' excepté) dans une série de 45-tours à succès, aux côtés de Louis Prima, Canned Heat, Camillo, Gene Vincent, les Shadows et les Rolling Stones (en tout, 16 singles de 16 artistes différents, Harrison étant le dernier de la série).

2What Is Life/Apple Scruffs (1970) : Sous sa pochette représentant Friar Park (la propriété de Harrison, et son futur studio d'enregistrement personnel, FPSHOT), du moins pour l'édition américaine (l'édition européenne reprend le visuel du single précédent, avec une teinte orangée), ce deuxième single, et dernier issu d'All Things Must Pass, est une autre belle réussite ; j'avoue que la face B, Apple Scruffs (une ode aux fans des Beatles, qui étaient surnommés ainsi, du moins, après la création d'Apple Records), est un des rares morceaux de l'album qui ne me branche pas trop, je trouve son harmonica dylanesque assez irritant. Sympathique chanson quand même. What Is Life (face A) est, elle, dantesque, un tube popisant, le genre de truc qu'on a dans la tête pendant toute une journée. Surproduit (Phil Spector !) mais ça en rajoute un peu au charme.

3Bangla Desh/Deep Blue (1971) : En 1971, le premier concert collectif à vocation humanitaire est organisé, en faveur du Bangladesh, pays d'Asie, frontalier de l'Inde, en proie à la famine et à une guerre civile. C'est Ravi Shankar, fameux musicien originaire de ce pays, qui en est à l'origine, il demandera de l'aide à son ami George Harrison, lui demandera de l'aider à organiser un concert pour apporter des fonds pour son pays. Harrison accepte illico, contacte ses amis, les concerts (il y en aura deux, au Madison Square Garden de New York, le même jour : après-midi et soirée) sont faits, filmés, enregistrés (un triple live sortira, immense succès). Parallèlement, avant le concert, Harrison enregistrera une chanson pour la cause bengali, ce Bangla Desh (qui sera évidemment joué au cours des concerts) mythique. Une grande chanson. La face B, Deep Blue, absente de tout album studio d'Harrison, est une complainte triste comme un jour sans pain, sur la mort de sa mère. Mélancolique, vraiment triste, mais sublime.  A noter que, et c'est d'ailleurs curieux, Bangla Desh est, en version studio, sur le The Best Of George Harrison sorti en 1976, et difficile à trouver en CD désormais, mais sur aucun autre best-of d'Harrison ; et jusqu'à il n'y à pas si longtemps, on ne la trouvait nulle part ; désormais, au même titre que Deep Blue, elle est en bonus-track sur la version CD de Living In The Material World, son album de 1973.

4Give Me Love (Give Me Peace On Earth)/Miss O'Dell (1973) : Deux ans (à peu près) qu'aucun single n'était sorti, de George Harrison. Celui-ci est constitué d'une chanson de l'album de 1973 Living In The Material World (la face A) et d'une chanson absente des albums, mais présente sur la version CD dudit album de 1973. La face A est Give Me Love (Give Me Peace On Earth), un régal acoustique tout en douceur, une chanson sur la foi, l'espérance en un meilleur avenir, une des meilleures chansons d'un album ma foi franchement bon, mais un peu trop axé sur la religion (hindouïste), le prosélytisme même. La face B est une chanson du nom de Miss O'Dell, et il suffit de l'entendre pour se rendre compte qu'apparemment, Harrison a bien apprécié de l'enregistrer : il ne cesse de se marrer tout du long, alternant fou rire et fou rire ! Ce qui est assez rare, même si Harrison avait un solide sens de l'humour, était fan des Monty Python et de Peter Sellers notamment ; mais il n'était pas trop du genre à faire des chansonnettes rigolotes, ce qui est le cas ici ; pas une grande chanson, sinon, même si ce n'est pas à chier non plus...

5Ding Dong, Ding Dong/I Don't Care Anymore (1974) : Quand Harrison s'essaie à la chanson de Noël...Sorti à peu près à l'époque, Ding Dong, Ding Dong sera, contre toute attente, un bide commercial, ça avait beau être une chanson de Noël (entièrement écrite par Harrison, et pas une reprise d'un standard), ça avait beau sortir à l'époque, ça n'a pas suffi. Placé sur l'album Dark Horse qui, lui aussi, sera défonçé par la presse, ce morceau a été enregistré par Harrison alors qu'il souffrait de la voix (comme quasiment tout Dark Horse). La chanson est pas mal, je l'aime mieux qu'avant. La face B, absente des albums, est le très folkeux/dylanien I Don't Care Anymore, bonne petite chanson sur laquelle Harrison, aussi, souffre de la voix. 1974 n'était vraiment pas son année. 1975 sera difficile aussi.

6 bDark Horse/Hari's On Tour (Express) (1974) : Deuxième et dernier single de Dark Horse, cette chanson, la chanson-titre justement, aura droit à deux faces B différentes selon le continent de publication. Aux USA, ce fut I Don't Care Anymore (face B du précédent single), et en Angleterre, avec la pochette écrite ci-contre, ce fut l'instrumental Hari's On Tour (Express). Un instrumental bien sympa, curieusement placé en ouverture de l'album, et enregistré avec le groupe de jazz/rock Express de Tom Scott. La face A, c'est donc Dark Horse, chanson magnifique, une des plus belles de George, mais qui, hélas, fut enregistrée (comme quasiment tout l'album éponyme) par un George Harrison atteint d'une belle laryngite des familles, voix explosée, rauque, pénible à entendre des fois. Ca tue un peu le morceau, qui reste tout de même mélodiquement génial. Un single peu connu, issu d'un album très décrié.

7You/World Of Stone (1975) : Single sans grand retentissement commercial, idem pour l'album dont ses deux chansons sont issues, cet Extra Texture (Read All About It) que j'adore, que je trouve vraiment sous-estimé, mais que pas mal de monde (et Harrison y compris, quelques années plus tard) estimera être le pire de ses albums des années 70, voire même le pire tout court. Insuccès critique et commercial absolu, cet album renferme pourtant de grandes chansons, deux d'entre elles sont là : You (réenregistrée en 1975, mais datant à la base de 1971) est un morceau bien tonique, exubérant, très en décalage avec le reste de l'album cependant. Une chanson qui met la patate en entrée d'album. World Of Stone, sa face B, est une chanson assez lente, magnifique, tristounette, plus représentative du climat général de cet album à la pochette orangée. Un de mes singles préférés du bonhomme, clairement.

8This Guitar (Can't Keep From Crying)/Maya Love(1976) : Quelques mois après la sortie d'Extra Texture (Read All About It), Harrison livre encore un single, mais sur ses deux chansons, seule la première en est issue : This Guitar (Can't Keep From Crying), dont le titre est une allusion plus qu'évidente à sa chanson While My Guitar Gently Weeps (sur le Double Blanc des Beatles en 1968), est une chanson admirable, assez triste, musicalement grandiose. Harrison y chante à merveill, qui plus est ; il chante, en tout cas, bien mieux que sur la face B, Maya Love, issu de Dark Horse, et qui fait partie des chansons les moins enthousiasmantes de l'album (sans toutefois être ratée ; elle est un peu longue), même si, sur ce morceau, on n'entend pas trop la voix éraillée par la laryngite qui, sur Dark Horse, est l'apanage de quasiment tous les morceaux...

9This Song/Learning How To Love You (1976) : Un single peu connu, la chanson n'ayant pas été un grand succès à sa sortie. Les deux chansons sont issues de Thirty-Three & 1/3, premier album de George sur son propre label Dark Horse Records (fondé en 1974, tirant son nom de l'album et de la chanson du même nom de 1974 aussi, mais pour des raisons contractuelles, Harrison ne pourra pas y sortir ses disques avant la fin d'Apple Records, en 1975), album tirant son nom de l'âge d'Harrison au moment de son enregistrement (33 ans et demi) et de la vitesse réelle d'écoute d'un album (33 tours et demi). This Song, qui aborde le plutôt douloureux cas du plagiat involontaire du He's So Fine des Chiffons pour My Sweet Lord, est une tentative quasiment désespérée, de la part de George, d'en parler avec légèreté, alors que cette affaire lui a plutôt causé du souci, et il l'a plutôt mal prise. Bonne chanson assez énergique. En face B, le sublime Learning How To Love You, une douceur qui achevait l'album avec délicatesse et une forte envie de revenez-y.

10Crackerbox Palace/True Love (1977) : Encore un beau doublé de chansons issues du très réussi Thirty-Three & 1/3 de 1976 : si True Love, en face B, est une reprise d'un standard de Cole Porter (une reprise assez méconnaissable, mais loin d'être ratée, très loin de là, même), la face A est, elle, signée Harrison, et s'appelle Crackerbox Palace. Sous ce titre assez étonnant ('le Palais de la boîte de crackers') se cache une chanson qui semble parler d'une propriété qui appartenait à un acteur américain, mort en 1960, qui se faisait appeler Lord Buckley. A Cannes, en 1975, Harrison rencontrera un homme, George Grief, qui se trouva être le manager de cet acteur qu'Harrison appréciait beaucoup. Grief invitera Harrison à visiter la propriété de Lord Buckley, qui s'appelait Crackerbox Palace, et se trouvait à Los Angeles. La chanson est amusante, assez enlevée, elle aurait pu être un tube. Mais elle ne sera pas un succès retentissant dans l'ensemble. Dommage...

Its_what_you_valueIt's What You Value/Woman Don't You Cry For Me (1977) : Un single peu connu, qui n'est pas sorti partout apparemment, et qui, tout aussi apparemment, n'eut pas droit à une pochette digne de ce nom, mais à une simple enveloppe blanche trouée au centre. Deux chansons issues de Thirty-Three & 1/3, deux des meilleures chansons du lot d'ailleurs, et, chose amusante, les deux ouvertures de faces de l'album, mais en inversé, Woman Don't You Cry For Me (assez funky), qui ouvre l'album, étant ici la face B du 45-tours. It's What You Value, face A du single donc, une chanson baignée par un piano assez sautillant et une atmosphère assez décontractée malgré des paroles parfois profondes, est une chanson vraiment sympathique. Très réussi. Tout comme tout l'album, qui a permis à Harrison de revenir un peu en forme, après deux disques mal reçus et par la presse, et par le public (mais très loin d'être aussi mauvais qu'on le dit).

220px-Blow_Away_45Blow Away/Soft Touch (1979) : Premier des quatre singles issus de l'album George Harrison de 1979 (album fait après un petit hiatus de trois ans au cours desquels Harrison s'est consacré à sa famille - sa nouvelle femme Olivia, leur fils nouveau-né Dhani - et à lui-même, se passionnant notamment pour le sport automobile de Formule 1), c'est un doublé efficace, deux chansons très différentes l'une de l'autre, mais fonctionnant tout aussi parfaitement. Blow Away est une chanson ultra pop, presque un hit, ça aurait pu devenir un vrai tube, et c'est le genre de truc qu'on a toute la journée dans la tête si on y pense le matin au réveil. J'adore. Soft Touch, avec sa ligne de guitare carillonnante et enivrante, est une petite douceur comme cet album nous en offre pas mal, le ton général de cet album sans titre et à la pochette bucolique étant assez calme, zen, apaisé et apaisant. Un de ses meilleurs opus.

220px-George_Harrison_-_Love_Comes_to_Everyone_single_coverLove Comes To Everyone/Soft-Hearted Hana (1979) : Encore un single qui sortira, je crois, sous pochette neutre, ce qui est dommage (non seulement les pochettes blanches neutres s'usent plus rapidement, mais ça fait moche et con, au rabais). Les deux chansons sont de purs joyaux. Love Comes To Everyone, qui ouvre l'album de 1979, est en face B. On y retrouve, même si ce n'est que pour l'intro, la fameuse guitare d'Eric Clapton, et le ton général de la chanson est des plus magiques. Ca faisait depui 1971 que Clapton n'avait pas oeuvré sur un disque de son ami Harrison. Le fait qu'en 1974, la femme d'Harrison, Patti, partit vivre avec Clapton (ils étaient amoureux secrets depuis un petit moment), avec qui elle se mariera (et divorcera ensuite), noircira quelque peu l'amitié entre les deux hommes, mais, au final, pas longtemps, les deux hommes étant au-dessus de ça. La face B, Soft-Hearted Hana, semble parler d'une expérience faite par Harrison, à Hawaïï (où pas mal de l'album fut composé), une ingestion de champignons hallucinogènes. Assez sympathique chanson, pas la meilleure de l'album, mais l'album ne contient aucune mauvaise chanson.

12Blow Away/Love Comes To Everyone (1979) : Un 45-tours français un peu hybride, qui reprend la face A du premier et la face A du second (qui en devient la face B).  Soit, donc, Blow Away et Love Comes To Everyone. Je ne reviens pas dessus, je viens d'en parler, deux immenses chansons, et, donc, un immense single. Celui que je possède (pour le moment) de cet album d'Harrison, de plus !

220px-Faster_7Faster/Your Love Is Forever (1979) : Un 45-tours aujourd'hui difficile à se procurer, et assez particulier, car il sortira en picture-disc (l'image ci-contre est la face A du picture-disc). Hommage aux grandes stars de la F1 de l'époque, Nicky Lauda, Jackie Stewart (avec qui Harrison devint ami, tout comme il se passionna, dès 1977, pour ce sport automobile, écumant les Grands Prix, une photo dans la pochette intérieure de l'album de 1979 le voit aux côtés de Jackie Stewart), Faster, dédiée à ces deux champions de l'époque, est un régal qui ouvrait la face B de l'album avec une force et une efficacité redoutables. Effets sonores (bruits de moteurs de F1 à toute berzingue), orchestrations de cordes pour agrémenter le tout, cette chanson est sublime. Your Love Is Forever, en face B, est une chanson calme, pépère même, mais vraiment superbe elle aussi, dans un tout autre registre.

13All Those Years Ago/Writing's On The Wall (1981) : 8 décembre 1980 : John Lennon est abattu au bas de son immeuble new-yorkais, le Dakota Building. Stupeur, tristesse, écoeurement global. Quelques mois plus tard, au cours de l'enregistrement de son album qui sortira en 1981, Somewhere In England, Harrison compose et enregistre (avec l'aide de Ringo Starr à la batterie, et des contrepoints vocaux discrets mais bien là de Paul McCartney) cette chansons en hommage à Lennon, All Those Years Ago. Un an plus tard (pour la publication, pas l'enregistrement), Macca fera, lui, Here Today. Probablement la meilleure chanson de cet album au demeurant assez moyen et qu'on a du mal à retenir, All Those Years Ago est une merveille douce-amère sur le temps passé. Harrison s'y réessaiera en 1987, en mode ironique et comique, avec When We Was Fab, mais pour le moment, le temps est au deuil et à l'affliction. Grande chanson. La face B, Writing's On The Wall, aussi issu de l'album, n'est, elle, pas terrible. Pour être plus précis, c'est le genre de chanson dont on a toujours du mal à se souvenir de la mélodie, et qui, vraiment, ne marque pas les esprits...

14Teardrops/Save The World (1981) : Deuxième single issu de Somewhere In England, on a ici droit à deux chansons assez enlevées, mais encore une fois, hélas, d'un niveau très différent l'une de l'autre. Teardrops est une chanson bien énergique, sympa comme tout, pas un sommet absolu, mais une des meilleures de l'album (vous dire, encore une fois, son niveau global ; pour moi, les deux disques expérimentaux et instrumentaux de 1968/1969 exceptés, c'est le moins bon album d'Harrison), ça s'écoute sans déplaisir, sans honte, c'est vraiment pas mal. Save The World, sur la face B, est une chanson assez correcte, mais dont le message humaniste est un peu lourd ; et, surtout, le refrain est raté. Une conclusion d'album (car elle se trouve en final de l'album, oui oui) plutôt lourdaude.

15Wake Up My Love/Greece (1982) : En 1982, Harrison sort Gone Troppo, disque très décomplexé (de sa pochette à l'ambiance de la majeure partie de ses morceaux), qui ne bénéficiera d'aucune promotion (Harrison, déçu par la manière dont fonctionnait l'industrie du disque à l'époque, refusera de faire de la pub). Le disque, vraiment moyen (et contenant quelques chansons absolument infâmes), sera désarticulé par la presse, et sera un bide commercial absolu, il n'entrera même pas dans les charts. Pour un ex-Beatles, ce genre d'exploit négatif est assez peu courant ! Harrison ne fera plus rien (en parlant d'album) jusqu'à 1987. L'album contient quand même de bons trucs, et je le trouve, oui, meilleur que Somewhere In England. Parmi les bonnes chansons, les deux de ce single : Wake Up My Love, avec ses synthés tapageurs (joués, souvent mais pas tout le temps, par Harrison), ouverture d'album sympathique comme tout, et Greece, un instrumental vraiment remarquable, j'insiste sur ce point. Bref, tout sauf honteux, ce petit single promotionnel, le premier, de l'album !

220px-I_really_love_you_georgeI Really Love You/Circles (1983) : Sorti uniquement aux USA, ce single à pochette apparemment neutre est constitué de la seule reprise de l'album, I Really Love You (une chanson, à la base, d'un groupe vocal américain, The Stereos, et datant de 1961), et d'une chanson datant, pour l'écriture, des sessions du Double Blanc des Beatles, Circles. Si Circles est au final clairement une des meilleures de l'album (on y notera la participation de Billy Preston et de l'organiste de Deep Purple, Jon Lord), une chanson lente et climatique qui achève idéalement Gone Troppo, I Really Love You, elle, ne peut être qualifiée que de plaisanterie. Certes, c'est amusant, léger, mais, aussi, franchement nanardesque. Ce single bancal ne marchera d'ailleurs pas du tout !

220px-Dream_away_45Dream Away/Circles (1983) : Je le précise quand même, mais au vu de la pochette, vous devriez vous en douter : ce single ne sortira qu'au Japon. On y retrouve Circles en face B, je n'en reparlerai pas ici. La face A est Dream Away, aussi issue de Gone Troppo (d'ailleurs, sur l'album, elle se trouve juste avant Circles sur le disque, comme sur le single), une chanson issue, aussi, de la bande-son du film Bandits, Bandits... de Terry Gilliam, sorti en 1981, et sur lequel Harrison a posé des billes en producteur (sa société de production est Handmade Films, et produira notamment Shanghaï Surprise avec Madonna, ou Porky's Revenge ; pas mal de ces films seront hélas des bides). Dream Away est une chansonnette sympa, mais dont le refrain en forme de paroles sans queue ni tête est au final extrêmement agaçant, horripilant ; tellement horripilant que la chanson entière devient limite une épreuve, certains jours, selon son humeur !

IdwtdiI Don't Want To Do It/Queen Of The Hop (1985) : Après ce single sorti en 1985, et ayant très peu marché, plus rien jusqu'à 1987. Issue de la bande-son de Porky's Revenge, film produit par Harrison, I Don't Want To Do It est une chanson signée Bob Dylan, datant de 1968, que Dylan avait offerte à Harrison en 1970 pour son All Things Must Pass, mais qu'Harrison ne mettra pas sur l'album au final. Il ne l'enregistrera pour de bon, même, qu'en 1984, sous la houlette de Dave Edmunds en tant que producteur. Chanson correcte, sans plus, que l'on retrouve sur le best-of Let It Roll de 2009. La face B est une autre reprise (enfin, il me semble), Queen Of The Hop, interprétée par Edmunds. Correct aussi, sans plus. On oubliera gentiment ce single.

16Got My Mind Set On You/Lay His Head (1987) : Cinq ans après le naufrage commercial et critique de Gone Troppo, Harrison décide de revenir aux affaires. Pas seul : il ramène dans ses valises Eric Clapton, Ringo, Elton John, Jim Keltner, Ray Cooper, Gary Wright, Jim Horn...et Jeff Lynne, un musicien/producteur de génie, membre de l'Electric Light Orchestra (groupe de pop/rock symphonico-progrssif anglais ayant eu beaucoup de succès dans les années 70/80). Lynne ne quittera dès lors plus la trajectoire d'Harrison, produisant l'album, ainsi que son disque posthume de 2002, sans parler des Traveling Wilburys dont je reparle plus bas. Ce nouveau disque, sorti en 1987 sous une pochette bien dans l'air de son temps (design un peu moche), s'appelle Cloud Nine, allusion évidente à une chanson des Temptations. L'expression signifie, en anglais, quelque chose comme le septième ciel.  La chanson-titre n'est cependant pas une reprise, mais un morceau original. Une seule reprise est sur le disque, et en l'occurrence une reprise d'une chanson peu connue d'un certain Rudy Clark, chanson datant des années 50 : Got My Mind Set On You. Cette reprise, qui modifie complètement le morceau, sera un tel succès qu'elle relancera littéralement la carrière d'Harrison (l'album aussi, car il assure totalement), et pas mal de monde ignore sans doute qu'il s'agit d'une reprise. Une chanson mythique, que tout le monde a entendu au moins un millier de fois. La face B, Lay His Head, absente de l'album, date des sessions 1980 de Somewhere In England. Elle fut rejetée à l'époque. Dommage, elle est nettement meilleure que 50% de l'album concerné, sorti en 1981...

17When We Was Fab/Zig Zag (1988) : Deuxième single promotionnel, et ma chanson préférée de l'album. Et aussi une de mes grandes préférées de George Harrison. Et d'un Beatles en général. Et en général. Sous sa pochette signée Klaus Voormann, et reprenant justement le design de la pochette du Revolver (1966) des Beatles qui fut dessinée par le même Klaus Voormann (ce dernier a repris le visage d'Harrison jeune, et l'a redessiné, plus âgé), When We Was Fab est une chanson qui aborde, avec ironie, humour et nostalgie (et la ligne rythmique d'I Am The Walrus : la batterie, jouée ici par Ringo Starr, évidemment), le temps où Harrison était un Beatles, le temps passé, le bon vieux temps. Des orchestrations de cordes très Blue Jay Way dans l'âme, un ton très amusé, un piano entêtant, des choeurs parfaits et discrets, cette chanson est une tuerie dans le genre. En face B, Zig Zag, instrumental sympa ne faisant pas partie de l'album, et issu de la bande-son de Shanghaï Surprise (1986), film qui fut produit par la société de cinéma d'Harrison, Handmade Films, et qui fit un flop commercial (le film). On trouve ce morceau sur la réédition CD de Cloud Nine, en bonus-track.

18This Is Love/Breath Away From Heaven (1988) : Troisième single promotionnel, et le seul des trois à proposer, sur sa face B, une chanson aussi présente sur Cloud Nine. En l'occurrence, Breath Away From Heaven, magnificence totale à la base issue de la bande-son du film Shanghaï Surprise, avec Madonna, qui fit un four comme je l'ai dit plus haut. Mais c'est une nouvelle version, réenregistrée, qui est sur l'album (Someplace Else aussi était à la base issue de la bande-son du film et fut réenregistrée pour l'album). Une chanson au climat asiatique, et totalement superbe. Quant à la face A, c'est le très pop This Is Love, qui fait furieusement penser aux chansons de l'Electric Light Orchestra de Jeff Lynne, la production de ce dernier est un peu chargée, mais vraiment efficace quand même. Une excellente chanson, bien qu'étant la moins percutante des trois chansons promotionnelles de l'album.

19Handle With Care/Margarita (1988) : Quand Harrison décida de publier This Is Love en single, il décida d'écrire une chanson toute neuve pour la face B. Ne sachant pas quoi faire, il convoqua son ami producteur Jeff Lynne (producteur de Cloud Nine) en studio, et en profita pour faire venir Bob Dylan, Tom Petty (du groupe de rock Tom Petty & The Heartbreakers) et le grand Roy Orbison (Oh, Pretty Woman, vous connaissez ?). Ce qui commença comme une sorte de jam improvisée entre ces cinq musiciens (dont trois pointures) aboutira à cette chanson, Handle With Care. Une chanson tellement immense que, rapidement, l'ordre sera de la sortir en face A de single et non pas en face B, elle est trop réussie pour être cantonnée à une face bien moins souvent écoutée que la A (Breath Away From Heaven, issu de Cloud Nine, sera donc placé en face B de This Is Love). Se renommant, comiquement, les Traveling Wilburys, et se donnant de faux noms de scène se terminant tous par Wilbury (Harrison est Nelson, Roy Orbison est Lefty...), le supergroupe décide d'enregistrer d'autres morceaux. Le single sortira en 1988 avec, en face B, Margarita. L'album, The Traveling Wilburys Vol. 1, sortira en 1988 aussi, les deux chansons s'y trouvent, le disque sera un gros succès (et est remarquable). Peu de temps après, hélas, Orbison décèdera d'une attaque cardiaque...

20End Of The Line/Congratulations (1989) : Hommage à Orbison, mort d'une crise cardiaque peu avant la sortie de ce single (il est mort en décembre 1988, ce single est sorti en février 1989 en Angleterre, et un mois plus tôt aux USA). Le clip vidéo de cette chanson, End Of The Line (une des meilleures de l'album des Traveling Wilburys) montre justement un rocking-chair se balançant, vide, hommage au chanteur à la voix d'or, que l'on entend sur le morceau. Une grande chanson, donc, et la face B, chantée essentiellement par Dylan, Congratulations, est franchement pas mal, sans pour autant atteindre le même niveau.

22Cheer Down/Poor Little Girl (1989) : Apparemment, il a existe aussi une version de ce single avec Crackerbox Palace (réédité pour l'occasion, la chanson datant de 1976) en face B, voir le visuel ! Bon, sinon, cette chanson ne fait pas partie de la partie Traveling Wilburys de George Harrison, mais est bien de Harrison seul (c'est même la dernière chanson de Harrison en solo qui sortira de son vivant), co-signée avec Tom Petty cependant, et qui s'appelle Cheer Down. C'est une chanson country/rock assez sympa dont le titre est une allusion à une expression utilisée par Olivia (femme de George) quand ce dernier devenait trop enthousiaste pour quelque chose, chanson qui fait partie de la bande-son du film L'Arme Fatale 2, de Richard Donner. Bonne petite chanson, assez peu connue désormais, mais qui sera un beau petit succès à sa sortie en 1989. Poor Little Girl, sur la face B, est moins marquante.

23Nobody's Child/Lumiere (1990) : Une reprise d'une chanson de Hank Snow, datant de 1949, et qui fut aussi reprise, en 1961, par Tony Sheridan accompagné des Beat Boys (futurs Beatles). Nobody's Child est ici reprise par les Traveling Wilburys, au nombre de 4 depuis la mort d'Orbison, et elle est sortie en single et album (pour l'album, c'est un disque collectif) à vocation humanitaire, au profit des enfants roumains orphelins. La Romanian Angel Appeal Foundation fut fondée par Olivia, femme d'Harrison, et sur l'album, on note les participations de Stevie Wonder, Elton John, Guns'n'Roses, Paul McCartney, Ringo Starr, Van Morrison, Eric Clapton, Paul Simon (en duo avec Harrison) et, donc, les Traveling Wilburys. Lumiere, la face B, est un morceau de Dave Stewart.

24She's My Baby/New Blue Moon (instrumental)/Runaway (1990) : Parallèlement à la sortie du deuxième et dernier album des Traveling Wilburys (qui, ironiquement, et aussi pour dire que la mort d'Orbison a laissé un trou dans le groupe, s'appelle Vol.3 malgré qu'il soit le deuxième), le groupe sort ce single, She's My Baby. Avc Gary Moore (en invité) à la guitare électrique principale, ce morceau, qui n'a évidemment rien à voir avec le morceau du même nom signé McCartney en 1976 (au sein de ses Wings), est une très bonne chanson, agrémentée de deux autres morceaux (pour une version collector du single) : New Blue Moon (issu aussi de Vol. 3, une chanson nettement moins percutante) et une reprise très réussie et sympa du Runaway de Del Shannon, morceau que Dave popularisera en France en 1974 sous le titre de Vanina. Pas mal.

25Wilbury Twist/New Blue Moon (instrumental)/Cool Dry Place (1991) : Dernier single des Traveling Wilburys, Wilbury Twist est un beau petit délire assez drôle, mais ne pissant vraiment pas loin, issu, tout comme Cool Dry Place situé en 'face B' (peut-on parler de face A et B quand on parle de single CD ?), de Vol.3, un album correct, mais nettement inférieur au premier du groupe. On y trouve aussi une version instrumentale, totalement inutile, de New Blue Moon. C'est vraiment accessoire, secondaire, mineur, pour fanatiques seulement, même si ça reste correct et, en tout cas, fendard.

27My Sweet Lord (2000)/Let It Down/All Things Must Pass (2002) : Un an environ avant sa mort (qui eut lieu en fin d'année 2001), Harrison décida de réenregistrer une de ses plus belles chansons, My Sweet Lord. Une nouvelle version qui, agrémentée de Let It Down et All Things Must Pass (toutes deux issues de l'album All Things Must Pass, dont est aussi issu My Sweet Lord, évidemment), sortira en single commémoratif, de manière posthume donc, en 2002. Mais on a pu, auparavant, écouter cette nouvelle version de My Sweet Lord (avec la choriste Sam Brown, fille du musicien Joe Brown, lequel, ami d'Harrison, collabora rapidement sur son album Gone Troppo) en tant que bonus-track de la réédition 2001 de l'album. Belle nouvelle version, qui ne modifie pas trop la nature du morceau mais le rajeunit quelque peu.

28Any Road/Marwa Blues (2003) : En 2002, sort Brainwashed, l'album studio ultime de George Harrison, qu'il était en train de concevoir (avec son fils Dhani, et avec son ami producteur/musicien Jeff Lynne) au moment de sa mort en 2001. Quelques mois après la sortie de cet album franchement bon, mais que l'on a énormément de mal à dissocier du fait qu'il soit posthume (comme pour tous les albums posthumes, qu'ils soient réussis ou non, on essaie toujours de se dire que l'album n'aurait peut-être pas sonné ainsi si l'artiste en question n'était pas mort pendant son enregistrement, etc, on y trouve une dimension différente...) sortira, curieusement, un single promotionnel deux-titres, Any Road et Marwa Blues (ce dernier, un instrumental). Deux excellents morceaux, deux des meilleurs de l'album. On notera surtout la performance de Dhani Harrison sur Any Road, à la guitare électrique. Très bon ; mais, personnellement, j'ai toujours eu du mal à pleinement apprécier Brainwashed, pour les raisons que j'ai citées plus haut : difficile de juger un disque posthume de la même manière qu'un disque sorti du vivant de l'artiste...

27 juin 2015

John Lennon : la discographie des singles

John-Lennon

Place maintenant à la discographie singles du plus mythique des Beatles, le premier à nous avoir quitté ; pas le plus productif des quatre, pas le plus commercial, mais probablement le plus attachant : John Lennon ! A noter que je n'aborderai pas ici les quelques (rares) singles promotionnels sortis dans les années 90 et 2000 pour lancer les nouveaux best-ofs (type réédition de Imagine ou de Happy X-Mas (War Is Over)) ca ça ferait doublon avec les singles originaux et ils sont vraiment peu nombreux et pas faciles à trouver !

apple13_aGive Peace A Chance/Remember Love (1969) : Premier single de Lennon, crédité, comme les suivants, au Plastic Ono Band. Une chanson un peu trop longue (quasiment 5 minutes) et ultra répétitive, le mantra All we are saying is give peace a chance étant environ 99% de la chanson, une chanson enregistrée live dans une chambre d'hôtel canadienne (Montréal, si je ne m'abuse) avec plein de monde autour pour faire les choeurs. Give Peace A Chance est malgré ça une chanson mythique, un classique, qu'il ne faut pas écouter trop souvent car ça peut rendre fou, mais c'est une des chansons les plus emblématiques de John Lennon. La chanson était créditée Lennon/McCartney car le groupe n'était pas encore séparé, et pour des raisons légales, Lennon ne pouvait pas se créditer tout seul (par la suite, ça sera le cas, la chanson sera créditée Lennon seul sur les best-ofs). La face B est signée Yoko (ça sera aussi le cas de 6 des 7 singles suivants, et de ceux de la période 1980/1984), et est tout aussi répétitive, Remember Love. Ce n'est pas atroce, mais ce n'est pas glorieux non plus, même si Yoko est moins irritante que de coutume.  

PlasticOno-TurkeyCold Turkey/Don't Worry Kyoko (Mummy's Only Looking For Her Hands In The Snow) (1969) : La guitare tronçonneuse d'Eric Clapton, membre du Plastic Ono Band (mouture éphémère ayant participé au festival Rock & Peace de Toronto avant de se séparer), rythme cette chanson acerbe sur la drogue et la désintoxication, cold turkey ('dinde froide', allusion à la chair de poule) étant un terme d'argot de camé pour parler de l'effet de manque. Cold Turkey est une tuerie bien rock, virulente, agressive, Lennon y braille parfois plus qu'il ne chante. Excellent, sous sa pochette glauque (les têtes, en rayons X, du couple). La face B, de Yoko, est agressive aussi, dans un tout autre registre : Don't Worry Kyoko (Mummy's Only Looking For Her Hands In The Snow) (quel titre à la con) est une atrocité braillée par Yoko, on dirait un chat qu'on encule et égorge en même temps. Seul point positif, ça dure dans les 4 minutes. Oui, c'est du positif : les versions live proposées sur Live Peeace In Toronto 1969 et sur le disque live de Some Time In New York City (1972) atteignent ou dépassent les 12/16 minutes ! C'est le morceau le plus mythique de Yoko, pour de mauvaises raisons. Tout ce qui fait qu'elle est haïe est présent ici.

John-Lennon-Instant-Karma-401545Instant Karma !/Who Has Seen The Wind ? (1970) : Le single-express, écrit rapidement, enregistré rapidement dans l'après-midi même du jour de la composition, envoyé à la presse le lendemain, dans les bacs quelques jours plus tard, en même pas une semaine. Du jamais-vu ou presque. Ce qui peut expliquer la production, très bonne mais un peu 'fine', le morceau n'ayant pas été peaufiné des plombes en studio. Instant Karma ! (sous-titré We All Shine On) est un régal, une des plus belles et mythiques chansons de Lennon, tout a été dit à son sujet. La face B est de Yoko, Who Has Seen The Wind ?, c'est plutôt  moyen, pas nul, mais on ne l'écoutera pas souvent. Au fait, j'ignore (n'ayant pas cherché sur le Web) où on peut trouver ces chansons en format CD, sans doute sur des éditions CD, en bonus-tracks, des albums de Yoko, mais ceux-ci ne doivent pas être faciles à trouver...

26Mother/Why (1970) : Le couple, en fin d'année (décembre) 1970, sort un couple d'albums à la pochette et au titre similaires, enregistrés en même temps avec les mêmes musiciens (Ringo Starr à la batterie, et Billy Preston) : John Lennon/Plastic Ono Band et Yoko Ono/... (la pochette est identique dans les deux cas, mis à part la position du couple et le verso). Ce single propose une chanson issue de l'album de John en face A, et une issue de celui de Yoko en face B. Mother, de Lennon, est une tuerie absolue, ici présente en version raccourcie de deux minutes, ce qui amoindrit son impact quand même. Mais rien à dire, sinon, une grande chanson déchirante. Why, de Yoko, est, comment dire, euh...on passe ?

John-Lennon-Power-To-The-Peop-215730Power To The People/Open Your Box (1971) : Un single comptant parmi les premières vraies chansons engagées de Lennon, il clame ici qu'il faut donner le pouvoir au peuple, une chanson simple, simpliste même (les paroles sont des plus répétitives, des choeurs répètent en quasi-permanence Power to the people, power to the people, power to the people, power to the people right on), mais efficace, et contrairement à Give Peace A Chance, ce n'est pas trop long, dans les 3 minutes. J'aime assez cette chanson engagée et qui reste bon enfant. On évitera de trop s'appesantir sur la face B, la face Yoko, Open Your Box étant limite terrifiante d'abomination musicale, une de ses pires chiures, et ce n'est pas peu dire. Je crois qu'elle se retrouvera sur un de ses albums, Fly (sous son titre japonais : Hirake) sorti en 1971, album qui avait la mauvaise idée d'être...argh...double (et de la durée du Double Blanc des Beatles, de plus)...

imagesCAKA1POWImagine/It's So Hard (1971) : On ne présente plus cette chanson, Imagine, issue de l'album du même nom (sa face B aussi). Chanson mythique, pacifiste, humaniste, ce que vous voulez, c'est une pure splendeur trop courte (3 minutes tout rond). Chose assez ahurissante, ce single ne sortira pas en Angleterre. Il faudra en effet attendre 1975 pour que la Perfide Albion se décide à publier Imagine en 45-tours (la face B sera différente), et ce 45-tours de 1971 est sorti aux USA. La face B est It's So Hard, chanson très courte (moins de 2,30 minutes), très éloignée d'Imagine, car très virulente, rock, avec le saxophone de King Curtis (qui décèdera quelques jours plus tard, agressé à son domicile par un cambrioleur qu'il avait surpris dans ses 'oeuvres') et la voix, quelque peu brouillée, pleine d'écho (production de Phil Spector...) de Lennon. Une chanson correcte, mais qui ne figure vraiment pas parmi les meilleures de Lennon, et le moins que l'on puisse dire, c'est que le saxophone de King Curtis participe pour beaucoup à la rendre plus intéressante ; en fait, il la sauve, tout simplement !

Happy_Xmas_War_is_OverHappy X-Mas (War Is Over)/Listen, The Snow Is Falling (1971/1972) : Pourquoi deux années différentes entre les parenthèses ? Tout simple : ce single est sorti en décembre 1971 aux USA, mais des soucis divers (commerciaux, notamment) feront qu'il ne sortira, en Angleterre et Europe, que 11 mois plus tard, en novembre 1972 donc. Avec un tracklisting inchangé. La face A est une chanson de Noël à la Lennon/Yoko, avec un beau message antimilitariste dans le cadeau (la guerre est finie, si vous le souhaitez), chanson enregistrée à New York (le couple venait alors de s'y installer, définitivement) avec les enfants d'une chorale de Harlem, que l'on voit d'ailleurs sur les photos recto et verso de la pochette du single. La chanson, présente sur tous les best-ofs de Lennon, est une merveille, que j'ai mis du temps à aimer, mais c'est désormais le cas, et bien le cas. La face B, Listen, The Snow Is Falling, est signée Yoko, comme d'hab', et contrairement aux autres singles, c'est, pour le coup, une bien belle chanson, douce, reposante, et surprenante : oui, Yoko sait, quand elle le veut, faire de belles chansons (Born In A Prison sur Some Time In New York City en 1972), la preuve ici ! Bref, un single des plus essentiels.

john-lennon-woman-is-the-nigger-of-the-worldWoman Is The Nigger Of The World/Sisters, O Sisters (1972) : Some Time In New York City, en 1972, est un double album (un disque studio, un disque live dans l'ensemble inécoutable avec des extrait d'un concert de Zappa auquel Lennon et Yoko participera en 1971 au Fillmore East) à la pochette parodiant les unes de journaux (ce single aussi), et au contenu essentiellement constitué de chansons d'actualité. Problème : rien ne vieillit plus vite que ce genre de chansons, l'actualité évoluant sans cesse, et qui a envie, aujourd'hui, d'entendre Lennon et Yoko s'égosiller sur une émeute carcérale réprimée dans le sang, ou exiger la libération d'un activiste (qui sera libéré par la suite, en plus) ? L'album est sympa après plusieurs écoutes, malgré les chansons de Yoko, souvent redoutables, comme Sisters, O Sisters, ici la face B du single (une chanson assez insupportable), et une production trop luxuriante signée Phil Spector. L'album (que j'avoue vraiment aimer désormais, ce ne fut pas le cas pendant longtemps) sera un bide commercial et critique absolu, il sera assassiné par la presse. Ce single, Woman Is The Nigger Of The World (une des meilleures chansons de l'album, si ce n'est la meilleure...avec le Born In A Prison de Yoko, hé oui !), qui sera l'objet de controverse à cause de l'utilisation du terme 'nigger', sera lui aussi un bide commercial. Dommage, car c'est vraiment une bonne chanson, plusieurs best-ofs la reprennent. Mais cette année 1972 sera difficile pour le groupe, à tous niveaux, et cet album, définitivement le mouton noir de la discographie de Lennon (un disque crédité au couple plutôt qu'à Lennon solo, d'ailleurs).

imagesCA2HDG8HMind Games/Meat City (1973) : Alors totalement sonné par le bide commercial et critique de son précédent album et single, Lennon, qui commence à être en partance (Yoko le sentira, et sentira que leur couple bat de l'aile, et afin d'y remédier, ordonnera à Lennon de séparer leur couple pendant un temps, afin de faire le point ; après l'enregistrement de cet album de 1973, Mind Games, il partira, pendant environ un an, à Los Angeles avec son assistante personnelle, May Pang). Mind Games, qui sera accueilli assez froidement (et qui n'est pas un grand cru, mais un disque quand même pas mal, que Lennon a produit lui-même), est lancé par sa chanson-titre, sortie donc en single. La chanson est une des meilleures de l'album et de Lennon en général, une prouesse vocale poignante. La face B est un rock nerveux, jubilatoire, saignant et peu subtil, Meat City. Pas mal du tout, mais j'aurais vu autre chose comme face B, disons One Day (At A Time) ou I Know (I Know), aussi issus de l'album, personnellement...

imagesCAXAXA3GWhatever Gets You Thru The Night/Beef Jerky (1974) : Walls And Bridges, l'album enregistré par un Lennon seulâbre à Los Angeles en 1974 (enregistré pendant les sessions chaotiques de Rock'n'Roll, qui, lui, ne sortira qu'en 1975), est une de ses plus éclatantes réussites. Ce premier single promotionnel en offre le hit-single Whatever Gets You Thru The Night, que Lennon chante avec Elton John. La chanson sera l'objet d'un pari entre les deux, Elton soutenant à Lennon qu'il devait la sortir en single car elle avait l'étoffe d'un tube, et Lennon, peu convaincu, dira OK, si elle cartonne, je la chante à un de tes concerts (je ne sais pas ce qui était prévu dans le cas où la chanson aurait été un bide). Le 30 novembre 1974, Elton est n concert à New York, au Madison Square Garden, et au cours de ce concert, et ça sera sa dernière apparition sur scène, Lennon chantera la chanson avec lui, ainsi que deux anciennes chansons du répertoire des Beatles, I Saw Her Standing There (marrant, car c'est une chanson essentiellement de McCartney) et Lucy In The Sky With Diamonds. Un EP sortira en 1981, proposant ces trois chansons, et on les trouve aussi sur une compilation d'Elton, je crois. Grande chanson bien exubérante. La face B est un instrumental génial issu de l'album, intitulé Beef Jerky, un dess rarissimes instrumentaux de Lennon, si ce n'est le seul.

LennonNumber9Dream#9 Dream/What You Got (1975) : Deuxième single issu de Walls And Bridges, c'est un disque tout aussi majeur que le précédent, sans doute même plus encore. Si la face B, What You Got, est un rock teigneux et sombre (Lennon semble se morfondre sur lui-même, se sentant loin de sa Yoko ; il vivait alors séparé d'elle, à Los Angeles, en fin 1973/courant 74, période assez tourmentée de sa vie, le Lost Weekend), dans lequel Lennon hurle qu'on ne sait pas ce qu'on a avant de l'avoir perdu, la face A, elle, est une splendeur onirique basée sur un rêve que Lennon faisait souvent, tournant autour du chiffre 9 (un chiffre qui reviendra souvent dans sa vie), #9 Dream. Une pure magnificence. Et la face B est franchement une belle réussite dans le genre basique mais efficace.

12041Stand By Me/Move Over Ms. L. (1975) : En 1973/74, Lennon enregistre, difficilement, en deux temps, d'abord sous la houlette de Phil Spector puis, rapidement, en s'autoproduisant, Rock'n'Roll, un disque constitué de reprises de standards du genre (un disque conçu en majeure partie pour règler un contentieux juridique avec Morris Levy, un ayant-droit de Chuck Berry qui avait estimé que le Come Together de Lennon, au sein des Beatles, plagiait une chanson de Berry, You Can't Catch Me, que Lennon reprend d'ailleurs sur l'album). Ce single de 1975 proposant le même visuel que l'album en pochette en est le disque promotionnel. En face B, une grandiose reprise du regretté Ben E. King : Stand By Me, chanson mémorable, et cette reprise est très connue et se retrouve sur quasiment tous les best-ofs de Lennon. En face B, Move Over Ms. L. est une chansons très rock'n'roll, basique et nerveuse, efficace, qui ne se trouve sur aucun album studio de Lennon (à la base, elle aurait du être sur Walls And Bridges), et que l'on trouvera, en 1988, sur la version CD de la compilation posthume The John Lennon Collection (mais pas sur la version originale vinyle de 1982). Et sur aucune autre compilation, sauf le coffret Lennon Anthology de 1998. Une très bonne chanson que Lennon offrit, en 1975, à Keith Moon, batteur des Who, pour son album solo, mais qu'il enregistra donc lui-même aussi.

imagesCA3AAWKSBe-Bop-A-Lula/Move Over Ms. L. (1975) : Autre single issu de Rock'n'Roll, plus facile à trouver, et proposant Be-Bop-A-Lula, reprise de Gene Vincent, une très bonne reprise, nerveuse, fidèle à l'original. La face B est inchangée. Un très bon petit single à la pochette identique à celle de l'autre single et de l'album de 1975.

r6009_aImagine/Working Class Hero (1975) : Tout simplement le single britannique, sorti donc quatre ans après le single américain, et qui remplace, en face B, It's So Hard par le plus connu et réussi Working Class Hero (qui ne fait pas partie du même album contrairement à l'ancienne face B). Un single aussi 'couru' que l'original. Marrant que la chanson ne soit pas sortie en single britannique dès 1971 et que ce pays mettra quatre ans à rattraper ce retard !

JustLikeStartingOver(Just Like)Starting Over/Kiss Kiss Kiss (1980) : Quand Lennon entendit le Coming Up de Paul McCartney à la radio en début d'année 1980, il sera tellement emballé par la chanson que ça lui donnera envie de remettre le couvert, lui qui, depuis 1975, s'était volontairement retiré du monde de la musique, se consacrant à sa famille. Le résultat sera un disque de 14 chansons, dont 7 signées Yoko (et chantées par elle) et donc, 7 de lui, intitulé Double Fantasy. L'album sortira en novembre, Lennon sera assassiné par [je ne dirai pas son nom, il ne le mérite pas, qu'il crève en taule, et lentement et douloureusement si possible] trois semaines plus tard, le 8 décembre. Ce premier single promotionnel de l'album, proposant une chanson de Yoko en face B comme au bon vieux temps du POB, est sorti en fin octobre, avant l'album donc. Le dernier single sorti du vivant de Lennon... La face A est donc le tragiquement à côté de la plaque (sans le savoir, évidemment) (Just Like) Starting Over, dans lequel Lennon clame que tout va redémarrer pour lui, une nouvelle vie, une nouvelle carrière, et de fait, Double Fantasy aurait été le premier album d'un tout nouveau Lennon, qu'on ne connaîtra hélas jamais. Grande chanson que Jean-Louis Aubert semblera quelque peu reprendre (la mélodie, des accords) pour sa chanson Les Plages. La face B est Kiss Kiss Kiss, chanson très new-wave de Yoko, guitare saignante d'Earl Slick, chant énergique et intense (avec un peu de japonais en contrechant), la future veuve Lennon ne s'en sort vraiment pas mal du tout ici (mais il faut reconnaître que des 7 chansons qu'elle signe et chante, seule une est mauvaise, Yes, I'm Your Angel). Excellent single, donc.

sans-titreWoman/Beautiful Boys (1981) : Premier des singles posthumes. Sous sa très iconique pochette montrant un Lennon quadra, qui semble vraiment plus mâture, adulte que pendant sa période du Lost Weekend, on trouve deux extraits de Double Fantasy. Deux chansons qui se suivent, comme ce fut le cas des deux du single précédent (et du single suivant !). Woman est une splendeur totale, une douceur en hommage aux femmes, et surtout à Yoko, Lennon y fait un beau mea culpa personnel. Rien à dire. Beautiful Boys, sur la face B, est signée Yoko. Une chanson qui parle aussi bien de Sean que de John, ses deux enfants à elle, l'un est tout petit (dans les 5 ans), l'autre, un grand enfant ! Musicalement onirique, cette chanson est une des plus belles de Yoko, pas que sur l'album, non : en général. Là aussi, rien à dire.

Watching_the_Wheels_(John_Lennon_single_-_cover_art)Watching The Wheels/Yes, I'm Your Angel (1981) : Dernier des trois singles issus de Double Fantasy, celui-ci est le moins percutant des trois, d'abord parce que sa face B (de Yoko encore) est affreuse : Yes, I'm Your Angel, avec son chant insouciant, sa mélodie kitschouille, ses effets sonores ridicules, fait penser à une chanson de dessin animé Disney des années 50. La chanson est apparemment dédiée à Sean, pour son anniversaire, et parle de princesses, de princes, de fées, bref, bien gentillet... Les tralalalala de Yoko sont horripilants. Affreux. La face A est, elle, plus réussie (pas difficile), c'est Watching The Wheels, chanson ouvrant la face B de l'album. Une chanson bien efficace de Lennon, présente sur ses best-ofs. Pas le sommet de l'album, mais elle assure, c'est déjà ça.

Love_45Love/Gimme Some Truth (1982) : En 1982 sort la première compilation posthume (et la seconde après Shaved Fish en 1975) de Lennon : The John Lennon Collection. Une compilation un peu étrange, proposant quasiment toutes les chansons lennoniennes (sauf une) de Double Fantasy, et faisant l'impasse sur Certains classiques tels que Working Class Hero, Woman Is The Nigger Of The World et Out The Blue. Pour promouvoir le best-of (qui est toujours dans le commerce) on sortira en single une chanson ancienne, bien ancienne (la face B aussi, d'ailleurs), quasiment oubliée, et qui deviendra dès lors un hit : Love (issue de l'album John Lennon/Plastic Ono Band de 1970), chanson douce, démarrant en fade-in, s'achevant en fade-out, comme surgissant de nulle part et partant vers nulle part, une douceur au piano, interprétée par un Lennon comme apaisé (par rapport à l'ambiance générale de l'album). En face B, Gimme Some Truth, issu d'Imagine (1971), chanson bien différente, un rock (avec George Harrison à la guitare) engagé, teigneux, Lennon y est maladif de virulence envers certaines personnes. Deux grandes chansons. Deux facettes du même Lennon.

Nobody_Told_Me_(John_Lennon)_cover_artNobody Told Me/O'Sanity (1984) : Milk And Honey, disque de chutes de studio de Double Fantasy, proposant 12 chansons dont 6 de Lennon et 6 de Yoko (parmi elles, une écrite enregistrée après la mort de Lennon, le touchant et efficace You're The One), sort de manière posthume en 1984, sous une pochette issue de la même session photo que l'album de 1980. Premier single de cet album moins réussi (de loin) que Double Fantasy mais toutefois très correct, Nobody Told Me. Musicalement, j'ai toujours trouvé que cette chanson ressemblait fortement à Instant Karma !, sans doute est-ce moi qui me fait des idées, mais on sent bon l'autoplagiat, l'autoréférence, ici. Ca n'en demeure pas moins une chanson sympa, entraînante, bien chantée. La face B est signée Yoko, une chanson d'une minute et des poussières, O'Sanity, assez ratée, du Yoko dans son style des années 70, ce qui veut tout dire.

borrowed_time_picSleeveBorrowed Time/Your Hands (1984) : Ouvrant la face B de Milk And Honey, ces deux chansons, la première de Lennon et la seconde de Yoko, sont parmi les meilleures de l'album. Borrowed Time est  une chanson très réussie, sans doute pas la meilleure de Lennon sur l'album, mais c'est un rock sympa. Le Your Hands de Yoko est, lui, absolument tétanisant, une chanson enivrante, entêtante, au climat incroyable, et chanté à la fois en japonais et en anglais (les traductions des paroles en nippon). A noter, au fait, que les chansons de Double Fantasy, et celles de Milk And Honey, se répondent l'une à l'autre (d'où les sous-titres A Heart Play des deux albums), se qui explique que les singles promotionnels des deux albums proposent, à chaque fois, deux chansons qui se suivent sur les tracklistings des albums.

John-Lennon-Im-Stepping-Out-476332I'm Stepping Out/Sleepless Night (1984) : Dernier des singles promotionnels de l'album posthume Milk And Honey. Encore une fois un doublé Lennon/Yoko, et deux chansons se suivant sur le disque. I'm Stepping Out est un rock assez pop, énergique, vraiment réussi, qui ouvre l'album sur une note d'espoir (on se dit que l'album sera réussi ; la suite ne nous donnera pas raison, même si Milk And Honey est au final bien meilleur que ce que l'on en dit souvent), Lennon y est en forme sur cette chanson enregistrée, donc, durant les sessions de Double Fantasy. Sur la face B, le Sleepless Night de Yoko n'est hélas pas du même tonneau, c'est une chanson assez anodine, comme la moitié environ de ce qu'elle chante sur ce disque ; elle aura, en gros, gardé ses meilleures cartouches pour Double Fantasy...

EmhawwlhEvery Man Has A Woman Who Loves Him/It's Alright (1984) : Curieux single que celui-ci : la version chantée par John d'une des chansons de Yoko issues de Double Fantasy (une des meilleures chansons non seulement de la partie Yoko, mais de l'album en général), Every Man Has A Woman Who Loves Him. La version Yoko est meilleure, mais cette version masculine (on y entend quand même Yoko dans les choeurs) est pas mal. En face B, It's Alright, chanson vraiment pas connue et ayant la particularité d'être interprétée par Yoko et par Sean, le deuxième fils de John (celui qu'il a eu avec Yoko), qui avait alors 10 ans environ ! Une pochette des plus rebutantes pour ce single proposant deux raretés, absentes des albums et compilations officielles. Après, pas un single totalement réussi, mais c'est une petite pièce de collection pour fans !

jealous-guyJealous Guy/Going Down On Love (1985) : Après Love en 1982, voici un autre cas (et le dernier, si on excepte certains rares singles dans les années 90/2000) de single proposant du neuf avec du vieux : les deux chansons ici présentes ne sont certes jamais sorties en singles autrefois, mais elles sont quand même des plus connues, il suffit d'avoir les albums Imagine et Walls And Bridges pour les avoir : Jealous Guy (magnificence douce-amère à la production parfaite, au piano cristallin) en face A, Going Down On Love (une complainte enlevée, en plusieurs tempos, assez soul) en face B. Deux chansons géniales, là n'est pas la question, mais quel est l'intérêt de les sortir en single en 1985 ? Reste que ces deux chansons assurent et auraient mérité une sortie single en leurs temps.

21 juin 2015

Paul McCartney & Wings : la discographie des singles

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Après avoir abordé les discographies de pas mal d'artistes et de groupes, place à leurs singles ! Premiers à se plier à cette épreuve, les Wings de Paul McCartney !

01Give Ireland Back To The Irish/Give Ireland Back To The Irish (instrumental version) (1972) : Cette première livraison single officielle des Wings, quelques mois après la sortie de leur premier opus (Wild Life, fin d'année 1971, un disque vraiment bon, mais très étonnant, enregistré à l'arrache, et pas représentatif de ce que sera le son des Wings ; le disque fut assassiné par la presse à sa sortie), fera parler d'elle. Première apparition du guitariste Henry McCullough, d'origine irlandaise, ancien du Grease Band de Joe Cocker (il a joué avec lui à Woodstock). Cette chanson sortie dans un single sans vraie pochette (elle est jaune, trouée ou pas, mais sans illustration) est une des rares chansons engagées de Macca, il n'est pas spécialiste et coutumier du fait. Elle parle, comme le Sunday Bloody Sunday de Lennon & Yoko la même année sur leur Some Time In New York City (et comme la chanson du même nom que U2 fera en 1983 sur War), du terrible Bloody Sunday, cette manifestation pacifiste, en Irlande du Nord, à Londonderry, qui fut réprimée dans le sang par la police britannique, plusieurs morts. Give Ireland Back To The Irish ('Rendez l'Irlande aux Irlandais') est sans concession, et critique vertement le gouvernement britannique, et la chanson sera interdite d'antenne à la BBC, pour éviter les emmerdes. Henry McCullough, lequel est d'origine irlandaise comme je l'ai dit, aura même quelques soucis, il se fera agresser, bref, ça a été assez loin. Une très bonne chanson (qui sera en bonus-track sur la réédition CD de Wild Life). La face B est une version instrumentale, musicalement un peu différente (plus celtique et calme) de la chanson, ce qui, pour un single Apple, est assez rare, et même unique.

02Mary Had A Little Lamb/Little Woman Love (1972) : Pour éviter les emmerdes et la censure, les Wings, pour leur deuxième single, offrent une comptine pour enfants, écrite par le couple McCartney (et surtout par Paul) pour leur fille Lily. Une chanson sympa mais pas grandiose, Paul lui-même, par la suite, estimera que ce n'est vraiment pas ce qu'il a fait de mieux, et on imagine difficilement la réaction des fans au moment de la sortie de cette chanson pas rock du tout, très bucolique, sortie sous une pochette sublime et bien dans le ton (une pièce de collection pour fans, que je suis content d'avoir). La face B de ce Mary Had A Little Lamb aux vocalises un peu niaises est une chanson un peu plus enlevée, pas vraiment rock, disons un peu folk-rock, du nom de Little Woman Love. C'est pas mal aussi, mais, là aussi, pas inoubliable. Les deux chansons seront en bonus sur la version CD de Wild Life, laquelle est aujourd'hui difficile à trouver.

03Hi, Hi, Hi/C Moon (1972) : Les Wings ont fait fort, en 1972 : trois singles (dont 5 chansons) et de longues sessions d'enregistrement pour un Red Rose Speedway qui sortira en début 1973. Ce single, le dernier de 1972, fera tout autant parler de lui que les deux autres. La première des deux chansons, Hi, Hi, Hi (dont on trouve une version live sur Wings Over America en 1976), est un rock bien trippant, nerveux et old school, court et efficace comme un coup de boule, et qui sera interdit d'antenne par la BBC, car on estimera que la chanson parle de drogue (le titre fut perçu comme une allusion au fait qu'on plane haut en prenant de la drogue, high étant un terme d'argot pour ça, et le titre est phonétiquement identique), sans oublier un passage qui fut perçu comme une allusion sexuelle (on y entendra Get you ready for my body gun, au lieu de Get you ready for my polygon, et même la vraie ligne de texte est un peu ambigüe). La face B, elle, C Moon, est une sorte de reggae bien sympa, qui marchera bien, et dont le titre est une allusion subtile au Wooly Bully de Sam The Sham & The Pharaohs : dans cette chanson, on y entend la phrase Let's not be L 7, ce qui signifie Let's not be square (L et 7, ensemble, forment un carré, 'square' en anglais, qui signifie aussi 'coincé'/'ringard'). Un C et une lune ('moon') forment un cercle, de la même manière ! Très bonne chanson. Les deux seront sur la réédition CD de Red Rose Speedway, désormais dure à trouver.

04My Love/The Mess (1973) : Issue de l'album Red Rose Speedway (1973), My Love est une sublime chanson que Paul interprète toujours sur scène, une ode à sa femme adorée, Linda. On ne la présente plus (la chanson), c'est une pure splendeur, un des meilleurs morceaux de l'album et du groupe. La face B est totalement différente, il s'agit d'un rock bien charpenté, assez nerveux, trépidant, qui s'appelle The Mess ('le bordel') et qui a été enregistré live au cours d'un des concerts de la tournée 1972 (Wings Over Europe). Il semblerait d'ailleurs que ça soit le seul témoignage enregistré de manière officielle, sur disque d'époque, de cette tournée. Un excellent morceau, que j'adore ! On le retrouve en bonus sur la version CD (hélas épuisée depuis quelques années) de l'album Red Rose Speedway.

05Live And Let Die/I Lie Around (1973) : En 1973, Roger Moore incarne 007 pour la première fois. Le film, Vivre Et Laisser Mourir, immense succès, devra une partie de son succès au fait qu'il est, en effet, enthousiasmant, plaisant, divertissant comme on aime ; mais il devra aussi une partie de son succès à sa bande-son, signée George Martin, avec, en chanson de générique, cette chanson des Wings, Live And Let Die, qu'on ne présente plus depuis longtemps. Réutilisée en France dans les années 80 comme générique d'une émission politique (L'Heure De Vérité), toujours chantée sur scène par Macca, vraie tuerie, elle sortira donc en single et cassera la baraque. La face B, I Lie Around, interprétée en grande partie par le guitariste principal du groupe, Denny Laine (ancien Moody Blues), est une très bonne chanson, peu connue, qui sera placée sur la vrsion CD de Red Rose Speedway, en bonus-track. Live And Let Die, elle, sera dès 1978 sur la compilation Wings Greatest, qui fut éditée en CD autrefois, et on la trouve aussi sur les autres best-ofs de Macca. Et sur diverses compilations concernant James Bond !

06Helen Wheels/Country Dreamer (1973) : Parallèlement à Band On The Run, les Wings offrent ce 45-tours hors-album, même si la première chanson se trouve, curieusement, sur la version américaine de l'album (entre No Words et Picasso's Last Words (Drink To Me) précisément), ce qui, je trouve, est con, car ça brise un peu la cohérence de l'album. Cette chanson, c'est donc Helen Wheels, rock nerveux à la Chuck Berry, bien efficace, que j'adore (mais, vraiment, j'ai du mal à me la situer au sein de Band On The Run et je suis content qu'elle ne soit pas sur l'album original vendu en Europe et édité en CD). Son titre viendrait d'un véhicule (type Jeep) que le couple Macca possédait et avait baptisé ainsi, en jeu de mots amusant avec 'Hell on wheels' ! Bien sympa, cette chanson présente en bonus-track sur les versions CD (ancienne et la 2010) de Band On The Run est un des rocks les plus réussis du groupe. La face B, Country Dreamer (aussi sur les rééditions CD de l'album en bonus), est une ballade countrysante bien agréable comme Macca sait en faire de temps à autre. On en redemande, d'ailleurs, et ce single est clairement une des meilleures livraisons du groupe, un essentiel même.

07Jet/Let Me Roll It (1973) : Premier des singles promotionnels de Band On The Run. Le choix fut des plus faciles pour ce premier single : Jet est en effet une des plus grosses tueries de l'album, un régal glam-rock à la production lourde, à l'ambiance survoltée, qui a toujours été interprétée en live par Macca, généralement vers le début de concert, afin de bien foutre la patate en intro. Un morceau qui me semble contenir des allusions aux Beatles (Sergeant Major) et à Bowie (little lady suffragette). On ne s'en lasse pas. De même que la face B, Let Me Roll It, qui démarre comme un slow dégoulinant et se poursuit en un blues vaguement torturé, au riff de guitare monumental et à la voix sous influence (apparemment, ce fut involontaire de la part de Macca, qui s'en rendra compte plus tard) Lennon. Une autre grande chanson, rien à dire, c'est du grand art !

08Mrs. Vandebilt/Bluebird (1973) : Mon single préféré de cette période. Deux immenses chansons, issues de Band On The Run. La première est une ritournelle pop sautillante au refrain tapageur, entêtant, en vocalisees type Sept Nains partant de la mine : ho, hey ho ! ho, hey ho ! Mrs. Vandebilt est un chef d'oeuvre que Macca n'interprètera live que très tardivement, en 2009. Un de mes morceaux préférés du mec. La face B, qui aurait mérité une sortie en face A elle aussi, est la ballade Bluebird, au climat un peu exotique (les percussions, le saxo de Tom Scott), une pure splendeur au titre en référence probable au Blackbird que Macca avait fait en 1968 au sein des Beatles. Impossible de s'en lasser, c'est la perfection absolue que ce doublé de chansons !

09Band On The Run/Zoo Gang (1974) : On ne présente plus la première chanson, tuerie en plusieurs temps qui ouvre le monumental album du même nom, de 1973. Band On The Run est toujours chantée par Macca, toujours avec succès. La face B, elle, est inhabituelle, étrange, et pour tout dire, pas grandiose du tout : Zoo Gang. Enregistré à Paris, c'est la bande-son, totalement instrumentale, d'une émission de TV baptisée The Zoo Gang, britannique, une mini-série ayant peu marché. Le morceau se trouvera sur la première (désormais épuisée) réédition CD de Venus And Mars, on la trouve aussi sur la réédition 2010 (le disque bonus dans l'édition collector) de Band On The Run. C'est une pièce pour collectionneurs avertis, ceux qui veulent tout avoir et écouter de leur idole. Ce single ne sortira qu'en Europe, car, aux USA, on lui préfèrera, en face B, un autre morceau (voir plus bas).

10Band On The Run/Nineteen Hundred And Eighty-Five (1974) : La version américaine du single précédent, qui remplace donc Zoo Gang par Nineteen Hundred And Eighty-Five, issu de l'album Band On The Run. Cette version ricaine, plus facile à trouver, est également meilleure, la face B étant absolument démentielle (et la face A, on le sait, l'est aussi). Le dernier single issu de cet album à succès. Un des meilleurs du groupe, vu la qualité des deux chansons.

11Junior's Farm/Sally G (1974) : Encore un 45-tours hors-album, comme, d'ailleurs, le suivant. Un des rares témoignages enregistrés des Wings avec le batteur Geoff Britton (certains morceaux de Venus And Mars sont avec lui à la batterie, mais il quittera le groupe durant les sessions et sera remplacé par Joe English), ce doublé de chansons est un des meilleurs singles du groupe, et leur seule livraison originale de 1974 (en ce qui concerne les chansons, car, vous allez voir avec le single suivant, qui date pourtant, lui aussi, de 1974). Junior's Farm, présent sur Wings Greatest (best-of de 1978) et Wingspan (compilation de 2001), est un rock efficace, enjoué, le genre de morceau qu'on n'oublie pas une fois écouté. Sally G, en face B, est tout autre, c'est une belle petite ballade country bien reposante, un peu comme Country Dreamer d'un autre single. Ambiance un peu western. Les deux chansons sont désormais, aussi, sur le disque bonus de la réédition 2014 de Venus And Mars, mais autrefois, Sally G était sur celle de Wings At The Speed Of Sound. Quant à Junior's Farm, il était donc sur Wings Greatest, best-of qui fut édité en CD, donc on ne le retrouvera pas en bonus-track d'une réédition avant l'an dernier !

12Walking In The Park With Heloise/Bridge On The River Suite (1974) : Deux morceaux instrumentaux étonnants, sortis sous l'appellation The Country Hams, mais il s'agit bien des Wings. Un petit single pour collectionneurs, au style suranné, un peu kitsch mais vraiment sympa. On notera une pochette très réussie, et, surtout, le fait que le premier morceau, Walking In The Park With Heloise donc, est une très ancienne composition signée non pas de Paul McCartney, mais...de son père, James ! Le fiston lui rend donc un bel hommage ici (l'autre morceau, quasiment aussi réussi, est, lui, signé du groupe). Ces deux morceaux se trouvaient sur la réédition CD, autrefois, de Wings At The Speed Of Sound (1976), elles sont, désormais, sur le disque bonus de la réédition CD 2014 de Venus And Mars (1975), ce qui est plus logique vu l'année de sortie du single)

13Listen To What The Man Said/Love In Song (1975) : Venus And Mars sort en 1975, et le premier de ses singles promotionnels sera cette chanson, Listen To What The Man Said, qui sera N°1 aux USA, un des plus gros, des plus colossaux succès du groupe. Je dois dire que je n'en ai jamais été un grand fanatique, je la trouve un peu énervante, mais la joie de vivre distillée dans cette chanson est communicative, et le saxophone de Tom Scott est assez entraînant. Bonne petite chanson. Love In Song (issue aussi de l'album, comme toutes les faces B des singles promotionnels de l'album, d'ailleurs) est, elle, une de mes préférées de Venus And Mars, une pure petite splendeur douce comme une pluie d'été, production sublime. Magnifique.

14Letting Go/You Gave Me The Answer (1975) : Un blues lent et torture, ode à Linda, en face A, et une des meilleures chansons de l’album Venus And Mars : Letting Go. Malgré la réussite totale de la chanson, ce single sera hélas un bide commercial, ce qui peut sembler difficile à comprendre, car c’est vraiment une chanson puissante. Laface B est une rigolarderie kitschouille du nom de You Gave Me The Answer, chantée par un Macca se prenant pour un crooner des années 30/40, avec passage rétro au centre. Court, et heureusement, car ce n’est pas immense (pas mauvais non plus).

15Venus And Mars - Rock Show/Magneto And Titanium Man (1975) : En guise de face A, le doublé Venus And Mars/Rock Show, bien abrégé, car des quasi 7 minutes de la version album, on a ici moins de 4 minutes (format oblige), ce qui, forcément, tue un peu l'ambiance. Mais c'est quand même pas mal du tout, même si on préfèrera la version complète. La face B est Magneto And Titanium Man, chanson amusante, trépidante, au rythme sautillant et aux paroles débiles inspirées par les superhéros des comics américains. Pas la meilleure de l'album, ni de Macca et des Wings en général. Bon, c'est quand même pas mal, mais ce single est moins percutant que de coutume.

16Silly Love Songs/Cook Of The House (1976) : Premier des deux singles promotionnels du très démocratique (chaque member du groupe chante au moins une chanson) Wings At The Speed Of Sound. En face A, le très tubesque et vraiment génial Silly Love Songs, chanson écrite par Macca pour protester gentiment contre ceux qui lui reprochaient de n’écrire que des chansons niaises et sur l’amour. Le refrain de cette chanson est volontairement niais et caricatural, et dans l’ensemble, c’est jubilatoire. Cook Of The House, en face B, est une chanson écrite par Paul pour Linda, qui la chante donc, et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est médiocre. Je ne veux pas critiquer Linda, surtout qu’elle est morte depuis, mais cette chanson est clairement celle qu’il faudrait retirer au répertoire du groupe (et pas seulement à l’album), et elle constitue aussi, par voie de fait, la pire face B de single du groupe. Rigolo, mais vraiment mauvais.

17Let 'Em In/Beware My Love (1976) : Deuxième et dernier single promotionnel de Wings At The Speed Of Sound. Deux chansons signées Paul, deux monstres absolus par ailleurs. Let ‘Em In est une magnificence pop/rock à l’ambiance pépère, à la mélodie entêtante, on n’oublie pas la chanson une fois écoutée, elle reste longuement en tête. 5 minutes de splendeur. Beware My Love, sur la face B, est d’un tout autre genre, c’est assez heavy, musclé, une chanson grandiose (ma préférée de l’album), interprété à la perfection par un Macca totalement survolté. Le final est dantesque, et cette chanson est une des meilleures faces B de singles du groupe. Superbe.

18Maybe I'm Amazed/Soily (1977) : Deux morceaux grandioses, issus du triple album live Wings Over America de 1976. La première est le genre de chanson qu'on ne présente plus, Maybe I'm Amazed, issue, à la base, de McCartney (1970), le premier opus solo de l'ex-Beatles. Cette version live surmultiplie le côté envoûtant et émouvant de cette grande chanson que Macca chante toujours en live de temps à autre. Sublime. La face B, Soily, est un rock limite hard-rock, trippant, achevant l'album, qui ne fut jamais mis en album en version studio, mais qui date des sessions de Red Rose Speedway, le groupe le chantait souvent en live durant leurs concerts (une version datant de 1974, issue du film-concert One Hand Clapping, est sur le disque bonus de la réédition CD 2014 de Venus And Mars). Cette version live de l'album de 1976 est absolument tuante, un des meilleurs moments de Wings Over America, et une conclusion monstrueuse.

19Seaside Woman/B-Side To Seaside (1977) : Un peu particulier, ce single hors-album, peu connu (et pièce de collection) : il est crédité à Suzy & The Red Stripes, et il s'agit de deux chansons interprétées par Linda (et que Paul mettra bien des années plus tard, en 1998, sur Wide Prairie, l'album posthume de chansons de Linda, morte d'un cancer peu de temps avant au cours de la même année), deux chansons au style reggae, la première datant de bien des années avant leur sortie en 45-tours (Seaside Woman était déjà jouée live par le groupe en 1972). Pas immense, mais quand même assez sympa, pour collctionneurs et oreilles curieuses !

20Mull Of Kintyre/Girls' School (1977) : Un des singles les plus vendus dans le monde, et le plus vendu en Angleterre, du moins, pendant de nombreuses années. C'est un fait, on ne présente plus Mull Of Kintyre, chanson au climat écossais, inspiré par un site situé non loin de la ferme où vivait le couple McCartney depuis de nombreuses années. Une chanson tout simplement immense, avec ses cornemuses, son ambiance acoustique/feu de camp. Un régal total que l'on retrouvera sur Wings Greatest, compilation de 1978, et sur les autres best-ofs de Macca. Très rock, très différent donc, Girls' School, sur la face B, est moins grandiose, mais vraiment efficace, je l'aime beaucoup. On la retrouvera sur la version CD de London Town (il me semble d'ailleurs que ça sera aussi le cas de Mull Of Kintyre). A noter sur le single était, comme certains des Beatles, avec deux faces A, en réalité, mais Mull Of Kintyre a littéralement écrasé Girls' School au finish.

21With A Little Luck/Backwards Traveller - Cuff Link (1978) : Premier des trois singles de l'album London Town (1978). Cette chanson de face A, qui se retrouvera, plus tard dans la même année, sur le best-of Wings Greatest, c'est With A Little Luck, merveille pop au climat éthéré, à la douceur agréable, aux claviers enivrants. Rien à dire, c'est sublime. La face B offre un doublé (3 minutes en tout : 1 et 2 minutes respectivement) issu également de London Town : Backwards Traveller et Cuff Link. La première est une chansonnette ultra courte, une sorte de petit bouche-trou sans attrait musical majeur, mais c'est sympa. Cuff Link, instrumental, le suit sans pause, et est très intéressant, avec ses climats à la fois synthétiques et imprégnés d'une guitare délivrant un riff cyclique vraiment entêtant. Une des faces B de singles les plus atypiques du groupe.

22I've Had Enough/Deliver Your Children (1978) : Le single le moins connu du triplé concernant London Town.I've Had Enough est un rock nerveux, à la Who, qui achevait efficacement la face A de l'album. Pas ma chanson préférée de l'album ni des Wings, je la trouve d'ailleurs un petit peu poussive, mais dans le genre, c'est pas mal. Deliver Your Children, interprétée par Denny Laine, est une magnifique chanson au climat folk, une des meilleures de ce remarquable album. C'est elle qui aurait mérité la face A, malgré qu'elle ne soit pas signée McCartney et que, donc, dans un sens, les fans auraient difficilement compris qu'on la sorte en single. Mais musicalement parlant, elle est nettement supérieure (et totalement différente, surtout) !

23London Town/I'm Carrying (1978) : Dernier single promotionnel de l'album, avec sa chanson-titre, ce London Town absolument sublimissime, une de mes chansons préférées du groupe. Une ode à la ville de Londres, sa pluie sur ses quais embrumés... Une petite douceur interprétée en harmonies vocales par le couple McCartney et Laine, les trois seuls membres restants une fois le disque sorti, car McCulloch et English sont partis durant les sessions. Magnifique. La face B est également très belle, une petite douceur acoustique intitulée I'm Carrying, issue de l'album, chanson courte (2 minutes et des poussières) qui pisse pas loin, mais mérite amplement l'écoute.

24Goodnight Tonight/Daytime Nightime Suffering (1979) : La première livraison des nouveaux Wings est un doublé de chansons qui ne se retrouveront pas sur album (on les trouvera sur la version CD de McCartney II et de Back To The Egg, respectivement, les anciennes versions), deux chansons absolument grandioses. C'est un fait, si tout Back To The Egg avait été de ce niveau, l'album aurait été un des grands meilleurs du groupe et de McCartney en général. Au lieu de cela, il n'est que plutôt bon... Goodnight Tonight (une version longue de 7 minutes sortira, gros succès en France) est une sorte de disco-pop totalement enthousiasmante, un tube qui plus est, avec une ligne de basse absolument démentielle signée Paulo. Ode à la liberté des femmes, chanson féministe, Daytime Nightime Suffering, en face B, est au moins tout aussi grandiose, plus rock que disco (et même pas disco pour un sou, en fait !) et le genre de chanson qui mériterait d'être plus connue. Oui, je la préfère (de peu, cependant) à Goodnight Tonight, et pourtant, Goodnight Tonight assure !

26Old Siam, Sir/Spin It On (1979) : Premier single issu de l'album de 1979 Back To The Egg (dernier du groupe, et seul avec les musiciens Steve Holly et Laurence Juber), un album étonnant, un peu controversé, considéré par certains comme un des plus gros ratages de Macca, et par d'autres comme un disque sous-estimé, pas immense, mais méritant totalement plusieurs écoutes attentives (c'est mon cas). Old Siam, Sir est une chanson assez rock, au climat asiatique comme son titre le dit. Macca y chante d'une voix un peu arrachée, comme sur les chansons Oh ! Darling (Abbey   Road des Beatles) ou Monkberry Moon Delight (sur Ram). Musicalement, c'est assez réussi. Spin It On, en face B, est un rock nerveux, speedé, court et à l'arrache, quasiment du punk. Ce single ne sortira qu'en Europe et Royaume-Uni. Les deux chansons se retrouveront, aux USA, sur deux autres 45-tours, de la même année.

25Getting Closer/Baby's Request (1979) : Mon morceau préféré de Back To The Egg en face A, et, pour la face B, une variation entre l'Europe et les USA. Pour l'Europe, ce fut Baby's Request, chanson à l'ancienne, vieillotte, pas immense mais bien sympa, qui achevait agréablement l'album Back To The Egg (pour les USA, ce fut Spin It On, dont j'ai parlé plus haut, car ce fut la face B du précédent 45-tours !). Bref, une face B correcte (dans les deux cas) mais pas inoubliable, contrairement à la face A : Getting Closer est une tuerie, qui s'achève en apocalypse, un morceau hélas un peu trop court (3,20 minutes), mais qui ouvrait (après une intro instumental d'une minute) parfaitement l'album.

27Arrow Through Me/Old Siam, Sir (1979) : Single sorti uniquement aux USA et au Canada, pour remplacer, dans un sens, celui, plus haut, sorti seulement en Europe. La chanson de face B était d'ailleurs en face A sur ledit single européen, je n'en reparle pas ici. La face A, Arrow Through Me, issue de Back To The Egg, est une superbe chanson, une des meilleures de cet album assez controversé, le dernier des Wings. Une chanson presque disco, à la Goodnight Tonight, en plus langoureux, qui fait partie de mes préférées de cette période peu connue, et peu cartonneuse, des Wings.

114838bComing Up/Coming Up (Live)/Lunchbox - Odd Sox (1980) : Premier single des années 80, sorti après une période difficile pour Macca (incarcéré, brièvement, au Japon, pour possession de marijuana, la tournée asiatique des Wings sera dès lors annulée ; en 1979) et la sortie de son premier vrai album solo en 10 ans, McCartney II (disque assez expérimental et, pour tout dire, pas très réussi). Trois morceaux sur ce 45-tours. La première, c'est Coming Up, chanson issue de son album solo, chanson remarquable qui, selon la légende, aurait poussé Lennon a enregistrer à nouveau, tellement il fut emballé. Cette chanson date de 1979, de la dernière époque des Wings, et justement, le deuxième morceau, c'est une version live, issue d'un concert de 1979 à Glasgow (morceau présent sur l'ancienne édition CD de McCartney II, et peut-être aussi sur le disque bonus de la réédition 2009, mais là, je n'en suis pas sûr ; je ne l'ai pas), du même Coming Up, très bonne. Et déjà très proche de la future version studio que Macca a enregistré seul (comme tout l'album). Dernier morceau, un instrumental pas immense, mais écoutable, intitulé étrangement Lunch Box/Odd Sox, issu des sessions de Venus And Mars (et présent sur les deux versions CD, l'ancienne et la 2014, de l'album, en bonus-track).

29Spies Like Us/My Carnival (1985) : Je ne parlerai pas de la face A, chanson d'un générique de film plus ou moins oublié, comédie américaine des années 80. Non seulement la chanson n'est pas immense, mais elle ne fait pas partie du répertoire des Wings. My Carnival, elle, en face B, est un petit délire enjoué enregistré en 1974 (durant les sessions de Venus And Mars, on trouvera d'ailleurs cette chanson en bonus-track sur l'ancienne version CD de l'album, mais aussi sur la nouvelle, de 2014, sur le disque bonus) à la Nouvelle-Orléans, et on retrouve cette ambiance carnavalesque et bon enfant tout du long. C'est pas inoubliable, un peu répétitif, mais ça met l'ambiance, et c'est quand même loin d'être mauvais !

30Put It There/Mama's Little Girl (1990) : Pour ce dernier single concernant les Wings, c'est comme les deux précédents. La face A est issue du Flowers In The Dirt (1989) de Macca, belle chanson acoustique en hommage à son père. La face B est des Wings : Mama's Little Girl (qui sera présente en bonus sur la version CD de Wild Life, désormais épuisée) est une chanson datant des débuts du groupe, et qui sera achevée, mixée en 1987. Une chanson sympa, ballade acoustique que le public découvrira donc très tardivement. Une des chansons les moins connues du répertoire de McCartney, et pour cause. Ce n'est pas immense, mais rien de honteux, et ça va super bien avec Put It There !

20 juin 2015

"Working Class Hero : The Definitive" - John Lennon

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La compilation ultime concernant John Lennon. Ce dernier est né le 9 octobre 1940, et cette compilation, double (la seule, le concernant, à l'être), est sortie le 3 octobre 2005, soit six jours avant la date anniversaire de sa naissance (il aurait eu, cette année-là, 65 ans ; il n'en avait que 40 à sa mort). Sous une belle pochette noire et photo argentée signée Ian McMillan (soit-dit en passant, l'auteur de la mythique photo de pochette de l'album Abbey Road) se cachent donc deux disques bien remplis, 74 et 77 minutes respectivement, soit 2h30 de musique, pour 38 morceaux - 19 par disque. Working Class Hero : The Definitive, tel est le titre de cette compilation, la sixième (en comptant Menlove Ave. de 1986, qui était constituée de morceaux inédits) concernant John Lennon. Il y aura par la suite d'autres best-ofs du binoclard, encore (Power To The People - The Hits en 2010, parallèlement à la réédition du catalogue de Lennon en remastérisé), mais celui-ci est clairement son meilleur, son plus recommandé. J'ai même envie de dire : le seul qui soit recommandé, recommandable. On peut aussi citer Shaved Fish de 1975, unique compilation sortie du vivant de Beatle John, mais avec 41 minutes au compteur, elle fait quand même franchement pâle figure à côté. Plusieurs raisons de classer Working Class Hero : The Definitive comme étant la meilleure compilation concernant Lennon. Tout d'abord, Yoko y brille par son absence, si on excepte ses choeurs sur un titre (Happy X-Mas (War Is Over) de 1971), mais ça, c'est somme toute assez logique, et c'était aussi le cas des autres best-ofs lennoniens. Autre raison, plus valable : le son est démentiel, tout a été considérablement remastérisé. Maintenant que tous les albums l'ont été (en 2010), écouter cette compilation peut sembler anodin, le son est identique ; mais en 2005, il fallait encore, pour Lennon, se contenter des anciennes versions CD, qui étaient correctes, mais pas autant que les dernières en date. La différence de son, sur cette compilation, par rapport à ces anciennes éditions CD, est flagrante.

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Dernière raison : la générosité. Avec 38 morceaux tapant dans tous les albums de Lennon (sauf les conneries avant-gardistes de 1968/1969), avec 2h30 de musique, on en prend pour son argent (noter cependant une dégueulasserie, le fait que cette compilation soit, le plus souvent, vendu très cher, genre 26 ou 30 € en état neuf en magasin ; il n'y à que chez des vendeurs du Web, ou chez des particuliers les revendant aussi sur le Web, qu'on peut l'avoir moins cher), et quasiment aucun grand morceau n'a été négligé. Là où les précédentes compilations oubliaient des titres fédérateurs, Working Class Hero : The Definitive les a tous. On a Woman Is The Nigger Of The World, God, Isolation, Out The Blue, New York City, Mother, Jealous Guy, Oh My Love, Scared, Intuition... Les seuls qui manquent encore sont Move Over Mrs. L. (unique apparition sur un disque, face B de 45-tours excepté : la compilation The John Lennon Collection de 1982, toujours en vente), One Day (At A Time) (de l'album Mind Games, album mieux représenté ici que sur les autres best-ofs cependant, car on y trouve quatre titres, dont le quand même pas grandiose You Are Here) et How ?, voire même How Do You Sleep ? (tous deux de Imagine, album dont 5 des 10 titres sont présents ici). Mais il n'y à vraiment que pour Move Over Mrs. L. que je gueule et estime qu'on aurait du la mettre ici. Un bon vieux rock'n'roll (sorti en face B du single Be Bop A Lula, en 1975) qui certes ne révolutionne rien, mais envoie le bois sévère quand même. Tout le reste est là, on est vraiment heureux d'avoir New York City, Out The Blue, Bless You, Scared et cette version alternative de I'm Losing You enregistrée avec Cheap Trick (et qui était proposée en 1998 dans le copieux coffret Lennon Anthology).

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Et tous les classiques, bien entendu, ces Imagine, Love, Mother, #9 Dream, Mind Games, Whatever Gets You Thru The Night, Instant Karma ! , Give Peace A Chance, Cold Turkey, Woman, (Just Like) Starting Over, Beautiful Boy (Darling Boy), Stand By Me (époustouflante reprise de Ben E. King) et Working Class Hero. Même la démo (au son améliorée) Real Love, proposée pour la première fois sur Imagine : John Lennon en 1988, donnée aux trois Beatles restants par Yoko en 1994 et réenregistrée par eux pour le projet Anthology (elle apparaît en ouverture du second volume, 1996), même elle, se trouve ici, en avant-dernière position, juste avant un Grow Old With Me poignant issu de Milk And Honey, le disque posthume (1984) de la suite des sessions John/Yoko de Double Fantasy (et dont on trouve aussi Borrowed Time, I'm Stepping Out et Nobody Told Me, à la mélodie fortement sous inspiration Instant Karma !, ici). On a même, aussi, cette version live de Come Together, de 1972 (concert au Madison Square Garden), issue du live posthume (1986) Live In New York City, un live correct mais pas glorieux, et dont cette version du classique de la dernière époque des Beatles est un des grands moments. Bref, on a pas mal de choses, beaucoup de choses. Certes, deux-trois chansons, ici, sont sans doute du remplissage (You Are Here, Oh Yoko ! et Nobody Told Me auraient mieux fait d'être remplacées par les quelques chansons absentes que j'ai citées plus haut), mais rien de grave. Dans l'ensemble, on prend énormément de plaisir à écouter et réécouter cette double compilation incroyablement généreuse et bien foutue, proposant les morceaux non pas dans l'ordre chronologique, mais dans un désordre sympa, un peu comme une promenade dans l'univers de Lennon en solo, on passe d'une époque à une autre, parfois les morceaux sont en liens entre eux (Beautiful Boy (Darling Boy), chanson sur son deuxième enfant Sean, suit l'hymne déchirant que Lennon fit au sujet de ses parents, et surtout de sa mère, Mother), se répondent (Working Class Hero/Power To The People). Pour les néophytes, c'est également ultra recommandé. Bref, que demander de plus ? On tient ici tout simplement une des plus grandes compilations jamais publiées, tous genres, artistes, nationalités, époques confondu(e)s.

CD 1

(Just Like) Starting Over

Imagine

Watching The Wheels

Jealous Guy

Instant Karma !

Stand By Me

Working Class Hero

Power To The People

Oh My Love

Oh Yoko !

Nobody Loves You (When You're Down And Out)

Nobody Told Me

Bless You

Come Together

New York City

I'm Stepping Out

You Are Here

Borrowed Time

Happy X-Mas (War Is Over)

CD 2

Woman

Mind Games

Out The Blue

Whatever Gets You Thru The Night

Love

Mother

Beautiful Boy (Darling Boy)

Woman Is The Nigger Of The World

God

Scared

#9 Dream

I'm Losing You

Isolation

Cold Turkey

Intuition

Gimme Some Truth

Give Peace A Chance

Real Love

Grow Old With Me



"Wonderwall Music" - George Harrison

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Il me restait à aborder deux albums de George Harrison, ses deux premiers pour être précis (il y à sûrement une logique dans le fait d'aborder, sur le blog, ses premiers albums en dernier lieu, mais je la cherche encore). L'autre jour, Electronic Sound, son deuxième album, un ratage expérimental à la Lennon/Ono, mais en plus original quand même, fut abordé. Place maintenant à son premier album, intitulé Wonderwall Music. Sous son titre ayant, peut-être, influencé Oasis pour leur chanson Wonderwall de 1995 (on notera d'ailleurs que l'album sur lequel se trouve cette chanson, (What's The Story) Morning Glory ?, contient quelques allusions plus ou moins évidentes à l'univers des Beatles), cet album sorti en 1968 (le premier jour de novembre) est une bande originale de film. Le film, aujourd'hui très oublié malgré qu'il existe (du moins, je crois) en DVD, s'appelle Wonderwall, a été réalisé par Joe Massot, et interprété par Jack MacGowran (alias le Professeur Abronsius, traqueur de buveurs de sang, dans Le Bal Des Vampires, fait à la même époque) et Jane Birkin. On y découvre un scientifique reclus et un peu farfelu qui, à travers un trou dans son mur, aperçoit sa voisine, la jeune mannequin Penny Lane (ça ne s'invente pas) en train de poser pour un photographe. Il va faire de plus en plus de petits trous pour en voir de plus en plus, et se prendre de passion pour la vie de la jeune femme, de l'autre côté de son mur... Un scénario assez mince, teinté de voyeurisme, pour un film moyen et oublié, qui fut projeté à Cannes à l'époque (Harrison, Ringo, Jane Birkin, et la femme d'Harrison de l'époque, Patti Boyd, firent partie de l'équipe présente à Cannes pour présenter le film), mais dont on se souvient maintenant essentiellement pour sa bande-son.

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Verso de pochette

Il y à pas mal de choses à dire au sujet de l'album. Tout d'abord, l'album est sorti le 1er novembre 1968, quelques jours avant les deux autres sorties d'albums beatlesiens de ce mois (et de l'année), à savoir le Double Blanc  des Beatles(fin novembre) et le totalement nul Unfinished Music #1 : Two Virgins de John Lennon & Yoko Ono, disque expérimental à la pochette mythique (le couple, nu), sorti à peu près en même temps. Wonderwall Music, lui, est sorti avant, et fut de surcroît le premier album sorti sur Apple Records, conçu en début d'année 1968, et qui, jusque là, n'avait publié que des singles (Lady Madonna, Hey Jude, Those Were The Days de Mary Hopkin, qui fut la première artiste signée sur le label crée par les Beatles, juste avant Jackie Lomax ou James Taylor). Wonderwall Music est, de plus, le premier album solo d'un Beatles, il devance de quelques jours la connerie avant-gardiste du couple Lennon/Ono (McCartney fit, en solo, en 1966, la bande-son d'un film oublié (encore un) du nom de The Family Way, qui sortira en album, mais ça ne compte pas vraiment comme oeuvre solo, il n'a pas été le seul à bosser dessus ; mais certains spécialistes disent cependant que c'est Macca le premier à se lancer en solo, et quelque part, ce n'est pas faux). Enfin, enregistré en partie en Inde (Bombay) probablement durant le séjour des Beatles à Rishikesh chez le Maharishi (et en partie à Londres, dans les mythiques studio d'EMI, à Abbey Road, studios qui ne s'appeleront Abbey Road qu'après la sortie de l'album du même nom en 1969, pour rendre hommage au groupe), et en bonne partie avec des musiciens et instruments indiens, cet album est une sorte de tentative, incomplète (car sur les 19 titres - pour 45 minutes - de l'album, la moitié seulement est constituée de musique indianisante, le reste est plus 'conventionnel'), de world music. Et totalement instrumental (mis à part quelques vocalises). Les musiciens connus ayant bossé sur le disque ne sont pas légion : Eric Clapton et Ringo Starr jouent sur Ski-ing, très rock, on a aussi le bassiste Big Jim Sullivan, le claviériste Tony Ashton, le claviériste et arrangeur John Barnham et The Fool (instruments à vent), qui était un collectif artistique néerlandais qui faisait surtout de l'art visuel. On a aussi beaucoup de musiciens indiens, j'en citerai juste deux : le joueur de sarod Aashish Khan et le joueur de tabla Shankar Gosh.

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Musicalement, cet album est assez étrange, et démarre par une longue (3,42 minutes, c'est un des titres les plus étendus de l'album, la plupart des morceaux faisant moins de 2 minutes ; et le plus long en fait quand même 4,35) lamentation, un jeu de réponse entre deux shehnai (instrument à vent), morceau intitulé Microbes (titre étrange). Assez étonnant (et un autre titre, plus loin, Crying, lui ressemble pas mal), qui met un peu mal à l'aise, ce n'est en tout cas pas du tout joyeux et guilleret, rien d'entraînant, et le simple fait d'ouvrir ce disque par ce morceau suffit à qualifier l'album d'aventureux (et Harrison de courageux). Tout du long de l'album, malgré des moments très forts (Wonderwall To Be Here, Ski-ing, le piano bastringue déglingué de Drilling At Home ou Red Lady Too, quatre morceaux faisant partie des 'conventionnels' ; et Dream Scene, In The Park, qui font partie des morceaux indianisants), on écoute le disque sans trop chrcher à savoir quel est le morceau qui passe. La plupart sont vraiment courts (aucun ne dure moins d'une minute quand même), et on écoute le disque un peu comme un ensemble décousu, pas totalement intéressant, assez original cependant, mais l'originalité n'est pas forcément synonyme de réussite. Ce mélange entre musique indienne (Harrison en utilisera de temps en temps au sein des Beatles dès Love You To en 1966, et il persévèrera en ce sens a cours d'une partie de sa carrière solo, produisant des albums de Ravi Shankar, le faisant jouer avec lui sur scène durant sa tournée 1974 - qui sera sa dernière) et musique plus ou moins rock et conventionnelle (avec quelques délires quand même) est un des albums les plus atypiques jamais faits par un Beatles (avec l'album suivant de Harrison, Electronic Sound, et les trois ratages expérimentaux de Lennon et Ono, de 1968/1969). Assez peu connu, écouté surtout par les fans les plus pointus, Wonderwall Music, qui a été réédité en CD l'an dernier (de même qu'Electronic Sound), est un début de carrière solo des plus originaux. Difficile de se dire que deux ans plus tard, Harrison sortira All Things Must Pass, que pas mal de monde estime être son premier album (or, ce n'est que le troisième ; mais le premier qui compte vraiment) !

FACE A

Microbes

Red Lady Too

Tabla And Pakavaj

In The Park

Drilling At Home

Guru Vandana

Greasy Legs

Ski-ing

Gat Kirwani

Dream Scene

FACE B

Party Seacombe

Love Scene

Crying

Cowboy Music

Fantasy Sequins

Glass Box

On The Bed

Wonderwall To Be Here

Singing Om

18 juin 2015

"Electronic Sound" - George Harrison

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Comment définir cet album ? D'abord, est-ce que ç'en est un ? Oui, quand même, ç'en est un, on peut le dire, mais ce qu'il faut quand même dire aussi, c'est que c'est loin d'être un disque classique. S'il avait été fait par John Lennon, on se serait dit encore une de ses conneries avant-gardistes de la fin des sixties, et puis on aurait chopé un disque de n'importe qui d'autre, et qu'on n'en parle plus. Oui, mais là, on parle de George Harrison. Se dire qu'un album aussi bizarre, chelou et (autant le dire tout de suite) raté que cet Electronic Sound soit un album du futur auteur d'All Things Must Pass (de fait, son album suivant) et de Cloud Nine, de l'auteur de Something et de My Sweet Lord, ça fait quand même étrange. Ce disque est sorti en 1969 sous une pochette peinte par Harrison lui-même, et c'est d'ailleurs ce qu'il y à de plus réussi ici : la pochette. Vous dire... Bon, petit rappel. Harrison a démarré sa carrière solo en 1968 avc la bande originale d'un film oublié du nom de Wonderwall, réalisé par Joe Massot, avec Jack MacGowran et Jane Birkin, un film plutôt moyen (qui fut cependant présenté à Cannes !). La bande-son, Wonderwall Music, est le premier album sorti sur le label Apple (je parle des albums, pas des disques en général, car sinon, ce fut le single Lady Madonna/The Inner Light en 1968), quelques mois avant le fameux Double Blanc des Beatles. Harrison est le premier Beatles à se lancer en solo. Son album, en partie enregistré en Inde (avec des musiciens du cru) durant le séjour mystique des Beatles à Rishikesh, est totalement instrumental, et assez axé sur la musique indienne. C'est assez intéressant, mais pas grandiose du tout, à réserver aux oreilles curieuses et aux fans des Beatles et de George. Plusieurs mois se passent, et en début 1969, Harrison sort son deuxième album. Il profite de l'existence du sous-label (dédié aux musiques expérimentales) Zapple (d'Apple Records), qui vient de publier son premier opus Unfinished Music 2 : Life With The Lions de John Lennon & Yoko (un disque inécoutable) pour sortir ce deuxième album sur Zapple. Ca sera le dernier album publié sur ce petit sous-label qui cessera dès lors son activité.

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Dos de pochette

Ce deuxième album d'Harrison, aussi peu connu des masses populaires (et même moins connu encore que lui) que Wonderwall Music, est donc cet Electronic Sound. 43 minutes pour seulement deux morceaux, un par face donc, et, tout aussi donc, de longs morceaux. Respectivement 18 (presque 19 en fait) et 25 minutes. Aïe donc. Il fut par ailleurs pendant longtemps difficile de dire quel morceau était sur quel face, car l'édition originale américaine de l'album avait par mégarde interverti les morceaux sur les étiquettes de face, mais en laissant la durée équivalente au morceau censé se trouver sur ladite face. Et une des éditions CD (depuis hors commerce) refit cette même connerie. La réédition CD 2014 est avec le bon tracklisting, celui de l'album britannique original, c'est à dire, celui indiqué plus bas. Compte tenu du contenu des deux faces, on peut dire que cette erreur est vraiment accessoire ; à la rigueur, on s'en contrefout, car les deux faces sont tout aussi inécoutables l'une que l'autre. Ca fait vraiment bizarre de se dire que c'est Harrison qui est derrière tout ça ! En quoi ça consiste, d'ailleurs ? Des sons électroniques (vu le titre de l'album, et je pense que tout le monde sera d'accord avec moi : ce n'est pas une surprise). Harrison joue de divers synthés, surtout du moog, avec plein de petits bruitages (No Time Or Space s'ouvre sur un gunshot !), de bandes inversées, de loops, de cassures nettes, de craquements volontaires. Sans paroles. Sans musique. Sans instruments type guitare, piano, batterie. Même pas du triangle. On critique bien souvent Lou Reed pour avoir chié Metal Machine Music en 1975 (deux vinyles de larsen), mais n'oublions pas ce pourtant très oublié Electronic Sound en début d'année 1969. La seule chose de positive à dire ici c'est que, quelque part, ce disque innove, est précurseur, il a préparé Harrison à la future utilisation de moog sur Abbey Road et il annonce plein de nouveaux sons type Kraftwerk, Jean-Mimi Jarre, Klaus Schülze, etc. Sans oublier Aphex Twin, Autechre, Throbbing Gristle. Jean Passe aidait mes yeures.

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Sinon ? Circulez, y'à rien à voir. C'est un disque qui devrait plaire aux fanas de musique expérimentale, à ceux qui ne chient pas sur les trois albums débiles faits à la même époque (1968/1969) par le couple Lennon/Ono. C'est même meilleur, parce que y'à pas Yoko dessus, et rien que ça, forcément... Mais c'est vraiment un disque à part, et franchement foutraque. La première fois (il y à un an et demi), j'ai eu envie de stopper l'écoute quasiment dès le début, j'ai réussi à tenir, mais putain, ce fut dur. Dire que je ne l'écoute pas souvent est une évidence. Non, au final, la seule chose de vraiment épatant, là-dedans, c'est toutes les éloges que cet album reçoit dans ses notes de pochette (réédition 2014). En même temps, ça n'arrive jamais qu'un disque se fasse allumer dans les notes de pochette de sa propre réédition, mais quand même, entre l'introduction signée Dhani Harrison (fils de George) qui fut autrefois fasciné par la pochette et le long texte qui parle de l'album comme d'un vrai précurseur et essentiel, on peut vraiment se demander si on parle bien du même Electronic Sound. Je vous rassure (ou pas) : c'est le cas. Dans quel monde allons-nous... Reste que ce disque vraiment nul musicalement parlant est à réserver aux fans ultra hardcore des Beatles (groupe + carrières solo). OK, il est original, peut-être un peu innovant... Il est, surtout, chiant. Plus 'écoutable' que les trois disques merdiques de Lennon/Ono, certes, mais chiant quand même. Par respect pour Harrison, je ne le place pas dans la catégorie des ratages, mais c'est limite, d'ailleurs, je mets quand même le tag concerné parmi les autres.

FACE A

Under The Mersey Wall

FACE B

No Time Or Space

15 juin 2015

"Extra Texture (Read All About It)" - George Harrison

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Petit rappel de la discographie solo de George Harrison au moment de la sortie de cet album (que je réaborde en nouvelle chronique). Cette carrière solo a démarré en 1968 avec la sortie d'un album intitulé Wonderwall Music, album consistant en la bande-son d'un film oublié (et oubliable) du nom de Wonderwall, avec Jack MacGowran et Jane Birkin (dans le rôle d'une jeune femme du nom de Penny Lane, ce qui est tout sauf subtil), musique à la fois expérimentale, pop et inspirée par la musique hindoue et le raga. Sorti quelques semaines (voire mois) avant la première plaisanterie bruitiste de John Lennon (et Yoko), c'est la première vraie oeuvre solo d'un ex-Beatles...à l'époque où le groupe existe encore. Ca ne sera pas un gros succès, mais ce n'est pas honteux. Un an plus tard, en 1969 donc, Harrison récidive avec Electronic Sound, un disque instrumental en deux longues plages audio de plus ou moins 20 minutes chaque (genre 18 et 25 minutes), un des deux albums parus sur le sous-label expérimental d'Apple Records, Zapple (l'autre album, c'est la deuxième plaisanterie bruitiste de John Lennon (et Yoko), aussi en 1969). Un disque raté, constitué de musique électronique à base de synthés, de moog, etc, ça a mal vieilli, c'est original et précurseur, mais raté quand même. La carrière solo du quiet one démarre mal, dites donc. Heureusement, elle va remonter la pente je vous dit que ça, en fin d'année 1970, avec un coffret de trois vinyles (dont un de jams instrumentales électriques faites avec, notamment, Eric Clapton), un monstre sacré (sur)produit par Phil Spector et enregistré avec notamment Clapton, Carl Radle, Pete Drake, Ringo, j'en passe... All Things Must Pass. Tuerie absolue. 1971, Harrison met un peu sa carrière en parenthèse, il sort un single à vocation humanitaire et organise une série de deux concerts au Madison Square Garden de New York, au profit du Bangladesh, l'idée est venue à son ami bengali Ravi Shankar (qui participe au concert), venu lui demander de l'aide pour sa patrie. Le concert, avec sa légion de stars (Clapton, Billy Preston, Badfinger, Leon Russell, Ravi Shankar, Ringo, Bob Dylan sorti de sa réserve pour la peine...et Harrison, évidemment), sortira en film et en triple live, The Concert For Bangla Desh. Le single cité juste avant, c'est bien évidemment Bangla Desh, mythique (My friend came to me, with sadness in his eyes...). Le premier concert humanitaire de l'histoire, avant Usa For Africa, avant Chanteurs Sans Frontières, avant le Live Aid et Live 8, avant No Nukes, avant le Concert For Kampuchea, avant les Enfoirés et Sidaction/Sol En Si.

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Dos de sous-pochette (et visuel recto de la pochette du single You, aussi)

Hélas pour Georgie Boy et Shankar, les fonds générés par les concerts et les ventes du disque seront source de magouilles, apparemment l'argent n'ira pas totalement (voire pas du tout) au Bangladesh, et Harrison sortira meurtri de cette affaire pour laquelle il n'y est pour rien (s'il y eut magouille, ce n'est clairement pas de son fait, il n'est pas comme ça). C'est quelque peu amer qu'il enregistre Living In The Material World en 1973 (il crée par la même occasion une fondation humanitaire, Material World ; les droits de l'album sont reversés, à vie, à cette fondation, dès 1973, toujours maintenant, ce qui fait que même aujourd'hui, en achetant ce disque, vous faites une bonne action), un disque magnifique, à prédominance acoustique, qui sera cependant moyennement accueilli, car entre le fait que les journaleux avaient déjà encensé Harrison à deux reprises (1970 et 1971) pour ses albums et qu'ils n'aiment pas le faire systématiquement en général et le fait que le côté très prosélyte/religieux/hare Krishna de l'album avait un peu énervé, ça faisait pas mal de choses contre l'album. A l'époque en pleine crise personnelle (sa femme Patti le trompe avec Clapton, il se remet à picoler un peu), Harrison enregistre, alors qu'il est dans un état compliqué (il se chope, de plus, une belle laryngite des familles suite à une surabondance de concerts), Dark Horse, qui sort en 1974, année d'une tournée mondiale assez catastrophique (qui sera sa dernière tournée : il n'a jamais vraiment aimé la scène, George). L'album, bien que plutôt réussi (la voix brisée par la maladie de George en est le seul vrai point négatif), est défoncé comme une actrice porno dans un gang bang par les journalistes, qui rivalisent d'expressions pour l'attaquer, genre nadir musical d'Harrison, disque raté, foirade complète, caricature, etc... Harrison (qui, en 1974, crée son propre label, Dark Horse Records, sur lequel il signe le groupe folk Splinter, et la Ravi Shankar Family, notamment ; il ne sortira ses propres albums dessus qu'à partir de 1976 après le split d'Apple, pas avant) va mal. On arrive à 1975 et à l'album qui nous intéresse ici, le successeur de Dark Horse. Cet album s'intitule Extra Texture (Read All About It) et à sa sortie, le moins que l'on puisse dire, c'est que ça n'ira pas mieux pour George.

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Dos de pochette (on notera, dans les crédits, une liste amusante et bien évidemment non exhaustive, vu ce qu'elle annonce, de personnes n'apparaissant pas sur l'album !)

Dire qu'il sera attaqué par la presse est être encore loin de la vérité. Dark Horse fut attaqué, Extra Texture sera la-mi-né. Harrison en sortira tellement meurtri qu'il envisagera l'idée d'arrêter la musique (son album suivant, Thirty-Three & 1/3, sortira cependant en 1976, sur Dark Horse Records, il n'hésitera donc pas longtemps). Par la suite, Harrison aura des mots très durs au sujet de ce disque, l'estimant être son pire (il aura oublié Electronic Sound, qui ne compte cependant pas vraiment, et Gone Troppo (1982), apparemment). Enregistré au cours d'une période difficile, sorti sous une pochette assez hideuse (une pochette au grain de carton assez étrange, teinte d'un orange pur avec le lettrage du titre en découpage, et une sous-pochette cartonnée proposant une photo d'un Harrison souriant un peu comme Alfred E. Neuman, mascotte dessinée de MAD Magazine, avec la mention OHNOTHIMAGEN ('oh non pas encore lui'), et au dos de la sous-pochette, une photo d'Harrison souriant, sur scène), Extra Texture (Read All About It) n'a pas grand chose pour lui au premier abord. La chanson sortie en single promotionnel, You (une chanson réjouissante, enlevée, exubérante même, et datant de 1971, mais elle fut réenregistrée) est elle-même loin d'être aussi connue que, disons, My Sweet Lord ou Give Me Love (Give Me Peace On Earth). Elle est aussi loin de résumer à la perfection un album aussi éloignée de son style exubérant que le sel est éloigné du sucre. Dans l'ensemble, malgré You (et malgré le morceau final, le délirant et assez décousu His Name His Legs (Ladies And Gentlemen), morceau en hommage à 'Legs' Larry Smith, membre du groupe de rock parodique Bonzo Dog Doodah Band, et qui apparait vocalement sur le morceau ; un ami personnel d'Harrison), l'album est très sombre, triste, désabusé, mélancolique. On sent vraiment Harri au bord du rouleau. Cet album, c'est un peu son No Other, son Berlin, son Plastic Ono Band, son Tonight's The Night, toutes proportions gardées.

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Recto de sous-pochette (apparaissant dans les découpages de la pochette principale)

Le fait que l'album ait été allumé comme un cierge à sa sortie, et qu'il n'ait pas été défendu par son propre auteur, le fait, aussi, qu'il soit aussi peu connu (le mouton noir de la disco d'Harrison, son disque oublié) et que, pendant longtemps, il fut difficile à dénicher en CD (ce n'est plus trop le cas), le fait, enfin, qu'il ne contienne aucun titre vraiment pérenne (You est connu, mais pas hyper connu) ne signifie pas pour autant qu'Extra Texture (Read All About It) soit raté. Enfin, la première fois que je l'ai écouté, je le pensais, le disque m'est passé dessus comme l'eau sur les plumes du canard, comme on dit. Entré par l'oreille gauche, sorti par la droite, sans rien toucher à l'intérieur. Rien ne surnageait, rien ne m'est resté des deux premières écoutes. Je ne me souvenais plus de ce que j'avais entendu (You excepté) une heure après l'écoute. Avec le temps, va, tout s'en va, et j'ai réussi à apprécier le disque, de plus en plus, et désormais, il n'est pas loin de devenir mon petit chouchou d'Harrison. Ce n'est pas encore le cas (entre Dark Horse - mais oui ! - et All Things Must Pass, mon coeur balance grave à l'heure actuelle), mais ça le sera prochainement, je pense. Et ça sera pour durer. Un peu comme Walls And Bridges est mon Lennon favori, et Band On The Run mon McCartney favori (pour Ringo, je n'en ai pas, mais Ringo, c'est différent : mis à part les deux albums de 1973/1974, rien n'est vraiment digne d'être qualifié d'album de référence, donc le choix est limité ; je dirais Ringo de 1973, quand même). Et Abbey Road mon Beatles favori. Et les spaghetti carbonara mon plat favori. Et le "M" mon hamburger McDo favori. Ahem, je m'égare.

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Macaron de face (on notera le logo Apple, rogné jusqu'au trognon, allusion évidente !)

On va commencer à en parler, de l'album, arrivé au cinquième paragraphe (sur 33 ; non, je déconne, rassurez-vous) de cette chronique, rassurez-vous là aussi. J'ai déjà dit tout le bordel qu'il faut dire au sujet de You, morceau trépidant et bien joyeux, ensoleillé, assez peu généreux en paroles, et qui date, donc, pour la composition (mais pas pour l'enregistrement), de 1971. Ce morceau ouvre le bal, donc, et laisse, comme je l'ai dit plus haut, une fausse impression au sujet de l'album, qu'on penserait assez lumineux, joyeux, or ce n'est pas le cas. Comme pour faire un peu conceptuel, la face B s'ouvre sur une reprise instrumentale de 40 secondes du morceau, intitulée A Bit More Of You. Mais l'album est surtout constitué de morceaux lents, à prédominance de piano, et il s'agit de morceaux, aussi, assez tristes : This Guitar (Can't Keep From Crying) (dont le titre est une allusion évidente à While My Guitar Gently Weeps, une des meilleures chansons de George au sein des Beatles, 1968), World Of Stone (sorti en face B de You, en single), Grey Cloudy Lies, The Answer's At The End, Can't Stop Thinking About You sont des chansons qui filent le bourdon dans l'ensemble, mais quelles chansons, aussi ! A l'époque, Harrison ne va pas très bien, entre Patti et lui (ensemble depuis les années 60) le torchon brûle : elle le trompe avec Eric Clapton (ceci n'empêchera pas les deux de rester proches ; je parle de Clapton et d'Harrison), et partira même pour vivre avec lui (Harrison et Patti divorceront en 1977, entre temps, il aura retrouvé l'amour avec Olivia Arias, qu'il épousera en 1978 et avec qui il aura un fils, Dhani). Il semble avoir balancé quelques unes de ses douleurs dans ses chansons, que ce soit sur Dark Horse (So Sad, Simply Shady, sa très acerbe reprise modifiée de Bye Bye Love) ou sur Extra Texture (Read All About It).

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Verso de la pochette du single You/World Of Stone

On reprochera à l'album d'être ennuyeux, le nadir musical d'Harrison, lequel, quelques années plus tard, estimera que ce disque de 1975 est son plus mauvais des années 70, voire son plus mauvais tout court. Force est de constater qu'à la première écoute, ce disque ne fonctionne pas vraiment, voire pas du tout. Entre sa pochette passe-partout et même assez rebutante, sa production correcte, mais pas glorieuse (typique du milieu des années 70) et ses chansons tristounettes et musicalement similaires, sans oublier sa carence en hits, Extra Texture (Read All About It) (le titre est une allusion aux accroches lancées par les vendeurs de journaux) est un album que l'on n'hésitera, au départ, pas à qualifier de médiocre, mineur, le genre de disque à réserver aux fans absolus de George Harrison ou des ex-Beatles (et Beatles tout court). Après plusieurs écoutes attentives, concentrées et espacées, le disque s'imposera peu à peu, les magnifiques Grey Cloudy Lies, The Answer's At The End, World Of Stone ou Can't Stop Thinking About You ou le bluesy Tired Of Midnight Blues vous deviendront plus familiers. On peut en revanche se demander ce qui a pris Harrison d'écrire et d'enregistrer ce morceau final, ce His Name Is Legs (Ladies And Gentlemen) assez délirant mais au final plutôt moyen, limite embarrassant même, avec ses paroles en jeux de mots parfois lourdaux (un peu comme "Legs" Larry Smith, à qui la chanson rend hommage, et qui participe vocalement, avait l'habitude d'en faire), genre comme sikh comme czar... Mais cette chanson (qui plus est trop longue, presque 6 minutes) assez cheesy et nanardesque est selon moi le seul point faible d'un album sous-estimé et vraiment à écouter et (re)découvrir.

FACE A

You

The Answer's At The End

This Guitar (Can't Keep From Crying)

Ooh Baby (You Know That I Love You)

World Of Stone

FACE B

A Bit More Of You

Can't Stop Thinking About You

Tired Of Midnight Blue

Grey Cloudy Lies

His Name Is Legs (Ladies And Gentlemen)

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14 juin 2015

Ma collection de vinyles

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Voici, tout simplement, ma collection d'albums en vinyles. Une liste faite par ordre alphabétique des groupes/artistes et par ordre chronologique de parution des albums dans les discographies de ces divers groupes ! A chaque fois que cela sera nécéssaire, j'ajouterai des précisions sur tel ou tel album, et je tiendrai la liste à jour, la republiant à l'occasion ! La photo ci-dessus est une photo perso représentant une infime partie de ma collection, mais certains de mes albums de chevet, par ailleurs !

Phil-Manzanera--801-801-Live-285619801 : 801 Live (1976) : un album assez rare, un live du très éphémère groupe fondé par Brian Eno et Phil Manzanera ! Bien meilleur que sa pochette !

1977 LET THERE BE ROCKAC/DC : Let There Be Rock (1977) : avec Crabsody In Blue, morceau n'ayant jamais été mis en CD.

1978 IF YOU WANT BLOODAC/DC : If You Want Blood...You've Got It (1978).

1980 BACK IN BLACKAC/DC : Back In Black (1980).

1980 THE TURNThe Alan Parsons Project : The Turn Of A Friendly Card (1980).

1982 EYE IN THE SKYThe Alan Parsons Project : Eye In The Sky (1982).

a-killer1Alice Cooper : Killer (1971) : réédition, état neuf (le calendrier 1972 avec Alice Cooper pendu ne fut pas reproduit, hélas, dedans).

220px-72_schools_outAlice Cooper : School's Out (1972) : pochette ouvrante en pop-up en forme de pupitre d'écolier.

2800319The Allman Brothers Band : At Fillmore East (1971).

76170500_pAmon Düül II : Yeti (1970). Double album, état neuf (réédition avec notes de réédition dans la pochette intérieure).

42238593_pAphrodite's Child : 666 (1972).

91089097_oArcade Fire : Reflektor (2013) : à noter que l'ordre de certains morceaux, sur le premier disque, est différent de celui du premier CD, We Exist ouvrant la seconde face.

Badfinger-Magic-Christian-M-449295Badfinger : Magic Christian Music (1970).

51vLCh69l-LBadfinger : Ass (1973).

1983 LOIN DES YEUX DE L'OCCIDENTDaniel Balavoine : Loin Des Yeux De L'Occident (1983).

61364023_pThe Band : The Last Waltz (1978) : triple vinyle, avec un livret.

1981 TURN OF THE TIDEBarclay James Harvest : Turn Of The Tide (1981).

76050155_pSyd Barrett : The Madcap Laughs (1969). Etat neuf, réédition.

Syd-Barrett-Barrett-501x500Syd Barrett : Barrett (1970) : état neuf, réédition.

1976 KING KONG OSTJohn Barry : 'King Kong' Soundtrack (1976) : sans le poster.

49364901_pAlain Bashung : Roulette Russe (1979) : second pressage, de 1980, avec Gaby Oh Gaby et Elle S'Fait Rougir Toute Seule à la place de deux autres titres (Milliards De Nuits Dans Le Frigo et Les Petits Enfants).

1982 PLAY BLESSURESAlain Bashung : Play Blessures (1982) : état neuf.

46698021_pAlain Bashung : Figure Imposée (1983) : état neuf, avec le tracklisting d'origine (pour le CD, deux titres furent virés et remplacés par d'autres)

1985 LT85Alain Bashung : Live Tour 85 (1985) : état neuf.

Passe_le_Rio_GrandeAlain Bashung : Passé Le Rio Grande... (1986).

0004228392462_600Alain Bashung : Novice (1989) : état neuf, teintes nettement plus pâles pour le contraste visage/noir.

PleasePleaseMeThe Beatles : Please Please Me (1963) : réédition, état neuf.

44519906_pThe Beatles : With The Beatles (1963) : réédition, état neuf.

20150317131243!HardDayUKThe Beatles : A Hard Day's Night (1964) : réédition de 1977.

MI0003685074The Beatles : Something New  (1964) : album américain (édition européenne Odéon).

220px-BeatlesLongTallSallyEPThe Beatles : Long Tall Sally (1964) : EP 4-titres.

44564713_pThe Beatles : Beatles For Sale (1964) : réédition état neuf (stéréo contrairement au visuel qui dit 'mono').

81Kuck-UdoL__SL1400_The Beatles : Beatles' 65 (1964) : album américain (édition européenne Odéon).

original_447The Beatles : Help ! (1965).

original_450The Beatles : Rubber Soul (1965).

The-Beatles-Michelle---Red-La-59530The Beatles : Michelle/Run For Your Life/Drive My Car/Girl (1966) : EP 4 titres.

801The Beatles : Revolver (1966) : réédition, état neuf.

1233650The Beatles : A Collection Of Beatles Oldies...But Goldies ! (1966) : une des premières compilations officielles du groupe.

1967 SGTThe Beatles : Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (1967) : réédition Apple de 1974, sans les cut-outs et la fin cachée de A Day In The Life.

1967 MMT EPThe Beatles : Magical Mystery Tour (1967) : le double-EP britannique original de 6 titres, édition originale de 1967. Sans doute le joyau de ma collection, personnellement !

TheBeatlesMagicalMysteryTouralbumcoverThe Beatles : Magical Mystery Tour (1967) : la version LP américaine, bref, l'album, quoi ! En réédition, état neuf, avec, évidemment, le livret, glissé dans la pochette au lieu d'être agrafé au centre de la gatefold.

114297625The Beatles : Hello Goodbye/I Am The Walrus (1967) : 45-tours.

1715785The Beatles : Beatles' Greatest (1967) : édition Odéon (Pays-Bas).

115175119The Beatles : Lady Madonna/The Inner Light (1968) : 45-tours.

1968 THE BEATLES DOUBLE BLANCThe Beatles : The Beatles (1968) : réédition de 1978, je n'ai pas les quatre photos individuelles dans la pochette, mais bien le poster.

Ob_la_di_Ob_la_da_single_coverThe Beatles : Ob-La-Di, Ob-La-Da/While My Guitar Gently Weeps (1968) : 45-tours.

TheBeatles-YellowSubmarinealbumcoverThe Beatles : Yellow Submarine (1969) : réédition, état neuf.

beatles-dont-let-me-downThe Beatles : Get Back/Don't Let Me Down (1969) : 45-tours.

114974101The Beatles : The Ballad Of John & Yoko/Old Brown Shoe (1969) : 45-tours.

1969 ABBEY ROADThe Beatles : Abbey Road (1969) : pas de titre sur la tranche.

114804364The Beatles : Something/Come Together (1969) : 45-tours.

100110722The Beatles : The Beatles Again (1970) : renommé Hey Jude désormais.

beatles_letitbe-660x660The Beatles : Let It Be (1970).

sans-titreThe Beatles : Let It Be/You Know My Name (Look Up The Number) (1970) : 45-tours.

1973 ROUGEThe Beatles : 1962/1966 (1973).

1973 ROUGE BLEUThe Beatles : 1967/1970 (1973).

BeatlesRockNRollMusicalbumcoverThe Beatles : Rock'n'Roll Music (1976) : double compilation officielle d'époque jamais éditée en CD, proposant les morceaux les plus rock (reprises et originaux) des Beatles.

TheBeatlesLoveSongsalbumcoverThe Beatles : Love Songs (1977) : double compilation (de seulement 59 minutes !) jamais éditée en CD.

beck-ola_expanded_import-beck_jeff-16794895-frntThe Jeff Beck Group : Beck-Ola (1969) : réédition 1973, effet de fade-up à la fin de Rice Pudding.

74933849_pBig Brother & The Holding Company : Cheap Thrills (1968). Etat neuf.

the-black-angelsThe Black Angels : Clear Lake Forest (2014) : EP d'environ 27 minutes, format 33-tours et écoutable à la vitesse 45-tours. Le vinyle est blanc opaque, quasiment transparent, c'est le seul que j'ai de la sorte !

16cd7cc3a310c4501c8c783bd505630528262d8dThe Black Keys : El Camino (2011) : le vinyle contient aussi la version CD de l'album !

96116555The Black Keys : Turn Blue (2014) : le vinyle contient aussi la version CD de l'album !

1970 PARANOIDBlack Sabbath : Paranoid (1970).

498Black Sabbath : Sabotage (1975) : édition espagnole de 1981, quasiment à l'état neuf.

black-sabbath-1982-live-evilBlack Sabbath : Live Evil (1982).

23785462-origpic-2cb6cb_jpg_0_0_100_100_300_294_85Mike Bloomfield & Al Kooper : The Live Adventures Of Mike Bloomfield & Al Kooper (1969).

cover_5342161332010Blue Öyster Cult : Blue Öyster Cult (1972).

42294866_pBlue Öyster Cult : Tyranny And Mutation (1973).

42329929_pBlue Öyster Cult : Secret Treaties (1974).

Blue_Oyster_Cult-On_Your_Feet_Or_On_Your_Knees-FrontalBlue Öyster Cult : On Your Feet Or On Your Knees (1975).

51J-AJzp8HLBlue Öyster Cult : Agents Of Fortune (1976) : réédition, état neuf.

cover_1555161332010Blue Öyster Cult : Spectres (1977).

BOC_Some_enchanted_eveningsBlue Öyster Cult : Some Enchanted Evening (1978).

mirrorsBlue Öyster Cult : Mirrors (1979).

BOC_CultErecBlue Öyster Cult : Cultösaurus Erectus (1980).

blue-oyster-cult-fire-of-unknown-origin-20111024030832Blue Öyster Cult : Fire Of Unknown Origin (1981).

frontBlue Öyster Cult : Extraterrestrial Live (1982).

3685152Blue Öyster Cult : The Revölution By Night (1983).

501392977402Blue Öyster Cult : Club Ninja (1987).

1971 HUNKY DORYDavid Bowie : Hunky Dory (1971) : édition française avec bordures noires, absence du titre de l'album sur la tranche, et les titres Oh ! You Pretty Things et Eight Line Poem réunis en un seul bloc, ainsi que Fill Your Heart et Andy Warhol, sur les faces.

1972 THE RISE AND FALL OF ZIGGY STARDUST AND THE SPIDERS FROM MARSDavid Bowie : The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars (1972) : réédition de 1983 : présence d'un code-barres, du titre sur la tranche supérieure...

1973 PIN UPSDavid Bowie : Pin Ups (1973) : édition française, les crédits sont écrits en noir au lieu d'être en rose/rouge sur le verso de pochette.

42921288_pDavid Bowie : Diamond Dogs (1974).

1974 DAVID LIVEDavid Bowie : David Live (1974) : édition française avec un macaron 'bis/spécial 2 disques' imprimé en haut à droite, assez moche...

david-bowie-young-americans-2917593David Bowie : Young Americans (1975).

sans-titreDavid Bowie : Station To Station (1976).

1978 STAGEDavid Bowie : Stage (1978).

1979 LODGERDavid Bowie : Lodger (1979).

1980 SCARY MONSTERSDavid Bowie : Scary Monsters (& Super Creeps) (1980).

96144276David Bowie : Ziggy Stardust & The Spiders From Mars (1983) : concert de 1973.

1983 LET'S DANCEDavid Bowie : Let's Dance (1983).

511FtQoLsVLDavid Bowie : Heathen (2002) : état neuf.

gb9Georges Brassens : N°9 (Les Trompettes De La Renommée) (1962) : 33-tours au format 20-cm.

Brassens-Georges-N-9-Suplique-Pour-Etre-Enterre-Sur-La-Plage-De-Sete-33-Tours-303300242_MLGeorges Brassens : Supplique Pour Être Enterré A La Plage De Sète (1966) : 33-tours original à pochette blanche et mention "TNP".

69721880Georges Brassens : Supplique Pour Être Enterré A La Plage De Sète (1966) : réédition Brassens N°9. En état épouvantable, mais pas grave, l'autre exemplaire que j'ai (juste au-dessus) est, lui, en excellent état !

mnu5L4VDb8nl171g47NwAgAGeorges Brassens : Fernande (1972).

Brel en Public Olympia 1964_10_16 front coverJacques Brel : Olympia 64 (1964). 33-tours au format 20-cm, 8 titres.

1966 CES GENS-LAJacques Brel : Ces Gens-Là (1966) : réédition de 1978, numérotée 7 (pochette identique sauf le lettrage, avec les paroles dans l'intérieur).

1967 BREL 67Jacques Brel : Brel 67 (1967) : pochette ouvrante avec rabat.

1968 J'ARRIVEJacques Brel : J'Arrive (1968) : pochette ouvrante avec rabat.

1977 LES MARQUISESJacques Brel : Les Marquises (1977).

1970 SEX MACHINEJames Brown : Sex Machine (1970) : état neuf. Pas de séparation de titres sur les sillons des faces.

running-on-empty-jackson-browneJackson Browne : Running On Empty (1977).

1969 BLUE AFTERNOONTim Buckley : Blue Afternoon (1969) : état neuf, réédition du label 4 Men With Beards. Album jamais sorti en CD.

1970 STARSAILORTim Buckley : Starsailor (1970) : état neuf, réédition du label 4 Men With Beards. Album pour ainsi dire jamais sorti en CD.

5099902930152_600Kate Bush : Hounds Of Love (1985).

1977 LES MURSFrancis Cabrel : Les Murs De Poussière (1977) : pochette ouvrante, les 'cases' de la fenêtre de la pochette sont découpées (à la Physical Graffiti !). Une photo d'île paradisiaque à l'intérieur.

1979 LES CHEMINSFrancis Cabrel : Les Chemins De Traverse (1979).

1985 PHOTOSFrancis Cabrel : Photos De Voyages (1985).

1989 SARBACANEFrancis Cabrel : Sarbacane (1989).

68679668_pCanned Heat : Boogie With Canned Heat (1968).

67052088Chicago : Chicago Transit Authority/Chicago I (1969).

49434960Chicago : Chicago II (1970) : double album.

ChicagoIIIChicago : Chicago III (1971) : double album.

77318794_pChicago : Chicago IV - At Carnegie Hall (1971) : coffret rigide de 4 disques avec dépliant (mais, hélas, que le poster du Carnegie Hall, et pas les deux du groupe, ni le livret photos), un des gros, gros fleurons de ma collection avec l'EP Magical Mystery Tour des Beatles et Lotus de Santana ! Je ne le vendrai que le lendemain de ma mort, et uniquement si je suis toujours vivant à ce moment-là, bien entendu. Bref, never.

1976 CHICAGO XChicago : Chicago X (1976).

0731453182721Eric Clapton : Just One Night (1980).

75428814_pGene Clark : No Other (1974) : état neuf, réédition 2012. Avec l'insert des paroles et un joli et petit poster représentant Gene debout devant une arche de pierre portant son nom (lequel a été évidemment rajouté sur la photo), on distingue un détail de ce poster au dos de pochette, d'ailleurs.

1979 LONDON CALLINGThe Clash : London Calling (1979) : double album, état neuf.

1980 SANDINISTA !The Clash : Sandinista ! (1980) : triple album. Je n'ai hélas pas le livret des paroles...

72806235_pJulien Clerc : N°7 (1975).

1977 ENREGISTREMENT PUBLICJulien Clerc : Enregistrement Public (1977) : triple album, pochette en triptyque.

1971 SONGS OF LOVE AND HATELeonard Cohen : Songs Of Love And Hate (1971).

43352181_pPhil Collins : Face Value (1981).

1982 HELLO I MUST BE GOINGPhil Collins : Hello, I Must Be Going ! (1982).

1985 NO JACKET REQUIREDPhil Collins : No Jacket Required (1985).

1965 A LOVE SUPREMEJohn Coltrane : A Love Supreme (1965) : état neuf.

copperhead-copperhead(2)Copperhead : Copperhead (1973) : rarissime !

FrontCream : Wheels Of Fire (1968) : double album, état neuf.

51495420_pCreedence Clearwater Revival : Cosmo's Factory (1970) : édition française.

image_-if-i-could-only-remember-my-name_-david-crosbyDavid Crosby : If I Could Only Remember My Name (1971).

1977 CSNCrosby, Stills & Nash : CSN (1977).

51E2Temq40L__SY300_Crosby, Stills & Nash : Daylight Again (1982).

il_570xN_207132859Crosby, Stills, Nash & Young : 4 Way Street (1971).

1979 CHRISTOPHER CROSSChristopher Cross : Christopher Cross (1979).

1982 PORNOGRAPHYThe Cure : Pornography (1982).

1988 POUR NOS VIES MARTIENNESEtienne Daho : Pour Nos Vies Martiennes (1988).

41rX7-oPfFLRoger Daltrey : Ride A Rock Horse (1975).

1959 KIND OF BLUEMiles Davis : Kind Of Blue (1959) : réédition, état neuf.

514HOVgwgxLMiles Davis : Sketches Of Spain (1960) : réédition, état neuf.

1970 BITCHES BREWMiles Davis : Bitches Brew (1970) : état neuf, partie intégrante du coffret 40th Anniversary.

GET-UP-WITH-IT-300x300Miles Davis : Get Up With It (1974). Double album.

1969 CONCERTODeep Purple : Concerto For Group And Orchestra (1969).

1970 IN ROCKDeep Purple : In Rock (1970).

1972 MACHINE HEADDeep Purple : Machine Head (1972) : sans l'insert des paroles.

43959013_pDeep Purple : Made In Japan (1972).

41NH8GCCFTLDeep Purple : Who Do We Think We Are (1973).

1974 BURNDeep Purple : Burn (1974).

1974 STORMBRINGERDeep Purple : Stormbringer (1974).

220px-DeepPurpleComeTasteDeep Purple : Come Taste The Band (1975).

Layla%20&%20Other%20Assorted%20Love%20Songs-thumb-250x250-67226Derek & The Dominoes : Layla And Other Assorted Love Songs (1970).

DEVO - Are We Not Man -Devo : Q : Are We Not Men ? A : We Are Devo ! (1978).

1978 DIRE STRAITSDire Straits : Dire Straits (1978).

1979 COMMUNIQUEDire Straits : Communiqué (1979).

1980 MAKING MOVIESDire Straits : Making Movies (1980).

1982 LOVE OVER GOLDDire Straits : Love Over Gold (1982).

Dire-Straits-Twisting-By-The-P-47051Dire Straits : Extended DancE Play (983) : édition européenne 3-titres (j'aurais préféré l'américaine, qui en contient 4, mais bon), format et vitesse 45-tours, ouverture vers le haut

1984 ALCHEMYDire Straits : Alchemy (1984)

1985 BROTHERS IN ARMSDire Straits : Brothers In Arms (1985) : versions raccourcies pour certaines chansons.

1989 MONEY FOR NOTHINGDire Straits : Money For Nothing (1989) : compilation. Sans Telegraph Road (version live) qui est présente sur la version CD.

1991 ON EVERY STREETDire Straits : On Every Street (1991).

barry_lyndonDivers : 'Barry Lyndon' Soundtrack (1975).

1969 PAINT YOUR WAGON OSTDivers : 'Paint Your Wagon' Soundtrack (1969).

1970 ZABRISKIE POINT OSTDivers : 'Zabriskie Point' Soundtrack (1970).

folderkb1Divers : 'The Omen' Soundtrack (1976).

1971 ORANGE MECANIQUE OSTDivers : 'A Clockwork Orange' Soundtrack (1971).

1973 AMERICAN GRAFFITIDivers : 41 Songs From The Original Soundtrack Of 'American Graffiti' (1973) : double album. Edition française avec un vilain macaron '41 chansons originales' directement imprimé sur la pochette !

1977 SNF OSTDivers : 'Saturday Night Fever' Soundtrack (1977).

68680291_pDivers : Woodstock : Music From The Original Soundtrack And More (1970) : triple vinyle. Les morceaux ayant été utilisés dans le long film de Michael Wadleigh, sorti en même temps que l'album. Les grands moments du fameux festival !

68762064_pDivers : Woodstock Two (1971) : double vinyle. Compilation de morceaux issus du même festival, mais n'ayant pas été utilisés pour la première compilation et le film de 1970.

1973 THE CAPTAIN AND METhe Doobie Brothers : The Captain And Me (1973).

1974 WHAT WERE ONCE VICES ARE NOW HABITSThe Doobie Brothers : What Were Once Vices Are Now Habits (1974) : sans le poster.

nick-drake-pink-moonNick Drake : Pink Moon (1972) : réédition, état neuf.

1980 GUERRE ET PETSJacques Dutronc : Guerre Et Pets (1980) : avec l'insert des paroles. Jamais sorti en CD.

42761947_pBob Dylan : Blonde On Blonde (1966) : réédition, état neuf.

51Q6HJ+NE0L__SS280Bob Dylan : Self Portrait (1970).

1973 PAT GARRETT OSTBob Dylan : 'Pat Garrett & Billy The Kid' Soundtrack (1973).

101448594Bob Dylan : Dylan (1973).

1975 DESIREBob Dylan : Desire (1975) : avec l'insert des paroles.

1775536Bob Dylan : Hard Rain (1976) : réédition, état neuf.

220px-Bob_Dylan_-_Street-LegalBob Dylan : Street-Legal (1978).

1978 AT BUDOKANBob Dylan : At Budokan (1978) : avec un livret contenant des photos et les paroles (y compris en japonais).

2227764Bob Dylan : Good As I Been To You (1993) : état neuf, réédition.

101424429Bob Dylan & The Band : Planet Waves (1974).

Bob Dylan & The Band - Before The Flood - FrontBob Dylan & The Band : Before The Flood (1974).

1975 BASEMENT TAPESBob Dylan & The Band : The Basement Tapes (1975).

1976 HOTEL CALIFORNIAEagles : Hotel California (1976) : sans le poster.

1956 AT NEWPORTDuke Ellington : At Newport Jazz Festival (1956) : état neuf.

115291451Emerson, Lake & Palmer : Tarkus (1971) : état neuf, réédition 2012 avec un second disque contenant une version remixée de l'album.

51AOtRoQuyLEmerson, Lake & Palmer : Pictures At An Exhibition (1971) : état neuf, réédition.

62515652_pEmerson, Lake & Palmer : Trilogy (1972) : état neuf, réédition.

Brain Salad SurgeryEmerson, Lake & Palmer : Brain Salad Surgery (1973) : avec la pochette ouvrante en vertical (cachant la photo intérieure sous le crâne), plus le poster.

WELCOM~1Emerson, Lake & Palmer : Welcome Back My Friends To The Show That Never Ends...Ladies And Gentlemen, Emerson, Lake & Palmer (1974). Triple album live, avec les rabats en forme de lettres E, L et P.

MI0001665112Emerson, Lake & Palmer : Works, Vol. 1 (1977).

CS442842-01A-MEDMarianne Faithfull : Dangerous Acquaintances (1981).

la_solitude_ferreLéo Ferré : La Solitude (1971).

92548407Nino Ferrer : Nino And Radiah (1974).

1960 MACK THE KNIFEElla Fitzgerald : Ella In Berlin - Mack The Knife (1960) : état neuf.

a26863b0fb1534aa3c6b7b5b22079b58a01bedb0Fleetwood Mac : Bare Trees (1972).

1211467Fleetwood Mac : Heroes Are Hard To Find (1974).

1977 RUMOURSFleetwood Mac : Rumours (1977).

1979 TUSKFleetwood Mac : Tusk (1979).

1980 FM LIVEFleetwood Mac : Live (1980).

1981 4Foreigner : 4 (1981).

1969 OUTRAGEOUSKim Fowley : Outrageous (1969) : réédition 2010, album rarissime mis à part ça !

42988083_pPeter Frampton : Frampton Comes Alive ! (1976).

49838471_pRobert Fripp & Brian Eno : (No Pussyfooting) (1973) : état neuf, réédition.

1977 PG 1Peter Gabriel : Peter Gabriel I/Car (1977).

1978 PG2Peter Gabriel : Peter Gabriel II/Scratch (1978).

1982 PG4Peter Gabriel : Peter Gabriel IV/Security (1982).

1983 PLAYS LIVEPeter Gabriel : Plays Live (1983).

1986 SOPeter Gabriel : So (1986) : version vinyle, donc sans This Is The Picture (Excellent Birds).

1979 AUX ARMES ETCSerge Gainsbourg : Aux Armes Et Cetera (1979).

38754Rory Gallagher : Irish Tour '74 (1974) : l'édition d'époque, avec Just A Little Bit (morceau final qui fut viré des éditions CD, pour je ne sais quelle raison).

75587080_pMarvin Gaye : What's Going On (1971).

1970 TRESPASSGenesis : Trespass (1970).

1971 NURSERY CRYMEGenesis : Nursery Cryme (1971) : réédition datant des années 80 (code-barres sur la pochette).

1972 FOXTROTGenesis : Foxtrot (1972).

71ubV0FoojL__SL1207_Genesis : Genesis Live (1973).

1973 SELLINGGenesis : Selling England By The Pound (1973).

42988493_pGenesis : The Lamb Lies Down On Broadway (1974) : pressage anglais d'époque. Macarons de face avec détail des morceaux du disque sur chaque face A et une photo de l'artwork sur chaque face B (je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire).

1976 A TRICK OF THE TAILGenesis : A Trick Of The Tail (1976) : avec un insert proposant les paroles en français et un grain de papier de pochette très 'vinyle'.

1977 WIND & WUTHERINGGenesis : Wind & Wuthering (1977) : avec un insert proposant les paroles en français.

Genesis-Spot-The-Pigeon--36773Genesis : Spot The Pigeon : EP 3 titres, format 33-tours, vitesse 45-tours

1978 AND THEN THERE WERE THREEGenesis : ...And Then There Were Three... (1978).

220px-Duke_GenesisalbumGenesis : Duke (1980).

1981 ABACABGenesis : Abacab (1981) : avec des teintes de couleurs différentes sur la pochette (plus fluo).

1983 GENESISGenesis : Genesis (1983).

1986 INVISIBLE TOUCHGenesis : Invisible Touch (1986).

2756193Goddess Of Fortune : Goddess Of Fortune (1973) : album de musique raga (hindoue) produit par George Harrison.

1984_album_positif_300Jean-Jacques Goldman : Positif (1984).

114762371Jean-Jacques Goldman : Non Homologué (1985).

41NJLjQVWRLJean-Jacques Goldman : En Public (1986) : double live.

1987 ENTRE GRIS CLAIR ET GRIS FONCEJean-Jacques Goldman : Entre Gris Clair Et Gris Foncé (1987).

thumbnailJean-Jacques Goldman : Traces (1989) : double live avec une pochette épaisse s'ouvrant par le centre, en quatre volets (comme sur le visuel ci-contre).

2008 CHINESE DEMOCRACYGuns'n'Roses : Chinese Democracy : état neuf.

1975 VOYAGE OF THE ACOLYTESteve Hackett : Voyage Of The Acolyte (1975) : réédition datant des années 80 : il y à un code-barres sur la pochette...

1968 REVE ET AMOURJohnny Hallyday : Rêve Et Amour (1968) : état neuf.

1969 RIVIERE OUVRE TON LITJohnny Hallyday : Rivière...Ouvre Ton Lit (1969) : état neuf. Pochette ouvrante avec rabat.

1970 VIEJohnny Hallyday : Vie (1970) : pochette ouvrante avec rabat.

aHR0cHM6Ly9pLnNjZG4uY28vaW1hZ2UvNjhhNThhNGQ5ZTQ3MDAwM2U2MTIzYWQ2Mzc4NTQ3M2FhNWMzZjc3Ng==Johnny Hallyday : Live Au Palais Des Sports 1971 (1971) : double live (pochette avec rabats).

1975 LA TERRE PROMISEJohnny Hallyday : La Terre Promise (1975).

1976 HAMLETJohnny Hallyday : Hamlet (1976) : avec le poster.

115937167Johnny Hallyday : Rock'n'Roll Attitude (1985).

johnny-hallyday-gang-album-vinyleJohnny Hallyday : Gang (1986).

97527629Peter Hammill : The Silent Corner And The Empty Stage (1974) : pressage anglais original (mon édition n'a pas le feuillet des paroles reproduit dans le livret CD).

75319644_pGeorge Harrison : All Things Must Pass (1970) : Triple album, édition originale britannique de 1970. Un des joyaux de ma collection avec le suivant de la liste. Les paroles sont sur les sous-pochettes. Je n'ai pas le poster. Pas grave.

GH 1George Harrison : My Sweet Lord/Isn't It A Pity (1970) : 45-tours (réédition 1982 de la collection "Dance For Ever").

GH 2George Harrison : Bangla Desh/Deep Blue (1971) : 45-tours.

the-concert-for-bangladesh-522f443c983feGeorge Harrison (& Friends) : The Concert For Bangla Desh (1971). Triple album dans coffret, avec livret épais de photos.

LITMW_album_cover_(clean)George Harrison : Living In The Material World (1973), avec le double insert des paroles.

GH 3George Harrison : Give Me Love (Give Me Peace On Earth)/Miss O'Dell (1973) : 45-tours.

george-harrison-dark-horse-1974George Harrison : Dark Horse (1974) : édition originale anglaise (l'album ayant été édité aussi avec un autre visuel, celui du verso), avec l'insert des paroles.

64601ddddGeorge Harrison : Ding Dong, Ding Dong/I Don't Care Anymore (1974) : 45-tours.

George-Harrison-Extra-Texture---S-67791George Harrison : Extra-Texture (Read All About It) (1975) : pochette en découpage (les lettres).

GH 4George Harrison : You/World Of Stone (1975) : 45-tours (le visuel est le recto, aussi présent dans l'album 33-tours ; au verso, on a les crédits de la chanson de face A, avec un design similaire, sans le découpage, à celui de l'album Extra-Texture (Read All About It) de la même année).

83614609_pGeorge Harrison : Thirty-Three & 1/3 (1976) : avec l'insert des paroles.

george_harrison-this_song_sGeorge Harrison : This Song/Learning How To Love You (1976) : 45-tours.

imagesGeorge Harrison : Crackerbox Palace/True Love (1977) : 45-tours.

GHCoverGeorge Harrison : George Harrison (1979).

harrison%20george17366George Harrison : Blow Away/Love Comes To Everyone (1979) : 45-tours.

8f22225b9da04bb4619ff010_LGeorge Harrison : Somewhere In England (1981).

83855792_pGeorge Harrison : Gone Troppo (1982). L'album est mauvais, OK, mais disons que c'était juste pour compléter une collection...

CloudNineCoverGeorge Harrison : Cloud Nine (1987).

GH 5George Harrison : This Is Love/Breath Away From Heaven (1988) : 45-tours.

74938796_pThe Jimi Hendrix Experience : Electric Ladyland (1968) : état neuf, avec un livret similaire à celui de la réédition CD la plus courante.

BBHJacques Higelin : BBH 75 (1974). 

62556367_pJacques Higelin : Irradié (1975).

1976 ALERTEZ LES BEBES !Jacques Higelin : Alertez Les Bébés ! (1976).

62647994_pJacques Higelin : No Man's Land (1978).

1979 CHAMPAGNE POUR TOUT LE MONDEJacques Higelin : Champagne Pour Tout Le Monde... (1979) : l'insert contient les paroles de l'album, mais aussi de ...Caviar Pour Les Autres.

61326668_pJacques Higelin : ...Caviar Pour Les Autres (1979).

Jacques%20HIGELIN%20mogadorJacques Higelin : Hold Tight - A Mogador (1981) : triple live.

115274467Jacques Higelin : Higelin '82 (1982) : un 33-tours et un maxi-45-tours.

73190843Jacques Higelin : Au Casino De Paris (1983) : introuvable en CD.

73190808Jacques Higelin : A Bercy (1986) : triple album. N'existe plus en CD, je crois...

1969 THE HOWLIN' WOLF ALBUMHowlin' Wolf : The Howlin' Wolf Album (1969) : état neuf, avec poster reproduisant la pochette.

1219616Iron Maiden : Women In Uniform/Invasion (1981) : 45-tours, état neuf (réédition 2014).

iron-maiden-1985-live-after-deathIron Maiden : Live After Death (1985) : réédition 2014, état neuf, avec livret interne.

1979 OFF THE WALLMichael Jackson : Off The Wall (1979).

1982 THRILLERMichael Jackson : Thriller (1982).

1976 OXYGENEJean-Michel Jarre : Oxygène (1976) : réédition.

1978 EQUINOXEJean-Michel Jarre : Equinoxe (1978).

album-les-concerts-en-chineJean-Michel Jarre : Les Concerts En Chine (1982).

1986 RVJean-Michel Jarre : Rendez-Vous (1986).

1969 ELTON JOHNElton John : Elton John (1969).

76053898_pElton John : Honky Château (1972).

MUDD165Elton John : Don't Shoot Me, I'm Only The Piano Player (1973). Sans le livret des paroles/photos.

1973 GOODBYE YBRElton John : Goodbye Yellow Brick Road (1973) : pochette en triptyque.

1975 CAPTAIN FANTASTIC & BDCElton John : Captain Fantastic & The Brown-Dirt Cowboy (1975) : avec les deux livrets, un pour les paroles, et un de scrapbook.

1976 BLUE MOVESElton John : Blue Moves (1976).

Elton_John_-_Here_And_There_-_FrontElton John : Here And There (1976).

elton_john-a_single_man(the_rocket_record_company)2Elton John : A Single Man (1978).

53906435_pMichel Jonasz : La Nouvelle Vie (1981).

74839528_pMichel Jonasz : Unis Vers L'Uni (1985).

Joy_Division_CloserJoy Division : Closer (1980).

cover_493961992009King Crimson : In The Court Of The Crimson King (1969). Etat neuf.

69787868_pKing Crimson : Lizard (1970) : pochette ouvrante, ouverture pour le disque dans l'intérieur de la pochette et non pas à l'extrémité comme c'est d'ordinaire le cas. Le côté recto de la pochette ouvrante est très fin (paroles à l'intérieur de la pochette). Edition allemande d'époque (EMI Stateside).

69810431_pKing Crimson : Islands (1971) : état neuf, réédition.

King_Crimson_-_EarthboundKing Crimson : Earthbound (1972).

69813048_pKing Crimson : Larks' Tongues In Aspic (1973).

69841151_pKing Crimson : Starless And Bible Black (1974).

King-Crimson-RedKing Crimson : Red (1974). Etat neuf.

cover_175581312006King Crimson : USA (1975).

1976 A YOUNG PERSON'S GUIDE TO KING CRIMSONKing Crimson : A Young Person's Guide To King Crimson (1976) : sans le livret de photos. Double compilation jamais éditée en CD, et donc rare.

kiss_alive1Kiss : Alive ! (1975).

1979 DYNASTYKiss : Dynasty (1979) : sans l'insert des paroles (s'il y en avait un, mais il me semble que oui).

1975 RADIOACTIVITYKraftwerk : Radio-Activity (1975).

74844371_pBernard Lavilliers : Le Stéphanois (1975).

115124917Bernard Lavilliers : Les Barbares (1976).

114248067Bernard Lavilliers : 15ème Round (1977).

75528915_pBernard Lavilliers : T'Es Vivant...? (1978) : double live.

1979 POUVOIRSBernard Lavilliers : Pouvoirs (1979) : avec l'insert des paroles de la suite La Peur de la face A.

73060025Bernard Lavilliers : O Gringo (1980). Double album (un 33-tours de 8 titres, et un maxi-45-tours avec les deux titres restants).

73502767_pBernard Lavilliers : Live Tour 80 (1980) : triple live.

74735358_pBernard Lavilliers : Nuit D'Amour (1981) : double album avec Night Bird et Les Barbares (81) sur un disque, et le reste sur l'autre.

1983 ETAT D'URGENCEBernard Lavilliers : Etat D'Urgence (1983).

74713931_pBernard Lavilliers : Tout Est Permis, Rien N'Est Possible (1984).

74672363_pBernard Lavilliers : Voleur De Feu (1986) : double vinyle (un 33-tours de 10 titres, et un maxi-45-tours de 2 titres).

1969 LED ZEPPELIN IILed Zeppelin : Led Zeppelin II (1969) : édition française estampillée 'supergroup' et 'volume 2' au lieu du vrai titre sur les macarons de face. Pochette verdâtre au mieu de marron, et un Thank You crédité à une minute de moins que sa durée...

42499717_pLed Zeppelin : Led Zeppelin III (1970) : réédition de 1973, avec la roulette sur le recto.

1971 ALBUM SANS NOM - LED ZEPPELIN IVLed Zeppelin : Led Zeppelin 'IV'/sans nom (1971).

4462086Led Zeppelin : Black Dog/Misty Mountain Hop (1972) : 45-tours.

houses-of-the-holy-front-coverLed Zeppelin : Houses Of The Holy (1973).

42803210_pLed Zeppelin : Physical Graffiti (1975) : avec le rabat intérieur, évidemment !

42886767_pLed Zeppelin : Presence (1976).

42300542_pLed Zeppelin : The Song Remains The Same (1976) : avec le livret photo interne.

76151405_pJohn Lennon (& The Plastic Ono Band) : Live Peace In Toronto 1969 (1969) : sans le calendrier.

imagesJohn Lennon (& The Plastic Ono Band) : Give Peace A Chance/Remember Love (1969) : 45-tours (la face B est, comme pour les autres 45-tours du Plastic Ono Band, signée Yoko).

John-Lennon-Instant-Karma-401545John Lennon : Instant Karma !/Who Has Seen The Wind ? (1970) : 45-tours (la face B est de Yoko).

1970 JLPOBJohn Lennon : John Lennon/Plastic Ono Band (1970) : réédition de 1974.

721586John Lennon & Yoko Ono : Power To The People/Open Your Box (1971) : 45-tours (la face B est de Yoko).

ImagineCoverJohn Lennon : Imagine (1971) : sous-pochette avec paroles.

Happy_Xmas_War_is_OverJohn Lennon & Yoko Ono : Happy X-Mas (War Is Over)/Listen, The Snow Is Falling (1971) : 45-tours (la face B est de Yoko).

john%20lennon%20some%20time%20in%20nycJohn Lennon & Yoko Ono : Some Time In New York City (1972) : avec, évidemment, le disque Live Jam.

01fb34cda4bddc7bcd28b893027bc78212d32c2aJohn Lennon : Mind Games (1973).

imagesCA5FYQI4John Lennon : Mind Games (1973) : réédition 1980 du label Music For Pleasure, alias MPF (un sous-label 'budget' d'EMI).

JL 1John Lennon : Mind Games/Meat City (1973) : 45-tours.

20130203153359!Walls_And_BridgesJohn Lennon : Walls And Bridges (1974) : J'ai cet album en trois exemplaires : un avec la pochette déchirée (sans les volets, sans la sous-pochette et le livret) ; un avec la sous-pochette et les volets, mais sans le livret (tous deux en édition originale anglaise); et un, complet (édition allemande). Tous en excellent état pour le disque lui-même.

John-Lennon-Whatever-Gets-You-86088John Lennon : Whatever Gets You Thru The Night/Beef Jerky (1974) : 45-tours.

John_Lennon-Rock_n_Roll_(2004)-FrontalJohn Lennon : Rock'n'Roll (1975) : édition française de l'année de sortie de l'album.

imagesJohn Lennon : Be-Bop-A-Lula/Move Over Mrs. L. (1975) : 45-tours.

86281040_pJohn Lennon : Shaved Fish (1975) : compilation d'époque (la seule sortie du vivant de Lennon, le concernant).

115684674John Lennon & Elton John : 28th November 1974... (1975) : un EP de trois titres joués live au Madison Square Garden, au cours d'un concert d'Elton John (la dernière apparition scénique de Lennon). Format 45-tours, vitesse 33-tours.

1980 DOUBLE FANTASYJohn Lennon & Yoko Ono : Double Fantasy (1980).

JL 2John Lennon & Yoko Ono : Woman/Beautiful Boys (1981) : 45-tours (la chanson de face B est de Yoko).

CS1703709-02A-BIGJohn Lennon & Yoko Ono : Milk And Honey (1984).

Jerry Lee Lewis - Enregistrement Public Au Star-Club de HambourgJerry Lee Lewis : Live At The Star-Club, Hamburg (1964) : album mythique, mon édition est française et probablement d'époque ou approchant.

51295499_pMagma : Mekanïk Destruktïw Kommandöh (1973) : état neuf (réédition 2009).

2145916Gérard Manset : La Mort D'Orion (1970) : édition originale de 1970 publiée sur Pathé/Xénon, avec le livret, et les quelques secondes que Manset fit virer de la version CD (pour on ne sait quelles raisons), dans le morceau-titre et Ils.

115426113Gérard Manset : Y'A Une Route/Manset 75 (1975). Difficile à trouver en CD, et pas dans son intégralité. Comme quasiment tous les Manset.

103567784_to_resize_150x3000Gérard Manset : Rien A Raconter/Manset 76 (1976) : n'existe pas en CD, seuls deux titres furent ajoutés à la version CD de l'album de 75 (en remplacement de deux de ses propres titres...).

72423630Gérard Manset : 2870 (1978) : avec la triple pochette (c'est-à-dire que le disque est à l'intérieur d'une pochette qui est à l'intérieur d'une autre, qui est, elle, dans la pochette principale). N'existe pas en CD tel qu'il est (sur ses 6 titres, 5 furent placés sur des éditions CD diverses, mais en tant que tel, 2870 n'a jamais été fait en CD).

MANSET-03Gérard Manset : Royaume De Siam (1979) : existe en CD, mais pas dans son intégralité (le CD du même nom propose 5 des 8 titres de l'album, plus des morceaux de 2870  - Le Pont, notamment - et L'Atelier Du Crabe - Le Masque Sur Le Mur, notamment).

103567757_oGérard Manset : L'Atelier Du Crabe (1981) : jamais sorti en CD tel qu'il est.

75286189_pGérard Manset : Le Train Du Soir (1981) : mon premier Manset en vinyle ! Existe en CD, mais pas en totalité (comme pour l'album ci-dessus).

103567811_oGérard Manset : Comme Un Guerrier (1982) : existe en CD (du moins, a existé !), mais doit être rare désormais...

disque11vGérard Manset : Lumières (1985). Existe en CD, en totalité, mais difficile à trouver désormais.

manset prisonnierGérard Manset : Prisonnier De L'Inutile (1985). Existe en CD, mais ne doit pas être des plus faciles à trouver maintenant, en tout cas, à bon prix !

103567848_oGérard Manset : Matrice (1989). Pour le CD : voir comme pour Lumières.

1977 EXODUSBob Marley & The Wailers : Exodus (1977) : avec un insert offrant la traduction en français de la chanson-titre.

1978 KAYABob Marley & The Wailers : Kaya (1978).

1980 UPRISINGBob Marley & The Wailers : Uprising (1980).

1981 RUE DE SIAMMarquis De Sade : Rue De Siam (1981) : état neuf. Macaron de face A avec le détail de l'ensemble des morceaux (les deux faces) et macaron de face B vierge de toute inscription, hormis la lettre B, évidemment.

220px-McCartney1970albumcoverPaul McCartney : McCartney (1970).

75863156_pPaul McCartney : Ram (1971).

PaulMcCartneyalbum_-_McCartneyIIPaul McCartney : McCartney II (1980).

83896801_pPaul McCartney : Tug Of War (1982).

86557396_pPaul McCartney : Pipes Of Peace (1983).

BroadStreetCoverPaul McCartney : Give My Regards To Broad Street (1984).

89429583_pPaul McCartney : Press To Play (1986).

Ferry_aidPaul McCartney/Ferry Aid : Let It Be (1987) : 45-tours collectif (McCartney, Boy George, Mark Knopfler, Kate Bush...) à vocation d'aide suite à un naufrage de ferry.

ChobaCoverPaul McCartney : Choba B CCCP (1988) : édition russe Melodyia avec caractères en cyrillique. Le titre se prononce Snova V SSSR, au fait !

86930562_pPaul McCartney : Flowers In The Dirt (1989).

Wings_Wild_LifePaul McCartney & Wings : Wild Life (1971).

114972942Paul McCartney & Wings : Give Ireland Back To The Irish (1972) : 45-tours (sur la face B : version instrumentale de la chanson).

R5949_amhallPaul McCartney & Wings : Mary Had A Little Lamb/Little Woman Love (1972) : 45-tours.

wings2C00605208Paul McCartney & Wings : Hi, Hi, Hi/C'Moon (1972) : 45-tours.

70127702_pPaul McCartney & Wings : Red Rose Speedway (1973) : avec le livret intérieur, plus la mention 'we love you baby', en braille, au dos de pochette, destinée à Stevie Wonder !

wings%202C00605301Paul McCartney & Wings : My Love/The Mess (1973) : 45-tours.

114209997Paul McCartney & Wings : Live And Let Die/I Lie Around (1973) : 45-tours.

1973 BAND ON THE RUNPaul McCartney & Wings : Band On The Run (1973).

Paul-McCartney--Wings-Helen-Wheels-524310Paul McCartney & Wings : Helen Wheels/Coutnry Dreamer (1973) : 45-tours (la chanson de la face A se trouvait sur la version américaine de Band On The Run).

imagesCASCX1B0Paul McCartney & Wings : Mrs. Vandebilt/Bluebird  (1974): 45-tours.

sans-titrePaul McCartney & Wings : Band On The Run/Zoo Gang (1974) : 45-tours (mon exemplaire est avec une pochette blanche neutre).

W 1Paul McCartney & Wings : Jet/Let Me Roll It (1974) : 45-tours.

paulmccartneywings-juniorsfarmPaul McCartney & Wings : Junior's Farm/Sally G (1974) : 45-tours.

70156610_pPaul McCartney & Wings : Venus And Mars (1975) : apparemment, il y avait un poster dedans, en plus de la sous-pochette. Si c'est le cas, je n'ai pas le poster...

imagesPaul McCartney & Wings : Venus And Mars - Rock Show/Magneto And Titanium Man (1975) : 45-tours.

75967041_pPaul McCartney & Wings : Wings At The Speed Of Sound (1976).

Silly_Love_Songs_-_Wings_(Dutch_single_sleeve)Paul McCartney & Wings : Silly Love Songs/Cook Of The House (1976) : 45-tours.

111721985Paul McCartney & Wings : Let 'Em In/Beware My Love (1976) : 45-tours.

70027537_pPaul McCartney & Wings : Wings Over America (1976) : triple album, pochette ouvrante simple, mais avec double encart pour sous-pochettes dans chaque 'ouverture'. Je crois qu'il y avait un poster ou un livret. Si c'est le cas, je ne l'ai pas...

Paul-McCartney-and-Wings-Maybe-Im-Amazed-567246Paul McCartney & Wings : Maybe I'm Amazed/Soily (1977) : 45-tours (deux titres issus du triple live ci-dessus).

imagesPaul McCartney & Wings : Mull Of Kintyre/Girls' School (1977) : 45-tours.

83896046_pPaul McCartney & Wings : London Town (1978).

Wings_GreatestPaul McCartney & Wings : Wings Greatest (1978) : compilation d'époque, avec le poster.

83896146_pPaul McCartney & Wings : Back To The Egg (1979).

W 2Paul McCartney & Wings : Goodnight Tonight/Daytime Nightime Suffering (1979) : 45-tours.

1970 ROCK'N'ROLLEddy Mitchell : Rock'n'Roll (1970) : sur la pochette, il est dit 'avec un poster'. Que je n'ai pas...

1977 LA DERNIERE SEANCEEddy Mitchell : La Dernière Séance (1977).

1965 OSTEnnio Morricone : 'Pour Une Poignée De Dollars'/'...Et Pour Quelques Dollars De Plus' Soundtracks (1964/1965) : pas l'album avec le visuel ci-contre, mais un album avec les musiques des deux films.

1968 IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUESTEnnio Morricone : 'Il Etait Une Fois Dans L'Ouest' (1968).

1971 IL ETAIT UNE FOIS LA REVOLUTION OSTEnnio Morricone : 'Il Etait Une Fois...La Révolution' (1971).

1973 MON NOM EST PERSONNE OSTEnnio Morricone : 'Mon Nom Est Personne' (1973).

1972Ennio Morricone : Les plus belles musiques.

1979 OVERKILLMotörhead : Overkill (1979).

220px-NGDB-StarsAndStripesNitty Gritty Dirt Band : Stars & Stripes Forever (1974).

Noir_Desir_-_666_667_ClubNoir Désir : 666.667.CLUB (1996) : réédition, état neuf.

1977 PLUME D'ANGEClaude Nougaro : Plume D'Ange (1977).

1215361Ted Nugent : Double Live Gonzo ! (1978).

1973 TUBULAR BELLSMike Oldfield : Tubular Bells (1973).

1975 OMMADAWNMike Oldfield : Ommadawn (1975).

1984 DISCOVERYMike Oldfield : Discovery (1984).

1950 BIRD AND DIZCharlie Parker (& Dizzie Gillespie) : Bird And Diz (1951) : état neuf.

1969 MORE OSTPink Floyd : 'More' Soundtrack (1969).

1969 UMMAGUMMAPink Floyd : Ummagumma (1969).

42862076_pPink Floyd : Atom Heart Mother (1970). Avec une vilaine inscription en allemand et au stylo-bille sur la pochette (précédents possesseurs du disque), mais bon...

Pink Floyd - Meddle - Loucos Largados BlogspotPink Floyd : Meddle (1971).

1971 RELICSPink Floyd : Relics (1971) : édition française, avec la pochette ci-contre.

1972 OBSCURED BY CLOUDS OSTPink Floyd : Obscured By Clouds (1972) : pochette aux coins arrondis.

1973 A NICE PAIRPink Floyd : A Nice Pair (1973) : double compilation regroupant The Piper At The Gates Of Dawn sur le premier disque et A Saucerful Of Secrets sur le second.

Dark_Side_of_the_MoonPink Floyd : The Dark Side Of The Moon (1973) : avec les deux posters, mais sans les deux stickers.

1975 WISH YOU WERE HEREPink Floyd : Wish You Were Here (1975) : sans la surpochette de plastique noir et sans la carte postale.

Pink Floyd_Animals_1977Pink Floyd : Animals (1977).

1979 THE WALLPink Floyd : The Wall (1979).

1978 OUTLANDOSThe Police : Outlandos D'Amour (1978).

1979 REGGATTAThe Police : Reggatta De Blanc (1979).

1980 ZENYATTA MONDATTAThe Police : Zenyatta Mondatta (1980).

1981 GITMThe Police : Ghost In The Machine (1981).

1982 SYNCHRONICITYThe Police : Synchronicity (1983).

1971 POLNAREFF'SMichel Polnareff : Polnareff's (1971) : état neuf.

41G5R5HA5MLMichel Polnareff : Fame A La Mode (1975) : alias Michel Polnareff, c'est son unique album entièrement en anglais.

49675353_pMichel Polnareff : Bulles (1981).

87c2ca65Pond : Man It Feels Like Space Again (2015) : vu l'année de sortie de l'album, inutile de préciser que c'est en état neuf !

1985 STEVE McQUEENPrefab Srout : Steve McQueen (1985).

1987 SIGN 'O' THE TIMESPrince : Sign 'O' The Times (1987).

1989 BATMAN OSTPrince : 'Batman' Soundtrack (1989).

1977 NEWS OF THE WORLDQueen : News Of The World (1977).

1991 INNUENDOQueen : Innuendo (1991) : état neuf, certaines chansons sont légèrement raccourcies.

thRainbow : On Stage (1977).

1978 LONG LIVE ROCK'N'ROLLRainbow : Long Live Rock'n'Roll (1978).

4037Rainbow : Difficult To Cure (1981).

1968 THE IMMORTAL OROtis Redding : The Immortal Otis Redding (1968) : mais avec la pochette de Live At The Whiskey-A-Go-Go, du à une inversion de pochette ! Je ne possède pas la pochette de The Immortal... ni le disque du live...

43020758_p

Lou Reed : Transformer (1972) : état neuf, réédition 2009.

1973 BERLINLou Reed : Berlin (1973) : état neuf, réédition 2008. Les paroles des chansons sont sur une sous-pochette simple (je crois qu'il y avait un feuillet à la base), photos en noir & blanc au lieu de la couleur vert-de-gris et rouge.

RocknRollAnimalLou Reed : Rock'n'Roll Animal (1974).

0567ade03483177925af96b11746d2439abe7bdaLou Reed : Live (1975).

cover_30561628102009Renaissance : Scheherazade And Other Stories (1975).

Renaissance - 1976 - Live At Carnegie Hall - frontRenaissance : Live At Carnegie Hall (1976).

1979 MA GONZESSERenaud : Ma Gonzesse (1979).

1980 MARCHERenaud : Marche A L'Ombre (1980).

Renaud++Bobino+renaudRenaud : A Bobino (1980).

0060253747108_600Renaud : Le Retour De Gérard Lambert (1981).

1983 MORGANE DE TOIRenaud : Morgane De Toi... (1983).

1985 MISTRAL GAGNANTRenaud : Mistral Gagnant (1985).

Rock'n'roll%20StarDick Rivers : Rock'n'Roll Star (1974) : album très rare, jamas ou presque édité en CD.

aftermath-uk-600x600The Rolling Stones : Aftermath (1966) : Version anglaise 14-titres originale, réédition, état neuf.

their-satanic-majesties-request-600x537The Rolling Stones : Their Satanic Majesties' Request (1967). Etat neuf (pochette sans l'effet relief, donc).

71131879_pThe Rolling Stones : Exile On Main St. (1972) : double album, état neuf.

1973 GOATS HEAD SOUPThe Rolling Stones : Goats Head Soup (1973) : avec deux inserts, un pour les crédits et photos des accompagnateurs du groupe, et un avec une photo d'un chaudron rempli d'un bouillon rougeâtre, avec une tête de bouc dedans (le titre de l'album).

1974 IT'S ONLY ROCK'N'ROLLThe Rolling Stones : It's Only Rock'n'Roll (1974).

1978 SOME GIRLSThe Rolling Stones : Some Girls (1978) : avec les découpures de pochette.

114099550Diana Ross : Upside Down/Friend To Friend (1980) : 45-tours.

1977 MAGICDemis Roussos : The Demis Roussos Magic (1977) : hé si. Si si. On passe ?

42182539_pRoxy Music : Roxy Music (1972) : réédition, état neuf. Edition avec Virginia Plain (qui était absente de l'édition originale) et un poster reproduisant la photo de pochette.

81ZkHQreK0L__SL1300_Roxy Music : Manifesto (1979).

51gcjkpF3oL__SY300_Roxy Music : Flesh + Blood (1980).

1982 AVALONRoxy Music : Avalon (1982).

1972 SATodd Rundgren : Something/Anything ? (1972) : sans le livret.

3913193Todd Rundgren : Initiation (1975) : le vinyle simple le plus long de l'histoire, probablement : 67 minutes (pour info, son précédent album, Todd, faisait la même durée, en étant double...), dont un morceau de 35 minutes occupant l'intégralité de la face B ! A cause de cette durée imposante, la qualité sonore est assez faible, et le vinyle, fragile (sillons serrés à mort, compressés), Rundgren lui-même s'en excuse sur la pochette et conseille l'enregistrement de l'album sur une cassette audio dès la première écoute, afin de ne pas flinguer le disque et la platine à force d'écoutes !

1974 LE MAUDITVéronique Sanson : Le Maudit (1974).

1970 ABRAXASSantana : Abraxas (1970).

1972 CARAVANSERAISantana : Caravanserai (1972).

76107263_pSantana : Lotus (1974) : pochette dépliante (un peu usée sur la tranche, ce qui est normal), triple album, très difficile à trouver !

1974 BORBOLETTASantana : Borboletta (1974).

1976 AMIGOSSantana : Amigos (1976).

1976 FESTIVALSantana : Festivàl (1976).

1977 MOONFLOWERSantana : Moonflower (1977).

1972 DANTONMichel Sardou : Danton (1972) : pochette simple mais avec rabat (chiant à ranger).

1976 LE MONDE SYMPHONIQUE DE MS ET JRMichel Sardou : Le Monde Symphonique de Michel Sardou Et Jacques Revaux (1976).

1980 LES LACS DU CONNEMARAMichel Sardou : Les Lacs Du Connemara (1981).

1983 VIVANT 83Michel Sardou : Vivant 83 (1983).

1983 VIMichel Sardou : Vladimir Illitch (1983).

1989 LMEQCMichel Sardou : Le Successeur/Sardou 89 (1989).

1989 BERCY 89Michel Sardou : Bercy 89 (1989). Intégralité du concert, soit plus d'une heure de musique par disque, et il y en à deux.

1980 WHEELS OF STEELSaxon : Wheels Of Steel (1980).

1975 IN TRANCEScorpions : In Trance (1975).

1976 VIRGIN KILLERScorpions : Virgin Killer (1976) : l'édition avec la pochette originale censurée, sauf en France !

52260462_pScorpions : Tokyo Tapes (1978).

1982 BLACKOUTScorpions : Blackout (1982).

1984 LOVE AT FIRST STINGScorpions : Love At First Sting (1984).

1985 WWLScorpions : World Wide Live (1985).

thBob Seger & The Silver Bullet Band : Live Bullet (1976).

1986 GRACELANDPaul Simon : Graceland (1986).

71h-cH5-MPL__SL1056_Simon & Garfunkel : The Graduate Soundtrack (1969).

1970 BRIDGESimon & Garfunkel : Bridge Over Troubled Water (1970).

Simon--Garfunkel-The-Concert-In-Ce-408188Simon & Garfunkel : The Concert In Central Park (1981) : sans le livret des paroles, hélas (mais il y est dans le CD, ouf)...

homepage_large_e0d421a6Simple Minds : Empires And Dance (1980).

42327427_pSimple Minds : New Gold Dream ('81/'82/'83/'84) 1982 : avec les paroles (non reproduites dans le livret CD).

1984 SPARKLESimple Minds : Sparkle In The Rain (1984).

Street-Fighting-YearsSimple Minds : Street Fighting Years (1989). Sans le onzième titre (When Spirits Rise), qui ne se trouve que sur le CD. Quasiment en état neuf.

1975 HORSESPatti Smith : Horses (1975) : pochette simple.

imagesCA2YMMY1Patti Smith : Radio Ethiopia (1976) : avec le feuillet, évidemment.

0090771527714Spirit : Twelve Dreams Of Dr. Sardonicus (1970).

Splinter-ThePlaceILove-1974Splinter : The Place I Love (1974) : premier album d'un groupe de folk/rock anglais méconnu, produit par George Harrison sur son label Dark Horse, et qui joue sur tous les titres. Pochette ouvrante latéralement, au centre (entre les deux membres du groupe sur la pochette).

1978 DARKNESSBruce Springsteen : Darkness On The Edge Of Town (1978).

1980 THE RIVERBruce Springsteen : The River (1980).

1984 BORN IN THE USABruce Springsteen : Born In The U.S.A. (1984).

Back_Off_Boogaloo_coverRingo Starr : Back Off Boogaloo/Blindman (1972) : 45-tours.

86025069_pRingo Starr : Ringo (1973) : Avec le livret de paroles et dessins de Klaus Voormann.

RS 1Ringo Starr : Photograph/Down And Out (1973) : 45-tours.

86264948_pRingo Starr : Goodnight Vienna (1974).

RS 2Ringo Starr : Goodnight Vienna/Oo Wee (1974) : 45-tours.

86380617_pRingo Starr : Blast From Your Past (1975) : compilation d'époque.

220px-Ringostarralbum_-_RingosrotogravureRingo Starr : Ringo's Rotogravure (1976) : était vendu à l'époque avec une petite loupe (pour lire les inscriptions au dos de pochette, écrites serrées), que je n'ai pas.

41RZWCMETHL__SX300_Ringo Starr : Ringo The 4th (1977) : oui, je sais, c'est nul, comme album...mais je ne l'ai pas eu cher !

220px-Ringo_Starr_-_Bad_BoyRingo Starr :Bad Boy (1978) : idem que pour le précédent, je sais que c'est un disque à chier, mais pour le prix auquel je l'ai eu... C'est histoire de compléter une collection !

1974 QUOStatus Quo : Quo (1974).

1976 BLUE FOR YOUStatus Quo : Blue For You (1976).

Pretzel_logicSteely Dan : Pretzel Logic (1974).

steely-dan_ajaSteely Dan : Aja (1977) : réédition, état neuf.

Steppenwolf6Steppenwolf : Steppenwolf Live (1970).

1985 TDOFBTSting : The Dream Of The Blue Turtles (1985).

1987 NOTHING LIKE THE SUNSting : ...Nothing Like The Sun (1987) : édition double disque, avec poster, paroles, ainsi que paroles traduites en français et en allemand.

StoogesThe Stooges : Fun House (1970) : réédition, état neuf (édition avec un disque vinyle bonus, datant de 2005).

1981 STRAY CATSStray Cats : Stray Cats (1981).

1974 CRIME OF THE CENTURYSupertramp : Crime Of The Century (1974).

1975 CWCSupertramp : Crisis ? What Crisis ? (1975).

1977 EITQMSupertramp : Even In The Quietest Moments... (1977).

1979 BREAKFAST IN AMERICASupertramp : Breakfast In America (1979).

1980 PARISSupertramp : Paris (1980).

1970 JUST A POKESweet Smoke : Just A Poke (1970).

Talking Heads - Fear of MusicTalking Heads : Fear Of Music (1979) : réédition, état neuf.

1986 THE COLOUR OF SPRINGTalk Talk : The Colour Of Spring (1986).

1979 CRACHE TON VENINTéléphone : Crache Ton Venin (1979).

1980 AU COEUR DE LA NUITTéléphone : Au Coeur De La Nuit (1980) : avec un curieux trou au centre de la pochette et de la sous-pochette...

2008 SEXUALITYSébastien Tellier : Sexuality (2008) : état neuf, disque vinyle blanc.

1983 EN CONCERTHubert-Félix Thiéfaine : En Concert (1983) : rabat horizontal, pochette en forme de clap de cinéma.

1978 LIVE AND DANGEROUSThin Lizzy : Live And Dangerous (1978) : double live. Pochette usée, mais les disques, non (heureusement !).

1978 TOTOToto : Toto (1978).

51P5eV-vIsL__SY300_Toto : Hydra (1979).

Toto-Isolation-FrontalToto : Isolation (1984).

1980 REPRESSIONTrust : Répression (1980) : sans l'insert.

trust-marche-ou-creveTrust : Marche Ou Crêve (1981).

1984 PRIVATE DANCERTina Turner : Private Dancer (1984).

1987 THE JOSHUA TREEU2 : The Joshua Tree (1987).

ufo-no-heavy-petting-152925UFO : No Heavy Petting (1976).

52261141_pUFO : Lights Out (1977).

49760390_pUFO : Strangers In The Night - Live (1979).

43995689_pVan Der Graaf Generator : The Least We Can Do Is Wave To Each Other (1969) : état neuf, réédition.

1973 APOCALYPSEVangelis : L'Apocalypse Des Animaux (1973).

1976 ALBEDO 0 39Vangelis : Albedo 0.39 (1976).

1979 OPERA SAUVAGEVangelis : Opéra Sauvage (1979).

1979 CHINAVangelis : China (1979).

1981 CHARIOTS OF FIREVangelis : 'Chariots Of Fire' Soundtrack (1981).

1978 VAN HALENVan Halen : Van Halen (1978).

1984 1984Van Halen : 1984 (1984) : j'ai honte de le posséder, mais c'est ainsi.

1986 5150Van Halen : 5150 (1986) : j'ai honte de le posséder aussi.

1967 THE VELVET UNDERGROUND & NICOThe Velvet Underground : The Velvet Underground & Nico (1967) : état neuf, réédition du label 4 Men With Beards.

laurentvoulzy-rockollectionLaurent Voulzy : Rockollection (1977) : le maxi-45-tours de la version intégrale (11,40 minutes).

1973 THE 6 WIVES OF HENRY 8Rick Wakeman : The Six Wives Of Henry VIII (1973).

ericweissbergandstevemandel-duelingbanjosEric Weissberg & Steve Mandel : Duelling Banjos : 'Deliverance' Soundtrack (1972).

1969 TOMMYThe Who : Tommy (1969) : pochette en triptyque. C'est l'édition avec les visages des Who dans les 'cases' de la grille. Je n'ai pas le livret des paroles, hélas...

1970 LIVE AT LEEDSThe Who : Live At Leeds (1970) : pochette en carton de qualité moyenne, ouvrante. J'ai le sachet de feuillets divers (notes de frais, lettres, paroles de My Generation...) dedans.

1973 QUADROPHENIAThe Who : Quadrophenia (1973) : état neuf, réédition 2012, avec évidemment le livret photo.

1975 TOMMY OSTThe Who : 'Tommy' : Original Soundtrack (1975).

1974 PHANTOM OF THE PARADISE OSTPaul Williams : 'Phantom Of The Paradise' Soundtrack (1974).

ROADWORK AEdgar Winter's White Trash : Roadwork (1972).

1980 ARC OF A DIVERSteve Winwood : Arc Of A Diver (1980).

1972 TALKING BOOKStevie Wonder : Talking Book (1972).

1973 INNERVISIONSStevie Wonder : Innervisions (1973) : état neuf.

1976 SONGS IN THE KEY OF LIFEStevie Wonder : Songs In The Key Of Life (1976) : avec le livret des paroles et le mini-33-tours (format 45-tours) de chansons bonus.

1971 FRAGILEYes : Fragile (1971) : je n'ai pas le livret de photos et illustrations...

42697649_pYes : Close To The Edge (1972) : état neuf, réédition.

yessongsYes : YesSongs (1973) : triple album.

1973 TALES FROM TOPOGRAPHIC OCEANSYes : Tales From Topographic Oceans (1973).

YES-RELAYERYes : Relayer (1974) : état neuf, réédition.

1977 GOING FOR THE ONEYes : Going For The One (1977) : pochette ouvrante en triptyque, alors que le disque n'est que simple.

neil_young-journey_through_the_past(1)Neil Young : Journey Through The Past (1972) : double album à l'heure actuelle inexistant en CD officiel (je l'ai sur un label indépendant argentin...), rarissime, musique d'un film que Neil Young a réalisé, et contenant notamment des titres live.

1972 HARVESTNeil Young : Harvest (1972).

91R-YPpINyL__SX355_Neil Young : Time Fades Away (1973) : intérieur de pochette noir ; apparemment, il y avait un feuillet dans la pochette, avec les paroles, mais je ne l'ai pas (pas grave : le disque est le plus important, non ?) !

Neil_Young_TTN_coverNeil Young : Tonight's The Night (1975) : avec l'insert original.

Neil_Young-ZumaNeil Young : Zuma (1975) : état neuf, réédition (grain de pochette assez pelucheux et fin).

1979 RUSTNeil Young : Rust Never Sleeps (1979).

Frank-Zappa-Fillmore-East---J-500410Frank Zappa & The Mothers : Fillmore East, June 1971 (1971).

002782Frank Zappa & The Mothers : Over-Nite Sensation (1973).

Zappa_Roxy_&_ElsewhereFrank Zappa & The Mothers : Roxy & Elsewhere (1974) : réédition, état neuf.

cover_5647426112010Frank Zappa : Ship Arriving Too Late To Save A Drowning Witch (1982).

1974 FANDANGO !ZZ Top : Fandango ! (1974).

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"A Hard Day's Night" - The Beatles

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Dieu que ça fait longtemps que je voulais réaborder ici les premiers albums des Beatles ! Le plus logique aurait été de les refaire par ordre chronologique, de leur deuxième opus,  With The Beatles (Please Please Me, le premier, ayant été refait par mes soins il y à deux ans), à Help !, mais comme l'autre jour, j'ai réabordé, comme une envie de pisser dans la nature, Beatles For Sale (1964, le quatrième album, fait juste avant Help !), je me suis dit qu'autant les aborder dans l'ordre que je voulais, le résultat serait le même. Donc, voici leur troisième opus, sorti en 1964, un album comptant clairement parmi leurs plus éclatantes réussites, et un de leurs albums les plus historiques : A Hard Day's Night. Historique pourquoi donc ? Pour trois raisons simples : d'abord, c'est le premier album entièrement constitué de chansons signées du groupe (toutes de Lennon/McCartney), alors que les deux précédents étaient au moins à moitié, ou presque à moitié, constitué de reprises (Twist And Shout, Boys, Roll Over Beethoven...). Ensuite, autre raison, c'est non le premier album de musique de film des Beatles, mais celui avec lequel ils ont passé un vrai cap, la Beatlemania démarre pour de bon avec cet album sorti sous une pochette des plus iconiques. Enfin, contrairement aux deux premiers opus, on ne trouve, ici, strictement rien à jeter, rien de rien, tout est absolument dantesque de la première à la dernière des 30 petites minutes (c'est, si on excepte le double EP britannique Magical Mystery Tour et les albums Capitol américains, le plus court des Beatles), et ce, pour un titre de moins que l'ensemble des albums du groupe de leur premier à Revolver, soit 13 titres (au lieu des sempiternels 14, donc).

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Musique de film, donc, que ce A Hard Day's Night, dont le titre vient d'une amusante expression de Ringo Starr (it's been a hard day... s' night, soit, en comptant le double sens de 's en anglais : ce fut une dure journée...il fait nuit, ou ce fut une dure nuit de journée) qu'il aurait 'trouvée' en la prononçant en deux temps, en regardant le ciel à la sortie du studio. Sacré Ringo. Le film est en noir & blanc et tourné un peu à la manière d'un documentaire sur le vif, la dure journée (et nuit !) des Beatles, dans leurs propres rôles, poursuivis par les fans et à peu près tout le monde, sur fond de leur propre musique. Le film est sorti en 1964, il porte le même titre que l'album (enfin, c'est plutôt l'inverse...), et en France, il fut baptisé Quatre Garçons Dans Le Vent, titre qui fera date. Réalisé par Richard Lester, qui signera aussi le second film des Beatles (Help ! en 1965), le film est rempli, donc, de chansons, dont aucune n'a un quelconque rapport avec le film, la plupart d'entre elles ayant en effet été signées un peu avant le tournage (Lester dira par la suite qu'il écoutera les chansons et décidera de laquelle prendre et à quel endroit la placer, en fonction de son ambiance et des scènes du film), sauf la chanson-titre, écrite spécialement, et servant pour les génériques. On trouve 8 chansons dans le film, mais seulement 7 sur la partie 'musique de film' de l'album (car, oui, j'ai oublié de le dire : la face A est celle de la bande-son, et la face B propose des chansons ne se trouvant pas dans le film). Ceci s'explique par le fait que I'll Cry Instead, à la base prévue pour être dans le film (et s'y trouvant en effet dans une nouvelle séquence rajoutée dans une ressortie du film en 1981, mais pas dans la version d'époque), fut remplacée au dernier moment par Can't Buy Me Love, qui venait d'être pondue, et  on la foutra ('la' : I'll Cry Instead) sur la face B de l'album (et donc, sur la face indépendante).

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Verso de pochette

Concernant ces chansons indépendantes, il est dit, dans le plutôt long texte situé au verso de pochette, qu'il aurait été dommage de ne pas proposer ces chansons sur l'album sous prétexte qu'elles ne soient pas issues de la bande-son. Donc il a été décidé de les mettre sur une face B. Le même procédé sera utilisé pour la deuxième bande-son, Help ! en 1965 (et quand les Ricains publieront Magical Mystery Tour en 1967, ils opteront pour un 33-tours avec, sur la face A, les chansons présentes sur les deux 45-tours anglais et, sur la face B, des singles indépendants de la bande-son de Magical Mystery Tour). Que dire au sujet de ces chansons, au nombre de 6 ? Qu'elles soient douces ou nerveuses, ces chansons sont, toutes, purement merveilleuses. Niveau nervosité, on a Any Time At All, I'll Cry Instead, When I Get Home et You Can't Do That : des tueries bien rock'n'roll (You Can't Do That est du pur rock 50's à la Chuck Berry, bien que signée Lennon/Macca, Any Time At All est interprétée par un Lennon ravageur...) ; niveau petites douceurs, I'll Be Back et Things We Said Today. Ce sont surtout ces deux chansons qui sont en lice pour le titre de 'meilleure de la face B', ce sont en effet de pures merveilles. Things We Said Today, de Paul, est une splendeur dans laquelle il semble parler de sa vie avec Jane Asher. Les deux ont une carrière (elle est actrice, et lui, musicien) et à cause de ça, ne peuvent plus se voir très souvent, n'ont plus trop le temps de faire des choses ensemble et, donc, quand ils se disent des choses le matin, font tout pour ne pas les oublier le soir venu. I'll Be Back, elle, de Lennon au chant (mais avec des harmonies vocales de Paul et George Harrison qui sont juste à tomber ; à mes oreilles, il faudra attendre Because, en 1969, pour que les Beatles sonnent aussi magnifiquement, en harmonies vocales), est une splendeur douce comme une pluie d'été, et qui achève l'album à la perfection. Elle semble sous influence du Runaway de Del Shannon, chanson de 1961 qui, en France, sera adaptée par Dave, dans les années 70, sous le titre de Vanina, pour l'anecdote à la con.

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L'autre face, celle des chansons du film, est encore plus réussie. 7 chansons qui, interprétées par Lennon ou Macca (sauf une, chantée par Harrison, mais signée Lennon et McCartney quand même), offrent elles aussi des atmosphères distinctes, et là aussi, pour pas mal d'entre elles, il y à photo pour savoir laquelle est la meilleure. Est-ce la chanson-titre, qui ouvre l'album avec cet accord carillonnant de guitare signé Harrison, si identifiable et mythique ? Est-ce And I Love Her, ballade tuante de beauté, signée Paul ? Est-ce une autre chanson interprétée par Paul, une de ses plus rock (pour les ceusses qui trouvent qu'il est le spécialiste de la musique mièvre), à savoir Can't Buy Me Love, rajoutée au dernier moment, et absolument prodigieuse ? Est-ce le très dylanien (le groupe le rencontrera au milieu de l'année 1964 et, par la même occasion, découvrira les joies de fumer un pétard) I Should Have Known Better de Lennon, avec son harmonica entêtant ? Ou bien l'autre grande ballade de la face A, signée Lennon celle-là, If I Fell, splendeur mélancolique ? Honnêtement, il y à match, toutes sont absolument géantissimes. Les deux autres chansons, Tell Me Why (bien efficace, enlevée, un poil en-dessous du reste mais c'est vraiment chipoter que de dire ça car elle est vraiment bien) de Lennon et I'm Happy Just To Dance With You, chantée par Harrison, sont certes un petit cran en-dessous, mais ces deux chansons sont à elles seules cent mille fois meilleures que les meilleures chansons de bien des groupes qui, après les Beatles, tenteront de les égaler, et de faire la même musique qu'eux.

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On a souvent dit que les Beatles étaient incapables de faire de mauvaises chansons. Pas totalement vrai, car il y en à quand même qui ne sont pas glorieuses, comme Mr. Moonlight ou I Don't Want To Spoil The Party (toutes deux sur l'album suivant, Beatles For Sale, disque fait par des Beatles un peu fatigués - rien qu'à voir la photo de pochette, on s'en rend compte - et constitué presque à moitié de reprises de rock'n'rolls, comme si le groupe n'avait pas eu la force de composer 14 nouvelles chansons), ou bien Do You Want To Know A Secret sur le premier album Please Please Me. Mais dans la quasi-totalité, les chansons du groupe sont des merveilles, de style différents, certains très directes, d'autres nécessitant plusieurs écoutes, plusieurs approches, plusieurs niveaux de 'lecture'. Celles de A Hard Day's Night sont du genre 'direct', 13 chansons tour à tour rock ou douces, des chefs d'oeuvre absolus pour 9 d'entre elles, et pour les 4 restantes, c'est quand même remarquable. Histoire de finir la chronique avec une envie de prendre des cachets d'aspirine, on notera qu'aux USA, deux albums seront faits, oui, deux : tout d'abord la bande-son du film, même titre qu'en Europe, sortie sous une pochette un peu similaire à celle de l'album anglais, mais en fond rouge, et avec moins de photos (et elles sont agrandies, on ne voit que le haut des têtes), album intégralement constitué des chansons du film (les 7 de la face A, donc) plus I'll Cry Instead avec, en plus, des instrumentaux faits à la va-vite, basés sur les chansons et servant de bouche-trous. Quand Help ! sortira aux USA, ça sera fait de manière similaire. L'autre album, sorti en 1964 aussi, s'appelle Something New (je l'ai abordé ici récemment), et est constitué de 11 chansons (pour un peu moins de...25 minutes ! Le plus court des albums américains Capitol) dont 8 issues de l'album A Hard Day's Night. Précisément de 4 chansons de la face 'film' (et il y à donc des doublons avec l'autre album américain sorti peu avant, une aberration totale !) et 4 de la face B. Les chansons restantes seront placées, je crois, sur deux albums différents : Beatles '65 (qui est constitué essentiellement des chansons de l'album Beatles For Sale), et de pour I'll Be Back, et The Beatles' Second Album (1964, essentiellement constitué des chansons de With The Beatles) pour You Can't Do That. Un vrai bordel. Et si après ça, vous ne voulez pas de Doliprane ou de Nurofen, c'est que vous connaissez déjà ces albums américains Capitol si décriés (par les Beatles eux-mêmes, déjà) ou que vous avez eu la flemme d'aller jusqu'au bout de cet ultime paragraphe !

FACE A

A Hard Day's Night

I Should Have Known Better

If I Fell

I'm Happy Just To Dance With You

And I Love Her

Tell Me Why

Can't Buy Me Love

FACE B

Any Time At All

I'll Cry Instead

Things We Said Today

When I Get Home

You Can't Do That

I'll Be Back